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Universal


Seagram, westerns, MCA, Carl Laemmle, Alfred Hitchcock, E.T. The Extra-Terrestrial, Abbott et Costello, productions télévisées... Résumer l'historique complet de la Universal Pictures en quelques mots s'avère une tâche fort ardue. Et non sans raison! De ses origines en tant que un petit studio des Minors, Universal a su grandir pour devenir aujourd'hui le studio américain le plus fortuné d'Hollywood. D'ailleurs, son ascension historique est des plus rocambolesques et passionnantes.

À l'origine de la Universal Pictures (1912-1928)
Carl Laemmle devint le fondateur de la Universal Film Manifacturing Company lorsqu'il fusionna, en 1912, sa propre société de distribution, l'IMP (Independent Motion Picture Company), à celle de Fred Balshofer, soit la New York Motion Picture Company. Dès sa création, la nouvelle entreprise se consacra à la production de courts-métrages et de serials. Par la suite, en 1915, la Universal se lança dans le tournage de longs-métrages, le tout coïncidant avec l'ouverture de ses studios d'Universal City, aux abords de Los Angeles. Ce parc fut d'ailleurs décrit comme le plus grand site privé consacré aux tournages de productions cinématographiques et ce, à travers le monde. Laemmle se restreint toutefois à une politique conservatrice, préconisant uniquement des formules déjà éprouvées. Au cours des années 1915-1925, la Universal engagea des cinéastes comme Tod Browning, Herbert Brenon, Erich von Stroheim, Allan Dwan, Rupert Julian et Maurice Tourneur. Ce studio fut également celui qui donna la première chance à John Ford et au producteur Irving Thalberg (surnommé le Wonder Boy), ce denier produisant Foolish Wives et The Hunchback of Notre-Dame entre 1919 à 1923. La venue de Lon Chaney et Harry Carey valut à la Universal d'imposants succès dans deux genres qui domineront sa production durant de nombreuses décennies: le fantastique (horreur) et le western.

À l'aube du parlant (1929-1940)
En 1929, Laemmle nomma son fils, Carl Jr., à la tête de la production du studio. Cependant, l'inexpérience du jeune homme (21 ans d'âge) combinée à l'arrivée difficile du cinéma parlant firent chavirer les bilans financiers aux larges profits vers d'importantes pertes monétaires. La Universal fut toutefois récipiendaire d'un premier Oscar en 1930 pour le film All Quiet on the Western Front. De plus, cette période fut le berceau du premier d'un grand cycle de films d'horreur, Dracula, auquel succèderont les films à série Frankenstein, Invisible Man, The Mummy et Werewolf. Cherchant à diversifier sa production, la Universal investit dans l'animation avec la série Woody Woodpecker (1941) de Walter Lantz. En 1936, Laemmle (père) fut accusé de népotisme par les actionnaires de l'entreprise, ce qui l'accula à une retraite hative. L'entreprise fut dès lors vendue à la Standard Capital Corporation, dont J. Cheever Cowdin était le président. La nouvelle Universal démarra en trombe avec le succès Three Smart Girls (1936).

Les années de guerre (1941-1950)
Durant la Seconde Grande Guerre, la Universal conforta ses assises avec les prolifiques comédies d'Abbott et Costello. L'âge d'or d'Universal commenca au début des années quarante avec des films tels que Arabian Nights, première de nombreuses opulentes productions en couleurs du studio. Parallèlement, la vogue du film noir s'amorça en 1944 avec les Phantom Lady (1944), The Killers (1946), Brute Force (1947) et Naked City (1948). En novembre 1946, la Universal fusionna avec la International Pictures et renonça à la production de films de série B. Dès lors, l'entreprise adopta un nouveau nom, celui de la Universal International.

Les années 50 ou westerns, comédies et mélodrames... (1951-1960)
La récente fusion n'ayant point porté fruit, Cowdin vendit la Universal International à la compagnie Decca Records en 1952. Edward Muhl, nommé à la direction de la production par Decca, s'empressa de mettre sous contrats de nombreuses vedettes populaires (le système des stars ayant déjà fait ces preuves au cours des années 40 pour la 20th Century-Fox). La Universal ajouta donc à ces rangs Tyrone Power, Gregory Peck, Alan Ladd et James Stewart. Ce dernier fut d'ailleurs l'un des instigateurs du second souffle pour le genre western avec les films Winchester '73 (1950), Bend on the River (1952) et The Man From Laramie (1955), tous réalisés par Anthony Mann. La Universal connut également un succès inattendu avec des comédies populaires, tels que les séries Francis (Donald O'Connor) et Ma And Pa Kettle (Marjorie Main et Percy Kilbride). Cependant, les oeuvres marquantes de la Universal durant cette période demeurent celles du producteur Ross Hunter et du réalisateur Douglas Sirk, comme Written on the Wind (1956) et The Tarnished Angels (1958). Le génie visuel et dramatique du réalisateur apporta au studio quelques-uns de ces meilleurs drames.

De nouvelles personnalités et orientation télévisuelle (1961-1970)
Au début des années 60, la Universal décida de rajeunir son écurie de comédiens. Elle signa des ententes avec de nombreux acteurs de la nouvelle génération: Tony Curtis, Julie Adams, Jeff Chandler, Doris Day et Rock Hudson. Le duo Doris Day / Rock Hudson dans Pillow Talk (1959) popularisa la comédie bourgeoise, un filon largement exploité par la suite.
Cependant, les états financiers de l'entreprise recommencèrent à tendre vers les déficits, ce qui permit à la MCA (Music Corporation of America) d'acheter en totalité Universal en 1962. Dès 1963, MCA instaura une politique d'austérité et orienta progressivement ses efforts vers la télévision. Cette décision administrative de Lew Wasserman, nouveau président de l'entreprise, eut d'importantes répercussions pour la Universal. En moins de cinq ans, Universal limita sa production annuelle à une quinzaine de films, alors qu'elle devint un joueur majeur de la production télévisuelle. Sous la direction de Wasserman, Universal lança la première série de films destinés à la télévision (pour NBC) et amorça, en 1964, la fameuse visite du studio à Hollywood (Universal Studios Hollywood).

Le retour du maître du suspense à la Universal
Parallèlement au recrutement de nouveaux comédiens, MCA/Universal Pictures renoua avec le réalisateur Alfred Hitchcock en 1963 avec la sortie de The Birds (Hitchcock avait déjà réalisé Saboteur (1942) et Shadow of a Doubt (1943) avec l'entreprise). De là, toutes les oeuvres du maître du suspense qui suivirent furent produites dans les studios de la Universal à Hollywood (sauf Frenzy tourné à Londres) et ce, jusqu'à son décès en 1980. Alfred Hitchcock ayant été le réalisateur le plus connu de l'entreprise, Universal baptisa un de ses studios de tournage en son nom.

Les années 70-80: films catastrophes et films-culte (1971-1989)
Au cours des années 70, Universal lança la vogue du film catastrophe avec Airport de George Seaton. De plus, elle produisit de nombreuses oeuvres signées par des réalisateurs de renom, dont American Graffiti (1973, George Lucas), High Plains Drifter (1973, Clint Eastwood), The Sting (1973, G. Roy Hill), Jaws (1975, Steven Spielberg), Smokey and the Bandit (1977, H. Needham) et The Blues Brothers (1980, J. Landis). Le succès de ces films permit à la Universal de retrouver sa position au sein de la communauté hollywoodienne.
Les années 80 mirent à l'épreuve l'orientation prise par Wasserman et son successeur, Sidney J. Sheinberg. Le succès phénoménal de E.T. The Extra-Terrestrial (1982, Steven Spielberg) (encore aujourd'hui dans la liste des 10 films les plus profitables) prouvèrent aux dirigeants que les recettes générées par le cinéma n'étaient pas à dédaigner.

Des années 90 à aujourd'hui...
À ce jour, Universal Pictures demeure la compagnie de production américaine la plus fortunée, obtenant tout au long des années 80 et 90 de nombreux succès. Capitalisant sur la popularité de ses films, Universal inaugura son premier parc thématique à Orlando en 1990. Cette même année, la compagnie japonaise Matsushita Electrical Industrial fit l'acquisition de la MCA, la Universal Pictures faisant partie de la vente. Dès 1995, Matsushita vendit 80% des parts de la MCA-Universal au géant canadien des vins et spiritueux Seagram, appartenant à la famille Bronfman. Afin de concurrencer la grande rivale AOL Time Warner, le groupe Seagram fut acquis par le conglomérat français des médias et des communications Vivendi et ce, au coût de 30 milliards de dollars américains. Ce rachat de Seagram permit à Vivendi de prendre le contrôle complet de Universal Pictures, tout en combinant sa division télévisuelle à celle de Vivendi, soit Canal Plus. La transaction fut annoncée en juin 2000, créant ainsi le groupe Vivendi Universal dont les revenus annuels se chiffrent à plus de 55 milliards de dollars en plus de n'avoir aucune dette...

Universal Pictures et le DVD
En ce qui a trait à la distribution vidéo, Universal Studios possède son propre réseau de distribution couvrant d'une part le territoire américain et d'autre part, le territoire canadien. En plus de ses produits DVD et VHS, Universal distribue également les produits de Dreamworks Home Entertainment. Au Canada, son réseau de distribution est également celui d'Alliance Atlantis (produits New Line, Miramax, etc.). Universal Studios débuta sa production DVD avec la sortie de quatre titres différents et dont les genres furent minutieusement sélectionnés. Il s'agit de The Shadow (fantastique) et Babe (famille) parus le 18 novembre 1997, ainsi que Backdraft (action-aventure) et The River Wild (thriller-action) sortis le 9 décembre 1997. Ces quatre éditions furent misent en marché dans des boîtier de type CD (jewel case), puis firent l'objet d'une seconde sortie en janvier 1999 dans des boîtiers de type platique (keep case).
Comparativement à d'autres studios qui hésitèrent avant d'offrir leurs produits en format DVD (Dreamworks, Paramount et 20th Century Fox pour ne pas les nommer...), Universal Studios a rapidement emboîter le pas à ce nouveau support vidéo. Ceci donna au studio le temps requis pour s'adapter et répondre efficacement aux attentes des consommateurs. Et les faits le prouvent : Universal offre la quasi-totalité de ces titres en format d'image original et anamorphique, encourage l'ajout d'une bande-son française, en plus d'être l'un des premiers distributeurs vidéo a proposer des DVD avec une bande sonore DTS. De plus, Universal a su développer un affichage clair des spécifications du DVD (image, bandes-son, sous-titres, couleur, durée) à l'endos du boîtier, tableau aujourd'hui repris par plusieurs studios.
En termes de suppléments, Universal instaura trois bannières différentes pour la sortie de ses titres : le DVD standard, le Collector's Edition et plus récemment, le Ultimate Edition. La quantité de suppléments varie ainsi dépendamment de la catégorie dans laquelle le film est offert. Bien que la qualité cinématographique des premiers titres de la collection Ultimate Edition soit largement discutable (The Mummy, Patch Adams, American Pie et Meet Joe Black), cette collection détient un attrait certain pour l'amateur de DVD, l'originalité du boîtier aidant.
Quant au dossier des bandes sonores françaises, Universal fut l'un des rares studios américains (avec 20th Century Fox) a toujours supporter l'inclusion du français au sein de leurs éditions DVD. Depuis l'an 2000, Universal va même jusqu'à inclure des bandes-son françaises en Dolby Digital 5.1 pour certains titres récents. Sans conteste, Universal demeure un exemple à suivre par tous les studios...

Conclusion
Bien que catégorisé dans le cercle des Minors au début du siècle, Universal Pictures a su s'épanouir pendant près de cent ans afin de devenir un des chefs de file de l'industrie cinématographique américaine. Maintenant armé pour rivaliser avec sa proche rivale AOL Time Warner, Universal Pictures détient un avenir prometteur au seuil de ce nouveau millénaire.




   Auteur: Alexandre Caron          Publication: 01/05/2003
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