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Dreamworks SKG


Si le passé est garant de l'avenir, le studio américain Dreamworks SKG n'a rien à craindre des prochaines années. Malgré son jeune âge, Dreamworks possède déjà tous les atouts pour rivaliser avec les grands studios (anciennement appelés les Majors). Du cinéma aux jeux vidéos, de l'animation à la musique, l'entreprise a su diversifier ses champs d'activité. De plus, Dreamworks profite des compétences exectionelles de ses trois fondateurs.


L'acronyme SKG et les fondateurs
À l'instar de l'association d'artistes (Chaplin, Pickford, Fairbanks et Griffith) à l'origine de la United Artists en 1919, le studio Dreamworks SKG fut créé par trois personnalités de l'industrie du divertissement. Il s'agit tout d'abord de Steven Spielberg, réalisateur prolifique a qui l'on doit les Raiders of the Lost Ark (1981), E.T. The Extra-Terrestrial (1982) et Jurassic Park (1993). Puis, suis Jeffrey Katzenberg, ancien membre de l'exécutif chez Disney, largement crédité pour le succès de certains des récents films d'animation produits par l'entreprise (Beauty and the Beast (1991), Aladdin (1992) et The Lion King (1994)). Finalement, David Geffen, magnat de l'industrie filmique et musicale, est le troisième père de Dreamworks. Reconnu pour avoir signé de lucratifs contrats avec Nirvana, Sheryl Crow et U2, Geffen est également un producteur cinématographique a qui l'on doit les films Little Shop of Horrors (1986), Beetlejuice (1988) et Interview with the Vampire : The Vampire Chronicles (1994).
Dès sa fondation le 12 octobre 1994, Dreamworks SKG profita des multiples compétences de ses fondateurs, soit la réalisation et la production de films, le marché de la musique, et les longs-métrages d'animation (dessins à la main et imagerie de synthèse - CGI). Chacun des trois créateurs de l'entreprise dut investir initialement 33 millions de dollars américains comme mise de fonds. Quant à la répartition des actions de la compagnie, cette dernière est légèrement différente. Spielberg, Geffen et Katenberg détiennent chacun 22 % des parts du marché, alors que le co-fondateur de Microsoft, Paul Allen, profite plutôt d'un plus large pourcentage, soit 24 % des actions.
Selon les propriétaires de l'entreprise, Dreamworks (évaluée aujourd'hui à plus de deux milliards de dollars US) s'est fixée comme mandat une meilleure redistribution des profits générés. Ainsi, des redevances sont versés à tout le personnel (c'est-à-dire employés de bureau, scénaristes, animateurs, dessinateurs, etc.), lors du succès d'un film au box-office, une première pour un studio américain...


La recherche infructueuse d'un terrain
Suite à la création du studio, les propriétaires de Dreamworks s'empressèrent de choisir un emplacement pour la construction de leur bâtiment principal et studio de tournage (backlot). Leur choix s'arrêta sur le développement de la Playa Vista, une vaste terrain de 1087 acres situé sur le site faunique Ballona Wetlands en Californie. Toutefois, les pressions incessantes des groupes environnementalistes retardèrent continuellement la mise en branle du projet de développement. Finalement, après des années de tergiversations, Dreamworks annonça qu'elle se retirait du projet de construction en 1999. À ce jour, Dreamworks SKG n'a aucun studio de production. Elle se contente plutôt d'utiliser temporairement les studios Amblin dans le parc de Universal Pictures pour ses tournages d'importance. Notons cependant que Dreamworks possède tout de même un important studio d'animation à Glendale en Californie et détient également les droits pour la construction d'un second bâtiment de 17 acres sur le même terrain...


Productions cinématographiques
La division cinématographique, Dreamworks Pictures, amorça la production de films en 1997 avec les lancements de The Peacemaker, Amistad et Mouse Hunt. Bien que modestes, ses trois films permirent à la compagnie de tester le marché avec des genres tout à fait différents, soit un film d'action, un drame historique et une comédie. Dès 1998, la production cinématographique de Dreamworks SKG s'éleva à six oeuvres, soit chronologiquement Paulie, Deep Impact (conjointement avec Paramount Pictures), Small Soldiers, Saving Private Ryan, Antz, et The Prince of Egypt. Cette année fut ainsi marquée par de nombreux succès au box-office, ce qui permit à l'entreprise d'acquérir une certaine réputation. Cependant, Dreamworks Pictures connue d'importantes ratés au box-office lors de la première demie de l'année 1999. In Dreams, Forces of Nature, The Love Letter et The Haunting furent les cibles des critiques, en plus d'être boudés du public. Les derniers mois de 1999 permirent toutefois à l'entreprise de renverser la tendance grâce aux sorties d'American Beauty (premier Oscar pour la Dreamworks et gain de 330 millions au box-office) et Galaxy Quest. L'avènement du nouveau millénaire fut profitable pour la Dreamworks; elle doubla son nombre de films par année, se chiffrant dès lors à 14 productions. L'an 2000 vit donc les sorties de The Road to El Dorado, Gladiator (second Oscar pour meilleur film), Small Time Crooks, Road Trip, Chicken Run, What Lies Beneath, Almost Famous, Meet the Parents (conjointement avec Universal Pictures), The Contender, Lucky Numbers (conjointement avec Paramount Pictures), The Legend of Bagger Vance (conjointement avec Paramount Pictures), Joseph King of Dreams (sortie vidéo), Cast Away (conjointement avec 20th Century Fox) et An Everlasting Piece.
En 2001, Dreamworks a déjà produit quatre films: The Mexican, A.I. Artificial Intelligence (conjointement avec Warner Bros.), Evolution et Shrek (le film le plus profitable de l'été 2001).


La diversification des opérations
En plus de ses activités cinématographique, Dreamworks SKG s'implique également au sein de l'industrie de la musique et de la télévision. L'apport des divisions Dreamworks Records et Dreamworks Digital, permet à l'entreprise d'assurer la mise en marché des bandes sonores de ses propres films, en plus d'obtenir les droits d'exploitation des albums de divers artistes (le groupe Eels et Jessica Andrews, par exemple). Sa division télévisuelle, quant à elle, détient de nombreux contrats de production pour les réseaux ABC (Spin City, The Job) et HBO. Finalement, sa dernière division, la Dreamworks Interactive, assure le développement de nombreux jeux vidéo (Small Soldiers, The Lost World et Medal of Honor). Le développement des logiciels se fait conjointement avec l'entreprise Microsoft.


Dreamworks SKG et le format DVD
Probablement dû à son jeune âge, Dreamworks Home Entertainment ne possède malheureusement pas son propre réseau de distribution pour la mise en marché de ses produits vidéo et DVD. Elle fait donc appel au réseau de la Universal et ce, autant sur le territoire américain qu'internationnal.
Dreamworks SKG fut littéralement le dernier studio américain d'importance a emboîter le pas au marché du DVD. Dès le lancement du format, Spielberg s'entêta à retirer tout DVD découlant de sa maison de production Amblin Entertainment (Men In Black, Gremlins,...). Le réalisateur refusa également la sortie de nombreux de ses propres films en DVD (Jurassic Park, Jaws, Saving Private Ryan,...). Spielberg apposa la même contrainte à son propre studio, privant ainsi Dreamworks de toute sortie de films en format DVD. Selon toutes vraisemblances, Spielberg préférait patienter afin de laisser croître le marché (le nombre de lecteurs DVD vendus devenant le chiffre magique). Conséquemment à cette position rigide, Spielberg fut durement critiqué par de nombreux médias traitant du DVD. Finalement, Dreamworks annonça son intention de se lancer dans la commercialisation de ses titres en DVD le 24 septembre 1998. La vente de plus d'un million de lecteurs DVD aura probablement inciter le père d'E.T. à réviser ses positions. Les premiers titres DVD du studio, The Peacemaker, Mouse Hunt et Small Soldiers, arrivèrent en magasin en décembre 1998, soit plus d'un an et demi après le lancement du format. Pourtant, une implication rapide du studio aurait certainement favorisé une meilleure pénétration du format dans les foyers nord-américains...
Aujourd'hui, Dreamworks Home Entertainment a su rattraper le temps perdu avec des éditions de haut-calibre. L'entreprise fut d'ailleurs l'une des premières a offrir conjointement les formats sonores Dolby Digital et Digital Theatre Sound (DTS). Bien que les suppléments ne soient pas l'apanage principal de leurs éditions DVD, Dreamworks a tout de même su proposer des éditions de collection (Gladiator, Almost Famous, American Beauty), ainsi que des éditions portant la griffe de leur(s) réalisateur(s) (Antz, The Haunting, The Prince of Egypt, etc.). Dreamworks Home Entertainement possède également une ligne de produits standards, gamme incluant, entre autres, Small Time Crooks, The Mexican et What Lies Beneath.
Pour ce qui est du dossier des bandes sonores françaises, Dreamworks ne fait pas figure d'exemple. Seuls les premières éditions DVD de ce studio (The Peacemaker, Antz, Small Soldiers, ...) proposaient une bande sonore française. À l'instar des autres studios américains, Dreamworks modifia sa politique à l'égard des bandes sonores françaises en 1998 afin de contrer l'importation des DVD zone 1 vers l'Europe. Plusieurs éditions majeures de ce studio n'ont pas de français; Gladiator et Saving Private Ryan en guise d'exemple...
Mince consolation, la sortie de Shrek (novembre 2001) marque le retour des bandes sonores françaises sur les éditions DVD produites par Dreamworks.


Conclusion
Plus que simple producteur de films, Dreamworks SKG a su diversifier ses activités dans le domaine de la musique, de la télévision, des jeux vidéo et de l'animation (la série Animaniacs). Déjà récipiendaire de deux Oscars pour le meilleur film, l'association Spielberg-Katzenberg-Geffen est jusqu'à maintenant marquée par le succès. Sans contredit, un studio pour qui l'histoire reste à écrire...




   Auteur: Alexandre Caron          Publication: 01/05/2003
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