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DVDEF

Diva

Critique
Synopsis/présentation
Jean-Jacques Beineix, à qui l'on doit Diva, débuta sa carrière comme assistant réalisateur. Il assista au cours des années soixante-dix les Réné Clément, Claude Berri, Claude Zidi et même Jerry Lewis.
Après la réalisation d'un court métrage en 1977 (Le Chien de Monsieur Michel) Beineix signe en 1981 un premier film; Diva. Acclamé par une bonne partie de la critique et véritable succès au guichet (tant en France qu'au Québec (le film a tenu l'affiche plus d'un an)) Beineix frappait fort avec cette première oeuvre.
Diva raconte l'histoire de Jules, un postier oeuvrant sur Paris. Il voue un culte à Cynthia Hawkins cantatrice célèbre qui n'a jamais voulu que sa voix soit enregistrée. Jules lors d'un des concerts de la diva fait un enregistrement techniquement impeccable. Des asiatiques veulent endisquer Cynthia Hawkins et cherchent à obtenir ce ruban. A l'insu de Jules un autre ruban est jeté dans une des sacoches de son vélo-moteur, cet enregistrement révèlerait tout sur les activités d'un réseau de prostitution et de traite de blanches. Deux truands au service du mystérieux chef de ce réseau feront tout pour récupérer ce ruban...
Beineix signe ici une adaptation très réussie du roman de Delacorta. Le réalisateur, qui a notamment participé à l'écriture du scénario, a su habilement faire évoluer le fil narratif en plusieurs directions mais toujours en maintenant une unité. Trait intéressant de cette oeuvre l'ambiguïté des relations entre certains des personnages plus particulièrement Gorodish (Richard Bohringer) et Alba (Thuy An Luu). Il y a un deuxième niveau dans les échanges qui permettent une lecture plus subtile du film. Philippe Rousselot, oscarisé pour A River Runs Through It, signe ici une photographie très stylisée. Cette photographie, pleine de clins d'oeil à un certain esthétisme américain, donne une atmosphère peu commune mais qui parfois est un peu lourde et laisse transparaître la technique.
Néanmoins Beineix nous offre avec Diva un excellent premier film. Mélange de genre (drame policier, histoire d'amour) Diva se démarque par une ambiance particulière et un commentaires sur l'art encore assez à propos.
Diva fut récompensé en 1982 de quatre Césars soit pour la meilleure photographie (philippe Rousselot), meilleure musique originale (Vladimir Cosma), meilleure première oeuvre (Jean-Jacques Beineix) et meilleur son (Jean-Pierre Ruh).


Image
Cette édition de Diva est la deuxième à être offerte en Zone 1. La première parue en novembre 1997 chez Fox Lorber était un véritable désastre. En vue de cette édition Anchor Bay s'est procuré le transfert téléciné réalisé par Studio Canal + pour l'édition Zone 2.
L'image est présentée en format original 1.66:1 et, à la différence du transfert proposé par Fox Lorber, cette fois il est anamorphique. Si l'image est généralement nette et précise on ne peut passer sous silence la granulosité de l'interpositif. Ce grain (net) ne distrait pas dans le rendu de masse uniforme, cependant dans les textures plus complexes (pavés, briques,etc.) l'image tend à trembler. La colorimétrie parait assez juste, seul à quelques moments les couleurs semblent manquer de saturation.
On a, en vue de ce transfert, légèrement accentué le contraste. Par conséquent les régions les plus sombres ont des dégradés plutôt grossiers qui bloquent assez rapidement. Les noirs sont inconsistants, parfois il sont purs et profonds et à d'autres moments semblent délavés (dû aux type de pellicule utilisé et un balancement déficient).
Les tons de peau sont correctement reproduits, naturels et justes.
Quelques parasites sont occasionellement visibles (points blancs) et une sur-définition des contours réduite au minimum caractérise ce transfert.



Son
Pas moins de quatre bandes sonores sont offertes: françaises (Dolby Digital 5.1/2.0 Surround) et anglaises (Dolby Digital 5.1/2.0 Surround).
De toutes les bandes sonores c'est le mixage en français Dolby Digital 5.1 qui est le plus satisfaisant. Comparé au très plat mixage Dolby Digital mono de l'édition Fox Lorber le son a gagné en vie et profondeur. Bien sûr il ne faut pas chercher le dynamisme d'un mixage comtemporain mais le résultat de ce remixage est tout à fait acceptable. Le son se déploie essentiellement des enceintes avant, on note quelques effets stéréo mais sans plus. Les canaux d'ambiophonie (arrières) sont utlisés parcimonieusement, principalement pour mieux déployer la trame sonore de Vladimir Cosma. Là ou ce remixage se démarque le plus est sans doute par sa fidélité, enfin la voix de Wilhelmenia Wiggins Fernandez (air de la wally) prend force et intensité. A peine note-t'on une légère distortion dans les plus hautes fréquences.
En plus des autres mixages (français (Dolby Digital 2.0 Surround)/anglais(Dolby Digital 5.1/2.0 Surround)) il y a option de sous-titrage en anglais. L'édition Fox Lorber offrait une édition du film ou les sous-titres ne pouvaient être masqués.



Suppléments/menus
Malheureusement peu de suppléments en vue de cette édition.
Il y a en premier lieu une entrevue (anamorphique, DD 2.0) avec le réalisateur. Ce supplément (récupéré de l'édition Zone 2) est profondément frustrant. Pourquoi? Beineix est un homme articulé qui sait parler de ses films et du cinéma, or cette entrevue ne dure à peine qu'un peu plus de cinq minutes. Il va s'en dire qu'en si peu de temps on ne peut réellement approfondir aucun sujets.
Sûrement le supplément le plus instructif de cette édition; des notes biographiques sur le cinéaste. Étalé sur une dizaine de pages on brosse un portrait succinct mais assez complet de la carrière de Beineix. Cette biographie est complètée par une filmographie du réalisateur.
Dernier élément de ces suppléments la bande-annonce du film présentée en format d'image original (anamorphique) et bande-son française Dolby Digital 2.0 Surround.




Conclusion
Cette édition de Diva rend certainement mieux justice au film de Beineix que la précédente édition de Fox Lorber. Si le transfert vidéo est encore marqué de quelques défauts, la photographie de Phillipe Rousselot est de loin mieux restituée. La bande-son originale trouve enfin vie avec un remixage respectueux du caractère de l'enregistrement original.
Anchor Bay a sans aucun doute fait un bon choix en récupérant le matériel produit pour l'édition Zone 2. Une initiative dont quelques éditeurs devraient s'inspirer au lieu de nous présenter des éditions maison et trop souvent bâclées.



Qualité vidéo:
3,6/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,4/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-11-12

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Diva

Année de sortie:
1981

Pays:

Genre:

Durée:
118 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Anchor Bay

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.66:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Entrevue avec le réalisateur, biographie, bande-annonce

Date de parution:
2001-06-12

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