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DVDEF

One I Love, The

Critique
Synopsis/présentation
Après une première au Festival de Film de Sundance en janvier 2014 et une projection au Festival Fantasia chez nous à l’été 2014, The One I Love hérite d’une sortie limitée en Amérique du Nord et de l’étiquette de « comédie romantique ». Il faut avouer que, même si ce sceau peut paraître ingrat ou réducteur, le long métrage de Charlie McDowell serait difficilement classable autrement. La prémisse originale et audacieuse propose de mettre en scène Ethan (Mark Duplass) et Sophie (Elisabeth Moss), un couple qui bat de l’aile et qui se fait proposer par un thérapeute de partir en week-end à la campagne afin de se retrouver. Dès leur arrivée, les deux font une découverte improbable : la maison d’invités tout près du chalet renferme … leur double.

Évidemment, après le choc de cette découverte, les tempéraments des deux protagonistes se dessinent. D’un côté, Ethan demeure méfiant face à cette femme qui n’est pas la sienne, alors que Sophie profite de l’occasion pour creuser l’intimité de l’autre Ethan. Rapidement, les deux se rendent compte que ces doubles sont des versions « améliorées » d’eux-mêmes qui semblent aussi partager le même passé, le même vécu. Il faut saluer l’audace du réalisateur Charlie McDowell qui, pour son premier film, offre une proposition singulière. Il en profite pour esquisser quelques pistes de réflexion sur la vie à deux, notamment sur l’idée de retomber en amour une deuxième fois (et avec la même personne !).

Le reproche que l’on pourrait faire à The One I Love est d’être trop fasciné par sa propre prémisse. Tout comme le spectateur ébloui par son originalité, le film arrive rarement à dépasser le simple concept. Si le film aborde des éléments plus intimes grâce au personnage de Sophie (une intense scène de compétition féminine entre les deux Sophie entre autres), c’est le mystère entourant la présence de deux êtres qui prend le dessus sur l’intrigue. Le cinéaste s’obstine à vouloir préciser leur origine plutôt qu’évoquer et de s’intéresser davantage à ses deux personnages. Lorsque le dénouement arrive, c’est alors l’effet de surprise qui l’emporte sur les évidentes conséquences de ce bouleversant week-end.


Image
Le film est offert au format d’image respectée de 2:35:1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale de l’image est d'un bon niveau. Le film ayant été tourné en numérique, l’image affiche netteté et précision. Cela vaut également pour le rendu des détails et des textures. Les couleurs sont parfaitement reproduites. Tons chauds et scènes sombres profitent ainsi d’un rendu riche et précis. Les effets de surbrillance sont évités grâce à des contrastes parfaitement gérés tandis que les parties sombres, plutôt présentes ici, sont reproduites avec finesse. Cela est dû en très grande partie aux dégradés fluides et aux noirs intenses et purs.

La partie numérique se sauve de tout défaut majeur apparent.


Son
Une seule bande son Dolby Digital 5.1 en version originale anglaise est disponible avec cette édition.

Avec une piste sonore évoluant très en retrait, le mixage 5.1 répond adéquatement au film qu’il sert. La bande-son étant axée essentiellement sur les dialogues, ceux-ci demeurent parfaitement et constamment intelligibles. Ils servent aussi à présenter les ouverture frontale et latérale claires. Les enceintes arrière se font par contre très discrètes, appuyant très subtilement les ambiances. C’est surtout la trame sonore qui bénéficie de cet espace en plus d’une certaine profondeur des basses fréquences. Autrement, ces dernières demeurent faiblement sollicitées. Il en va de même pour le canal d’extrêmes graves.

Il y a option de sous-titrage en anglais et en espagnol.


Suppléments/menus
Une piste de commentaires audio animée par le réalisateur Charlie McDowell et l’acteur Mark Duplass est disponible. Les deux se montrent très bavard et très informatifs notamment sur les anecdotes de tournage et leurs intentions. McDowell se montre particulièrement intéressant lorsqu’il parle de son style et de ses idées de mise en scène.

« Visual Effect Reel (2 :01) » est un court segment où nous présente le travail d’effets visuels pour que les acteurs apparaissent aux côtés de leur double à l’intérieur du même plan.



Conclusion
Même s’il demeure un peu en surface, The One I Love est un film au concept diablement original et plutôt audacieux. Avec ce premier film, le cinéaste Charlie McDowell s’affiche comme un talent prometteur et sérieux en plus d’offrir une œuvre intrigante, drôle et efficace.

Le transfert vidéo est élégant reproduisant bien les tons chauds et les parties sombres qui sont très présentes alors que le mixage 5.1 est limité par l’univers sonore très en retrait du film. On regrettera certainement l’absence totale de francisation sur l’édition. Quant aux suppléments, il faut souligner la piste de commentaires audio où les interventions du réalisateur se veulent très pertinentes. À découvrir.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
3,4/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,4/5

Note finale:
3,3/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2014-12-06

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
One I Love, The

Année de sortie:
2014

Pays:

Genre:

Durée:
91 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
E one Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio avec le réalisateur Charlie McDowell et l'acteur Mark Duplass, segment sur les effets visuels

Date de parution:
2014-11-04

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