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DVDEF

An American Werewolf In London (Collector`s Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Natif de Chicago, John Landis (1950- ) nous offre ici la première véritable transformation complète de l'homme en loup-garou de l'art cinématographique. Il récidiva à peine deux années plus tard avec le vidéoclip Thriller (1983), suite à la demande du chanteur Michael Jackson.
An American Werewolf In London (1981) réunit deux touristes américains qui s'adonnent à la randonnée pédestre sur les sentiers de l'Europe. Attaqués par un loup-garou, l'un (Griffin Dunne) hantera le monde des morts et l'autre (David Naughton) se verra possédé par une force qui périodiquement le transforme en loup-garou. L'issue est incertaine: quelle est la voie pour se libérer de se maléfice? Le suicide est-il la seule issue?
Jalon du cinéma d'horreur hollywoodien, An American Werewolf In London réunit dans une même production John Landis, bien sûr, mais également plusieurs autres artistants de renom. À la direction artistique, on retrouve ainsi Les Dilley (Star Wars, 1977), alors qu'aux maquillages on note la présence de Rick Baker (Star Wars, 1977; The Nutty Professor, 1996; Tim Burton's Planet Of The Apes, 2001), qui d'ailleur gagna l'Oscar des meilleurs maquillages pour An American Werewolf In London. Cette équipe se donna le défi de montrer, crûment, la transformation de l'homme en bête. Un défi brillament relevé! L'idée originale voulait même que cette métamorphose ne soit filmée qu'en un seul plan-séquence! Cependant, l'imagerie numérique (CGI) n'étant point accessible à l'époque, différents angles de prises de vue, combinés à des animations séquentielles (Stop Motion) composent la scène finale.
Mis à part cette expérience visuelle qui su éblouir les cinéphiles, An American Werewolf In London atteint un climax percutant lors de la scène finale, alors que l'être maléfique envahit les rues de Londres. À elle seule, cette séquence de quelques minutes nécessita la participation de centaines de figurants, de dizaines de véhicules et la fermeture complète d'un quadrilatère Londonnien durant deux nuits consécutives! Encore aujourd'hui, cette séquence demeure poignante. Habilement scénarisé, An American Werewolf In London va au delà du film d'horreur habituel; un humour noir, grotesque et grinçant teinte l'oeuvre.
En avance sur son temps avec ce mélange de frissons et d'humour décapant, An American Werewolf In London a malheureusement le mérite d'avoir inspiré une foulée de sous-productions où le même thème fut maladroitement exploité (Teen Wolf, 1986)...


Image
Ce film est présenté en format original de 1.85:1, d'après un transfert anamorphique. L'interpositif employé laisse paraître l'âge du film (1981), dont un grain parfois évident en plus de quelques taches.
Les premières minutes s'avèrent particulièrement pénibles, tout comme l'ensemble des scènes extérieures. D'une netteté moyenne, l'image manque définitivement de piqué. On ne peut malheureusement apprécier tout le rendu des détails et des textures. Les parties sombres et les dégradés tendent à bloquer rapidement, ce qui fait perdre beaucoup de subtilité à l'image. Les noirs sont sans dominantes mais manquent d'aplomb et de profondeur. De plus, un certain fourmillement est parfois perceptible. Si le contraste et la brillance générale paraîssent justes, les couleurs pour leur part ont un aspect quelque peu déficient. Celles-ci semblent ternes et manquent d'éclat. À noter qu'aucun débordement n'est perceptible, ni sur-définition des contours.
Ainsi, si le transfert est de bonne facture, l'interpositif utilisé décoit. Il aurait fallu soit en trouver un autre ou restaurer numériquement l'image.


Son
Deux bandes-son sont offertes sur cette édition, toutes deux anglaises (DTS 5.1 et Dolby Digital 5.1). Ces nouveau mixages (réalisées à partir de la source monophonique originale) font preuve d'un dynamisme étonnant considérant l'âge du film. Actif et présent, le son se déploie d'un champ sonore étonnament large, bénéficiant d'une excellente séparation des canaux. Sans être d'une profondeur exemplaire, le son a tout de même une certaine spatialité. De plus, l'utilisation d'effets d'ambiophonie particulièrement percutants ajoute à l'immersion sonore. La trame sonore est bien intégrée malgré un manque de fidélité. Les dialogues sont nets mais manquent quelque peu de naturalité et de portée; ils semblent s'essoufler. Quant aux basses fréquences, elles sont peu employées mais judicieusement exploitées pour appuyer l'intensité de scènes-clé.
Un léger avantage va au mixage DTS qui offre un peu plus de présence et d'impact. Les effets d'ambiophonie paraîssent plus appuyés en plus de basses fréquences mieux étalées.
Malheureusement, Universal n'offre aucune bande sonore française sur cette édition. Ceci est réellement dommage car un doublage existe pourtant. A-t-on déployé tous les efforts nécessaires afin de trouver un doublage?
Il y a option de sous-titrage en anglais, français et espagnol.


Suppléments/menus
Sont réunis sur un seul disque simple face/double couche une piste de commentaires audio, un documentaire (promotionnel), deux entrevues, des scènes captées en coulisses (et d'autres retranchées au montage), des scénarimages, un montage photographique, des notes de production, différentes filmographies et une partie ROM. An American Werewolf In London est présenté sous la bannière Collector's Edition.
Animée par les acteurs David Naughtan et Griffin Dunne, la piste de commentaires audio jette un regard sur le passé, évoquant les souvenirs rattachés au tournage du film. N'ayant aucune expérience d'acteurs avant An American Werewolf In London, Naughtan et Dunne se livrent sans retenue. L'humour est souvent au rendez-vous, ce qui agrémente grandement l'écoute d'un propos léger mais symphatique.
Making An American Werewolf In London (1981) est un segment promotionnel original d'une durée de cinq (5) minutes. Quoique pertinent lorsqu'on aborde quelques-uns des dessous de la réalisation, ce documentaire n'effleure que la surface et n'aborde rien en profondeur.
An Interview With John Landis (2001) s'avère plus adéquat et intéressant. Le réalisateur y relate ici ses souvenirs, ses intentions originales scénaristique, son opinion sur les trucages et l'ambiance du film. Vingt ans après la sortie de celui-ci, le réalisateur semble avoir quelques regrets. On apprend entre autres que la place accordée à la transformation de l'acteur aurait été moindre s'il avait réalisé le film plus tard dans sa carrière. Sincère et enjoué, il évoque également les origines du scénario, ce dernier datant de 1969.
An Interview With Rick Baker (2001) aborde dans le même sens le rôle, les exigences du réalisateur et les techniques employées pour les trucages. Le ton se veut informatif mais l'intérêt aurait sans doute été plus soutenu par la présentation d'extraits du film. D'une durée de 11 minutes, cette entrevue vaut toutefois la peine qu'on s'y arrête.

Casting Of The Hand (1980) n'est rien d'autre qu'un montage de différents plans-séquence captés sur le vif dans les ateliers de production. La fabrication du moule et de la maquette de la main de David Naughton y est présenté. Cette dernière fut utilisée dans la transformation finale de l'acteur à l'appartement de sa copine. L'intérêt est indéniable pour tout amateur d'effets visuel mais sachez que le mécanisme employé durant la transformation n'est nullement présenté. Aussi, aucun commentaire n'accompagne le supplément.
Suivent ensuite quelques scènes retranchées au montage. À noter que celles-ci sont exemptes de son, ce qui limite du même coup l'intérêt que l'on pourrait y porter. Mysterious Footage (une courte séquence de quelques secondes) saura sans doute tout de même vous faire sourire...
Aussi, l'attaque du loup-garou dans les rues de Londres est présentée sous forme de scénarimages. Les scénarimages originaux et le produit final sont comparés côte à côte, appuyés par un montage dynamique.
Une galerie de photos est également accessible. Le montage présente des clichés captés sur la plateau de tournage.
Finalement, nous retrouvons sur cette édition des notes de production et des filmographies. Via la section Recommendations, on peut jeter un coup d'oeil à la bande-annonce de The Wolf Man (1941).




Conclusion
Signe du temps qui passe, An American Werewolf In London semble avoir souffert de son pressage sur support DVD. Parasites, artefacts et fourmillement entachent son visionnement. D'un autre côté, un remixage de la bande-sonore originale au format DTS et Dolby Digital 5.1 lui offre un dynamisme et une spatialité jusqu'alors inégalés. Si certains suppléments relèvent du domaine promotionnel ou de l'absurdité, d'autres sont fort instructifs, présentés de façon sympathique. Offerte aux alentours de $25, cette édition offre un excellent rapport qualité-prix.



Qualité vidéo:
2,5/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Sylvain Bourdon

Date de publication: 2001-09-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 RCA ColorTrak, Récepteur Denon AVR-2800, Lecteur Denon DVD-1500, enceintes Nuance / Energy, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
American Werewolf In London, An

Année de sortie:
1981

Pays:

Genre:

Durée:
98 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaire, entrevues avec John Landis et Rick Baker, Casting of the Hand (en coulisses), scènes retranchées au montage, scénarimages, galerie de photos, notes de production, filmographies, supplément ROM

Date de parution:
2001-09-18

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