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DVDEF

Silence of the Lambs, The (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Sortie sur les écrans nord-américains il y a déjà plus d'une décennie, The Silence of the Lambs reste à ce jour l'un des drame policier les plus efficace jamais tourné. En fait, si la vague des films mettant en vedette des tueurs en série a pris autant d'ampleur dans les années 90, c'est beaucoup grâce au succès phénoménal du film, qui a réussis à allié tant le succès critique que commercial. Du coup, le sujet est re-devenu à la mode et tout le monde s'est donné le mot pour créer le tueur le plus machiavélique, le plus sanguinaire qui soit. Pourtant, d'aucun n'a jamais su arriver à la cheville du célèbre Hannibal "le cannibale" Lecter. Son intelligence, son esprit vif et sa lucidité ont contribués à faire de ce psychopathe l'ultime référence en terme de "méchant" (bien que, ironiquement, Hannibal ne soit même pas le méchant de service du film, celui-ci étant incarné par Buffalo Bill, le tueur qui sectionne la peau de ses victimes). L'histoire, à prime abord, pouvait paraître fort conventionnelle. Un tueur en série s'en prends à des jeunes femmes (bonjour l'originalité !), et les forces de l'ordre, à court d'indice, se servent d'une jeune recrue du FBI comme appât pour soutirer quelque information à un dangereux psychopathe qui pourrait être au courant de l'identité du tueur. Sous ses allures plutôt classiques, Silence of the Lambs propose une atmosphère visuelle et sonore des plus inquiétantes où beignes des personnages admirablement complexes. En fait, l'intrigue même du film devient vite secondaire et paraît prétexte au développement du personnage de Clarice Starling. Les auteurs mettent clairement l'emphase sur ce personnage fragile et humain avec l'intention évidente de projeté une fragilité auquelle le spectateur pourra s'identifier.
Le réalisateur Jonathan Demme fait d'ailleurs une utilisation régulière et rigoureuse de la caméra subjective dans le film, non seulement dans le but de montrer l'action dans la perspective du protagoniste, mais surtout pour saisir toute son émotion (ou sa frustration) dans ses contacts inter-personnels. Au début de chaque séquences, lorsque les personnages s'adressent à Clarice, c'est avant tout à la caméra qu'ils s'adressent, aux spectateurs. L'auditoire vient ainsi à partager les émotions de l'héroïne. Ce procédé prends véritablement son ampleur lors des dialogues, superbement bien écris, entre Clarice et Hannibal. Cette relation trouble qui unit d'abord par la dualité, ensuite par la confiance les deux personnages représente le cœur même de l'ambiguïté du conflit entre le bien et le mal qui sévit dans le film. À travers ces échanges, Clarice en ressortira grandie, mais à tout jamais meurtrie.


Image
Silence of the Lambs n'en est pas à sa première incarnation en format DVD. En 1997, Image Entertainment avait produit une édition, ainsi que Criterion en 1998. L'anamorphisme n'était pas une préoccupation des studios/éditeurs à l'époque, aucun de ces deux transferts ne bénéficiait de cette avantage. Aujourd'hui, MGM rectifie le tir en nous proposant une nouvelle édition réalisé d'après un nouveau transfert anamorphique et numérique.
De très bonne qualité, ce nouveau transfert éclipse aisément toutes les éditions précédemment offertes sur la marché. La netteté et la définition ont en outre été accrues, laissant pleinement entrevoir la richesse des détails. Par contre, on dénote peu de changements au niveau des couleurs, celles-ci paraissent tout aussi en demie-teinte que sur les précédentes versions. Néanmoins, leur présentation est adéquate puisqu'on ne dénote aucun débordement, ni aucune dominante. En sommes, les intentions initiales de la direction photo ont été respectées.
Les teintes de peau, quant à elles, demeurent naturelles et constantes du début à la fin. Une autre amélioration notable quant aux versions antérieures du film est remarquée au niveau des zones ombragées. Celles-ci nous apparaissent dégradées avec une finesse accrue. Les noirs nous semblent également plus profonds et solides qu'autrefois, alors que pratiquement toute trace de fourmillement a été éliminée.
L'interpositif utilisé pour ce transfert brille par sa netteté. Toute trace de grains, de points blancs ou d'égratignures a été réduite à un minimum à peine perceptible. Les défauts reliés au transferts sont limités à une légère sur-définition des contours, sans plus.
À noter que MGM propose également sur le marché une édition plein écran (4:3) du film. Cette édition à les même caractéristiques (suppléments, bandes-son) que l'édition ici critiquée.



Son
En plus d'un nouveau transfert vidéo, MGM a réalisé en vue de cette édition un tout nouveau re-mixage de la bande-sonore anglaise (Dolby Digital 5.1). Image entertainment et Criterion n'avaient offert que des bandes-son en format Dolby Surround 2.0 uniquement.
Ce nouveau mixage profite de tous les canaux disponibles pour créer un environnement sonore mieux déployé et, surtout, mieux détaillé que les versions antérieures. Les effets d'ambiophonies sont majoritairement utilisés pour reproduire des sons d'ambiances contribuant à une meilleure immersion sonore. Aucun dynamisme superflu n'encombre cette bande-son. Il y a bien quelques effets directionnels perceptibles à quelques reprises, mais ceux-ci sont subtils et limités à quelques scènes d'action. Sinon, le champ sonore se déploie plus souvent qu'autrement des enceintes avants. L'excellente trame-sonore profite beaucoup de ce nouveau mixage et occupe une place de choix dans l'environnement sonore pour créer une ambiance souvent douce et enivrante. Les nombreux dialogues sont toujours présentés avec netteté et intelligibilité. Une seule véritable fausse note est remarquée à l'écoute de cette bande-son, soit au niveau des bass. L'utilisation du canal .1 (LFE) est plus que discrète , un peu plus de puissance ainsi qu'une présence accrue des basses auraient grandement contribués à l'impact de plusieurs scènes.
À l'opposé des deux autres éditions DVD précédemment offertes, cette nouvelle édition propose enfin une bande-son française, en format Dolby Surround 2.0. D'une spatialité réduite, cette bande-son propose néanmoins une ambiance adéquate. Une bande-son espagnole est aussi offerte en format Dolby Digital 2.0 mono. Il y a option de sous-titrage en anglais, français et espagnol.



Suppléments/menus
La voici donc, l'édition spéciale tant attendue du célèbre Silence of the Lambs. Criterion avait bel et bien rassemblé quelques suppléments pour son édition parue en 1998, mais c'était trop peu compte tenu de la notoriété du film. Les droits du film ayant été récupérés par la MGM, ces derniers ont cette fois réunis une série de suppléments de qualité qui, enfin, s'avèrent à la hauteur de la réputation du film.
Le principal supplément de cette édition est sans contredit le tout nouveau documentaire intitulé Inside The Labyrinth. D'une durée de 62 minutes, ce documentaire s'attaque à toutes les facettes de la production du film, de la scénarisation à la sortie en salles. L'information est détaillée et approfondie, tous les commentaires des intervenants sont pertinents et adéquats. Les propos des artisans consultés sont judicieusement appuyés par divers schémas, maquettes ou photographies à l'aide d'un montage solide et minutieux. Malheureusement, aucun propos du réalisateur n'a été recueilli pour ce documentaire, et les entrevues montrant Jodie Foster datent de plusieurs années. Nous déplorons également l'absence de chapitre dans la présentation de ce documentaire. Avec une telle durée, des chapitres n'auraient que facilité l'accès à certains sujets précis.
Un court documentaire promotionnel de 8 minutes est également disponible. Produit en 1991 à l'occasion de la sortie du film, ce court segment nous offre quelques entrevues avec les principaux artisans du film (dont, cette fois, le réalisateur Jonathan Demme) et plusieurs images filmées en coulisses plutôt intéressantes. Sans jamais nous offrir une information approfondie et détaillée, ce documentaire est d'écoute agréable.
À l'instar de l'édition Criterion, une section dédiée à des scènes retranchées au montage est aussi offerte. Alors que Criterion nous proposait un total de 7 scènes, cette nouvelle édition nous propose un nombre phénoménal de 22 scènes retranchées! Totalisant un peu plus de 20 minutes, ces scènes sont d'un intérêt plutôt limité mais constituent tout de même une belle curiosité pour les fanatiques du film. Il est à noter que malgré le nombre élevé de scènes offertes, une scène incluse sur l'édition Criterion est absente de cette nouvelle parution. Non pas que celle-ci soit exceptionnelle, mais on aurait aimé que cette nouvelle édition spéciale soit la plus définitive possible…
Suivent ensuite deux suppléments des plus inattendus. Tout d'abord, vous aurez la possibilité d'entendre ce qui servait autrefois de message d'accueil sur le répondeur d'Anthony Hopkins. Bien plus qu'un message d'accueil ordinaire, vous entendrez le comédien personnifier le personnage d'Hannibal Lecter alors qu'il tente de vous convaincre de laisser un message après le timbre sonore… Amusant ! Aussi disponible est un court montage de quelques minutes nous montrant une série de prises ratées (bloopers). Franchement drôle, mais ces deux suppléments avaient-ils vraiment leur place aux côtés d'un film aussi sombre, aussi sérieux ?
Vous retrouverez finalement une série de bandes-annonces présentées en salles et à la télévision, ainsi qu'une vaste galerie de photographies adéquatement structurée sous divers sujets. La piste de commentaires audio présente sur l'édition Criterion n'est malheureusement pas disponible sur cette nouvelle édition, question de droits d'auteur.




Conclusion
Cette nouvelle édition est-elle enfin la version définitive du film ? Dommage, mais pas nécessairement. Certes, les nouveau transferts audio et surtout vidéo surpassent aisément les ceux des éditions offertes précédemment. Cependnant il manque quelques suppléments fort intéressants offerts sur l'édition Criterion, à savoir une scène retranchée et une excellente piste de commentaires audio (édition Criterion). Pour le consommateur moyen, cette nouvelle édition suffira amplement, mais pour le véritable mordu, il s'agira peut-être d'absences impardonnables. De toute façon, dans une industrie où tout est question de droits d'auteurs et de profits, une version dite définitive peut paraître utopique. Dans ces circonstances, cette nouvelle édition de Silence of the Lambs est probablement ce que l'on pouvait espérer de mieux.



Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
3,3/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
3,9/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-08-16

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Silence of the Lambs, The

Année de sortie:
1991

Pays:

Genre:

Durée:
118 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaire, Scènes coupées, segment promotionnel, bloopers, enregistrement du répondeur d'Anthony Hopkins, galerie d'images, bandes-annonces.

Date de parution:
2001-08-21

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