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David Cronenberg's The Fly Collector's Edition

Critique
Synopsis/présentation
David Cronenberg est un cinéaste qu’on ne présente plus qui poursuit une carrière totalement à part dans l’industrie cinématographique nord américaine et ce aussi de par ses sujets, leurs traitement que par son refus d’entrer dans le moule hollywwodien.
Paradoxalement The Fly est son œuvre la plus grand public, celle qui a connue le plus grand succés au guichet, lui a permis de connaître une reconnaissance internationale et d’être reconnu comme un artiste de premier rang et parmis les plus originaux et intègre de l’histoire du cinéma. Cependant Cronenberg a réussi son pari la ou tant d’autre ou échoués, à savoir reprendre un scénario existant et à le faire totalement sien sans édulcorer a aucun moment ni ses idées ni leur mise en image.

Le fait le plus étonnant qui ressort des nombreux suppléments de cette édition est que le scénario tel qu’il fut proposé originellement a Cronenberg était étonnament proche de son univers et comporte nombre d’idées et de concepts qui pourraient sembler avoir été devéloppé par le cinéaste lors de la réecriture du scénario.
Nous tenons a rappeler que le film est à la base une reprise du film éponyme de 1968 réalisé par Kurt Neumann. Cependant il est important de noter qu’a part l’argument de départ (un savant ayant inventé une machine a téléporter voit son existence radicalement changée le jour il teste lui même son invention et une mouche est mélée a lui lors de la téléportation.

Dans la version de Cronenberg et Charles Pogue le savant Seth Brundle (Jeff Goldblum) développant son invention en solitaire tombe amoureux d’une jounaliste scientifique Veronica Quaife (Geena Davis) et lui dévoile son invention. Celle-ci le prendra au début pour un fumiste mais une fois la démonstration faite saura qu’elle tient la le scoop du siècle. Brundle en manque de compagnie et d’affection va lui proposer de couvrir la finalisation de son invention en exclusivité. Mais l’ancien amant de Veronica, Stathis Borans (John Getz) est toujours épris d’elle et directeur du magazine scientifique qui l’emploie ce qui va considérablement compliquer leur relation. Brundle va tenter lui même la téléportation sans attendre les résultats des tests effectués sur le babouin ayant subi la premiere téléportation réussie d’un être vivant.
Un mouche se glisse avec lui dans un des « pods » de sa machine et son ordinateur va alors décider de génétiquement faire fusionner ses gênes avec celui de la mouche. Brundle va d’abord connaître un période d’euphorie et de suractivité, une sensation d’avoir été purifié par la téléportation. Mais il va rapidement déchanter lorsque son corps va commencer a se modifier radicalement, ce qui va logiquement l’éloigner de Veronica malgré tout l’amour qu’elle lui porte jusqu'à un final éminement tragique et ce au sens le plus noble du terme.

Cronenberg est parvenu avec The Fly a un synthèse de toutes les qualités et orientations de ses œuvres précédentes tout en réalisant un film plus accessible et ouvertement orienté vers la psychologie et les sentiments de ses personnages sans pour autant oublier les préoccupations conceptuelles et métahpysiques qui font tout le prix de son cinéma.

Ainsi Jeff Goldblum s’inscrit dans la lignée des savants « irresponsables » qui peuplaient précedemment son univers et le prix qu’il aura a payer pour ses tentatives sera incoryablement élevé sans pour autant qu’aucune tentation moralisatrice ne soir présente.
La phase de détérioration de Brundle puis celle de sa métamorphose sont des métaphores totalements « cronenbergiennes » et débouchent sur des interrogations métaphysique vertigineuses sur la chair, sur la purification et sur les devenirs possible de l’humanité qu’il est toujours surprenant de voir se former au sein de ce que beaucoup pourraient ne considérer que comme un simple film d’horreur.
D'autant qu'avant d'être un film d'horreur il s'agit avant tout d'une histoire de science-fiction que pour une fois un auteur va pousser jusque dans les derniers retranchements de ses implications.
Mais la ou Cronenberg innove avec ce film c’est au niveau de l’histoire d’amour entre Veronica et Seth qui sera un part prépondérante de l’œuvre et même son centre névralgique, réussissant ainsi une sorte de grand écart cinématographique que peut ont réussis avant lui.
The Fly est donc avant tout un mélodrame magnifique et touchant dont justement l’intrensité est renforcés par tous les éléments horribles qui l’entourent. Et une des autres grands réussites de Cronenberg sur ce film est d’avoir su parfaitement équilibrer les nombreux éléments a priori antagonistes qu’il manipule pour arriver a une œuvre dont la porté philosophique ne vient jamais entacher l’efficacité de l’histoire d’amour et du drame.

Les personnages sont ainsi au cœur du film et leur psychologie complexe mais totalement crédible est pour beaucoup dans l’impact que le film a eu sur de nombreux spectateurs du monde entier et ce malgré la radicalité et la crudité des scènes horrifiques (qui elles ne sont pas du tout « grand public » et la bizarrerie des concepts développés par le film de façon générale.
Jeff Golblum et Geena Davis, qui étaient alors un couple dans la vraie vie apportent une humanité, un sensibilité et une finesse qui font que ce film sort réellement de l’ordinaire. De façon discrète, Cronenberg s’avère comme un des directeurs d’acteurs les plus doués qui soit ayant offert sinon leur meilleurs rôles du moins parmis les plus marquants et brillament exécutés de leur carrière pour des noms aussi prestigieux que Oliver Reed, Samantha Eggar, James Woods, Jeff Golblum, Geena Davis, Christopher Walken, Jeremy Irons, Genevieve Bujold, Peter Weller, Judy Davis, James Spader, Holly Hunter, Deborah Hunger, Elias Koteas, Jennifer Jason Leigh, Ralph Fiennes, Miranda Richardson ou Gabriel Byrne.

De même tous les éléments constituant le film sont traités avec finesse et intelligence, rien ne semblant jamais déplacé ou gratuit.
Que ce soit la sublime musique composée par Howard Shore qui vient aussi bien sublimer l’aspect mélodramatique et tragique que l’aspect dérangeant et horrifique. Cronenberg et Shore ont tellement confiance l’un en l’autre qu’il s’appuient chacun sur leurs travail respectif pour batir le sien et le résultat est des images en totale adéquation avec la musique et vice versa sans que jamais l’une prenne le pas sur l’autre.
De même les effets spéciaux incroyables de Chris Wallas sont toujours utilisés dans un but jamais gratuitement pour l’effet. Cela est une des autres marques de fabrique de Cronenberg qui innove toujours dans ce domaine techniquement mais surtout intégre les effets spéciaux au cœur de son scénario. En effet loin de simplement vouloir « épater la galerie » il utilise les effets spéciaux comme des métaphores qui du coup ne sont plus simplement figuratifs ou spectaculaires mais partie intégrante du récit comme de sa signification. Pour s’en persuader il suffit de regarder la suite de The Fly que Chris Wallas réalisera lui même pour comprendre a quel point le fossé entre réalisation des effets spéciaux techniquement révolutionnaires et leur utilsation intelligente et toujours justifiée est grande.
Enfin la décoratrice Carol Spier, une autre fidèle collaboratrice du cinéaste a fourni un formidable travail dont la discrétion et la crédibilité n’a d’egale que la siginification et l’utilité au sein même du récit et de son sens.
Voici donc une œuvre dont nous venons de vous faire certes la dithyrambe mais qui n’est pas pour autant a mettre devant tous les yeux. Il s’agit d’un film à la fois radical et par moment proprement dégoutant mais qui utilise toujours les chocs visuels et intellectuels qu’elle crée dans un but précis et louable, faire réfléchir et ressentir des sentiments intenses a son spectateur. La carrière de Cronenberg prendra une nouvelle orientation à partir de ce film si singulier et inoubliable. The Fly sera à la fois l’apogée de son travail sur la chair mais aussi le début d’uné période plus tournée vers l’intellect et rien que pour cela il est a découvrir ou rédécouvrir impérativement.

Be afraid, be very, very afraid !!!!!!



Image
L’image est présentée au format respecté de 1.85:1 d’aprés un transfert 16:9.

La définition générale est d’excellente qualité même si le travail sur la photograghie donne souvent une impression de contours plus doux que ce à quoi on se serait attendu. L’interpositif est très propre même si de rares points et quelques poussières sont encore visibles pour des yeux entrainés. Le léger grain présent tout a long du métrage associé a la qualité de la définition (ni trop poussée, ni trop douce) offrent un rendu vraiment cinéma à l’image de cette édition.
Les couleurs sont impeccablement gérées, naturelles, équilibrées et toujours parfaitement saturées. Elles rendent honneur a la superbe photographie de Mark Irwin qui délaisse tout glamour et tentation de la belle image pour au contraire restituer l’état d’esprit des protagonistes a travers son travail.Le contraste est lui aussi bien géré et évite toutes les brillances. Les parties sombres du film sont rendues de fort belle façon grace à des noirs vraiment purs et profonds.
La partie numérique est comme il se doit totalement exempte de reproches.

Une image absolument superbe qui malgré son aspect moins flamboyant et « pêtant » que sur d’autre restaurations complêtes récentes. Certes le rendu est moins immédiatement séduisant que sur d’autres films mais il est en tout point conforme a notre souvenir du film ainsi qu’aux volontés de David Cronenberg et Mark Irwin.


Son
Les quatres bandes-son disponibles sur cette edition sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 5.1), Anglais (DTS), Français (Dolby 2.0 stéréo) et Espagnol (Dolby 1.0 mono).
Les deux bandes-son multicanals sont assez proche en rendu même si comme d’habitude celle en DTS offre un meilleur rendu des basses fréquences, une spatialisation supérieure ainsi qu’un meilleur équilibre global.

Leur dynamique est de bon niveau et les ingénieurs du son ont eu l’intelligence de ne pas artificiellement la pousser. Il en est de même pour leur présences et leur spatialités.
La sublime musique de Howard Shore est impeccablement rendue sans limitations audibles, aussi bien dans le haut que le bas du spectre. Ele est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les enceintes arrières sont assez peu utilisées et cela est finalement pour le meilleur. En effet la bande-son étant d’origine on Dolby Surround l’utilisation des enceintes arrières est donc logiquement limitée, de plus il s’agit d’un drame intimiste qui par conséquent n’appelle presque aucune démonstration sonore. Qui plus est Cronenberg apporte toujours un soin particulier a ses bandes-son et s’appuie assez peu sur les possibilités du multicanal ou de façon assez subtile. C’est la musique qui profite le plus de ce remixages multicanaux et elle prend ainsi a plusieurs reprises une ampleur des plus agréables.
Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles (sauf lorsque cela est souhaité par Cronenberg pour les besoin de l’histoire) et même a volume élevé nous n’avons décelés aucune trace de parasite ou distortions qui vaillent la peine d’être mentionnés ici.
Les basses fréquences sont assez discrètes aussi et c’est encore la musique qui en sort grandie et ce pour le plus grand plaisir du spectateur qui n’a pas a subit une bande-son artificiellement boosté dans le grave au mépris des intentions des auteurs du film.

Les deux bandes-son en Français et Espagnols s’avèrent totalement anecdotiques tant leur format sonore et leur doublage ne leur permet pas de tenir une seconde la comparaison avec ces nouveaux remixages.

Les sous-titres sont disponibles en Anglais et Espagnol.

Deux remixages d’excellente qui comme pour l’image font la part belle aux respect des intentions originales tout en tirant au maximum parti des techniques actuelles en terme de son.






Suppléments/menus
Un ensemble pour une fois extrémement complet qui permet a cette edition de vraiment mériter son qualificatif de Collector’s Edition et au film d’avoir enfin un traitement digne de lui dans ce domaine.

Sur le premier disques est proposé un commentaire audio de David Cronenberg. Comme a son habitude sa voix posée et sa diction tranquille rende l’écoute de ce commentaire très agréable. Cronenberg apporte une mélange équilibré entre ses intentions , les problèmes rencontrés et les anecdotes de plateau qui font de ce commentaire une réussite. Si il n’est pas le meilleur de son auteur il permet de mieux saisir ses intentions et de pénétrer dans les secrets de fabrication de ce film unique.

Sur le second disque sont proposés une vaste batterie de segments.
La pièce de resistance est clairement le long documentaire de 162 minutes intitulé Fear of Flesh. Il est séparée en trois parties mais paut aussi se regader dans sa version intégrale. Il s’agit d’une veritable mine d’informations passionnantes couvrant tous les stages de fabrication du film, de sa préproduction à son exploitation en salle. Comptant une multitudes d’intervenants il permet de vraiment saisir l’essence du projet, les difficultées rencontrées mais aussi les intentions des divers artisans ayant participés a son élaboration. Un immanquable pour tous les amateurs du film.
Vient ensuite un autre documentaire intitulé « The Brundle museum of natural history » d’un durée de 12 minutes. Chris Wallas y revient en détail sur la création des effets spéciaux si particuliers du film ainsi que sur les problèmes qu’il a pu rencontrer.
Puis sont offertes des scènes coupées inédites et des scénes rallongées qui sont passionnantes et permettent de se rendre compte du travail minutieux effectué lors du montage par Cronenberg et son monteur Ronald Sanders afin d’arriver à une œuvre la plus fluide et équilibrée possible.
Une quantité impressionnante de matériel écrit est proposé malgré la relatif inconfort a en profiter dans cette forme. Sont offerts la nouvelle originale, le script de départ de Charles Edward Pogues, sa réecriture par David Cronenberg ainsi que des articles sur le film.
Enfin sont proposés les traditionnels matériels promotionnels et galeries photos qui viennent complêter un ensemble déjà bien fourni.

Seuls les menus assez basiques sur le premier disque ou ceux plus complexes (en 16:9 et son 5.1) du second disque sont un ton en dessous du reste de cette édition par leur relative inadéquation avec l’esprit du film.

Un ensemble donc remarquable aussi bien en quantité qu’en qualité dont nous ne pouvons que remercier la Fox pour leur mise en œuvre, offrant enfin ainsi une édition digne d’une telle œuvre.





Conclusion
Une superbe édition aux qualités audio et vidéo totalement satifaisantes qui plus est accompagnée d’un ensemble de suppléments remarquables.

The Fly est une œuvre hybride presque unique, un mélange totalement réussi et homogène de mélodrame puissant et d’horreur la plus viscérale et dérangeante. Mais le film est aussi une réflexion philosophique d’une profondeur rare, n’en oublie pas pour autant l’humour et s’avère d’une cohérence totale avec le reste de la filmographie remarquablement homogène de David Cronenberg.
Une œuvre forte et marquante , maitrisée de bout en bout, remarquablement écrite, mise en scène et interprétée que nous vous recommandons sans aucune hésitation en tant qu’un des rares films d ‘horreur métaphysique dont la qualité est telle que l’on se fiche éperduement qu’il soit un remake ou non (et qui plus est seul l’argument de départ est commun avec le The Fly de Kurt Neumann en 1968).




Qualité vidéo:
4,1/5

Qualité audio:
4,1/5

Suppléments:
4,5/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,2/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2005-10-03

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Fly, The

Année de sortie:
1986

Pays:

Genre:

Durée:
95 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise DTS
Française Dolby 2.0 stéréo
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Commentaire audio, documentaires, scènes coupées, matériel promotionnel, scénarios, galerie de photos

Date de parution:
2005-10-04

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