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DVDEF

Veronica Mars (The Complete First Season)

Critique
Synopsis/présentation
Certaine années sont bonnes, d'autres moins bonnes, certaines sont mauvaises ou encore très mauvaises, celle que vient de passer Veronica Mars (Kristen Bell) est tout simplement pire. Tout a commencé il y a neuf mois lorsque Duncan Kane (Teddy Dunn), son petit ami, décide de la quitter sans explication et que Lily Kane (Amanda Seyfried), meilleure amie de Veronica et soeur de Duncan, est trouvée assassinée près de la piscine de la propriété de ses parents.

Histoire de tout arranger le père de Veronica, Keith Mars (Enrico Colantoli), à l'époque shérif de Neptune une petite ville cossue du sud de la Californie, décide de mettre en examen Jake Kane (Kyle Secor), père de Lily et concepteur richissime de logiciels. Cependant Abel Koontz (Christian Clemenson),un employé mécontent des industries Kane avoue le crime, blanchissant Jake Kane et mettant Veronica et sa famille au ban de la société Neptunienne. Tout cela serait déjà bien suffisant pour qualifier n'importe quelle année comme étant la pire du siècle mais c'est sans compter sur l'absence totale de souvenirs que Veronica garde de sa défloraison, elle avait été droguée et se trouvait, fort malencontreusement, inconsciente lors de l'acte. Pour couronner le tout Keith perdra son poste de shérif et sa femme les quittera sans prévenir ni lui et ni Veronica... Une bien mauvaise année, sans conteste.

Après ses déboires Keith Mars a du se chercher une autre carrière et a ouvert une agence de détective privé. Veronica l'assiste dans les tâches administratives et s'occupe des cas les plus simples en plus de suivre ses cours à Neptune High, l'école publique de Neptune qui est devenue un environnement plutôt hostile depuis sa déchéance sociale. Heureusement pour elle un nouvel étudiant fait son apparition, l'amitié entre elle et le sympathique Wallace (Percy Daggs III) sera quasi immédiate. A l'autre bout du spectre on trouve Logan Echolls (Jason Dohring), peste psychopathe et fils de la célébrité cinématographique locale. Son seul et unique but dans la vie semble de rendre misérable la vie de tout le monde avec une emphase particulière sur celle de Veronica. Neptune n'est cependant pas seulement peuplée de gens riches et célèbres : les bas quartiers produisent aussi leur lot d'adolescents pour Neptune High, Weevil, latino au crâne rasé et chef de (la seule ?) bande locale en est un fier représentant. Veronica s'en fera un allié bien malgré lui.

Située entre Nancy Drew et Buffy the Vampire Slayer avec une bonne dose de roman noir et de philosophie à la Mike Hammer ainsi qu'une légère pointe de Twin Peaks, Veronica Mars est une des séries les plus drôles et intelligemment écrites que la saison 2004/2005 nous ai donné. Les premières scènes de la série sont extraordinaires, l'ambiance, l'état d'esprit de l'héroïne et les éléments de l'intrigue y sont présentés de manière concise et efficace, en seulement quelques phrases. Veronica est une adolescente douée et fondamentalement généreuse que les expériences d'une année extrêmement difficile a durcie et désabusée. Le personnage est par moment doux et vulnérable mais le plus souvent c'est une Veronica cynique et dure a qui les autres adolescents font affaire. Même Wallace n'est pas en reste et Veronica l'utilisera pour ces propres fins à la moindre occasion. Le jeu de Kristen Bell est fantastique, la présence de cette jeune actrice à l'écran est tout a fait extraordinaire, elle interprète son personnage sans effort apparent et en fait apparaître toutes les nuances même les plus sombres. Jason Dohring n'est pas en reste et nous présente un Logan tout en nuance qui engendre une coupable fascination chez le téléspectateur, il campe un personnage qui est l'égal de Veronica et non son faire valoir. Quand à Enrico Colantoni, il est tout simplement craquant dans le rôle du père parfait, (vraiment, sans rire, si quelqu'un connaît le prix d'un père comme ça, contactez la rédaction. Nous sommes intéressé à en acheter quelques caisses). Le seul personnage (ou est ce l'acteur ?) qui déçoit sera Wallace, les auteurs ne semblent tout simplement pas savoir quoi en faire.

Les dialogues sont vifs, les répliques piquantes. L'intrigue est bien gérée, même si par moment elle paraîtra lente (pas au point de la 2ème saison de Lost mais lente tout de même) et personne n'est jamais vraiment ce qu'il paraît. Veronica est, souvent dans le même élan, une série noire, un drame sentimental, un drame tout court, une comédie follement drôle ou même une série d'adolescents, on assiste au cours de la saison à un mélange de genre d'autant plus délicieux qu'il est bien dosé. Chaque épisode apporte sa dose de dialogues exquis et de coups de théâtre retentissants, l'intrigue ne nous tire vers une conclusion que pour mieux changer complètement de direction.

Évidemment la série a ses défauts aussi. Le plus criant, que nous avons noté plus tôt, sera le manque de direction du personnage de Wallace qui, pour être franc, ne va absolument nul part. Ce problème semble se résoudre dès la seconde saison, mais reste ennuyeux pour un des personnages principaux. Une autre critique qui pourrait être faite est le déséquilibre dans l'avance de l'intrigue générale, c'est trop lent en début de saison et trop rapide à la fin. Ces défauts sont cependant loin de gâcher le visionnement et n'apparaissent qu'en conséquence de l'excellente qualité de la série.

À l'arrivée, Veronica Mars, est un excellent remplacement à Buffy the Vampire Slayer pour UPN. La série s'adresse au même publique cultivé, friand de séries cultes sans le coté fantastique et le titre (volontairement) ridicule qui a rebuté une importante partie des spectateurs potentiels de celle-ci.
La sortie du coffret de la première saison de Veronica Mars est une excellente occasion de se mettre à une série qu'en toutes probabilités vous ne regardez pas encore.


Image
L'image nous est présentée en format 1.77 dans un transfert 16:9.

Veronica Mars est une série à très petit budget qui est filmée en 16mm, il ne faut donc pas s'attendre à une image des plus extraordinaires. L'interpositif est ici de qualité moyenne avec un niveau de détails correct mais sans plus au niveau des textures. L'image présente un grain important et un léger flou qui, sans être vraiment désagréables, n'en restent pas moins notables.
Le transfert nous offre un excellent rendu des couleurs. Elles sont justes et bien saturées tout au long de la saison sans qu'aucun débordement n'ait été constaté. Les niveaux sont, eux aussi, bien ajustés sur l'ensemble des épisodes. Les noirs sont suffisamment profonds et le niveau de détails dans les parties sombres de l'image est satisfaisant.
Si le travail purement photographique a été très bien fait il n'en est malheureusement pas de même pour la partie technique. Depuis le temps que le support existe on pourrait penser que les techniques d'encodage MPEG2 sont maintenant bien maîtrisées et bien ce n'est absolument pas le cas. Même un petit budget n'excusera pas le marquage de trames déficient du premier DVD. Les autres disques sont correctement marqués ce qui aurait tendance à indiquer que le problème était connu mais n'a pas été corrigé, certainement faute au manque de budget. La sur-définition de contours est très notable et finie par gâcher un peu le visionnement pour les gens qui y sont sensibles.

Bien que la photographie soit très belle dans Veronica Mars ce n'est pas l'attrait principal de la série et c'est une bonne chose lorsqu'on voit la qualité vidéo décidément moyenne de ce coffret saisonnier. Ceux qui possèdent une sauvegarde des diffusions hautes définitions auront tout intérêt à regarder ces dernières.


Son
Seule la bande son originale anglaise Dolby 2.0 Surround est disponible accompagnée de sous-titres en anglais, espagnol et... et oui ! Oh surprise ! Des sous-titres en FRANÇAIS ! Vous avez bien lus, ce titre DVD d'un des plus petits budgets de la télévision américaine, nous offre ce que des productions énormes n'ont pas jugées bon s'abaisser à incorporer dans leur coffrets. Il est très rafraîchissant de voir que certains acteurs de la distribution des DVD en région 1 ne sont pas totalement obtus et fermés à se faire de l'argent avec le public francophone unilingue d'Amérique du Nord. On notera cependant que ces sous-titres sont un peu trop hauts dans l'image, mais bon, ils sont présents.

Il n'y a pas grand chose à dire sur ce mixage, elle est efficace un point c'est tout. Le dynamisme et la spatialité sont réduits au minimum et si tous les éléments sonores sont bien intégrés il faut avouer que le son est tout de même peu étoffé en fin de compte. Les dialogues sont nets et compréhensibles mais les voix ne ressortent pas extraordinairement naturelles. Il sera inutile de passer du temps sur les basses qui sont des plus minimales.

Là encore le microscopique budget de Veronica Mars se fait ressentir, la bande son est réduite à l'essentiel sans aucune fioriture, c'est efficace mais un peu sec tout de même.


Suppléments/menus
Les suppléments sont aussi minces qu'un top model anorexique après une cure de désintoxication et consistent en tout et pour tout en une version allongée du pilote et une vingtaine de minutes de scènes coupées.
Cependant, rien de bien surprenant ici car ce malheureux état de fait avait déjà été annoncé il y a plus de 6 mois, l'excuse utilisée : le manque de temps ! Pour le temps on ne sait pas mais pour le culot c'est certain ils n'en manquent pas. Quelque soit la série, la sortie d'un DVD saisonnier n'est pas une question c'est une certitude, invoquer le manque de temps revient à invoquer un manque de préparation . L'absence complète de suppléments est tout à fait dommage et nuit à la valeur globale du coffret. Plus énervant encore sera la présence d'un (bon) commentaire de Rob Thomas, créateur de la série, sur son site web personnel (www.slaverats.com). Peut-être que cela aurait été une bonne idée de l'incorporer au DVD ? Il est possible qu'il existe de bonnes raisons à cela mais ça reste extremement frustrant pour le consommateur.
Veronica Mars (The Complete First Season) n'est pas un coffret qu'on achètera pour ces suppléments, c'est certain.



Conclusion
Veronica Mars est une excellente série télévisée. Dotée d'un budget minimal, elle a réussi l'exploit de survivre aux différentes coupes aussi sombres que rapides qui sont maintenant devenues communes sur les réseaux américains. C'est une première saison très forte en rebondissements et en émotions que nous offre Rob Thomas et son équipe. L'écriture est particulièrement au-dessus du niveau auquel la majorité des productions actuelles nous ont habitués et on ne s'ennuie jamais.
Si le niveau minimal de la production n'enlève rien à la série qui tient debout sans aucune fioriture il n'en va pas de même pour la version DVD. Affligé d'un transfert techniquement médiocre et d'une absence presque complète de suppléments ce coffret saisonnier n'intéressera malheureusement que les fans. Seule la grande qualité de la série fera de cet ensemble un achat correct.


Qualité vidéo:
3,5/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
1,5/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,1/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2005-11-14

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 50HX70, Amplificateur Denon 3801, Enceintes Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), Caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC (composantes 1080i. Lecteur: Media Portal/decodeur mpeg2 et audio : Dscaler 5

Le film

Titre original:
Veronica Mars

Année de sortie:
2004

Pays:

Genre:

Durée:
935 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol
Français

Suppéments:
Montage allongé du pilote, scènes coupées

Date de parution:
2005-10-11

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