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DVDEF

Count of Monte Cristo, The

Critique
Synopsis/présentation
Le comte de Monte Cristo, célèbre roman d'Alexandre Dumas, n'en est certes pas à sa première adaptation cinématographique mais bel et bien à sa treizième ! Dans le monde entier, on ne cesse d'adapter au petit et au grand écran ce roman ainsi que plusieurs autres œuvres du répertoire d'Alexandre Dumas. C'est dire à quel point l'héritage de Dumas demeure encore aujourd'hui très actuel. Les thématiques abordées par l'auteur sont simples, intemporelles et universelles, de telle sorte que chaque lecteur (ou spectateur dans le cas qui nous concerne) peut s'y reconnaître, s'y identifier. Dans le cas de cette toute dernière adaptation du Comte de Monte Cristo (ou Count of Monte Cristo dans sa version originale anglaise), ce sont les thèmes de l'amitié, de la trahison et de la vengeance qui sont développés. C'est classique et somme toute peu original.

Considérer ce Count of Monte Cristo comme une adaptation en bonne et dû forme serait quelque peu erroné. En fait, il s'agit surtout d'une relecture, d'une ré-interprétation de la prémisse et des enjeux de l'œuvre originale de Dumas, le tout adapté au goût du jour. L'intrigue reste donc assez similaire et raconte les tribulations du jeune Edmond Dantes (Jim Caviezel), un jeune marin injustement emprisonné après avoir été trahi par son meilleur ami. Cependant, les péripéties qui entourent la vengeance de Dantes suite à son évasion du pénitencier où il était incarcéré sont agréementées de changements majeurs en comparaison avec l'œuvre originale. Des changements qui ne manqueront pas d'agacer...

Par exemple, la conclusion un peu noire du roman a fait place à une fin beaucoup plus heureuse, très hollywoodienne. Le destin des personnages s'en trouve drastiquement changé, tout comme la morale de l'histoire d'ailleurs. Tandis que dans le roman Edmond Dantes se trouvait à payer cher le prix de sa vengeance ce film nous propose un héros pleinement gagnant de sa machination, aussi amorale soit-elle. Que doit-on retenir du message livré par cette nouvelle adaptation? Que la vengeance est tout à fait saine, morale et justifiable ? Venant d'un film américain et dans les circonstances socio-politiques actuelles, cette morale apparaît quelque peu dérangeante, et surtout fort éloignée de ce que Dumas avait imaginé à l'époque.

Quoi qu'il en soit, au-delà d'un discours modernisé et américanisé, cette adaptation a au moins le mérite d'être divertissante. Visuellement, la mise en scène de Kevin Reynolds est inspirée et très efficace. La mise en scène est rythmée et sans temps morts. Le jeu des acteurs, sans être execeptionnel, est convaincant et juste. Jim Caviezel ne cesse de nous surprendre avec son regard intense et la sobriété de son jeu. Quant à Guy Pearce, il prouve à nouveau qu'il est certainement l'un des acteurs les plus solide de sa génération. Ne serait-ce que pour ces quelques qualités, The Count of Monte Cristo est un film qui mérite le coup d'œil et qui saura certainement plaire à ceux à la recherche d'un simple divertissement.


Image
Ce film nous est présenté dans le format respecté de 1.85:1 et ce, d'après un transfert anamorphosé.

La qualité de ce transfert est plutôt bonne, mais pas nécessairement excellente. Quelques défauts pour le moins évidents finissent par agacer. D'amblée, soulignons que la définition dans son ensemble est à tout le moins excellente. Tous les détails et les textures sont reproduits avec une belle précision. Les couleurs profitent également d'un très bon rendu; brillantes et naturelles. L'étalonnement est sans fluctuation et correctement saturé. Là où le transfert se gâte, c'est au niveau des parties sombres. Les dégradés sont déficients; bloquant trop rapidement et sans détails. Les noirs, s'ils ne sont pas parfaits, ont une profondeur et une pureté tout à fait acceptable.

Autre défaut agaçant de ce transfert, une sur-définition des contours plutôt évidente avec comme résultat final la présence de halos. Mis à part un fourmillement parfois excessif nous ne notons aucun autre problème relié à la compression.



Son
Deux bandes-son Dolby Digital 5.1 accompagnent cette édition, l'une anglaise et l'autre française. Des sous-titres anglais et espagnols sont également disponibles.

Un peu à l'instar du transfert vidéo, les mixages de cette édition sont de bonne qualité, sans nécessairement être exceptionnels. Profitant d'un bon dynamisme le son se déploie de tous les canaux pour créer un espace sonore immersif et convainquant. Cependant la séparation aurait gagné à être plus fluide et subtile. En ce sens, vous remarquerez que les transitions stéréophoniques ainsi que avants/arrières manquent légèrement de précision. Les canaux d'ambiophonies sont employés à bon escient pour créer une ambiance qui nous plonge dans l'environnement et l'action. La trame-sonore nous est apparue fort bien intégrée aux mixages. Celle-ci est reproduite avec fidélité, profondeur et subtilité. Les dialogues sont toujous nets et intelligibles. S'il est un reproche à faire à ce mixage, il s'agit probablement du manque d'appui des basses. Celles-ci manquent définitivement de mordant et de force. Le canal .1 (LFE) se manifeste avec une certaine puissance, cependant son emploi est trop sporadique et aurait gagné à être plus constant.


Suppléments/menus
Que voici une édition digne de porter la mention d'édition spéciale, bien que cette note n'apparaît nulle part sur le boîtier. Les distributeurs font-ils désormais preuve de réserve quant aux éditions qui méritent ou non cette appellation ? Considérant que la mention d'édition spéciale (ainsi que toutes ses variantes) fut longtemps employée à tort et à travers, un peu de retenue n'est certes pas à déplorer !

Le premier supplément d'importance de cette édition consiste en une piste de commentaires audio animée par le réalisateur Kevin Reynolds. Voilà une excellente piste qui mérite une écoute attentive. Les propos du réalisateur brillent par leur pertinence et leur concision. Il ne perd pas de temps à relater des anecdotes de tournage sans intérêt. Au contraire, ses commentaires sont presque entièrement techniques, et à tout le moins sont-ils informatifs. Son ton est fluide, constant et posé, il n'y a aucun temps mort.

Vous retrouverez ensuite une section nommée An Epic Reborn, section composant un total de quatre courts documentaires. Vous avez le choix d'écouter ces documentaires individuellement ou en une séquence continue totalisant 34 minutes. Le premier segment, The Pen, nous présente un professeur de littérature française qui s'emploie à décortiquer la carrière d'Alexandre Dumas, son œuvre en général ainsi que Le Comte de Monte Cristo plus particulièrement. Les propos de l'homme sont très instructifs et permettent de dresser un portrait d'ensemble de l'auteur et de son œuvre. S'ensuit le segment nommé Adapting a Classic, durant lequel le scénariste du film décrit ses objectifs concernant l'adaptation du roman ainsi que les raisons entourant les changements importants qu'il a apporté à l'œuvre originale. Très intéressant. Le troisième segment, The Napoleonic World, s'attarde quant à lui à l'élaboration des décors et aux différents lieux de tournage. Finalement, The Clash of Steel nous entraîne dans les coulisses des chorégraphies et des répétitions des combats à l'épée. En tout et partout, ces quatre segments constituent un documentaire complet et des plus intéressant qui ne tombe pas dans le piège de la complaisance et de la promotion.

Quatre scènes alternatives sont également offertes, chacune étant présentées avec une introduction vidéo du réalisateur et du monteur (et non pas d'une piste de commentaires audio comme le stipule le boîtier). Ces quelques scènes n'apportent rien de neuf ou de majeur au récit, elles ont simplement le mérite d'étoffer d'avantage quelques personnages. D'un intérêt limité… Fort plus intéressant est le supplément suivant, intitulé En Garde : Multi-Angle Dailies. Il s'agit d'un montage vidéo en écrans divisés (split-screen) de toutes les séquences filmées via deux caméras lors du duel final. L'action nous est donc présentée telle que filmée, sans montage, et selon deux angles différent. Kevin Reynolds explique via une piste de commentaires audio les fonctions des deux caméras et la façon dont cette séquence à été montée en post-production. Finalement, Layer by Layer : Sound Design consiste en une scène clé du film avec laquelle vous aurez le choix d'entendre le mixage sonore final ou encore les pistes de dialogues, de trame-sonore et d'effets sonores séparés. Cela donne une bonne indication du travail de mixage sonore qui a été effectué dans le film. Intéressant.

À noter que, curieusement, la bande-annonce originale n'est pas offerte avec cette édition DVD



Conclusion
Les changements majeurs apportés au roman original d'Alexandre Dumas pourraient en froisser plus d'uns, sinon cette adaptation du Comte de Monte Cristo en est une des plus divertissante. Un petit film d'aventure à savourer au premier degré. Cette édition DVD nous présente le film avec une qualité visuelle et sonore tout à fait honnête, mais sans plus. Les suppléments, par contre, impressionnent par leur consistance, sans aucun doute méritent-ils le coup d'œil.



Qualité vidéo:
3,6/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
3,6/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2002-10-23

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Count of Monte Cristo, The

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
131 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Buena Vista

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, 4 documentaires, scènes coupées, vignette multi-angle et découpage sonore.

Date de parution:
2002-09-10

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