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DVDEF

Hammer Horror Series (Brides of Dracula / Curse of the Werewolf / Phantom of the Opera / Night Creatures / Kiss of the Vampire / Nightmare / Night Creatures / Evil of Frankenstein, The) (2-disc Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Sur ce coffret sont rassemblés des œuvres de réalisateurs différents sans cohérence thématiques particulières, certaines n’ayant même aucun rapport avec la fameuse « Horror » mentionnée dans le titre du coffret et dont la Hammer Films s’était fait une spécialité.
Il ressort après visionnage de l’intégralité des œuvres que Terence Fisher est de loin le meilleur réalisateur de la firme mais que certains de ses collègues (Freddie Francis, Don Sharp) qui n’ont pas son talent se défendent aussi très bien en proposant des films de qualité.
Nous commencerons donc par vour parler des deux films que nous avons préférés à savoir Brides of Dracula et Curse of the Werewolf tous deux de Terence Fisher et continuerons dans l’ordre du coffret..

Brides of Dracula, en dépit d’un scénario visiblement retravaillé en hate de dernière minute qui en explique les incohérences régulières s’avère un des films de vampire les plus étonnant et passionnant qui soit. Certes, le Dracula du titre est totalement absent du film et si David Peel qui incarne le Baron vampire qui le « remplace » n’est pas aussi impressionnant que Christopher Lee dans Horror of Dracula (notamment a cause d’un maquillage partiellement raté), le film regorde de trouvailles visuelles et thématiques de premier ordre. Ainsi le vampire y est vu comme une malédiction et retenu prisonnier par sa propre mêre, un baronesse étrange à souhait. Cette thématique du monstre « victime » qui traverse toute l’œuvre de Fisher est ici pervertie et utilisée de façon a déstabiliser le spectateur. La scène ou le baron vampirise sa propre mêre et celle ou l’indispensable Van Helsing la libère de son lourd fardeau compte parmis les plus réussies de la filmographie de Fisher. De plus, l’intérêt jamais démenti de Fisher pour les perversités les plus diverses ainsi que la cruauté en général trouve dans ce film un écho vraiment passionnant qui montre qu’une étude détaillée de son œuvre et particulièrement de celle-ci reste a faire ou refaire. Il serait donc grand temps de révéler au grand public a quel point ce cinéaste considéré comme mineur pour avoir œuvré dans un genre encore souvent méprisé des critiques « importants » et qui plus est au sein d’une firme célèbre pour ses productions « économiques » (si typiques de la série B ) est en fait un véritable auteur doué d’un esthète qui a permis au cinéma fantastique anglo-saxon de renaitre de ses cendres.

Curse of the werewolf est un autre exemple de l’ambition que pouvait avoir Fisher ainsi que de son sens la mise en scène et de la progression dramatique. Alors que si souvent des genres aussi balisés que « l’horreur a l’anglaise » tel le film noir se voient dégagés de leur récurrences et conventions par des critiques avides d’en dégager les splendeurs cachées et le sens profond, ce type de traitement est encore refusé au type de cinéma qui nous intéresse ici, et ca à notre immense regret. Et pourtant une œuvre thématiquement aussi riche et émotionellement aussi tragique que cette légende du loup-garou (très étrangement resituée en Espagne nous devons bien l’avouer) se prêterait parfaitement a l’exercice tant le sens du tragique et l’intensité qui s’en dégagent n’ont rien a envier a celles de bien des œuvres officiellement reconnues comme telles. Hormis ces qualités la, comme dans Brides of Dracula, Fisher montre un sens inné de la mise en scène, sachant toujours comment mettre en valeur aussi bien l’action, son contrepoint psychologique, le jeu de l’acteur que les costumes ou bien les décors. Ainsi malgré le peu de moyens mis a sa disposition et au talent de tous les collaborateurs réguliers de la firme, les décors ne sont plus une simple illustration mais participe au film au même titre que les acteurs sans pour autant être trop mis en avant. Ce sens de l’équilibre visuel, de la composition du cadre et bien d’autres qualités font de Fisher un grand cinéaste et de ce Curse of the Werewolf un de ses grandes réussites et ce sur tous les plans. A noter une prestation remarquable du alors tout jeune Oliver Reed qui apporte une fièvre et une sensibilité innantendues a son personnage hautement tragique tout étant totalement crédible dans sa bestialité.

Phantom of the Opera nous montre une autre facette du cinéaste, moins ouvertement fantastique ou horrifique mais toujours imprégnée de tragique et de cruauté. L’histoire de Gaston Leroux n’a rien de fantastique en elle même mais Fisher la traite avec le même intérêt que celle de la réactualisation des grands mythes qui ont fait son succés. Cependant le scénario n’est pas vraiment à la hauteur des ambitions du cinéaste, donnant la part belle au compositeur voleur de partitions et a son jeune producteur ambitieux et courageux (et assez fade et inintéressant il faut bien l’avouer malgré la bonne performance d’Edward de Souza). Ainsi l’étrange lien qui unit le Fantome et la jeune cantatrice passe en second plan et semble un peu expédié en dernière partie de métrage. Pourtant certaines scènes sont très réussies mais l’ensemble manque de cohérence et de rythme à notre gout. Ainsi tout le mystére entourant le « serviteur » mystérieux du fantome est sous exploité ainsi que la personnalité enigmatique et au premier abord extréme du fantome lui même au profit d’intrigues secondaires beaucoup plus pragmatiques et moins intéréssantes. Fisher se montre aussi moins inspiré dans sa mise en scène que sur les deux films précités mais nous offre néanmoins une œuvre intéressante a coup sur digne d’un visionnage.

Paranoiac est lui aussi un film dont le fantastique est absent mais sur lequel Freddie Francis fait preuve d’un talent de metteur en scène des plus agréables. Tourné dans un noir et blanc à la photographie absolument somptueuse (Francis etait auparavant un chef opérateur extrèmement réputé pour son travail sur le noir et blanc) dont les contrastes servent parfaitement l’histoire tortueuse a souhait de Jimmy Sangster, le film détonne dans le catalogue Hammer habituel. Malgré les nombreuses invraisemblances et tours et détours du scénario qui emprunte beaucoup de bonnes idées au Psycho de Hitchcock, le film a une capacité trop rare de maintenir le spectateur en haleine, celui-ci ne pouvant devancer les circonvolutions scénaristiques brillament mises en image pas Francis. Oliver Reed s’y montre a nouveau ofrt efficace dans son rôle même si cette fois çi la finesse dont il faisait preuve dans Curse est absente. Un petit thriller fort efficace même si parfois trop tortueux, qui n’offre de paranoia que dans son titre mais mérite amplement que l’on se penche dessus.

The Kiss of the vampire de Don Sharp offre une variation surprenante sur le mythe du vampire, assimilant cette légende à un culte de façon passionnante. Sharp est un solide artisan qui ne possède néanmoins pas le talent visuel de Fisher ni son habileté au niveau du rythme ou de la cohérence mais s’avère tout à fait capable de mettre en image de façon fort efficace les excellentes idées de son scénariste John Elder. La fascination exercée par les vampires et la relative abensce des poncifs du genre sont deux agréables surprises. La dernière partie du film est a ce titre vraiment passionnante dans son détournement des régles du film de vampire, assimilant un groupe de vampire a une secte jusqu'à un dénouement original et étonnant. Une œuvre fort réussie qui sans avoir le plus des films de Fisher offre un spectacle a voir.

Nightmare est l’autre film en noir et blanc du coffret, lui aussi réalisé par Freddie Francis et écrit par Sangster. Dans une veine assez similaire, à la fois suffisamment tortueuse pour être perpétuellement en avance sur le spectateur mais aussi souvent trop torturée et outré dans ses retournements de situations ou explications pour totalement convaincre, il en reste néanmoins une œuvre fort distrayante. Francis utilise de fort belle façon les angles tordus et autres artifices de mises en scène empruntés à Orson Welles pour tenir le spectateur en haleine le temps d’un suspense court mais intense qui vaut a notre avis largement le détour malgré les défauts mentionnés.

Night Creatures est à notre gout le film le moins intéressant du coffret mais reste néanmoins distrayant. Cette histoire de contrebandiers et pirates qui fait que vaguement fleurter avec le surnaturel semble trop cousue de fil blanc et filmée de façon trop académique pour réellement emporter l’adhésion , surtout après les œuvre précedemment mentionnées. Cependant, un certain sens du rythme allié a une performance enjouée de Peter Cushing et des rebondissements réguliers (a défaut d’être surprenants) font de cette œuvre un spectacle divertissant mais néanmoins loin des plus grandes réussites du studio, notamment a cause d’un sens du cadre souvent hasardeux et d’un fin trop conventionnelle en désaccord avec le reste du film.

The Evil of Frankenstein clot de coffret de belle manière mais néanmoins largement inférieure a celle des autres films de la série des Frankenstein (tous dirigés par Fisher et de loin les films les plus passionnants produits par la Hammer). Freddie Francis à un style visuel plutôt baroque, presque à l’opposé de celui de Fisher ce qui introduit un décalage visuel et stylistique assez déconcertant. Cependant ce « délire visuel » offre des moments certes classiques en essence mais rejouissants par leur aspect délirant et leur couleur chatoyantes. Ainsi la résurrection du monstre s’inspire directement du film de James Whale qui en 1932 créa les bases visuelles de la légende que Fisher s’était employé a faire voler en éclat et que Francis fait passer à la démesure en couleur pour le plus grand plaisir des amateurs. Le scénario aussi n’est pas la hauteur des autres œuvres de la série et colle de trop prés celui dyptique de Whale (Frankenstein et Bride of Frankenstein) dont il mélange les éléments sans en retrouver la magie. Même le Baron Frankenstein adopte un comportement incohérent par rapport aux autres films de la série et la vedette est a nouveau au monstre dont le maquillage et malheureusement raté et trop inspiré de celui de Jack Pierce pour Boris Karloff.

Un film qui reste dont parfaitement distrayant, comme tous les autres présents sur le coffret, et montre que le cinéma de série et populaire possédait a l’époque des cinéastes de talent qui le prenait au sérieux, qualités qui semblent aujourd’hui perdues mais qui grace a ce type d’éditions ne se perdront pas et pourront etre redécouvertes avec le même plaisir par les nouvelles générations.




Image
Les images sont présentées dans leur format qui apparaît d’origine dans tous les cas sauf pour Phantom of the Opera et Night Creatures présentés dans le curieux format de 2.00 :1 (format artificiel s’il en est). Tous les transfert sont offert en 16:9. Le débat fait rage parmis les cinéphiles puristes amateurs de la Hammer au niveau des formats , mais n’avons pour notre part remarqué aucun recadrage apparent sauf peut être sur les deux films en 2.00 :1 sans que cela n’entache jamais le plaisir du visionnage.

Dans l’ensemble la définition générale de chaque va de bonne (Phantom of the Opera) à excellente (Brides of Dracula). Les interpositifs vont de très propre (Brides of Dracula) à entachés de points traits et rayures sporadiques jamais gênantes (Phantom of the Opera ou Night Creatures). Sur certains films le grain est totalement absent (Brides of Dracula) a relativement présent lors de certaines scènes (Kiss of the Vampire ou Night Creatures) sans pour autant que cela ne devienne jamais vraiment gênant.
Les couleurs vont d’absolument superbes (Brides of Dracula et Evil of Frankenstein) à un peu passées et moins flamboyantes (Curse of the Werewolf ou Phantom of the Opera). Elles sont dans l’ensemble justes, bien équilibrées, et bien saturées. Le superbe travail des différents chefs opérateurs (marque de fabrique du studio anglais) est toujours bien respécté, retrouvant meme leur flamboyance suite à de précédentes incarnations vidéo moins soignées.
Les contrastes sont tous parfaitement gérés et évitent toutes les brillances.
Les très nombreuses scènes sombres sont généralement très bien rendues grace à des noirs vraiment purs et profonds (particulièrement Brides of Dracula mais aussi Paranoiac et Nightmare les deux films en noir et blanc).

Les parties numériques sont exemptes de tous reproches.

Nous tenons a signaler l’excellente qualité des deux films en noir et blanc de la série Paranoiac et Nightmare dont le fait d’avoir été dirigés par Freddie Francis (sans conteste l’un des grands maitres de la photographie en noir et blanc, notamment célèbre pour son sublime travail sur The Innocents (critiqué récemment sur le site ou sur Elephant man). Leur rendu en 2.35 :1 est remarquable de qualité et de tenue surtout pour des films aussi méconnus et rares.

Des transferts donc tous de qualité allant du sublime (Brides of Dracula, au bon (Phantom of the Opera ou Night Creatures) le tout rassemblé sur deux dvd 18 (double face-double couche), une performance de la part de la Universal que nous nous devons de souligner, surtout pour des œuvres précédemment invisibles ou peu gatées par leur précédentes éditions VHS ou Laserdisc.




Son
Les bandes-son sont toutes proposées en Anglais (Dolby Digital 2.0 mono) et en Espagnol (Dolby Digital 2.0 mono).

La qualité globale de ces bandes-son est très proche dans l’ensemble (plus que pour les transferts) et d’un niveau surprenant et fort agréable.
Leur dynamique est aussi poussée que cela se peut pour desbandes-son monophoniques des années 60 sur des productions à petits budgets.
Il en est de même pour leurs présences et spatialités qui sont parmis ce que nous avons entendu de plus efficace sur de telles œuvres et ce malgré les limitations du format et des moyens financiers.
Les musiques pourtant généralement assez tonitruantes même si travaillées et élaborées sont étonnament bien rendues sans limitations hormis celle du format lui même. Nous tenons même a mettre en avant l’excellent rendu du score vraiment original de Paranoiac qui malgré ses expérimentations est en permanence impeccable. Leur rendus est par ailleurs toujours parfaitement intégré au reste de la bande-son.
Les dialogues sont toujours parfaitement intelligibles et les traces de parasites ou distortions sont limitées au maximum. Seule une écoute a volume trop élevé dont il est difficile de voir l’intérêt sur de telle œuvres permet de discerner certains problémes sans pour autant qu’ils rendent l’écoute pénible.
Les basses fréquences sont bien logiquement très limitées par le format sonore et les enregistrements de l’époque mais a plusieurs reprises leur profondeur nous a étonné dans le bon sens et amené un poids innatendu et fort agréable au rendu sonore.

Les bandes-son en Espagnol sont logiquement de nettement moins bonne qualité et la qualité de leur doublage est loin d’être à la hauteur du généralement formidable travail des acteurs.

Les sous-titres sont disponibles sur les huit films en Anglais, Français et Espagnol.

Des bandes-son de qualités remarquables et étonnament égales et nous ne pouvons que remercier la Universal de ne pas avoir baclé la remasterisation des bandes-sons comme c’est trop souvent le cas sur des éditions de « petits » films dans l’ensemble méconnus.






Suppléments/menus
Malheureusement aucun supplément quel qu’il soit n’est présent sur cette édition mais cette protestation est vraiment de pure forme.
En effet, offrir autant d’œuvres dans de si bonnes éditions a un prix aussi bas que celui çi dispence l’éditeur de tout commentaires désobligeants quand a cette « absence ».
Il aurait certes été aisé d’inclure au moins la bande-annonce correspondant à chaque œuvre sur la face correspondante mais nous préférons largement une qualité optimale comme celle de ce coffret.

De plus, nous tenons a signaler les menus simples mais respectueux de l’esprit de la Hammer ainsi qu’une présentation visuelle certes un peu kitsch mais tellement représentative et significative.

Il reste néanmoins qu’aucun film de la Hammer édité en DVD ne semble bénéficier de quelconques suppléments alors qu’il ne manquent pas d’éxégètes de la cinématographie de la firme (ou au moins de Terence Fisher) et qu’il serait grand temps qu’un jour un éditeur ose prendre ces œuvres vraiment au sérieux (toutes sont loin de le mériter) et propose au moins des commentaires audio de spécialistes permettant de faire ressortir les innombrables qualités techniques et thématiques des plus grandes œuvres de la Hammer.





Conclusion
Une édition absolument superbe au niveau audio et vidéo même si tous les films ne sont pas du même accabit. Il est néanmoins remarquable de trouver une telle cohérence visuelle et sonore pour des films a petits budgets d’autant plus lorsqu’ils sont rassemblés au nombre de 8 sur deux disques (ce qui aurait pu faire craindre le pire).

Aucun supplément n’est présent sur ce coffret mais son prix de vente totalement dérisoire et pour tout dire « jouissif » (au vu de ce qui est offert) fait que nous vous recommandons plus que chaudement cet achat qui présente sans aucun doute le rapport qualité prix le plus surprenant et agréable que nous ayons jamais vu.
Une ensemble de films assez méconnus de la firme ou du moins inédits (en format respecté et de telle qualité sur DVD) pour les plus célèbres (Curse of the Werewolf, Brides of Dracula ou Phantom of the Opera) qui permet de se rendre compte a quel point la Hammer est une firme qui a œuvré sans relache dans le cinéma populaire de qualité pour ne pas dire plus.
Certes les films se voient entachés de conventions souvent rigides (et souvent détournées de façon surprenantes) qui les font passer pour des œuvres mineures auprés des spécialistes préférant le cinéma d’art et d’essai.
Mais il serait dommage de passer à côté d’œuvres visuellement et thématiquement aussi riches (particulièrement celles réalisées par Terence Fisher) que celles-ci et qui valent souvent beaucoup mieux que leur réputation ou que de nombreux autres films plus réputés à défaut.
Pour vous en persuader, découvrez donc Brides of Dracula ou Curse of the Werewolf et vous comprendrez (malgré leurs défauts qui par leur récurrence finissent par devenir des qualités) que cinéma populaire peut aussi rimer avec qualité, émotion et exploration intelligente des mythes.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
3,9/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2005-10-12

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Brides of Dracula / Curse of the Werewolf / Phantom of the Opera / Night Creatures / Kiss of the Vampire / Nightmare / Night Creatures / Evil of Frankenstein, The

Année de sortie:
1960

Pays:

Genre:

Durée:
682 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-18 (double face, double couche)

Format d'image:
1.85:1 et 2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Espagnol
Français

Suppéments:
-

Date de parution:
2005-09-06

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