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DVDEF

Layer Cake ( Widescreen Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Matthew Vaughn. Ce nom vous dit quelque chose ? Peut-être l’avez-vous lu il y a peu de temps dans un quelconque journal à potin où on lui attribuait la réalisation du prochain film dans la série X-Men (il a depuis quitté le projet pour des raisons dites personnelles). Le choix de Vaughn à titre de réalisateur de l’une des plus grosse franchise de la Fox avait d’ailleurs beaucoup fait jaser dans l’industrie puisque ce dernier n’avait qu’une feuille de route très mince. Peut-être aussi vous souvenez-vous avoir lu son nom au générique des films de Guy Ritchie puisque Matthew Vaughn, et il s’agit là de sa plus grande expérience dans l’industrie cinématographique, y a agit à titre de producteurs pour tous ses films. Une chose est certaine, que vous ayez ou non entendu parler de Matthew Vaughn à ce jour, vous vous souviendrez sans aucun doute de son nom une fois que vous aurez vu Layer Cake, les débuts fulgurants du producteur à la réalisation. Pour un novice, Vaughn a su démontrer un savoir faire indéniable qui est selon toute vraisemblance la raison de son embauche à la réalisation de X-Men 3.

Pour sa première réalisation, Vaughn a choisi de s’attaquer ce qu’il connaissait apparemment le mieux (ayant produit les films de Ritchie), c’est à dire le film de gangster. Layer Cake raconte l’histoire complexe d’un trafiquant anglais qui désire effectuer un dernier contrat avant de se retirer du monde du crime. Évidemment, les choses ne se déroule pas tout à fait comme prévu et le sympathique trafiquant se retrouve rapidement piégé au centre d’une guerre que se livre de dangereux gangsters.

Rarement aura-t-on vu des débuts aussi assurés à la réalisation. Pour un premier film, Vaughn démontre une maîtrise peu commune du langage cinématographique, que ce soit en ce qui concerne les cadrages, les mouvements de caméra, le montage ou même le choix musical, qui s’avère particulièrement judicieux. Chaque scène, chaque plan même paraît avoir été étudié avec minutie. Les scènes se suivent via une série de transitions très soignées qui confèrent au film une signature qui lui est propre tout en assurant au montage un rythme très serré. Si la réalisation s’avère recherchée, Vaughn n’en sacrifie pas pour autant la direction d’acteurs, qui ne trahie aucun laisser-aller. Le jeu des comédiens, Daniel Craig en tête, est nuancé et précis en plus d’être dynamique à souhait.

Le film n’est évidemment pas sans rappeler les films de Guy Ritchie, mais dans une ambiance moins survolté ou cartoonesque. En fait, l’approche de Vaughn est beaucoup plus terre à terre, mais sans que le dynamisme de la mise en scène n’en soit pour autant sacrifiée. L’équilibre entre les deux est irréprochable. Et tandis que Ritchie préfère s’attarder à ses personnages colorés plutôt qu’à une réelle intrigue, Vaughn quant à lui semble s’intéresser davantage aux rouages du milieu de la pègre anglaise. En ce sens, l’évocation assez approfondie de ce monde interlope n’est pas sans rappeler les Casino ou Goodfellas de Scorcese. Franchement, pour des débuts à la réalisation, Vaughn ne pouvait aspirer à mieux. Quant à nous, nous avons déjà bien hâte de voir ce qu’il nous offrira par la suite. Que voilà un nom à surveiller.


Image
Le film est présenté au format respecté de 2.40:1 et d’après un transfert 16:9 de haut niveau.

L’interpositif employé pour le transfert était visiblement dans un état optimal puisque aucune anomalie n’est perceptible sur la totalité du film. La définition générale est excellente. L’image est toujours parfaitement nette et précise. Les détails sont représentés dans leurs moindres subtilité, et les textures sont nuancées et naturelles. La restitution des couleurs est impeccable. Le cercle chromatique est respecté et on n’y remarque aucun débordement ou encore de dominante involontaire. Les couleurs sont riches et bien saturées. Les tons de peau ont une apparence naturelle. Le niveau des noirs est ajusté avec précision, c’est à dire aux alentours des 7,5 IRE, et ce pour toute la durée du programme. Il en résulte du même coup une image bien contrastée qui ne manque pas de mordant. Aucune fluctuation, dans la brillance ou le contraste, n’a été remarquée. Les noirs sont très profonds mais malheureusement pas toujours nets. Dans les scènes très sombres, un léger mais apparent fourmillement fait une apparition remarquée. Les parties denses présentent des dégradés qui sont dans l’ensemble assez précis, mais il n’est pas rare que certains dégradés bloquent rapidement dans les mêmes scènes très sombres. Il s’agit là, dans un cas comme dans l’autre, d’un défaut assez mineur qui ne devrait pas nuire à votre visionnement.

Inutile de s’attarder en longueur sur la partie numérique puisque celle-ci est sans faille. La numérisation tout comme la compression ne trahissent aucun défaut.


Son
Cette édition nous propose un choix de deux bandes-son : l’une en anglais (Dolby Digital 5.1) et l’autre en français (Dolby 2.0 Surround). Des sous-titrages anglais, français, chinois, coréen et thaï sont également disponibles.

Le mixage multicanal anglais ici offert est plutôt impressionnant. La dynamique y est explosive et la spatialité fort immersive. Le champ-sonore se déploie avec une profondeur remarquable à travers tous les canaux disponibles de façon à créer un environnement vigoureux et crédible qui dépasse le simple cadre des enceintes. La séparation des canaux est fluide, le positionnement des éléments sonores y est précis et sans bavure.

L’utilisation des canaux d'ambiophonies est particulièrement appuyée. Non seulement pour créer l’ambiance ou encore pour nous surprendre en intégrant des effets localisés tapageurs, mais aussi et surtout de par le recours à une panoplie d’effets directionnels tant stéréophoniques que avant-arrières particulièrement réussis. À l’écoute de cette bande-son, on ressent une sensation de mouvement constant et quasi-étourdissant qui sert parfaitement le rythme du film.

Le reste des éléments sonore est fort bien intégré. Les dialogues sont toujours naturels et intelligibles. Ce mixage rend particulièrement justice à la trame-sonore et aux chansons rock qui la composent. Celles-ci sont intégrées avec fidélité mais aussi avec beaucoup de profondeur. Le mixage de ces chansons tire profit de tous les canaux pour leur donner une présence qui ne manque certes pas de vigueur. Les basses sont profondes, bien rondes et l’utilisation en est très compétente. Le canal .1 (LFE) propose des basses fréquences très agressives, mais le canal n’est jamais sollicité gratuitement.


Suppléments/menus
Cette édition ne mérite pas nécessairement son appellation d’édition spéciale, mais les suppléments y sont néanmoins intéressants à défaut d’y être nombreux.

Il y a tout d’abord une piste de commentaires audio animée par le réalisateur et le scénariste J. J. Connolly. Les deux hommes ne sont pas particulièrement dynamique ou vivant, ce qui rend l’écoute de cette piste un peu pénible (lire endormante) par moments, mais si vous vous donnez la peine vous apprendrez un bon lot d’information sur la production du film. Les deux hommes sont généreux en ce qui concerne les informations divulguées, et ils expliquent toutes les étapes de production du film (et les difficultés rencontrées) de façon concise et pertinente. Une bonne piste.

S’ensuit une session questions et réponses avec le réalisateur et l’acteur Daniel Craig. Les deux hommes, assis devant une foule, répondent aux questions d’un modérateur puis du public. Les deux hommes se prêtent au jeu en toute honnêteté et partagent leurs impressions sur le film, sur le milieu du cinéma en général, et sur expérience en tournant le film. Très intéressant.

Vous retrouverez ensuite un très court (6 mins) documentaire qui se veut en fait un segment promotionnel dans lequel apparaît quelques entrevues sans réel intérêt entrecoupées d’images du film. Inintéressant…

Vous retrouverez ensuite une série de 16 scènes coupées (incluant deux fins alternatives) qui totalisent près de 20 minutes de métrage. Ces scènes sont offertes avec une piste de commentaires audio optionnelle animée par le réalisateur, dans laquelle il explique ses objectifs au montage et les raisons derrière le retrait de chaque scène. Certaines de ces scènes sont intéressantes, particulièrement les fins alternatives.

En plus d’une galerie d’images nous montrant une variété d’affiches promotionnelles, vous retrouverez des comparaisons de scénarimages avec le montage final du film.



Conclusion
Pour ceux qui s’intéressent aux films de gangster, Layer Cake est un incontournable. Il s’agit d’un début tout à fait réussi dans la réalisation pour le jeune et prometteur Matthew Vaughn. Cette édition DVD rend justice à ces débuts remarqués grâce à une qualité d’image digne des standards du marché et d’un mixage on ne peut plus efficace. Les suppléments sont peu nombreux, mais à tout le moins sont-ils intéressants (exception faite du piètre documentaire).


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
2,8/5

Rapport qualité/prix:
3,7/5

Note finale:
3,7/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2005-08-31

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Layer Cake

Année de sortie:
2004

Pays:

Genre:

Durée:
106 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Sony Pictures Home Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Chinois
Coréen
Thailandais

Suppéments:
Piste de commentaires audio, session de questions et réponses avec le réalisateur et l'acteur principal, court documentaire, 16 scènes coupées, galerie d'affiches promotionnelles, comparaison de scénarimages, bandes-annonces.

Date de parution:
2005-08-23

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