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DVDEF

What's New Pussycat?

Critique
Synopsis/présentation
Woody Allen fit ses débuts officials de scénariste avec ce What’s New Pussycat? sur lequel il eut visblement des soucis d’entente avec le réalisateur Clive Donner qui remania son script et lui fit jurer que dorénavant il serait lui même metteur en scène de ses créations.
Rétrospectivement et même si les œuvres récentes du cinéaste n’ont plus le même intérêt qu’auparavant (il faut dire qu’au rythme incoryable de presque un film par an il paraît difficile de toujours rester au même niveau de qualité) , cette dispute d’intérêt a eu pour effet de nous offrir un cinéaste majeur.
Cependant force est de reconnaître que si Woody Allen est depuis passé maitre dans l’art de la construction de scénarios millimétrés sans que cela se ressente et qu’il a compris tous les pièges tendus par la comédie ou tout est affaire de rythme et d’agencement des scènes, il n’en était pas de même à l’époque de What’s new pussycat ?
C’est justement un fil directeur précis qui manque au scénario du film. On y suit les folles aventures de Michael James (Peter O’Toole), un homme à femmes qui panique devant la possibilité de se marier avec une de ses conquêtes qu’il apprécie tout particulièrement Carole Werner (Romy Schneider). Pour s’aider à passer cette période difficile il va consulter le très étrange et totalement farfelu Dr Fritz Fassbender (Peter Sellers) qui au lieu de l’aider va l’empêtrer dans une situation encore plus délirante.

Une fois exprimé ce semblant de scénario la question qui se pose immédiatement en tant que spectateur est de choisir son camp. En effet, les deux grands types de comédies sont, soit des œuvres très construites, millimétrées dans leurs effets comme dans leur rythme (même si le résultat final ne le laisse pas présager, ex The Party), soit des comédiés « bordéliques » ou c’est l’aspect désorganisé et foisonnant de l’ensemble qui emporte le tout.
Il est évident que le Woody Allen des débuts peine énormément a assembler toutes ses excellentes idées de scènes ensemble pour en faire un tout un tant soit peu cohérent et c’est ce défaut qui risque de perdre beaucoup de spectateurs en chemin.
Une fois passé un somptueux générique au design ravageur et à la chanson diablement efficace, vient un prologue très réussi ou sur le divan de Fritz, Michael lui confie ses aventures de jeunesse qui donne lieu a des flashback stylisés et hilarants qui donnent à la fois le ton du film et la possibilité à Sellers et O’Toole d’exprimer tout leur talent.
Le souci est que juste après le film commence à s’embourber dans une suite de scénettes pour la plupart réussies mais sans lien efficaces entre elles et qui ont le défaut majeur de présenter beaucoup de personnages en peu de temps sans prendre la peine de les développer.
Nous ne savons pas si la faute en incombe a Donner ou à Allen mais il est évident que la collaboration entre les deux hommes s’est mal déroulée et que leurs vues sur le film étaient opposées. On retrouve néanmoins la structure très décousue des premiers films résolumment comique d’Le souci est que juste après le film commence à s’embourber dans une suite de scénettes pour la plupart réussies mais sans lien efficaces entre elles et qui ont le défaut majeur de présenter beaucoup de personnages en peu de temps sans prendre la peine de les développer.
Nous ne savons pas si la faute en incombe a Donner ou à Allen mais il est évident que la collaboration entre les deux hommes s’est mal déroulée et que leurs vues sur le film étaient opposées. On retrouve néanmoins la structure très décousue des premiers films résolumment comique d’Allen (Take the money and run, Bananas …) ou le scénariste, acteur, réalisateur fait ses armes et essaie effectivement de rassembler ses meilleurs jeux de mots (il était avant artiste de cabaret spécialisé dans les one-liner) avec toutefois plus de succés que dans ce What’s new pussycat ?

Cependant une fois passé par dessus ces défauts de structure et de cohésion, on se trouve en présence d’une œuvre tout à fait représentative de l’esprti des années 60, de leur liberté de pensée, de la révolution sexuelle qui les a traversés et d’une certaine classe et légèreté qui semble malheureusement définitivement révolue. Le mélange de la musique, de l’attitude de tous les personnages, de la frénésie galopante de l’enchainement des péripéties, des acteurs remplissant des roles d’icône font que ce film est un régal pour tout amateur de l’ambiance des années 60.

Peter O’Toole démontre un talent inoui pour la comédie et dégage une classe absolument incroyable qui nous fait dire qu’il remplit bien mieux son rôle que n’aurait pu le faire Warren Beatty pour qui ce personnage avait été écrit au départ (qui l’a refusé car il n’avait pas assez de scènes dans le film nous semble t’il). Peter Sellers est toujours aussi génial, donnant toute la mesure de sa folie comique dans un rôle ou tout autre que lui aurait paru pathétique, c’est ça le génie comique.
Les autres acteurs sont il faut bien l’avouer plus ou moins à l’aise dans leurs roles mais le rythme allant crescendo aisni que le nombre de personnages présents et actifs dans les scènes, font que l’on oublie bien vite une interprétation générale plutôt moyenne. La scène finale totalement délirante est digne de rentrer dans les annales du n’importe quoi tant elle est jubilatoire et totalement sans queue ni tête rappelant les grands moments du burlesque sans malheureusement la précision d’un grand metteur en scène aux manettes.

Voici donc une comédie certes loin d’atteindre le niveau des plus grandes œuvres du genre mais qui est loin d’être l’œuvre totalement ratée que la critique se plait à dénoncer. Il s’en dégage une fraicheur, une légèreté qui font vite oublier les défauts d’écriture, de construction et de rythme pour qui apprécie l’humour de woody allen, Peter Sellers et l’ingénuité des années 60.



Image
L’image est présentée au format respecté de 1.66 :1 d’après un transfert 4:3.

La définition est d’un niveau tout a fait correct mais variable passant d’excellent a tout juste correct sans que les transitions soient brutales. L’interpositif est relativement propre et montre donc des points et traits tout au long du métrage mais dans des quantités tout à fait raisonnables qui ne viennent jamais gêner le plaisir du visionnage.
Les couleurs sont bien rendues et possède une qualité très 60’s très agréable par leur mélange osé et leur éclat. Elles sont par ailleurs justes, relativement constantes (quelques fluctuations importantes) et bien saturées.
Le contraste est lui aussi d’un bon niveau et évite toutes les brillances. Mais comme les couleurs il a tendance à flcutuer a plusieurs moments.
Les scènes sombres sont vraiment bien rendues grace à des noirs d’une profondeur et d’une pureté assez surprenantes sans pour autant que l’ensemble soit parfait.
La partie numérique est exempte de reproches majeurs et seules quelques traces de surdéfinition sont visibles à quelques reprises.

Un transfert de qualité globale satisfaisante mais qui aurait du être présénté en 16:9 avec des bandes sur les côtés plutôt qu’en 4:3 et qui aurait pu bénéficier d’un nettoyage plus efficace.



Son
Les trois bandes-son disponibles sur cette édition sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 1.0 mono), Français (Dolby Digital 1.0 mono) et Espagnol (Dolby Digital 1.0 mono).

Sa dynamique est standard pour un bande-son monophonique des années 60. Il en est de même pour sa présence et sa spatialité qui aurat gagné a être remasterisés mais s’avèrent correct en l’état.
Le rendu de l’excellente musique de Burt Bacharach et notamment la superbe chanson titre interpretée par Tom Jones et parasité par des distortions et parasites parfois importants dans le haut du spectre. La musique est sinon impeccablement intégrée au reste de la bande-son.
Les dialogues sont en permanence parfaitement intélligibles mais le souci de cette bande-son reste qu’il n’est pas possible de monter le volume autant qu’on le souhaiterait (la niveau d’enregistrement étant assee faible) sous peine de voir son rendu parasité plus que de raison.
Les basses fréquences sont logiquement absentes ou presque et cela ne gêne que peu le rendu général.
Les deux bandes-son doublées présentent les même défauts mais qui plus est un rendu etouffé qui ne fait qu’aggraver des doublages catastrophiques.

Les sous titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnols.

Des bandes-son assez décevantes qui certes remplissent leur office a peu prés correctement en l’état malgré de gros défauts mais qui auraient vraiment mérité une restauration complête tant la musique est de qualité.



Suppléments/menus
Une section désespérement vide à l’exception d’une bande-annonce assez curieuse, mélangeant une sorte de mini making of et un trailer traditionnel qui en tout cas rend bien l’atmosphère excentrique du film.





Conclusion
Une edition DVD en demi-teinte qui tient la route grace au fait que son négatif à été bien conserve et que la MGM peut donc le sortir dans une qualité acceptable sans aucune restauration ni aucun supplements d’ailleurs.

Le film etant très spécifique de son époque nous ne conseillerons l’achat de cette édition qu’aux amateurs de l’humour de Woody Allen et aux nostalgiques de l’incroyable légèreté si caractéristique des années 60. En effet, le casting hors norme et les dialogues ciselés sont les plus gros atouts de cette œuvre qui par un manque flagrant de cohérence narrative ressemble plus a une suite savoureuses de gags qu’a un film bien rythmé et qui retient en permanence l’attention du spectateur.



Qualité vidéo:
3,0/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
3,1/5

Note finale:
2,9/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2005-08-17

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
What's New Pussycat?

Année de sortie:
1965

Pays:

Genre:

Durée:
109 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-5 (simple face, simple couche)

Format d'image:
1.66:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono
Française Dolby mono
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Bande-annonce

Date de parution:
2005-06-07

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