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DVDEF

Dead Like Me (The Complete Second Season)

Critique
Synopsis/présentation
À 18 ans, la seule chose remarquable que George Lass (Ellen Muth) ait faite, était de mourir spectaculairement, frappée de plein fouet par un siège de toilette en feu qui s'était détaché de la station MIR lors de sa désintégration en orbite. Un autre fait notable dans la « vie » de George est qu'elle est maintenant une faucheuse, une morte vivante dont la mission consiste à extraire les âmes des vivants quelques instant avant qu'ils ne trépassent afin de leur éviter le moment, souvent fortement douloureux, de leur mort. La position de faucheur est complètement bénévole, dans le sens de non rémunéré plutôt que volontaire, et vient avec un fardeau de responsabilités non négligeables pour une jeune femme pas plus motivée par sa mort qu'elle ne l'était dans la vie. George a été assignée au département des morts non naturelles, le plus souvent des accidents bizarres causés par les Gravelings, sorte de gremlins rastas qui sont les cols bleus de la bureaucratie de la vie après la mort. L'équipe de travail dont fait partie George est constituée de Mason (Callum Blue) un jeune anglais drogué jusqu'aux oreilles (voir plus...), Roxy (Jasmine Guy) une préposée au parking de compétition au caractère plus que sévère, et Betty (Rebecca Gayheart) qui sera rapidement remplacée par Daisy Adair (Laura Harris) une actrice des années 30 qui rêve de retrouver son ancienne gloire. Tout ce petit monde s'agite sous l'oeil impassible et parfois sévère de Rube (Mandy Patinkin), le superviseur qui distribue les post-it sur lesquels sont indiqués l'initiale du prénom, le nom, le lieux et l'ETA (estimated time of death – heure estimée de la mort) de la personne dont ils doivent extraire l'âme.

La défunte série du réseau Showtime Dead Like Me fut pendant ces deux ans d'existence une des émissions les plus intelligemment irrévérencieuses de la télévision.
La première saison (dont le coffret est bizarrement passé sous notre radar l'année dernière) a mis en place les règles de la bureaucratie de la série et les endroits et personnages secondaires fétiches de celle-ci, « Der Waffles Haus » et sa serveuse Kiffany (Patricia Idlette), les bureaux de « Happy Time » et l'hallucinante Dolorès Herbig (Christine Willes) ainsi que la maison et la famille de George, Joy (Cynthia Stevenson), sa mère, Clancy (Greg Kean), son père et Reggie (Britt McKillip), sa petite soeur. En fin de saison, George a fini par accepter ses responsabilités de faucheuse et pris sa vie, ou plutôt sa mort, en main en travaillant pour une société de placement, « Happy Time ». C'est au sein de cette société qu'elle nouera les liens d'amitié avec Dolorès Herbig et l'étrange Crystal (Crystal Dahl). George prendra aussi un peu de distance avec sa vrai famille qui commence à peine à gérer son « départ ». Reggie, notamment, est passée par un épisode plutôt psychotique avec une très bizarre obsession sur les sièges de toilettes...
La deuxième saison, dont nous présentons le coffret ici, confirmera la solidité de la série. Loin de s'essouffler cette saison consolidera un tout déjà très cohérent sans changer une recette qui fonctionne parfaitement. Les différents pôles d'intérêts subsistent mais évoluent. Les obsessions de Reggie se transforment en une saine mais sévère crise de pré-adolescence compliquée par des relations parentales qui ne semblent pas vraiment être en état de survivre la perte de George. On suit l'ancienne famille de George essentiellement par les yeux de Joy, qui après une séparation avec Clancy tente de reprendre une vie de femme célibataire active tout en gérant son divorce et la vente de la maison. Le personnage de Daisy prendra un peu de substance cette saison avec notamment une crise religieuse qui aurait cependant pu être beaucoup plus intéressante si mieux écrite, c'est toujours plus consistant qu'une liste sans fin de fellations. Une autre occasion manquée est le personnage de Roxy et son entrée à l'académie de police, qui reste très fade et n'arrive pas à vraiment intéresser le spectateur (sauf peut-être quand elle se met à tirer dans les jambes de Masson...). Les véritables vedettes de cette deuxième saison sont Mason, Rube, George et certains personnages secondaires comme Kiffany ou Dolorès.
À la fin de la saison précédente Mason avait décidé d'arrêter de boire et de se droguer, cette bonne résolution ne tiendra pas plus d'un épisode et il se remettra à ses anciens vices après un fauchage particulièrement difficile (épisode Send in the Clown). Sa relation avec Daisy prend un tour pour le pire lorsqu'un producteur, Ray (Eric McCormack) entre dans le décors et souffle, pour un temps, le « coeur » de celle-ci. Tout cela se finira très très mal. Là encore le personnage de Mason est fascinant dans sa capacité à rater spectaculairement tout ce qu'il entreprend. Ses moments de panique (La perte du post-it ou le post-it violet par exemple) et la joute avec Kiffany (épisode Always) sont absolument hilarants.
Cette saison nous permet enfin de connaître le passé de Rube. Son histoire et sa conclusion avec sa fille est extrêmement intéressante et bénéficie d'une écriture très émotionnelle qui nous donne un nouvel éclairage sur le personnage. C'est certainement un des meilleurs arcs de la saison.
Le plat de résistance reste cependant George et sa vision des choses. Après une difficile transition lors de la saison précédente celle-ci commence maintenant sa « vie » d'adulte. On note une nette évolution dans ses relations, aussi bien avec ses collègues de « Happy Time » qu'avec ceux de fauchage : George devient plus pro-active et subit moins le monde qui l'entoure. Sa relation avec Dolorès est drôle mais aussi touchante par moment, les perles de sagesse que distille la chef de service sont rarement politiquement correctes et plus on en apprend sur son passé et plus le personnage semble totalement décalé. Les relations avec Rube, Mason, Daisy et Roxy changent aussi. Elle a accepté sa mission de faucheuse et s'en acquitte du mieux qu'elle le peut. Tout au long de la saison, on vivra les doutes et incertitudes de George, ses interrogations déboucheront sur un personnage qui, en fin de saison, aura appris à s'accepter telle quelle ; une autre étape de son développement aura été atteinte.

Il est bien désolant de constater que cette année télévisuelle aura vu la mort de séries comme Carnivàle et Dead Like Me. Cependant il existe une différence de taille entre ces deux séries, si la décision de HBO d'annuler Carnivàle est compréhensible quand on connaît le coût fabuleux de la série, celle de Showtime pour Dead Like Me reste incompréhensible pour tout le monde. La série avait des taux d'écoute corrects pour Showtime et le coût de la série était dans la moyenne des autres productions du réseau. Comment la direction des programmes de Showtime est arrivée à remplacer Dead Like Me par Fat Actress est, et restera certainement, un mystère des plus profonds, c'est une des décisions les plus stupides qu'un réseau n'est jamais prise et les répercutions sur la réputation de celui-ci seront sans aucun doute douloureuses.
Il devient de plus en plus évident que le modèle de distribution actuel n'est plus satisfaisant ni pour le public ni pour les studios, les diffuseurs sont devenus le frein principal à la créativité sur un petit écran qui aura connu ces dernières années un nombre record d'annulations de programmes de qualité. Peut-être est-il temps que les studios trouvent d'autres solutions pour atteindre leur public ?


Image
La deuxième et dernière saison de « Dead Like Me » est proposée au format respecté de 1.77:1 dans un transfert 16:9.

La série, récente, offre un matériel source d'excellente qualité. La définition est très bonne avec une pléthore de détails et des textures riches, on parvient à lire les journaux par dessus l'épaule des acteurs à certains moments.
Les couleurs sont très bien rendues mais sont ternes et parfois sans vie, ce n'est pas là un problème de transfert, la série est filmée ainsi. On parle de la mort ici et des couleurs vives et pétantes n'auraient pas eu le même impact. Aucun débordement ni blocage n'a été constaté.
Les niveaux sont généralement bien réglés, le contraste est parfait, la brillance est un très subtilement trop haute. Malgré ça, l'échelle de gris reste bonne et les parties sombres très détaillées avec des noirs purs.

Le seul défaut de compression qui est remarquable est, comme toujours, une sur-définition des contours totalement inutile, on ne regarde pas notre écran de l'autre coté d'un stade ...
« Dead Like Me 2» bénéficie d'un très bon transfert qui rend justice au travail des artisans de la série.


Son
Le choix de bandes sonores est plutôt restreint : il n'y en a pas. En effet, seule la bande original anglaise Dolby Digitale 5.1 est proposée ici.
La tendance de beaucoup de studios de ne pas offrir de doublages français pour les séries devient de plus en plus nette, ce n'est pas une bonne évolution du marché, dans le cas particulier de « Dead Like Me » un doublage français fait en France existe et aurait pu être ajouté. Sur le front du sous-titrage ce n'est pas mieux, on ne dispose que du sous-titrage pour sourds et malentendants en anglais, c'est impardonnable ! Les unilingues francophones devront rester loin de ce coffret qui n'a rien à leur offrir, dommage.
La bande son présentée est d'excellente qualité avec une bonne dynamique, elle prend ses aises dans l'espace et est enveloppante. Les canaux d'ambiophoniqes sont beaucoup utilisés et les effets, souvent très directionnels, apportent une immersion rare dans ce type de série. Les dialogues sont naturels et compréhensibles quand les acteurs font l'effort d'articuler, C. Blue et M. Patinkin sont de véritables usines à maugréer dignes de Marlon Brando...
Les basses sont de bonne qualité mais les fréquences d'extrêmes graves peu présentes, ce qui est normal pour cette série.

Mis à part le (sérieux) problème d'absence de choix dans la langue d'écoute, cette édition bénéficie d'une très bonne bande-son.


Suppléments/menus
La mince sélection de suppléments offerte avec cette édition est placée sur le quatrième et dernier disque du coffret. On y trouvera deux documentaires, neuf scènes coupées et une galerie de photos.

« Dead Like Me...Again » est un segment classique de fin de saison d'une durée de 11 minutes. Les acteurs parlent de leur personnage et du plaisir qu'ils ont eu à travailler avec cette merveilleuse équipe qui est la meilleure qu'ils aient jamais fréquenté, jusqu'à la prochaine production... Aucune réelle information n'est à espérer dans ce genre de suppléments.
« Putting Life Into Death » survole la mise en place de certains des effets spéciaux de la série. Trop courts, ces segments ne représentent pas un intérêt hors du commun.
Les neuf scènes coupées sont intéressantes et apportent souvent des précisions à une situation ou aux relations entre les personnages, d'un total de 11 minutes environ, ce sera le seul supplément digne d'intérêt.
C'est maigre, très maigre, on sent que la série a été annulée et que tout le monde est passé à autre chose.



Conclusion
« Dead Like Me » fut pendant deux ans un bonheur pour ses fans. Décalée, irrévérencieuse, intelligente, cette série aurait méritée un meilleur traitement de la part de Showtime.
Dans le même ordre d'idée les fans auraient mérité mieux que le coffret de MGM. Le peu de suppléments dont la plupart n'ont aucun intérêt et l'absence de commentaires font de cette édition un achat réservé aux seuls fans de la série. Le prix modique pourra peut-être attirer le profane mais la base de spectateurs ne sera vraisemblablement pas agrandie par la sortie de cette édition.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
3,7/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2005-08-05

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 50HX70, Amplificateur Denon 3801, Enceintes Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), Caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC (composantes 1080i. Lecteur: Media Portal/decodeur mpeg2 et audio : Dscaler 5

Le film

Titre original:
Dead Like Me

Année de sortie:
2004

Pays:

Genre:

Durée:
702 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
4 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Documentaires, scénes coupées, gallerie de photos

Date de parution:
2005-07-19

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