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DVDEF

Lord of the Rings, The: The Two Towers (Special Extended Edition)

Critique
Synopsis/présentation
A l'instar de Fellowship of the Ring paru l'an dernier (2002), New Line nous propose une version quatre disques allongées de 42 minutes de son film Lord of the Ring: The Two Towers. Cette version vise à inclure des scènes coupées au montage cinéma (l'édition DVD deux disques paru plus tôt cette année) pour des raisons de durée. Néanmoins, tout comme pour la version étendue du premier opus, les scènes ajoutées ne sont pas des morceaux massifs, mais bien plutôt de petits éléments inclus sur toute la longueur, qui donnent une plus grande profondeur aux protagonistes, et aux intrigues.

L'an dernier, la parution de l'édition quatre disques de The Fellowship of the Ring avait eu deux effets, le premier étant une certaine défiance de la part des consommateurs qui trouvaient la pratique douteuse, la seconde saluant le travail énorme et d'une qualité irréprochable de cette nouvelle édition. The Two Towers a certainement moins suscité cette première réaction (les DVDphiles s'attendaient à deux sorties DVD), mais il est fort à parier que la seconde réaction, celle liée à l'excellence sera plus forte.

Avant de rentrer dans les détails, il convient de dire que cette édition est à date l'une des plus belles qu'il y ait eue sur le marché, et ce sur tous les points. De l'emballage (le boîtier) à la technique (video, son); des menus (magnifiques) aux suppléments, on est réellement là en présence d'un produit exceptionnel. Si l'édition deux disques était considérée comme "référence" pour beaucoup, il convient de se préparer à rehausser les standards globalement acceptés. Lord of the Rings, The: The Two Towers (Special Extended Edition) est certainement l'édition étalon qui servira à juger les autres.
Cette édition ravira les amateurs de Tolkien qui y trouveront de nombreuses références manquante (et même des clins d'oeil très intéressant, comme Treebeard qui utilise des chants de Tom Bombadil), et les amateurs éclairés qui eux auront une vision plus profonde des relations entre les personnages (par exemple, l'amour d'Eowyn pour Aragorn est ici mise en avant). Plusieurs scènes sont réellement drôle, et savent (tout comme dans les livres) mettre un peu de légèreté dans un film plutôt sombre. On ne peut que s'incliner devant le travail du réalisateur et de son équipe pour cette magnifique réalisation. Non seulement Peter Jackson a réussi à rendre, contre toute probabilité, la complexité tolkienienne à l'écran, mais d'une façon réellement magistrale.
Ces éditions DVD étendues sont réellement admirables car elles démontrent l'attachement de Peter Jackson à satisfaire tous ses publics. Du néophyte tolkinien en passant par l'amateur le plus avoué, tout est fait pour en donner à chacun. L'édition deux disques offrait de très bon suppléments qui donnaient un très bel apperçu de la production. Cette version quatre disques va encore plus loin dans le détail et prend parfois pour acquis que le spectateur est un fan, et que l'on converse "entre gens de bonne compagnie".
La prochaine sortie du Return of The King confirmera peut-être que Lord of the Rings est une des plus belles trilogie jamais faite, capable de renouveler l'intérêt et de surprendre par sa qualité à chaque fois. En attendant cette possible consécration, New Line Home entertainment nous offre de quoi patienter avec bonheur.

Lord of the Rings: The Two Towers commence à un moment crucial de Fellowship of the Ring, la chute de Gandalf lors de son combat contre le Balrog dans les mines de la Moria. Cette introduction au film est un effet très intéressant pour ceux qui ont regardé Fellowship of the Ring de nombreuses fois. En reprenant quelques minutes du premier volet, on s’installe directement dans la continuité de l'histoire en créant un lien très fort entre le premier volet et le deuxième. On découvre «plus» d’histoire dans cette scène, de la même manière que Lord of the Rings: The Two Towers va nous offrir dans la continuité une avancée dans la quête entreprise par la communauté de l’anneau dissoute à la fin du premier épisode. Ce procédé se rapproche réellement de la structure narrative utilisée par Tolkien dans ses livres, interrompant des événements, s’intéressant aux aventures d’autres membres de la communauté dissoute, pour reprendre l’événement initial plus tard. De nombreux auteurs fantastiques ont utilisé ce procédé narratif, aux nombre desquels Straub, King ou Simmons sont certainement les plus populaires. Néanmoins Peter Jackson a réussi le tour de force de ne jamais trop s’éloigner des quêtes principales, raccourcissant des étapes narratives (Merry et Pippin avec Treebeard par exemple) afin de donner au film un rythme plus intéressant.

Tout comme pour le premier volet de la trilogie, ce second se permet des raccourcis par rapport à l’œuvre initiale, tout comme il rajoute des éléments afin de dynamiser le tout. Si dans Fellowship of the Ring une emphase plutôt artificielle était mise sur la relation entre Aragorn et Arwen, on pouvait regretter l’omission de la rencontre avec Tom Bombadil et les événements des Galghals qui reste le premier « événements tragique » du Seigneur des anneaux. Ce deuxième épisode rajoute des éléments purement dramatiques (comme les deux enfants à cheval en Rohan qui préviennent Théoden de l’attaque des Suzerons), tout en omettant d'autres (comme l’amour naissant de Eowyn pour Aragorn, et la création d'un « triangle amoureux » qui sera réglé par des considérations politiques dans l’œuvre originale).

Lord of the Rings: The Two Towers reste un film sombre, ou seul les excentricités de Merry et Pippin ou de Gimli réussissent à donner un peu de lumière à une narration très noire, témoignant une fois de plus de la balance très homogène que Peter Jackson a su créer entre l’œuvre originale et les besoins en divertissement que le cinéma grand public impose.

Les louanges envers le travail de Peter Jackson n'ont cessé d'affluer depuis le premier volet, mais c’est surtout dans ce deuxième épisode que son dévouement, ses qualités de visionnaire et de rassembleur sont réellement mises en avant. Il est clair que le travail hyper détaillé et précis tant de Tolkien lui-même que de l'héritage de ses plus grands illustrateurs (Howe, Lee par exemple) a offert des bases très solides à la production. Néanmoins, l’homogénéité de cet univers visuel est tel qu’on ne peut qu'admirer ce travail. Réussir à transmettre une vision unique à une équipe aussi colossale que celle qui a produite ce film est tout simplement remarquable.

Cette cohésion et cette précision est toute entière matérialisée dans le personnage de Gollum. Loin des inclusions «Accessoires» de personnages générés par ordinateurs comme on a pu les voir dans les dernières production de la franchise Star Wars. Gollum joue ici un personnage à part entière, et qui présente une solide performance d'acteur. Les méthodes techniques utilisées ont d’ailleurs toutes été orientées vers ce réalisme du jeu d'acteur. On est bien loin du Yoda vu dans la Guerre des Clones, et d’un Georges Lucas incapable de transmettre ses volontés de réalisateur à des programmeurs épuisés (voir la scène du «Widow Maker Plan» dans les suppléments de l’épisode deux). On peut réellement parler du premier personnage entièrement généré par ordinateur dans un film traditionnel crédible.

Le travail des studios Weta est à cet égard phénoménal. Les effets spéciaux n’ont qu’un seul objectif, servir une histoire et disparaître complètement afin de rendre les terres du milieu crédible pour le spectateur.

Ce remarquable travail a d’ailleurs permis à Lord of the Rings: The Two Towers de récolter de très nombreux prix pour ses effets spéciaux (huit VES awards sur neuf nominations). Il serait définitivement fastidieux de détailler l'ensemble des prix remportés par ce film, mais on peut citer deux Oscars (effets spéciaux et effets sonores); deux BAFTA; un Hugo; quatre MTV Awards; deux Golden Globes (meilleur film et meilleur réalisateur)… La liste n’en finit pas et récompense à peu près toutes les spécialités du 7eme art.

Lord of the Rings: The Two Towers est un réel tour de force, malgré une position intermédiaire dans l’histoire il conserve son intérêt en fournissant un divertissement de haut niveau (là ou Matrix Reloaded a eu un peu plus de mal à s’en sortir), reste encore très proche de l'œuvre original tout en se permettant des petites modifications qui offrent tant aux fans de Tolkiens qu’aux autres un spectacle de qualité.

Si la version longue du premier Opus était une référence dans le monde de l'édition DVD, celle de Two Towers place la barre encore un peu plus haut, et ce dans tous les domaines évalués ici.


Image
Si la version deux disques a été considéré comme référence, c'est sans jamais se douter que la progression entre ces deux éditions serait aussi vaste. Toujours présenté au format respecté 2.35 :1 dans un transfert optimisé 16:9 et distribué sur deux disques double couche, l'image présentée est non seulement exempte de tout défaut liés à la source, mais aussi de tous défauts de compression ou liés au transfert.

Toutes les qualités décrites dans la version deux disques sont non seulement encore valable, mais sont même dépassés dans plusieurs cas.
Les détails sont d'une richesse inouïe (voir la peau de Theoden), et la colorimétrie constante et flamboyante. Si les couleurs et la lumière ont été numériquement retouchées (keying), on sent que toute l’attention a été mise pour que l’effet sur cette édition soit total. Les bleus des scènes de nuits, les couleurs totalement délavées (Osgiliath) sont d’une constance parfaite et d’un impact fabuleux. Pour se donner une idée du travail réalisé, il suffit de regarder la scène ou Treebeard sort de Fangorn. On passe du bleu au naturel en quelques secondes, pour replonger dans le rouge en regardant vers Orthanc. Les parties sombres sont d,une profondeur exemplaire (et même dans les scènes ou le bleu tend à saturer les noirs) et riches de détails. La brillance et les contrastes, si quelquefois un peu durs sont d’une constance exemplaire.
Pour terminer, la sensation «filmique» n’a jamais semblée aussi palpable, sans l’aide d'aucun grain qui serait parasite.
Exemplaire.



Son
La version évaluée est celle des Etats-Unis, qui propose des sous-titrages en espagnol et en anglais sur tous les disques. La version canadienne devrait rajouter des contenus en français (sous titrages en francais sur les quatres disques, et bande son Dolby 2.0 Surround en francais).
Si l'image est d’un niveau supérieur à l'édition deux disques, que dire du son… La bande son précédemment proposée était d’une qualité très élevée. L’ajout au Dolby Digital 5.1 d’une bande sont DTS/ES n’a pourtant pas empêché de voir la bande sont Dolby Digital 5.1 d’être grandement améliorée.

La version ici évaluée est la très attendue DTS ES. Fellowship of the Ring avait surpris par le dynamisme et la qualité du mixage sous ce format, et c’était donc avec beaucoup d’impatience que nous attendions de voir ce nouvel opus aux excentricité sonores multiples (voix des Ents, bataille de Helm’s Deep etc…). New Line ne s’est pas contentée de nous offrir un format plus performant (ce qui aurait déjà largement suffit), mais ont littéralement remixé la bande sonore. Des éléments musicaux ont été changés (voir la poursuite en Rohan à ce sujet), et les éléments d’effets sonores ont eux aussi été modifiés.
Le résultat est phénoménal et saura mettre n’importe quel amateur aux anges. Le placement est plus que jamais parfait dans un environnement réellement immersif. Les transitions avant arrière sont tout à fait impressionnantes, et les éléments sonores se déploient sur 360 degrés, toujours de façon très précise.

Les dialogues ont encore gagnés en précision. L'édition deux disques offrait une solide performance au niveau des dialogues, mais il semble que pour cette édition quatre disques, le mixage réussisse à centrer et rendre naturelles les voix une coche au dessus. La voix de Treebeard est impressionnante de volume et de précision. La version DTS marque en cela une différence tangible d’avec la version Dolby Digital. La voix de Rhys-Davies, retravaillée à outrance présente des basses caverneuses et très organiques. L’utilisation du canal LFE sur des voix n’est pas chose courante, et le challenge est de taille. Les basses qui sont omnidirectionnelles doivent rester suffisamment en retrait pour ne pas noyer l’effet de localisation sensible dans les parties supérieures du spectre sonore. Il semblait que la version Dolby de la première édition avait prit pour partit de baisser un peu le volume d’infra basse présent dans cette voix entique au profit de la localisation. Cette bande son quant à elle nous offre un bas de registre réellement profond, qui réussit à donner une dimension organique à cette voix lancinante.

Si les différences entre Dolby Digital et DTS sont souvent minces, le DTS a pour caractéristique de mieux gérer les basses fréquences. Certains moments de ce film permettent de saisir l’amplitude de cette différence d’intégration (pour peu que le système de son soit suffisamment révélateur), ce qui est rarement le cas (les infra basses plutôt utilisées de manière « percussive » et non pas harmoniques).
Tout comme la voix de treebeard sera un test vraiment efficace pour votre enceinte d’infrabasse, l’ensemble du film offre des basses très bien tenues et toujours d’une rondeur et d’une précision exemplaire. Les infra basses sont puissantes et utilisées toujours à propos.

Cette édition peut réellement servir de démo pour n’importe quel système. La scène de la bataille de Helm’s deep est en ce sens une vraie mine d’or (comme il l’était expliqué dans la critique de la première édition). La multiplicité des couches sonores, réparties sur 360 degrés est certainement capable de mettre à l’épreuve n’importe quel système, et ce sur toute la chaîne de reproduction (du décodeur au tweeter). La constance des infra basses dans cette scène (avec une poussée impressionnante lors de l’explosion du mur) est du genre de celle qui pose problème aux voisins, et qui impressionnera vos invités.
Malgré cet étalage de puissance et de précision, cette bande son est toujours à sa place. La magnifique et très inspirée trame sonore de Howard Shore est restituée de manière exemplaire, et mixée de manière très adéquate.

Comme nous le verrons un peu plus tard dans la description des suppléments, certains segments s’intéressent particulièrement au son, et vous fournissent des outils pour réellement comprendre la notion de «couches» sonore, et de la complexité de la mixer adéquatement. Si Black Hawk Down était à cet effet une vraie référence, il a maintenant une rude compétition.

Plus que de nous proposer un format sonore supérieur, c’est un remixage de la bande-son qui nous est proposé. Si la version Dolby Digital 5.1 est meilleure que pour l’édition deux disques, la version DTS ES offre une expérience des plus stimulante.

La version Dolby 2.0 surround ne supporte naturellement pas aucune comparaison, même si elle reste d'un excellent niveau considérant les limites de ce format.



Suppléments/menus
Cette édition longue de Lord of the Rings: The Two Towers se compose de quatre disques, les deux premier contenant le programme principal (scindé en deux parties, donc il faut changer de disque), tous les suppléments se trouvent quant à eux sur les deux autres.
Avant d'entrer dans les détails, deux points doivent être avancés. Tout d'abord, ces deux disques contiennent un volume impressionnant de suppléments. Ensuite, malgré les six heures et plus de supplément de la version étendue de Fellowship of the Ring, et les deux heures de supplément de la version cinéma de Lord of the Rings: The Two Towers, tous les suppléments ici offert sont nouveaux, fort intéressants et ne sont d'aucune façon des "redites" des premières éditions. Aussi, si l'organisation suppléments semble similaire, on offre ici un angle de lecture différent. Par exemple, la section consacrée à Tolkien propose une autre facette de sa biographie (qui là est plus orientée vers sa vie sociale et les motivations de l'écriture de la trilogie).

Les deux premiers disques offrent quatre pistes de commentaires audio différentes. Tout d'abord, celle du réalisateur Peter Jackson et des écrivains qui ont adaptés le film. À ce propos, cette piste de commentaires audio est la seule apparition directe de la femme du réalisateur (Fran Walsh) qui malgré un anonymat choisit dans ces suppléments et les événements promotionnels est réellement un des piliers de ce film. La seconde piste se compose du "Design Team" avec entre autres le très attachant Richard Taylor, ainsi qu'Alan Lee et John Howe. Le troisième "Production/Post-production Team" est suivi de la piste de commentaire des acteurs (qui participent tous à cette expérience du commentaire). Il convient de noter que c'est actuellement un des rares endroits ou Sir Ian McKellen est représenté, il est terriblement absent de l'ensemble de ces suppléments (peut être en tournage quand les suppléments ont été préparés).

Des ces quatres pistes, celle du réalisateur et celle des acteurs se démarquent réellement. Peter Jackson offre de très belles informations, et les écrivains prennent le temps d'expliquer certains de leurs choix narratif, ce qui permet à de nombreuses occasions de réconcilier les amateurs de Tolkien avec certains choix. La piste des acteurs est quant à elle très drôle, on a plus l'impression de participer à une réunion de vieux amis qui étaient au même camping l'été passé que d'autre chose. La bonne humeur est réellement de mise et sait être communicative. Les deux autres pistes restent très techniques, et autant le dire, assez indigeste pour la plupart. En fait l'ensemble des données techniques décrites par cette très nombreuse équipe le sont déjà dans les nombreux autres segments des deux autres disques, et ce de manière beaucoup plus distrayante.

Le troisième disque, intitulé "The Journey Continues..." offre cinq segments originaux ainsi que deux cartes interactives et des galeries d'images. L’introduction de ce disque est faite par Peter Jackson.
Le premier de ces segments s'intitule "J.R.R. Tolkien: Origins of Middle-Earth" qui traite de l'auteur de la trilogie, mais cette fois-ci d'une manière un peu plus "sociale" et historique (professeur d'université; ancien combattant des tranchées de 14-18...). Pour continuer sur la lancée des auteurs, le second segment intitulé "From Book to Script: Finding the Story" propose en 21 minutes de nous exposer les impératifs qui ont été reliés à l'écriture de cet épisode. Naturellement sa position intermédiaire dans la trilogie en faisait un défi particulièrement compliqué. Comme toujours Fran Walsh est absente, mais on parle tellement abondamment d’elle que sa présence est permanente. Deux segments de quarante-cinq minutes suivent, construits un peu comme pour la version étendue de Felowship of the Ring, à savoir “Designing and Building Middle-Earth” et « Weta Workshop ». Ces deux segments présentent de manière très détaillée les étapes de productions (déjà abordées en partie dans les suppléments de Fellowship) mais en mettant l’emphase sur les éléments de Lord of the Ring: The Two Towers, et sur d’autres éléments seulement effleurés précédemment (construction des armures etc.). La technicité de ces segments pourraient ennuyer quelques personnes, mais cela offre aux amateurs une vision très impressionnante du travail qui a été investit dans ces films.

Pour terminer un segment de quarante minutes intitulé « Gollum » s’intéresse plus particulièrement à la genèse et aux évolutions de ce personnage au fil de la production. On y découvre les plans initiaux concernant Gollum (notamment ses premiers designs), et l’impact de l’acteur Andy Serkis, normalement sélectionner pour faire seulement la voix. L'histoire de Serkis et de comment il s’est imposé sur le film, et comment il s’est imposé par son talent comme le Gollum de Tolkien est réellement intéressante. Tout comme Viggo Mortensen on sent que leurs énergies allouées sans réserve à la production ont fortement participé au succès de l’entreprise.

En plus de ces segments, deux cartes interactives sont proposées. La première, Middle Earth Atlas propose de retracer les routes prises par les différents membres de la communauté explosée. On peut ainsi suivre les chemins prit par chaque groupe, et avec chaque étape un extrait du film remettant le lieu dans le contexte du film. La seconde carte, intitulé New Zealand as Middle Earth nous présente la Nouvelle Zélande à travers les repérages, offrant aux spectateurs de remettre le tournage dans la réalité. Ces segments sont composés d’interview et d’interventions de plusieurs membres du tournage.
Chose étrange, les très nombreuses galeries commentées sont difficilement accessibles (il faut passer à travers l’index, puis faire une série de « suivant »), et la page deux de cet index offre deux segments qui ne sont pas offert dans les suppléments normaux, dont un plutôt amusant ou un des producteurs enfile le pyjama de Andy Serkis pour jouer Gollum (de façon naturellement drole…). Suive de très nombreuses galeries, certaines images étant complétées d'un commentaire. Nous ne les avons pas comptées une à une, mais on parle d’environ 1500 images couvrant la plus grande partie des designs.

Le second disque de suppléments, intitulés « The Battle for Middle Earth Begins » se compose de huit segments, d’une application interactive et d'un autre ensemble de galerie d’image.
Après une brève introduction de Elijah Wood, on entre directement dans un segment intitulé Warrior of the Third Age (21 minutes) qui présentent les équipes de cascadeurs et les préparations nécessaires aux acteurs afin d’affiner leurs techniques à l'épée ou autre. Ce segment est particulièrement intéressant puisqu’on apprend que dans la version originalement prévue, Arwen devait rejoindre Aragorn à Helm’s Deep pour se battre (hérésie qui avait été violemment décriée sur Internet). On nous offre même quelques scènes qui avaient été filmées. Ensuite, un segment plutôt long (69 minutes) intitulé Cameras in Middle-Earth nous présente de manière réellement fascinante le tournage de ce film. On passe par l’ensemble des lieux marquants du film, et on nous offre une vision très complète de la complexité et des challenges qui ont été rencontrés pour ce volet. Tout comme dans d’autres segments, on insiste particulièrement sur la difficulté de la fin du tournage, ou la date de remise finale semblait de plus en plus improbable. Ce «stress» de fin de post-production est réellement tangible, et l’on sent toute la pression de l’industrie sur cette équipe.

Tout comme dans la version deux disques, un segment (différent malgré tout) nous présente en 21 minutes les maquettes utilisées (nommées ici les big-atures), leurs conceptions et les défis entourant l'utilisation de ce type d'effet spécial. Ces éléments sont réellement fascinant car ils introduisent une réelle notion d'artisanat dans toutes ces possibilités numériques, et insiste sur le fait que le réelest souvent meilleur que le virtuel.
Avant d’attaquer un nouveau segment concernant les caractéristiques sonores du film, nous est présenté un segment intitulé Editorial, Refining the Story insiste de nouveau sur la complexité d’amener une telle histoire à l'écran (un peu comme le segment du premier disque de suppléments From Book to Script), mais d’une manière plus pratique et soulevant les clins d’oeils intégrés pour satisfaire les fans.

Suivent deux segments entièrement consacrés au son. Tout d’abord, un segment de vingt-cing minutes intitulés Music of Middle Earth nous présente (en continuité des suppléments de Fellowship) le travail fait par Howard Shore sur cette nouvelle trame-sonore. Ce segment nous montre tout comme le segment sur le son comme la fin de cette post-production a été compliquée (essentiellement car Peter Jackson a réédité jusqu’au dernier moment ce film). Un excellent segment intitulé the Soundscape of Middle Earth nous offre en 21 minutes de rencontrer les artisans du son de ce film. On y voit toutes les spécialités de ce domaine, et surtout on voit enfin les bruiteura, toujours présents sur les bandes-sons des films, mais dont le remarquable travail, rarement remarqué est réellement indispensable. Ce reportage est certainement un des meilleurs sur ce thème vu jusqu’alors sur la création de la bande son, et sur le mixage final. Afin d’illustrer ce segment, un outil interactif intitulé «Sound Demonstration» qui permet de jouer avec sept couches de son utilisées dans la scène de Helms Deep. Ces segments se concluent par «The Battle of Helm’s Deep is Over » (10 minutes), avant de nous présenter comme pour le premier disque une très fournie galerie d’image, certaines encore avec des commentaires audio.

Le volume impressionnant de ces suppléments ne réduit en rien leur qualité, tout est parfaitement à sa place, et complètent très adéquatement les suppléments de Fellowship of the Ring (sans sensation de redite). Tous fan de Tolkien, amateur de cette trilogie ou amoureux du cinéma y trouvera forcemment des heures de plaisir et d'informations. Un réel tour de force.






Conclusion
Tout comme pour la version étendue de Fellowship of the Ring, New Line nous offre à nouveau une magnifique édition qui impose de nouveaux critères de perfections dans le domaine du DVD. Si les films cinéma sont magnifique, l’existence de ces versions étendues nous permettent une immersion encore plus grande tant dans l’œuvre écrite de Tolkien (en accédant à plus d'éléments d'histoire originaux) que dans celle des magnifiques artisans qui sont au cœurs de ces films.

Une édition indispensable pour tout amateurs de ces films ou de ces auteurs, et certainement indispensable à ceux cherchant à voir les performances réelles de leur système de cinéma maison.
Mais naturellement, la décision de cet achat était fait bien avant cette lecture, se basant sur l'expérience de la première version étendue.


Qualité vidéo:
4,8/5

Qualité audio:
4,8/5

Suppléments:
4,8/5

Rapport qualité/prix:
4,8/5

Note finale:
4,8/5
Auteur: Thomas Geffroyd

Date de publication: 2003-11-16

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Lord of the Rings, The: The Two Towers

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
223 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
New Line

Produit:
DVD

Nombre de disque:
4 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX*
Anglaise DTS ES 6.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Quatre pistes de commentaires audio, reize segments, documentaires, galeries d'images commentées, applications intéractives et livret

Date de parution:
2003-11-18

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