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DVDEF

Final Destination 2 (Infinifilm)

Critique
Synopsis/présentation
Si le cinéma d’horreur, plus précisément le « slasher » a connu un engouement monstre il y a quelques années, il semblerait aujourd’hui que ce « mouvement » soit déjà en train de montrer des signes d'épuisement. Cette soudaine popularité, on la doit surtout au Scream de Wes Craven. Petit film d'horreur en apparence banale, Scream avait remis au goût du jour les conventions du « slasher » avec un certain panache. Résultat : un succès inespéré au guichet. Il n'en fallu pas plus aux producteurs des studios hollywoodiens pour se mettre à produire en série nombre de films d’horreurs du même gabarit et destiné au public adolescent en mal de sensations fortes. Les films d'horreurs se sont alors mis à se succéder sur les écrans à une vitesse alarmante. Tous des dérivés les uns des autres, ces œuvres n'avaient rien de la fraîcheur de Scream, ni de l’efficacité des œuvres phares du genre telle que Halloween. Mais aujourd’hui, il semble que le mouvement se soit enfin essoufflé. Les films d'horreurs sombreront-ils à nouveau dans l’obscurité jusqu’à nouvel ordre ? Possiblement… mais en attendant, force nous est d’endurer une énième variation de ce genre plus qu'éculé. Voici Final Destination 2.

À sa sortie, le premier Final Destination avait le mérite de se distinguer de ses concurents en offrant un sujet nettement plus original. Pour une fois, le « tueur » du film n’avait pas de forme, qu’elle soit humaine, animale ou monstrueuse. L’ennemi n’était nul autre que la mort elle-même. Et elle éliminait ses victimes une à une de la façon la plus imprévisible, la plus implacable qui soit. Le film nous donnait non seulement droit à de bons moments de tension, mais aussi à une thématique plutôt intéressante sur la destinée et la mort. Évidemment, comme le film fut un succès, il n’était qu’une question de temps avant qu’une suite soit produite. Voilà donc chose faite. Et la question habituelle s’impose : cette suite est-elle à la hauteur de son prédécesseur ? Absolument pas… Le dessein de ce film était évidemment purement commercial, et strictement rien dans cette intrigue ne méritait d’être raconté. En fait, tous les éléments du scénario ne sont prétextes qu’à présenter des scènes chocs et une surenchère de violence. Les auteurs tentent bien de faire un lien entre cette suite et l’œuvre original, mais le prétexte est on ne peut plus boiteux et invraisemblable.

Pourtant, malgré tous ces défauts, force est d’admettre que Final Destination 2 s’avère être un film relativement divertissant… à condition bien entendu de laisser son esprit critique et cartésien de côté ! Si le film réussit à nous amuser, c’est grâce à sa façon d’aborder les éléments d’horreur sous un angle résolument plus « gore » (ou sanglant) que horrifique. Les morts du film sont si violentes, si sanglantes et en même temps si ridicules qu’elles forcent le sourire. Tel est d’ailleurs la recette du cinéma « gore », forcer la surenchère jusqu’à atteindre la dérision la plus totale. Et bien sans aucun doute, la surenchère est bel et bien au menu de ce film. Les amateurs du genre, qui n’ont pas toujours la chance de voir des films « gore » de cette qualité (au point de vue des effets spéciaux, évidemment…), apprécieront probablement le spectacle. Il faut dire d’ailleurs que ce spectacle est fichtrement bien mené par le réalisateur David R. Ellis. Les scènes d’actions sont réalisés avec une efficacité surprenante, comme en témoigne le spectaculaire accident d’ouverture. En bref, Final Destination 2 n’est peut-être qu’une banale suite de bas-niveau sans aucun mérite artistique, mais pris au premier degré le film risque de vous amuser plus que vous ennuyer.


Image
Final Destination 2 est offert dans le format respecté de 1.85:1 et d’après un transfert 16:9 (dit anamorphosé). Un transfert plein écran (1.33:1) est également disponible sur la deuxième face du disque. À noter que pour ce transfert plein écran, la fonction Infinifilm et ses suppléments ne sont pas accessibles.

Une fois de plus, c’est un transfert pratiquement digne des plus hauts standards que nous propose la New Line. Tout d’abord, l’interpositif employé pour le téléciné était visiblement dans un état optimal puisque aucune anomalie, quelle qu’elle soit, n’est perceptible. L’image est toujours parfaitement nette et précise. La définition est remarquable et laisse pleinement voir les moindres détails et textures. L'étalonnement des couleurs est sans faille. Les superbes couleurs sont riches, purs et bien saturées. Aucun débordement n’est à déplorer. Les teintes de peau ont une apparence naturelle et ne sont marquées d’aucune dominante. Le contraste est correctement gèré, tout comme la brillance (niveau des noirs). Les noirs sont d’une pureté et d’une profondeur irréprochable. Jamais vous n’y verrez un quelconque fourmillement. Les parties sombres affichent des dégradés subtils et précis qui ne bloquent jamais.

À ces qualités mentionnons en plsu qu'il n'y a aucune sur-accentuation des contours tandis que la compression est pratiquement sans problèmes.


Son
New Line nous propose ici trois bandes-son en langue anglaise : une DTS 6.1 ES, une Dolby Digital 5.1 EX et finalement une Dolby Surround 2.0. Au Canada, où Alliance-Atlantis distribue cette édition, le mixage anglais Dolby Surround 2.0 a été substitué pour un doublage français de même format.

Les deux bandes-son multi-canaux, que ce soit la DTS 6.1 ES ou la Dolby Digital 5.1 EX, sont d'un dynamisme percutant. La présence de ces mixages tout comme leurs profondeurs sont excellentes. Le champ-sonore se déploie de toutes les enceintes disponibles. Un positionnement précis des différents éléments sonores marque ces mixages multi-canaux. Les effets d’ambiophonies abondent et sont employés de façon très appuyée et dynamique. Les transitions canaux à canaux, tant avant/arrières que stéréophoniques, sont étourdissantes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les scènes d'action ne manquent pas d'impact ! Dans tout ce boucan, la trame-sonore passe quelque peu inaperçu, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit… Les dialogues, peu nombreux il faut l'avouer, sont néanmoins toujours intelligibles et naturels. Les basses sont correctement reproduites (avec un avantage pour la bande-son DTS où ces dernières semblent avoir plus d'impacts). Le canal .1 (LFE) est souvent mis à contribution, livrant des basses fréquences allant en deçà des 25Hz.

De toutes les bandes-son offerts sur cette édition, c’est sans contredit la DTS 6.1 ES qui est la plus interessante. Celle-ci apparaît beaucoup plus dynamique et précise que la contrepartie Dolby Digital 5.1 EX. À noter pour les consommateurs qui ne sont pas dotés d’un décodeur DTS à six canaux, le mixage DTS 6.1 ES est parfaitement compatible avec un système DTS conventionnel et DTS ES matricielle.

Des sous-titres sont offerts en anglais seulement.


Suppléments/menus
Final Destination 2 est offert sous la bannière Infinifilm. Comme pour tous les titres présentés sous cette bannière, les suppléments sont ici divisés en deux sections bien distinctes. Beyond the Movie présente des suppléments qui traitent des thématiques soulevées par le film, tandis que All-Access Pass s’attarde à la production même du film. Tous les suppléments peuvent à la fois être visionnés indépendamment du film ou encore via le mode Infinifilm. À l’instar du Follow the White Rabit de Matrix, cette option permet d’accéder à certaines portions de ces suppléments pendant l’écoute du film lorsqu’on appui sur la touche Enter/Select de la télécommande à l’apparition du logo Infinifilm.

Dans la section Beyond the Movie, vous retrouverez en premier lieu un segment intitulé The Terror Gauge (14 mins.). Ce documentaire étrange nous conduit dans les coulisses d’un texte scientifique testant les réactions de trois sujets tandis qu’ils visionnent Final Destination 2. Une docteure nous décrit les effets physiques de la peur et utilisent les sujets à titre d’exemple. Étonnamment, ce documentaire s'avère être assez fascinant !

Cheating Death : Beyond and Back (18 mins.) nous présente des témoignages de gens qui ont apparemment vu la mort de près pour ensuite être ramenés à la vie. D’un intérêt nul, ce documentaire n’apporte strictement rien de neuf ou qui n’ait déjà été dit. À éviter… Choose your Fate est un jeu débile qui nous donne des prédictions ridicules sur notre avenir… Cette section comporte également une piste de sous-titres informatifs (fact track). Vous y trouverez bon nombre d’informations techniques sur le tournage du film ainsi qu’une panoplie d’anecdotes parfois amusantes.

La section All-Access Pass nous offre tout d’abord une piste de commentaires audio animée par le réalisateur David R. Ellis, le producteur Craig Perry et les scénaristes Eric Bress et J. Mackye Gruber. Cette piste est très intéressante en ce sens que les quatre animateurs décortiquent toute la production du film de façon concise et détaillée. Les silences sont rares et le ton est enjoué.

Vient ensuite Bits and Pieces : Bringing Death to Life (31 mins.). Ce documentaire est surprenant. On ne perd pas une seule minute à résumer l’histoire du film ou a féliciter le talent des artisans impliqués. D’entrée de jeu, le documentaire nous dresse un historique complet de l’histoire du cinéma « gore », pour ensuite en venir aux influences desquelles est né Final Destination 2. Absolument fascinant, pour les amateurs du genre à tout le moins. Le documentaire s’attarde ensuite à la conception et à la création des effets sanguinolents du film de façon très détaillée. Franchement, ce documentaire s’élève bien au-dessus de la moyenne.

Une série de scènes coupées et alternatives est également offerte. La plupart de ces scènes sont d’un intérêt plutôt nul, si ce n’est d’une version plus sanguinolente de la mort de l’hôpital. Les bandes-annonces originales et deux vidéoclips (« Middle of Nowhere » de Blank Theory et « Seven Days a Week » par The Sound) concluent cette section.

En ce qui concerne l’option Infinifilm, il est à noter que celle-ci ne permet pas seulement de visionner l’ensemble des suppléments répartis durant le film, mais également d’accéder à des vignettes inédites qui ne sont pas accessibles autrement. Une première pour New Line, un geste qui ne manque pas d’agacer. Quoi qu’il en soit, en étant attentif vous aurez droit à quelques auditions ainsi que des entrevues supplémentaires.

Une section DVD-ROM nous donne également accès au scénario original, à un jeu interactif ainsi qu’à des fonds d’écran à télécharger.



Conclusion
Final Destination 2 est bien loin de ré-inventer le film d’horreur, tout au plus s'agit-il d'un série B plutôt amusant, pour autant qu’on le prenne au premier degré. Techniquement, cette édition livre la marchandise à tous les niveaux. La qualité d’image est absolument remarquable tandis que les mixages multi-canaux sont tout à fait dignes du genre. Quant aux suppléments, non seulement sont-ils nombreux mais ils ont le mérite d’être variés et généralement instructifs. Une excellente édition.


Qualité vidéo:
4,4/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
3,7/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2003-08-04

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Final Destination 2

Année de sortie:
2003

Pays:

Genre:

Durée:
90 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Alliance Atlantis

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-14 (double face, simple couche/double couche)

Format d'image:
1.85:1 et 1.33:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX*
Anglaise DTS ES 6.1
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Infinifilm, piste de commentaires audio, sous-titres informatifs (fact track), documentaires, scènes coupées et alternatives, jeu de hasard, vidéoclips, bandes-annonces et DVD-Rom

Date de parution:
2003-07-15

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