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DVDEF

Treasure Planet

Critique
Synopsis/présentation
Une nouvelle fois le roman de Robert Louis Stevenson L'Ile au Trésor est adapté au cinéma. Treasure Planet en est une transposition dans un univers de science-fiction dans lequel tout, même les vaisseaux spatiaux, garde un aspect inspiré du XVIIIème siècle. Adaptation sans éclat d'une histoire archi-connue, le scénario n'a aucune originalité.

Les réalisateurs, Ron Clements et John Musker, ont réalisé ensemble par le passé La Petite Sirène et Aladdin et Hercules pour les mêmes studios Disney. Le projet date d'ailleurs de l'époque où ces deux réalisateurs ont proposé La Petite Sirène aux studios Disney.

L'introduction est presque caricaturale, mettant en scène le jeune Jim Hawkins se faisant attraper par des gendarmes-robots pour avoir fait de la planche à voile aérienne dans une zone interdite. Peu de temps après, un homme étrange meurt en confiant à Jim une sphère étrange en lui demandant de la tenir hors de portée d'un certain cyborg. Après quelques péripéties, dont la destruction de l'auberge tenue par sa mère, Jim se rend compte que la sphère peut projeter une carte holographique montrant le chemin à suivre pour parvenir à la légendaire Planète au Trésor, où le non moins légendaire Capitaine Flint a caché le butin des mille mondes, résultat d'une vie entière de pillages. Avec le Docteur Doppler, qui a recueilli Jim et sa mère après la destruction de l'auberge, ils arment un vaisseau afin de découvrir le trésor mythique. En chemin, Jim fait la connaissance de John Silver, cuisinier à bord, un cyborg sympathique dont les intentions ne sont toutefois pas très claires...

Si l'histoire est d'un manque d'originalité consternant, le film offre par contre des images tout à fait spectaculaires et une animation de grande classe, comme souvent chez Disney. Le mélange d'animation traditionnelle et d'images de synthèse est particulièrement réussi. Les décors, pour la plupart en 3D, offrent grâce à des textures subtiles et l'utilisation de logiciels propres à Disney un aspect proche de décors peints, même lors des mouvements de caméra les plus spectaculaires. L'intégration la plus impressionnante d'animation traditionnelle et 3D se trouve être John Silver, dont un bras est entièrement animé en 3D alors que le reste est dessiné à la main. Les décors somptueux et les effets spéciaux particulièrement réussis contribuent à faire de ce film un vrai régal pour les yeux.

Si ce film ne restera certainement pas dans les mémoires comme étant un grand classique du studio Disney, il représente un aboutissement technologique d'une grande beauté. Les techniques d'intégration d'animation traditionnelle et d'images de synthèses sont ici parfaitement maîtrisées, et les techniques de rendu utilisées pour les décors participent à rendre les images tout superbes et détaillées sans avoir le côté parfois artificiel propre aux images de synthèse. Il s'agit là d'un film peu intéressant, mais vraiment agréable à regarder.


Image
L'image est présentée au format respecté de 1.66:1 d'après un transfert 16:9. Le format utilisé lors des projections en salles était de 1.85:1, mais le film a en réalité été produit en 1.66:1, un format d'image commun en dessin animé.
Le film ayant été entièrement coloré et composé sur ordinateur, le transfert est entièrement numérique (c'est à dire sans passer par l'étape d'un télécinéma). La définition est impeccable et offre un magnifique rendu des textures, notamment sur les décors qui sont très détaillés.
Les couleurs sont chatoyantes et pures. On n'observe aucune flustuation de la balance de couleur et bien sur tout débordement est évité. Le contraste est parfaitment ajusté, et les zones sombres de l'image ne présentent aucun défaut notable, avec des noirs impeccables et un excellent niveau de détail.

Une légère surdéfinition des contours est parfois visible, ainsi que les problèmes de compression habituels sur les contours des personnages dessinés. Certains dégradés dans les décors subissent parfois un effet dit "bandes de mach", où des discontinuités apparaissent dans ces dégradés.

Malgré ces défauts de compression, la qualité d'image est globalement d'un bon niveau et permet de profiter du magnifique travail fait par les artistes de Disney sur ce film.



Son
Le bandes-son proposées sur cette édition sont : Anglais Dolby Digital 5.1, Français et Espagnol Dolby Surround 2.0. Les seuls sous-titres disponibles sont en Anglais (cc).

La bande-son, très dynamique, offre une belle présence. L'espace sonore est plutôt convaincant, offrant une belle spatialité et un champ sonore immersif. La très bonne séparation des canaux permet d'offrir une belle précision dans le placements des éléments dans le champ sonore. La trame sonore est très bien intégrée, profitant elle aussi de tous les canaux disponibles. Les canaux d'ambiophonie sont très présents, mais sans exagération, et les effets de transition sont fluides.

Les dialogues sont nets et bien intégrés, et les acteurs qui prêtent leurs voix aux personnages sont globalement convaincants. Les basses sont bien présentes, sans jamais appui excessif, avec une utilisation judicieuse du canal .1 (LFE) qui ajoute de la profondeur à celles-ci.

Sans être une référence, cette bande sonore multicanaux est d'un excellent niveau. Les doublage Français et Espagnol, limitées au Dolby Surround, sont évidemment nettement en-deçà de la version originale, le champ sonore étant nettement moins précis et dynamique.


Suppléments/menus
Bien qu'il s'agisse d'une edition simple disque, les suppléments sont pour le moins nombreux.

Le Menu des suppléments permet d'accéder à trois sections, Intergalactic Space Adventures , Deleted Scenes et Behind the scenes et offre l'accès à l'option Visual Commentary. Celle-ci, en plus d'offrir un commentaire audio traditionnel, entraîne la lecture automatiques de certains documentaires a certains moments du film, un peu comme le "Follow the White Rabbit" de the Matrix ou plus récemment l'option comparable dans X-Men 1.5, à ceci près que les branchements ne sont pas optionnels.

Le menu Intergalactic Space Adventures permet d'accéder à des suppléments s'adressant pour la plupart à un public familial. RLS Legacy : Virtual 3D Tour and Treasure Hunt permet d'accéder à deux visites du vaisseau en 3D, Technical Tour (11:12) et Nautical Tour (9:32), fort peu différentes l'une de l'autre (seuls le commentaire et le montage varient), ainsi qu'à un jeu interactif de chasse au trésor à l'intérieur du même vaisseau, Treasure Hunt. Ces trois suppléments sont plutot ennuyeux et ne s'adressent vraiment qu'au plus passionné de ce film. DisneyPedia : The Life of A Pirate Revealed est une mini-encyclopédie interactive s'adressant aux plus jeunes, n'offrant que peu d'intérêt. Disney's Animation Magic (14:29) est une compilation de divers segments portant sur différents aspects de la production d'un dessin animé chez Disney, introduits par Roy Disney. I'm Still Here (Jim's Theme) - Music Video Performed by John Rzeznik of the Goo Goo Dolls (4:13), est, comme son nom l'indique, un clip musical.

Le menu Deleted Scenes permet d'accéder à trois scènes inédites, présentées par les réalisateurs et producteurs du film. Original Prologue : Adult Jim (3:01) montre comment le prologue aurait pu être moins caricatural, les deux autres Aletrnate Ending : Rebuilding the Benbow (1:11) et Jim meets Ethan (2:00) étant d'un intérêt nettement moindre. Comme d'habitude pour un dessin animé, les différents plans composant ces scènes coupées ne sont pas tous finalisés, loin de là.

Behind The Scenes, enfin, permet d'accéder à une multitude de suppléments divers qui intéresseront les cinéphiles.
Story permet d'accéder à la bande-annonce du film Treasure Island de 1950 produit par Disney, ainsi qu'à une galerie.
Art Design offre l'accès à deux documentaires, the Brandywine School (2:26) sur un mouvement d'illustration traditionnelle américain dont les dessinateurs se sont inspirés, et The 70/30 law s'intéressant à la loi du "70% traditionnel, 30% futuriste" qui a présidé à la direction artistique du film, et enfin à une galerie.
Animation mène à des documentaires sur l'animation du film. The "Hook" Test (1:02) révèle que les premiers tests d'animation de bras mécanique en 3D ont été faits en greffant ce premier bras sur des animations du Capitaine Crochet issues de Peter Pan. Animation : Delbert Doppler (1:11), Silver Progression Animation (2:28) et Pencil Animation (qui comporte deux segments, Amelia's Cabin (2:12) et Rough Animation to Final Film Comparison (1:41) ) montrent différents aspects du travail d'animation.
Deleted Scenes est un sous-menu redondant avec celui décrit plus haut.
Dimensional Staging permet d'accéder à des suppléments portant sur la mise en scènes des séquences 3D du film : une galerie, Color Keys et trois documentaires, Layout Demonstration (1:25) sur les animatiques simplifiées en 3D permettant la prévisualisation, Treasure Planet Found (2:10) sur la séquence au coeur de la planète et Lighting (1:14) sur l'éclairage des scènes 3D.
Merging 2D and 3D Worlds est une sous-partie sur l'intégration des éléments 2D et 3D, avec deux documentaires très intéressants, Pose Camera (1:44) et Effects Animation (1:21) et un accès redondant aux explorations 3D du RLS Legacy.
Music est un accès redondant au clip musical cité plus haut
Release, offre l'accès à la pré-bande annonce (1:28) et à la bande-annonce (2:22) du film, ainsi qu'aux affiches.

Les suppléments sont nombreux, et les menus magnifiques mais touffus. De multiples redondances semblent n'avoir pour seul but que de donner l'impression qu'il y en a plus que ce qu'il y a vraiment sur le disque. L'option Visual Commentary, avec ses branchements obligatoires, n'est pas aussi intéressante que les options comparables sur existantes sur les éditions de The Matrix et X-Men. Les documentaires proposés sont globalement d'un bon niveau, ceux accessibles par le menu Behind the Scenes étant les plus intéressants du lot.



Conclusion
Voilà une édition d'un bon niveau d'un film qui, sans être très intéressant, est tout de même agréable à regarder grâce à la beauté des images. La qualité d'image est bonne, même si elle aurait pu être meilleure donnant plus de place sur le disque pour le film et en retirant certains suppléments inutiles. La qualité sonore est très bonne, et parmi les suppléments très nombreux s'en trouvent certains réellement intéressants sur la production de ce film. Les amateurs de techniques d'animation modernes seront certainement intéressés par cette édition. Le public à la recherche d'une vraie histoire originale aura plutôt intérêt à se tourner vers autres choses.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,4/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2003-04-30

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Panasonic CT-36D11E / Moniteur ViewSonic P95f, PC avec GeForce3 et Sonic CinePlayer, Récepteur Denon AVR-1602, Enceintes Wharfedale Cinestar 30 (5 Vivendi Modus Cube + 1 PC-8).

Le film

Titre original:
Treasure Planet

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
95 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Buena Vista

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.66:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Oui

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Documentaires, Scènes coupées, Galeries, Jeux interactifs, Bandes-annonces, section DVD-ROM, THX Optimode

Date de parution:
2003-04-29

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