Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Star Wars: Episode II - Attack of the Clones

Critique
Synopsis/présentation
Les amateurs attendaient de pied ferme le deuxième épisode de cette saga. Bizarrement, on sembla mieux accueuillir Attack of the Clones que son prédecesseur, The Phantom Menace, paru en 1997. L'univers Star Wars (ultime phantasme adolescent?) a créé un engouement où les plus passionnés perdent malheureusement toute commune mesure et sens de l'analyse. Car bien froidement, en tant que mise en scène, Attack of The Clones est une oeuvre mineure qui témoigne éloquemment d'un George Lucas essouflé, du moins en tant que réalisateur.

On peut légitimement se demander si Lucas n'a pas oublié ce qui, au delà de tous les effets spéciaux, à fait la force de la trilogie IV-V-VI, à savoir une attention aux personnages/acteurs. La première trilogie mettait habilement en scène l'archétype de caractère: la figure patriarchal (Obi-Wan Kenobi/Alec Guiness), le mal absolu (Darth Vader/David Prowse, voix de James Earl Jones), l'aventurier libre (Hans Solo/Harrison Ford), etc. Attack of The Clones met en scène des personnages qui ne transcendent jamais l'action vue à l'écran. Non pas que la direction d'acteur soit la force d'un Lucas, mais au moins il fut un temps où le réalisateur mettait en scène des personnages, à défaut d'être subtils, typés. Il faut dire que les Ewan McGregor, Natalie Portman, Hayden Christensen et Christopher Lee, malgré toute leur bonne volonté, sont handicapés par des dialogues d'un pathétisme lamentable. Hayden Christensen (Anakin Skywalker), avec sa bouille de jeune premier (bonjour le public adolescent), n'a jamais vraiement eu la chance, ici, de faire valoir son talent. On a vaguement l'impression que George Lucas, pris à mettre en scène un fil scénaristique annoncé et des obsessions numériques, ne sait trop comment intercaler jeu d'acteur et scène d'action, ou plus exactment on dirait presque qu'il y a dychotomie entre les deux.

Ce qui est d'hommage, c'est de voir à quel point ce scénario manque cruellement de subtilité. Dès les premières minutes du film, il y a confrontation verbale entre Anakin Skywalker et Obi-Wan Kenobi. Alors que la chute annoncée d'Anakin aurait dû être fait à un deuxième niveau, Lucas nous la télégraphie. Lucas fait-il encore confiance à son public où tout se doit d'être souligné à gros traits? Sa manière de filmer l'amour naissant entre Anakin et la sénatrice Padmé Amidala relève du cliché absolu; les champs en fleur où s'épanchent les amoureux, le feu de foyer où l'amour est déclaré. Le réalisateur a une aversion évidente pour tout ce qui n'est pas clair et limpide. Un des plus bel exemple sont les planètes que le réalisateur montre; la planète d'eau, la planète ville et la planète désert. Chacune est uniforme et sans diversités, d'un monolitique simpliste. Incidemment, ceci ne peut que faire réfléchir à une certaine vision du monde qu'à le peuple américain, où tout ce qui est extérieur aux États-Unis doit se schématiser en concepts simples. Cette façon de simplifier le monde est récurante dans le cinéma hollywoodien (par exemple la Somalie de Ridley Scott dans Black Hawk Down) et Lucas n'y fait pas exception.
Cette américanité s'exprime aussi dans les bases mêmes du film où les clônes (et droïdes fabriqués en série), négation même de l'individualisme et de la singularité, sont les symboles du mal (l'enfer Dantesque de l'usine sur Geonosis). Du même coup, Lucas y va de son commentaire sur la génétique et le clonage...

Attack of the Clones cumule les emprunts, mettant parfois mal à l'aise. Remarquez que ceci n'est pas nouveau, la construction de Star Wars (épisode IV) rappelait celle The Fall of the Roman Empire (Anthony Mann, 1964) et les références à d'autres films sont communes (The Searchers (1956), Triumph of the Will (1936), The Hidden Fortress (1958)). Certaines séquences d'Attack of the Clones évoquent les Blade Runner,, Gladiator, The Sound of Music en plus de faire un clin d'oeil à Ray Harryhausen. Le problème n'est pas vraiement les emprunts, mais bien que ceux-ci sont franchement trop évidents.

Les inconditionels de la saga préfèrent généralement ce deuxième épisode, mais pourquoi? The Phantom Menace était peut-être culturellement plus éloigné de la première trilogie produite. En ce sens, l'identitification était plus difficile. Toutefois, sur le strict plan de la réalisation, The Phantom Menace est plus maîtrisé. Les abus et excès de Star Wars Episode II: Attack of the Clones (références, montage en parralèle) en font une oeuvre décevante, malgré quelques bons moments. Le geste le plus sage qu'aurait pu poser Lucas aurait été de confier la réalisation du film à un autre cinéaste et de se concentrer sur la production. Car prit à gérer sa révolution numérique et la manière de produire un film, il en oubli la mise en scène...

La plus grande force de Star Wars Episode II: Attack of the Clones reste surement se facture visuelle. Esthétiquement, nous sommes en terrain connu; il faudrait plus parler d'évolution que de révolution, mais au bout du compte, le résultat final est diablement efficace. Lucas, et ses artisans, ont réussi la création d'un monde plastiquement cohérent et stimulant. À cet égard, les prouesses ne peuvent qu'être remarqué.



Image
Star Wars Episode II: Attack of the Clones est présenté au format respecté de 2.35:1 et ce, d'après un transfert anamorphosé.
Ce film fut tourné entièrement sur support numérique (caméra Sony HDW-F900) à une résolution 1080p (24 fps). Dans la plupart des cinémas, le film fut présenté d'après un interpositif 35mm. Toutefois, quelques cinémas équipés de projecteur DLP (Digital Light Projection) eurent la chance de présenter cette production directement depuis la matrice numérique. En vue de cette édition DVD, on a utilisé la même matrice. À l'instar de certaines productions d'animation offertes en format DVD (Shrek, Toy Story), il s'agit ici d'un transfert numérique à numérique. Concrètement, cela veut dire qu'aucun interposif n'a été utilisé.

Le résultat final s'approche des plus hauts standards et pousse les limites du MPEG-2 dans ses derniers retranchements. L'image est généralement nette et offre un niveau de détail impressionnant. Bien que précise et détaillée, l'image tend bizarrement à être un peu douce à quelques reprises (chapitres 9 et 16 par exemple). Néanmoins, nous avons affaire avec un transfert de bon calibre. Là où l'image excelle est au niveau du rendu des couleurs. Toute la palette de Star Wars Episode II: Attack of the Clones, des couleurs froides toutes en demie-teinte jusqu'à des rouges vibrants, est incroyablement reproduite. Celles-ci sont brillantes, pures mais surtout d'une précision extrême. Conséquemment, l'image acquiert une profondeur étonnate. Les parties sombres offrent des dégradés fluides et solidement détaillés. Les noirs sont francs et intenses. Bien sûr, la brillance est parfaitement ajustée, sans aucune fluctuation et le contraste impeccable.

Il n'y a heureusement aucune sur-définition des contours comme pour l'édition de The Phantom Menace. Le seul défaut de cette numérisation vient d'un très léger fourmillement (et il faut être très attentif) visible occasionellement.



Son
Trois bandes sonores sont offertes avec cette édition: deux anglaises (Dolby Digital 5.1 EX/2.0 Surround), française (Dolby 2.0 Surround) et espagnole (Dolby 2.0 Surround).

À l'instar de Star Wars Episode I: The Phantom Menance, les artisans ont produit un mixage pour le moins percutant. C'est à Ben Burtt que l'on doit la conception du son, travail qu'il avait aussi assuré pour The Phantom Menace. Le style et la facture du son est sensiblement identique à celle de The Phantom Menace. Si on vogue en terrain connu le résultat final reste toujours aussi efficace.

Écouté sur un système Dolby Digital EX, la bande-son anglaise est d'un dynamisme et d'un présence saisissante. Tous les canaux sont mis à contribution pour créer un espace sonore d'une spatialité exceptionelle qui enveloppe littérallement le spectateur. Mis à part quelques dialogues où la post-synchronisation est évidente (compromettant du même coup la naturalité), tous les éléments sonores sont superbement intégrés. Les effets sonores profitent de transitions canaux à canaux précises et sans bavures. Le travail de Bruce Lacey (c'est à lui que l'on doit les effets sonores de Saving Private Ryan) est remarquable. L'usage des canaux arrières est soutenus, mais de plus, le son se déploie sur toute la hauteur du spectre sonore avec des pointes dans les basses presque terrifiantes. Malgré cette activité et densité sonore, le son reste précis mais surtout fidèle. L'usage du canal .1 (LFE) est régulier mais jamais abusif.

Évidemment, le doublage français Dolby 2.0 Surround supporte difficilement la comparaison avec la bande-son anglaise Dolby Digital 5.1 EX. Toute la dynamique, la subtilité, est perdu au profit d'un champ sonore plus confu et moins précis. Il est navrant que la 20th Century Fox persiste à offrir aux francophones d'Amérique du Nord des mixages de deuxième ordre. Pour ce genre de film où le son est composante essentiel de l'expérience cinématographique, la frustration est justifiée.

Il y a option de sous-titrage continue en anglais. On retrouve également des choix de sous-titres français, anglais et espagnols mais ceux-ci, une fois chosit, sont visibles que lorsqu'on personnage parle une langue extra-terrestre.



Suppléments/menus
Disons le d'entré, cette édition double disque est, au niveau des suppléments, très ressemblante à celle de The Phantom Menace paru à l'automne 2001. Si ce choix a le mérite de conserver une certaine constance entre les deux éditions, on y perd en originalité.

Avec le premier disque, on rerouve une piste de commentaires audios animées par George Lucas (réalisateur), Rick McCallum (producteur), Ben Burtt (son), Rob Coleman (animation numérique), Pablo Hellman (effets spéciaux) et John Knoll (effets spéciaux). Ceux qui espèrent ici en apprendre plus sur l'univers Star Wars, le scénario et les enjeux abordés par le film seront déçus car ces commentaires ne s'attardent presque qu'exclusivement à la technique. Considérant ce choix, le résultat est intéressant; le flot de commentaires est continu, bien ryhtmé et assez pointu pour garder les plus férus de technique attentifs. Une belle touche; le cinquième choix de sous-titres identifie à l'écran qui commente le film.

Une section THX Optimode permettant une calibration sommaire de votre équipement audio-visuel (accessible via le menu Options) complète ce premier disque.

C'est évidemment sur le deuxième disque que sont regroupés la quasi totalité des suppléments, six sections les composent: Documentaries, Deleted Scenes, Featurettes, Web Documentaries, Dex Kitchen's and Still Galleries et Theatrical Trailers and TV Spots.

Documentaries débute avec From Puppets to Pixels: Digital Characters in Episode II, un documentaire d'un peu plus de 52 minutes. From Puppets to Pixels se veut le supplément d'importance de cette édition, tout comme The Beginning, le documentaire offert avec l'édition DVD de The Phantom Menance l'était. Ici, on s'attarde principalement à la création d'effets spéciaux, plus précisément ceux des personnages. La conceptualisation et réalisation de Yoda, autrefois une marionette, en une créature numérique est le thème central de ce documentaire. L'approche de Jon Shenk, réalisateur de ce supplément, se veut intimiste. Il nous entraîne chez ILM et filme les artisans au travail. From Puppets to Pixels donne un bon aperçu de la dynamique chez ILM, ou plutôt comment Lucas est servit par son équipe. Ce qui met presque mal à l'aise est la relation quasi servile de ses employés qui s'inclinent devant les moindres commentaires du réalisateur. Y'a-t-il confrontation d'idée parfois chez ILM? From Puppets to Pixels ne le montre pas. Là où le dérapage est complet, c'est au cours des deux dernières minutes. Lucas y va d'une justification en règle affirmant que la création/utlisation de personnages numériques lui donne la liberté créatrice nécessaire et qu'au fond il s'agit véritable d'interprétation (It's All Acting). Du coup, on a l'impression d'avoir été manipulé, comme si From Puppets to Pixels n'était qu'une longue justification. À tout le moins, Lucas aurait pu faire cet énoncé dès les débuts.
Le deuxième documentaire s'intitule State of the Art: The Previsualization of Episode II. Lucas ne s'est jamais caché qu'il voulait changé drastiquement (voir révolutionner) la manière dont se produit et réalise un film. The Previsualization of Episode II donne un apercu des moyens pris pour arriver à ceci. Au cours des 23 minutes de ce documentaire, les Georges Lucas, Rick McCallum, Ben Snow, John Knoll et Rob Coleman décrivent comment les prévisualisations (surtout numériques) accélèrent la production/réalisation. On se sert de trois scènes clé du film pour éclairer le spectateur. Là encore, la conclusion de ce documentaire agace; George Lucas est présenté comme le grand accoucheur, celui par qui le miracle numérique arrive...

Deleted Scenes, comme son nom l'indique, réunis huit scènes qui n'ont pas survécues au montage finale: Jedi Temple Analysis Room, Padme Addresses the Senate-Obi, Wan and Mace, Jedi Landing Platform, Extended Arrival on Naboo, Padme's Parents House, Padme's Bedroom, Dooku Interrogates Padme-Anakin et Padme on Trial. Celles-ci sont toutes présentées au format respecté de 2.35:1 (anamorphosé) avec bande-son anglaise Dolby Digital 5.1 EX. La qualité technique de ces scènes se rapproche de celle du film, bien que les rendus finaux (textures) n'ont pas toujours été complètés. La durée de ces scènes varient entre quarante et cent-quarante secondes. Il y a quatre manières de visionner ces scènes; soit inviduellement (avec ou sans introduction par un des artisans du film) ou en continu (là encore avec le choix de voir en premier lieu une introduction). À savoir si ces scènes sont d'un réel intêret? Non, absolument pas, et leur retrait était pleinement justifié. Visuellement, toutefois, le spectacle est au rendez-vous.

Featurettes est d'un intêret quasi nul à moins d'être un passionné de longues bandes-annonces. On retrouve dans cette section trois segments: Story (9'01), Love (9'37) et Action (8'11). Il ne s'agit ici que de segments promotionels où les artisans et acteurs élaborent sur les enjeux de l'histoire, le tout entrecoupé de long extrait du film. Tout au plus, les passionnés voudront y jeter un coup d'oeil.

Les Web Documentaries, beaucoup mieux, suivent. Initiallement présentés sur le site Internet du film, ces douze segments abordent chacun un sujet bien précis; des figurants (A Twinkle Beyond Pluto) en passant par la réalisation des maquettes (A Jigsaw Puzzle), jusqu'à la réalisation de la séquence de l'arène (Reel 6). À la différence des documentaires, ces segments (dont la durée varient entre 4'25 et 6'33 minutes) ont la vertu de ne pas vouloir justifer des choix ou faire la leçon.

Dex Kitchen's and Still Galleries est divisé en deux sections disctinctes. Le premier menu nous donne accès à trois galeries d'images: Exclusive Production Photos, One-Sheet Posters et International Outdoor Campaign. Les photographies de production sont particulièrement intéressantes et bien choisis. De plus, chacune d'elle (plus de quatre-vingt) est complètée par un court texte évoquant le contexte. One-Sheet Posters et International Outdoor Campaign sont des galeries regroupant les visuels ayant servis à la promotion du film (en Amérique du Nord et de par le monde).
Le deuxième menu, To Dex's Kitchen, donne accès à trois autres suppléments. Le premier se nomme Films are Not Released, They Escape et il s'agit d'un documentaire d'un peu plus de vingt-cinq minutes sur la création de la bande-son du film. De l'enregistrement des voix jusqu'à la création des effets sonores, les artisans de cette bande-son (Ben Burtt, Gary Rydstrom, Matthew Wood, Bruce Lacey, Dennie Thorpe, Michael Semanick) expliquent leur travail et les défis à relever. C'est bien fait, instructif et joliement monté. La question est la suivante: pourquoi ne pas avoir plus justement offert Films are Not Released, They Escape dans le section Documentaries?
Suit Episode II Visual Effects Breakdown Montage. Ce court segment de 3'38 minutes nous montre en fondu la réalisation de quelques séquences avant et après les effets numériques. R2-D2: Beneath the Dome est un aperçu d'un faux documentaire de 6'03 sur la carrière de R2-D2 à être offert éventuellment sur Starwars.com.

Nous trouvons dans la section Theatrical Trailers and TV Spots les trois pré bandes-annonces (Mystery, Forbidden Love et Breathing), la bande-annonce officielle (Clone Wars), un montage vidéo de 4'34 (Across the Stars) et les douze bandes-annonces destinées à la télévision (Obi-Wan, Anakin, Padme, Mace, Yoda, Artoo, Jango, Clones, Jedi, Anakin's Story, Biggest Action Hero et War). La qualité générale de ces présentations est dans les normes avec une image au format respecté et anamrophosé dans le cas des bandes-annonces destinées au cinéma.

Une section DVD-ROM (compatible PC uniquement, lecture via le logiciel Interactual Player) complète finalement cette édition. On peut consulter, via cette section, un site Internet exclusif donnant accès à plus d'informations sur les épisodes I et II ainsi qu'une galerie d'images. Un autre lien (disque 1) donne accès au Holonet News, une sorte de journal électronique de la République.

À noter la présence d'oeufs de Pâques avec cette édition. Vous en trouverez la liste et le moyen d'y accèder ici.




Conclusion
Star Wars Episode II: Attack of the Clones, comme production, témoigne très justement des préoccupations et considérations actuelles de George Lucas. Cette édition DVD en est le prolongement logique. Techniquement, il s'agit d'un produit de très haut niveau; tant pour l'image que pour le son. Pour les suppléments, on aurait aimé en savoir plus sur l'élaboration du scénario; comment Attack of the Clones s'imbrique dans cette saga ou quel sont les choix faits par le réalisateur. Peut-être aussi les suppléments aurait pu faire une plus grande place aux acteurs(trices) du film mais visiblement, ceci n'intéresse plus de tout George Lucas...


Qualité vidéo:
4,4/5

Qualité audio:
4,4/5

Suppléments:
3,8/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
4,2/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2002-10-20

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Star Wars: Episode II - Attack of the Clones

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
143 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Oui

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaires, scènes inédites, vidéo, vignettes (12), bandes-annonces, section ROM

Date de parution:
2002-11-12

Si vous avez aimé...