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DVDEF

Cast Away (2-Disc Limited Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Paru à l'occasion du temps des fêtes de l'an 2000 (22 décembre) Cast Away a ammassé pas moins de 250 millions aux guichet, une production tout à fait rentable pour Dreamworks et Fox. Le budget en vue de la réalisation du film oscillait aux alentours des 90 millions de dollards...
Si le succès monétaire du film est indéniable il en va autrement auprès des critiques. Certains ont été à tout le moins cinglant avec Cast Away, Tom Hanks et Robert Zemeckis. Les propos les plus virulents (voir méchants) laissent croire qu'Hanks se serait donné une plateforme de rêve que dans le but de décrocher un troisème Oscars. D'autres reprochent à Zemeckis cette nouvelle association avec Hanks, un moyen de relancer une carrière quelques peu stagnante.
On a fait grand cas de la bande-annonce qui révélait la conclusion du film. Un faux débat? Peut-être. L'important, nous semble t'il, n'est pas de savoir ou non la conclusion (il ne s'agit pas ici d'un suspense) mais bien d'être imprégné d'un momentum qui rend le climax/conclusion du film percutant. A titre d'exemple le matériel promotionnel de la Planète des Singes (1968) révélait le climax final du film, toutefois la construction/mise en situation était si adroitement faite que l'impact reste puissant. Peut importe si l'on connait la fin.
Chuck Noland (Tom Hanks) est un cadre supérieur chez FedEx, on l'envoie un peut partout sur la planète pour s'assurer que les systèmes de livraison soient optimisés au maximum. Le temps est tout; on vit et on meurt par le temps. Juste avant le départ de Noland pour un autre voyage il remet à sa copine (Helen Hunt (Kelly Frears) une bague de fiançailles. L'avion de la FedEx transportant Noland connait des ennuis et s'abîme dans le pacifique sud. Seul survivant Noland échouera sur une île qui, malgré son isolement, est quasi paradisiaque. Commence alors pour le personnage central de cette histoire une quête pour sa survie, une adaption à un milieu à l'opposé de son monde. Près de quatre ans s'écouleront avant que Noland tente de quitter cette île, une tentative réussie. C'est le retour à la civilisation, un retour à des réalités qui ont évoluées.
Cast Away est un film bâtit en trois temps; chacun servant un discours. La partie sur l'ile est certe la plus intéressante. Tom Hanks évolue pendant près d'une heure seul à l'écran, sans musique et presque sans mots.
Ce qui agace de Cast away sont les discours qui manquent grandement de subtilité. On souligne tout à gros trait pour être bien sûr que tous comprennent: Noland ce personnage presque caricatural d'un cadre supérieur obsédé par le temps, l'ile trop parfaitement aux antipodes des réalités du personnage, mais surtout la séquence finale montrant Noland à la croisée des chemins...
Plus de subtilité et moins de prétention n'aurait pas nuis à ce film. Néamoins la réalisation est propre et sans bavure. Le jeu de Tom Hanks sur l'ile vaut certainement le coup d'oeil.


Image
L'image est présentée en format original d'après un transfert anamorphique et numérique. Ce transfert représentait un défi tant il y a de scènes faibles luminosité. A ce titre il faut, pour apprécier toute les subtilité visuelle de ce transfert, visionner le film dans un environnement contrôlé où aucune lumière ambiante ne viendra délaver l'image vue à l'écran. Tel que montré parmi les suppléments beaucoup des séquences de nuit ont en fait été filmées de jour pour ensuite être numériquement assombries. Certaines scènes, si sombres, laissent à peine entrevoir l'action vue. A titre d'exemple la plongée dans l'eau de l'avion.
La photographie de Don Burgess (Forrest Gump, What Lies Beneath) est superbement rendue. La définition générale parait nette, bien détaillée et laisse percevoir les textures. Les couleurs (souvent filtrées) sont constantes et pleinement saturées. Le contraste peut sembler à l'occasion accentué, toutefois il s'agit ici d'un choix fait par le réalisateur/directeur photo et non un problème lié au transfert. Les parties sombres sont extrèmement bien rendues et laissent deviner la finesse du soin apporté au téléciné.
Aucun parasite n'est perceptible, une légère sur-définition des contours est à l'occasion visible.


Son
Nous retrouvons pas moins de quatre bandes sonores sur cette édition: anglaises (Dolby Digital 5.1 EX/2.0 Surround et DTS ES) et française (Dolby Digital 2.0 Surround).
Le mixage de cette bande sonore (format multicanaux) est particulièrment intéressant et contribue grandement à appuyer le ton du film. Ce mixage se décompose en trois temps (tel la structure du film): l'introduction/mise en situation, l'écrasement d'avion/la survie sur l'ile et le retour à la civilisation.
L'introduction/mise en situation peut sembler terne sur le plan sonore et l'impression est tout a fait juste. On a volontairement limité le champ sonore aux enceintes avant dans le but de créer une impression de distance voir de froideur (en plus d'une présence audio plus que douteuse).
Suit l'écrasement d'avion/la survie sur l'ile. C'est vraiment ici que ce mixage révèle toutes ses forces. D'abord la scène d'écrasement d'avion: jamais cette séquence n'aurait eu le même impact sans le dynamisme présent. Le vrombissement des moteurs de l'avion est strictement ahurissant. Sur l'ile l immersion sonore est complète, on fait un usage juste et intelligent des effets d'ambiophonies. Nous avons particulièrement remarqué un usage très intelligent du canal .1 (LFE).
Le troisème et dernier temps du film (le retour à la civilisation) est un mixage équilibré qui est typique des productions actuelles. Un enregistrement impeccable.
Sans être marqué la bande DTS ES affiche des qualiés, des raffinements, imperceptibles sur la bande Dolby Digital 5.1 EX. Les subtilités les plus évidentes se manifestent dans les fréquences intermédiraires et hautes, la définition y est supérieure et plus ample.
Comme pour la majorité des titres chez Fox des bandes sonores anglaise et française sont offertes. Il y a option de sous-titrage en anglais et espagnol.



Suppléments/menus
Deux disques composent cette édition, sur le premier on retrouve comme supplément une piste de commentaires audio. Participe à cette piste Robert Zemeckis (réalisateur), Don Burgess (directeur photo) , Ken Ralston (responsable des effets spéciaux), Carey Villegas (effets spéciaux) et Randy Thom (ingénieur du son). Visiblement les commentaires ont été enregistrés séparément, on ne suit pas nécessairement l'action vue à l'écran. Les producteurs de cette édition ont pris la juste initiative de ne garder de chacun des intervenants que les propos les plus adaptés et justes. On ne se perd jamais en anecdotes ou commentaires inutiles. Une piste de commentaires audio très réussie, de l'information à l'état pure sur la production du film.
Le deuxième disque ne contient évidemment que des suppléments, qui débute avec The Making of Cast Away. Ce documentaire d'une durée de 24 minutes a été produit à des fins promotionnelles. Néanmoins l'information apportée synthétise les diverses étapes de cette production; d'entrevues avec les principaux artisans jusqu'à la réalisation de certains des effets spéciaux. A défaut d'être original ce documentaire donne un aperçu (quoique superficiel) des enjeux du film.
Suit une section nommée Featurettes qui se divise en trois parties. La première, S.T.O.P.: Surviving As A Castaway (24 min.), aborde la question de la survie sur l'ile mais également les problèmes qu'une personne isolée peut rencontrer. Les interventions de David Holladay, David Westcott, Steve Watts (trois consultants) ajoutent énormément à la crédibilité de ce document; des propos scientifiques qui font réfléchir et posent les bonnes questions. La deuxième partie, The Island (14 min.), explique comment le choix de l'ile fut fait (les symboliques). Mary Morgan, régisseur d'extérieur (location manager), anime la majeur partie de ce segment et fait visiter l'ile et les infrastructures qui ont on du être déployées en vue du tournage. La troisième et dernière partie se nomme Wilson: The Life And Death Of A Hollywood Extra (9 min.). De quoi parle t'on? De Wilson, un ballon de volleyball devenu le compagnon de Nolan sur l'ile. Intéressant, cependant il aurait été agréable d'en savoir plus sur le développement du personnage.
La section Special Effects Vignettes se compose de six segments (The Plane Crash, The Island Revealed, Climbing The Mountain Top, The Wind Changes Direction, The Raft Goes Over A Big Wave etThe Whales). Chacune de ces six scènes clé du film. Ken Ralston et Carey Villegas (deux responsables des effets spéciaux) commentent chacun des segments et expliquent comment furent composés numériquement ces six segments. Malheureusement ces segments durent en moyenne une minute chacun, l'information fournie n'est que trop sommaire pour vraiment apprécier la réalisation de ces effets spéciaux.
Par la suite; Video And Stills Gallery. On offre ici plus de visuel que d'habitude. On peut accèder aux scénarimages de trois scènes, à des dessins ayant servi à la conception de séquences (6) et aux illustrations/scénarimages de quatre scènes. Il y a également un Behind-The-Scenes Image Gallery, une succession de photographies qui défile au son de la trame-sonore du film.
Dans peut-être ce qui constitue la pièce de résistance des suppléments, l'entrevue complète qu'a donné Tom Hanks au Charlie Rose Show. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec Charlie Rose, cet homme interview dans un décor des plus minimaliste des célébrités de tout horizons. Charlie Rose respecte visiblement son auditoire en posant des questions justes et articulées, rien de complaisant ou inutilement mielleux. Ce qui est heureux est qu'on présente l'entrevue au complet, d'autres éditions DVD se contentant parfois de ne montrer seulement quelques extraits.
Finalement la section Trailers and TV Spots complète les suppléments. On retrouve 10 segments destinés à la télévision et les deux bandes-annonces utilisées en vue de la promotion du film.



Conclusion
20th Century Fox propose encore une autre fois une production DVD de très belle facture; un superbe transfert et une bande sonore enveloppante. Bien que plusieurs suppléments soient offerts tous ne sont pas du même intérêt. A voir et entendre: la piste de commentaires audio et l'entrevue de Tom Hanks au Charlie Rose Show.


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
3,6/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-05-30

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Cast Away

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
143 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Oui

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX
Anglaise DTS ES*
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Pistes de commentaires audio, documentaire, segments sur les effets spéciaux, scénarimage, bandes-annonces

Date de parution:
2001-06-12

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