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DVDEF

Leftovers, The (The Complete First Season)

Critique
Synopsis/présentation
Dans la lignée de Lost, The Walking Dead et Under the Dome, The Leftovers perpétue la vague récente de séries post-apocalyptiques aux tendances énigmatiques. Créée par Damon Lindelof – un des cocréateurs de Lost justement – et Tom Perrota, la série raconte l’histoire d’une communauté de Mapleton, New York endeuillée par « The Rapture », un mystérieux évènement qui a causé la disparition inexplicable de 2 % de la population mondiale. Basée sur le roman éponyme de Perrota lui-même, cette première saison s’attarde sur les conséquences de cette tragédie.

En effet, The Leftovers se distingue des séries du genre par son approche originale et dramatique. L’enjeu des épisodes n’est pas de découvrir où sont passés les disparus ni de connaître l’origine de cet évènement. La télésérie propose bel et bien un regard intime et mélancolique sur cette petite ville de l’état de New York. On y suit Kevin Garney (Justin Theroux), chef policier aussi père de deux enfants, Tommy (Chris Zylka) et Jill (Margaret Qualley) et mari de Laurie (Amy Brenneman), sa femme qui a abandonné sa vie pour joindre un étrange culte où tous demeurent muets et sont vêtus de blanc. Se greffent à eux Matt Jamison (Christopher Eccleston), ancien révérend qui n’accepte pas d’être « resté » malgré sa foi, Megan Abott (Liv Tyler), une future mariée qui rejoint le culte pour une raison inexpliquée, et Nora Durst (Carrie Coon), une mère de famille qui a perdu son mari et ses deux enfants suite à « The Rapture ».

Ce sont les personnages d’abord et avant tout qui sont les sujets de la série. L’intrigante prémisse n’est qu’un prétexte pour explorer les relations complexes et tendues entre les habitants de cette ville qui parviennent difficilement à surmonter l’épreuve terrible de cette disparition de masse. Le co-créateur Lindelof confirme qu’il incarnait l’aspect humain de Lost en reproduisant sa structure d’épisodes où on se concentre sur un seul personnage. Cette approche, bien que peu révolutionnaire, démontre pourtant le talent des scénaristes pour développer de fascinants personnages. L’épisode consacré à l’homme religieux Matt Jamison est assurément un des plus percutants de la saison.

Bien que son rythme soit lent et que les évènements ne se chambardent pas comme dans un feuilleton, The Leftovers s’immisce peu à peu dans notre esprit. Les conflits des personnages nous touchent, voire nous bouleversent. C’est une Amérique malade et terriblement sombre que dépeignent les créateurs. L’éclatement de la cellule familiale, de l’institut du mariage, le poids du deuil et l’ébranlement des mœurs ne sont que quelques-uns des thèmes qui intéressent Lindelof et Perrota. Et même si, étrangement, la qualité exceptionnelle de la télésérie n’a été soulevée dans aucune remise de prix, The Leftovers s’inscrit comme un précieux joyau de la télévision câblée. À des années-lumière d’un Walking Dead, cette première saison épure l’action à l’essentielle : le drame humain.


Image
L’image est offerte au format respecté de 1:78:1 d’après un transfert 16:9.

Les dix épisodes font preuve d’une excellente qualité d’image. Les détails et les textures sont reproduits avec finesse et précision alors que le rendu des couleurs est juste et riche. Les tons de peaux demeurent naturels. Les effets de surbrillance sont aussi évités grâce à des contrastes parfaitement gérés. Les parties sombres sont impeccablement reproduites. Les noirs y sont purs et intenses alors que les dégradés font preuve de précision et de fluidité.

Par contre, on notera à quelques moments quelques signes de compression qui se manifestent par un léger fourmillement dans les plans plus clairs. Heureusement, rien pour gâcher le visionnement.


Son
Un mixage au format Dolby Digital 5.1 en version originale anglaise est disponible en plus d’une bande son en version portugaise au format Dolby Surround 2.0.

Voilà un mixage dynamique qui réussit à créer une agréable immersion dans les séquences plus intimes et une plus intense dans les séquences plus mouvementées. Chaque détail, chaque son est impeccablement rendu par les ouvertures frontale et latérale qui sont claires et précises. Les enceintes arrière appuient tantôt solidement, tantôt subtilement les ambiances en plus de créer d’intéressants effets d’ambiophonie. Les dialogues sont constamment et parfaitement intelligibles tandis que la trame sonore s’intègre superbement au mixage. Les basses fréquences se manifestent à plusieurs occasions en grondant avec profondeur, malgré l’apparent côté intime de la série. Le canal d’extrêmes graves se manifeste à quelques rares occasions et ce, avec une certaine efficacité.

Il y a option de sous-titrage en anglais, chinois, français, portugais, espagnol et thaïlandais.


Suppléments/menus
Une piste de commentaires audio animée par les créateurs Damon Lindelof et Tom Perrota est offerte sur le premier disque pour le premier épisode de cette saison. Les deux abordent évidemment et principalement leur travail de collaboration, les aspects de la prémisse et son développement ainsi que la progression dramatique des personnages.

Sur le troisième disque, nous retrouvons « Making The Leftovers (28:56) » qui, comme son nom l’indique, est un segment qui propose de jeter un coup d’œil sur les divers aspects de la série. Des éléments comme les personnages, la prémisse de la télésérie, le travail d’adaptation et même quelques théories sur la disparition du fameux 2% de la population sont abordés par les acteurs et les créateurs de la série.

Nous retrouvons aussi « I Remember : A Season One Conversation with Damon Lindelof and Tom Perrota (15:11) » un segment où les deux créateurs traitent de manière plus globale de leur collaboration, du travail d’adaptation et des personnages.

« Living Reminders : The Guilty Remnant (8:50) » est un segment qui s’attarde au fameux culte présent dans la série.

La réalisatrice Mimi Leder se joint à Damon Lindelof et Tom Perrota dans une autre piste de commentaires audio offerte pour l’épisode final de la saison. La cinéaste parle beaucoup de son travail, de la manière dont elle a approché les personnages en plus de confier quelques anecdotes de tournage. L’esprit de camaraderie entre elle et les deux hommes est senti et divertissant.

« Beyond the Book : Season 2 (4:15) » propose de jeter un très bref regard sur le contenu de la deuxième saison qui est diffusée depuis octobre sur HBO.



Conclusion
Lente, mais émouvante, The Leftovers est une série qui mérite l’attention d’un public qui n’est pas en quête de rebondissements invraisemblables. Malgré la prémisse enlevante, les sensations fortes proviennent d’ailleurs, de personnages troublants et troublés qui composent cette communauté aux prises avec des disparitions inexpliquées.

L’édition est techniquement à la hauteur. Même si quelques défauts numériques sont perceptibles, le transfert vidéo reproduit bien la facture visuelle de l’image alors que le mixage est agréablement très dynamique. Les suppléments sont intéressants et informatifs rendant cette édition tout à fait défendable pour quiconque veut découvrir cette série.


Qualité vidéo:
3,9/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,8/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,7/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2015-11-22

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Leftovers, The

Année de sortie:
2014

Pays:

Genre:

Durée:
558 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
3 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Portugaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Chinois
Français
Espagnol
Portugais
Thailandais

Suppéments:
Pistes de commentaires audio (2), documentaires, segments

Date de parution:
2015-10-06

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