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DVDEF

Orange is the New Black (Season 2)

Critique
Synopsis/présentation
Grâce à House of Cards, Netflix a redéfini la manière dont nous consommons nos séries télés. Plus besoin d’attendre semaine après semaine pour retrouver les personnages qui nous fascinent tant, les saisons sont offertes dans leur intégralité par le réseau. L’étonnant succès de cette formule a engendré un nombre considérable de nouvelles téléséries produites par le diffuseur. Sense 8 des Wachowskis, le retour de Lily Tomlin et de Jane Fonda dans Grace & Frankie, Unbreakable Kimmy Schmidt de la célèbre Tina Fey, et la renaissance de Daredevil, ce ne sont là que quelques-uns des titres parus au cours des derniers mois sur l’application Web. Mais depuis l’avènement de Frank et Claire Underwood, une seule autre série peut se vanter d’avoir eu le même impact: Orange is the New Black.

Créée par Jenji Kohan (Weeds), la série nous fait pénétrer derrière les barreaux de la prison de Litchfield à travers les yeux de Piper Chapman (Taylor Schilling), une jeune femme respectable de New York qui doit purger une peine de quinze mois après avoir été complice dans le trafic de drogue de son ex-copine Alex (Laura Prepon). Entre les murs, elle est réunie avec cette dernière ce qui crée plusieurs tensions avec son fiancé Larry (Jason Biggs).

Grâce au regard de Piper (dont le personnage est inspiré des écrits de Piper Kerman), cet univers hostile et inconnu se déploie. Le concept du « poisson hors de l’eau » fonctionne brillamment à défaut d’être original. Dès les premiers instants, la jeune femme, provenant d’un milieu privilégié, est confrontée non seulement à sa nouvelle réalité (douches communes, dortoirs, hiérarchie chez les détenues), mais aussi à ses codétenues. Provenant de milieux extrêmement différents, ces dernières contribuent largement, voire encore plus au succès de la série. D’ailleurs, la structure narrative qui emprunte à Lost par ses retours en arrière nous fait connaître chacun de ces personnages. Elles deviennent toutes attachantes à leur façon. Rarement à la télévision américaine une richesse de personnages féminins (tant par leur orientation sexuelle que par leur ethnicité) n’aura été présentée.

Cette deuxième saison fait suite aux évènements tragiques du précédent épisode : Piper est en route vers Chicago et doit subir les conséquences de ces actions. Si ce premier épisode détonne par son attention centrée sur le personnage principal, le tir est rapidement corrigé dans les épisodes suivants et Orange is the New Black prouve avec cette deuxième saison qu’elle a tout de la série culte en devenir. Les personnages secondaires prennent davantage d’importance, les situations sont encore plus hilarantes, les querelles entre les détenues prennent des proportions dangereuses et la transformation de Piper est particulièrement intéressante. Mais surtout, les scénaristes ont intégré à cette saison un antagoniste parfaitement détestable : Yvonne ‘’Vee’’ Parker (Lorraine Toussaint). Mère adoptive de l’attachante Tastey (Danielle Brooks), elle arrive au pénitencier dans le but ultime d’y faire régner sa loi, et ce, sans aucun scrupule.

Oui, Orange is the New Black brise plusieurs conventions dans le traitement de ses personnages, notamment en présentant de manière aussi ouverte la bisexualité et en intégrant un personnage transgenre, mais ce qui fait son charme, sa pertinence, son intérêt et sa force suprême est la maîtrise de cet univers à la fois dramatique, à la fois comique où baignent autant de personnages. Chacun d’eux a son histoire et les créateurs n’ont jamais oublié – et ne le feront jamais, nous l’espérons – que c’est ce foisonnement qui rend la série si éclatée, mais surtout si unique.


Image
Les épisodes sont offerts au format d’image respectée de 1:78:1 d’après un transfert 16:9.

La série ayant été tourné en numérique avec la caméra Arri Alexa, le transfert affiche une excellente qualité. La définition générale de l’image est généralement bonne. Il faut avouer que comme la série se déroule derrière les barreaux, l’aspect terne de la facture visuelle rend un effet un peu monocorde au rendu de l’image. Malgré cela, les détails et les textures font preuve de précision et de finesse. Les couleurs sont reproduites avec richesse et finesse. Les séquences à l’extérieur et les « flashbacks » permettent d’exploiter une palette de couleurs plus variée et ces dernières brillent par leur rendu. Les effets de surbrillance sont évités grâce à des noirs parfaitement gérés. Les parties sombres sont généralement bien reproduites. L’épisode « It Was The Light » qui se déroule dans la pénombre (une panne d’électricité survient au pénitencier) démontre que ces dernières sont reproduites avec suffisamment de détails. Les dégradés fluides ainsi que les noirs intenses et purs contribuent à la qualité de de ces parties sombres.

Quelques faibles signes de compression sont perceptibles à certaines occasions, mais rien qui ne puisse gâcher le visionnement.


Son
Deux bandes sons sont offertes au format Dolby Digital 5.1, la première en version originale anglaise, la seconde en version française (doublée au Québec).

Axée principale sur les dialogues, la bande son anglaise 5.1 offre néanmoins un étonnant dynamisme, pour une série du genre entendons-nous, et une solide présence. Si les répliques sont parfaitement et constamment intelligibles et composent la grande majorité des éléments sonores entendus à travers les ouvertures frontale et latérale, les sons ambiants, perceptibles grâce à un bel appui des enceintes arrière, apportent une belle immersion lors du visionnement. La trame sonore s’intègre parfaitement au mixage en plus de profiter d’un support agréable de la part des basses fréquences. Ces dernières se font sentir avec une certaine profondeur dans les moments plus mouvementés. Quant aux extrêmes graves, leur sollicitation demeure relativement négligeable.


Suppléments/menus
Sur le premier disque, nous retrouvons une piste de commentaires audio pour l’épisode « Hugs Can Be Deceiving ». Elle est animée par les acteurs Uzo Aduba, Danielle Brooks, Vicky Jeudy, Adrienne C. Moore et Samira Wiley. Le tout est divertissant et transpire l’esprit de camaraderie malgré la confusion des propos dû au grand nombre de participants à la discussion.

Le deuxième disque propose une autre piste de commentaires audio animée par les mêmes intervenantes et est disponible pour l’épisode « You Also Have a Pizza ». Les mêmes observations s’appliquent pour cette piste. Aussi offert est le documentaire « Back Before the Potato Sack (15:26) » qui jette un œil sur la structure narrative de la série axée sur les retours en arrière pour les personnages. On y aborde aussi les difficultés rencontrées pour la création de la deuxième saison suite au succès de la première saison.

Enfin, sur le troisième disque, nous retrouvons « Orange Peeled (15:44) » qui présente l’équipe de scénaristes de la série qui aborde les thèmes et les personnages de la série. « A Walk Around the Block (7:26) », est un segment où un tour des décors est effectuée par le directeur artistique Michael Shaw et la vraie Piper, Piper Kerman, et « The Vee I.P. Treatment (10:51) » où on s’attarde au personnage de Vee. Les interventions de différents membres de la distribution, dont Lorraine Toussaint, l’interprète de Vee elle-même, témoignent de leurs impression par rapport au personnage.



Conclusion
Alors que Netflix vient tout juste d’offrir les treize nouveaux épisodes de la troisième saison, maintenant est certainement le bon moment pour découvrir cette divertissante et attachante télésérie ou encore revivre certains moments de cette deuxième saison, certainement supérieure à la première. Les personnages se sont raffinés, la structure narrative a gagné en assurance et le ton demeure toujours aussi maîtrisé, entre le drame, la comédie.

Outre le solide transfert et le très bon mixage, se procurer cette édition est certainement justifiable, d’autant plus que la qualité d’image et du son demeure beaucoup plus constante que lorsque visionné à travers l’interface. L’éditeur a aussi offert un nombre satisfaisant de suppléments et de documentaires pour susciter la curiosité et l’intérêt de la part des amateurs … et des (quelques) sceptiques qu’il pourrait encore y avoir à l’égard de cette excellente série.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
3,5/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2015-06-20

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Orange is the New Black

Année de sortie:
2014

Pays:

Genre:

Durée:
782 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
E one Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
4 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Documentaires (4), pistes de commentaires audio (2)

Date de parution:
2015-05-19

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