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DVDEF

Hunger Games, The: Mockingjay - Part 1

Critique
Synopsis/présentation
Adaptation du troisième tome de la populaire trilogie The Hunger Games de Suzanne Collins, Mockingjay Part 1 propose de se concentrer sur la première partie de l’ultime roman. Outre les évidentes raisons mercantiles d’étirer la franchise à quatre films, ce troisième volet sert surtout à mettre en place les enjeux pour la conclusion des aventures de Katniss Everdeen.

Il devient difficile de commenter sur Mockingjay sans révéler plusieurs éléments importants des deux films précédents : Katniss (Jennifer Lawrence) a survécu à deux Hunger Games. L’alliance formée avec quelques-uns de ses adversaires durant les jeux précédents lui a coûté cher : Peeta (Josh Hutcherson) et Joanna (Jena Malone) ont été enlevés par le Capitol alors que le District 12, là où elle a grandi, a été anéanti. Katniss ainsi que les quelques survivants – dont Haymitch (Woody Harrelson), Gale (Liam Hemsworth) et Effie (Elizabeth Banks) – ont été amenés dans le District 13, gouvernée par Alma Coin (Julianne Moore), où une révolte contre le Capitol se prépare.

Depuis le tout début, Katniss éprouve un profond malaise à incarner le symbole de cette rébellion, le fameux Mockingjay. Plus que jamais, dans ce film-ci, elle doit accepter ce qui semble être sa destinée, mobiliser le peuple de Panem à renverser le Président Snow (Donald Sutherland). La première partie de cette conclusion jette un coup d’œil aux dessous de cette campagne et prend des airs de film politique. Évidemment, ce serait négliger les deux longs métrages précédents puisque la critique du système mis en place dans ce monde du futur est bien présente, et ce, dès les premiers moments de la série.

Le décalage entre les enjeux politiques et le caractère empathique de Katniss est incarné aussi à travers sa détermination à retrouver Peeta, sa motivation ultime. À ce titre, Hunger Games tire plutôt bien son épingle du jeu et évite de se perdre dans les éternels conflits d’un triangle amoureux comme c’est le cas par exemple avec Twilight. Il en résulte une série de films où l’héroïne mise en scène est à la fois forte, courageuse, agile, protectrice et empathique. Gale devient ainsi un précieux allié pouf Katniss tandis que Peeta joue sans cesse les demoiselles en détresse, proposant un intéressant renversement des rôles généralement suggérés par les films d’action.

Car malgré le contexte où les tensions sont brulantes et où le personnage principal éprouve un profond et complexe conflit intérieur, The Hunger Games est une série d’action d’abord et avant tout. Et ce troisième tome, bien qu’intéressant, brise effroyablement le rythme des deux épisodes précédents. Ici, le réalisateur Francis Lawrence a la tâche ingrate d’étirer le contenu d’un matériel déjà bien peu stimulant, soit la première partie du dernier tome. Sa caméra s’attarde avec conviction sur les déchirements à l’intérieur du District 13. Mais on ne peut que percevoir un film qui met la table pour cette guerre imminente et inévitable prévue pour la (véritable) conclusion de The Hunger Games.


Image
L’image est offerte au format d’image respectée de 2:40:1 à une résolution de 1080p.

La qualité d’image est absolument remarquable. Le film ayant été tourné avec la caméra numérique Arri Alexa, les détails et les textures sont reproduits avec une grande finesse, particulièrement les visages des acteurs. Le rendu des couleurs est tout aussi exceptionnel, ces dernières étant reproduites avec richesse et précision. Les effets de surbrillance sont évités grâce à des contrastes parfaitement gérés. Les parties sombres, tout de même très nombreuses dans le film, sont aussi reproduites avec finesse. Les dégradés demeurent fluides tandis que les noirs sont purs et profonds. Aucun grain ni fourmillement n’est perceptible dans ces parties sombres.

Aucun défaut majeur n’est à signaler en ce qui concerne la partie numérique.


Son
Quatre bandes sons sont offertes sur cette édition, la première au format Dolby TrueHD Atmos (il faut être équipé d'un système qui supporte le son Atmos, autrement c'est l'effet d'un mixage TrueHD 7.1 qui est perceptible), la deuxième au format Dolby Digital 2.0, la troisième au format DTS Headphone X, toutes trois en version originale anglaise, la quatrième est au format Dolby Digital 5.1 en version française.

Le mixage Dolby TrueHD Atmos propose un environnement extrêmement immersif et dynamique. Bien que le déploiement du champ sonore laisse entendre la majorité des éléments sonores à travers les ouvertures frontale et latérale, les enceintes arrière jouent un rôle crucial dans la construction d’une intense immersion. Les séquences de foule qui se déroulent à l’intérieur du District 13 en témoignent particulièrement. Sinon, les séquences d’action profitent d’effets d’ambiophonie saisissants. Les dialogues demeurent constamment et parfaitement intelligibles alors que la trame sonore s’intègre efficacement au mixage. Les basses fréquences grondent avec profondeur à plusieurs occasions, principalement durant les séquences d’action. Il en va de même pour le canal d’extrêmes graves qui se manifeste avec une grande efficacité.

Il y a option de sous-titrage en anglais et en français.


Suppléments/menus
Nous retrouvons une piste de commentaires audio animée par le réalisateur Francis Lawrence et la productrice Nina Jacobson. Même si le tout est clairement conçu pour les amateurs de la série, la piste de commentaires audio contient néanmoins des informations intéressantes et pertinentes.

Un imposant documentaire de plus de deux heures, intitulé « The Mockingjay Lives : The Making of Mockingjay Part 1 (2:14:19) » et qu’il est possible de visionner en sept segments, couvre avec beaucoup de finesse le processus de production du film, du choix des acteurs (surtout secondaires) jusqu’à l’élaboration des effets spéciaux en passant par le tournage et le montage.

« Straight from the Heart : A Tribute to Philip Seymour Hoffmann (11:03) » est un émouvant hommage à l’acteur décédé rendu par ses comparses.

« Songs of Rebellion : Lorde on Creating the Soundtrack (8:10) » s’attarde sur la conception de la trame sonore par la chanteuse Lorde.

Un montage de scènes supprimées (11:18) est aussi offert. Davantage composé de séquences alternées de scènes déjà présentes au montage, ces moments de nous révèlent guère plus d’informations. En revanche, une scène intéressante entre Peeta et le président Snow attise la curiosité.

Enfin, nous retrouvons le vidéoclip de Lorde pour l’excellente pièce Yellow Flickr Beat.



Conclusion
Certainement le volet le plus faible de The Hunger Games, Mockingjay Part 1 ne sert qu’à préparer la conclusion épique et imminente de la série, outre évidemment un désir bassement mercantile.

En revanche, l’édition est techniquement superbe. Le transfert vidéo fait preuve de finesse et précision, particulièrement dans la reproduction des nombreuses parties sombres, alors que le mixage TrueHD Atmos est dynamique et immersif. Quant aux suppléments, ils sont divertissants, nombreux et intéressants, tout pour justifier un achat de la part des fans.


Qualité vidéo:
4,7/5

Qualité audio:
4,5/5

Suppléments:
3,8/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,2/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2015-03-22

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Hunger Games, The: Mockingjay - Part 1

Année de sortie:
2014

Pays:

Genre:

Durée:
123 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
E one Entertainment

Produit:
Blu-ray + DVD

Nombre de disque:
1 BD-50

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital TrueHD 7.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Anglaise Dolby Headphones
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Piste de commentaires audio, segments (3), séquences rejetées au montage et vidéoclip

Date de parution:
2015-03-06

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