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DVDEF

Dear White People

Critique
Synopsis/présentation
Projeté en grande première au Festival du Film de Sundance où il a remporté le prix du « US Dramatic Special Jury Award for Breakthrough Talent », Dear White People a connu une belle fin d’année 2014 en se positionnant comme des meilleurs films de 2014 selon plusieurs palmarès en plus de remporter le prix du meilleur scénario aux Independent Spirit Awards. Cette première oeuvre du réalisateur Justin Simien confirme un indéniable talent.

Dear White People suit plusieurs jeunes, tous étudiants à l’Université de Winchester dans l’Indiana, une école majoritairement composée d’étudiants blancs. Nous retrouvons Sam White (Tessa Thompson), une jeune femme qui rode une émission de radio du même nom que le titre du film, Troy (Brandon Bell) dont le père (Dennis Haysbert) espère le voir rayonner comme avocat, Coco Conners (Teyonnah Parris), étudiante noire qui s’amuse à rire de sa propre culture. Puis, il y a Lionel (Tyler James Williams), apprenti journaliste homosexuel introverti. Tous sont abrités par la maison Abraham/Parker historiquement occupée par des étudiants noirs. Lorsque Sam remporte inexplicablement les élections pour être à la tête de la maison, les tensions entre les étudiants s’intensifient.

Sous ses airs de critique d’un racisme qui malheureusement demeure toujours une réalité aux États-Unis, le long métrage de Simien examine plutôt le rapport entre un groupe d’individus et le contexte socioculturel dans lequel ils évoluent. Bien plus qu’une réappropriation ou une satire, le film expose ces stéréotypes et clichés à travers les propos de Sam lors de son émission certes, mais aussi à travers les situations et surtout les rapports entre les différents personnages mis en scène par le cinéaste. À ce titre, le jeune Simien maitrise finement ce récit où l’on suit différents jeunes adultes qui tentent de trouver leur place à travers ce microcosme. La nuance dans leur représentation – Sam cache d’ailleurs un imposant secret révélé dans les toutes dernières minutes qui secoue – n’est qu’une valeur ajoutée au pertinent propos du réalisateur.

À l’heure où les enjeux concernant la représentation des minorités à la télévision au cinéma sont brulants, Dear White People apparait nécessaire et important. Non seulement Justin Samien s’impose comme une voix à reconnaitre, mais le long métrage fait sourire, rire, réfléchir et permet d’émouvoir. Ce n’est pas négligeable pour un tout premier film.


Image
L’image est offerte au format d’image respectée de 1:78:1 d’après un transfert 16:9.

Le film ayant été tourné en numérique, la définition générale de l’image est excellente. Détails et textures sont fidèlement et précisément reproduits tandis que l’étalonnage des couleurs est irréprochable. Ces dernières font preuve de richesse et de précision. Les contrastes sont parfaitement gérés et les effets de surbrillance son ainsi évités. Les parties sombres sont très bien reproduites. On saluera des dégradés fluides ainsi que des noirs intenses et profonds.

Aucun défaut majeur n’est à signaler en ce qui concerne la partie numérique.


Son
Nous retrouvons deux bandes sons au format Dolby Digital 5.1, l’une en version originale anglaise et l’autre en version espagnole.

Le mixage anglais évolue de manière assez subtile, le film étant axé principalement sur les dialogues. Malgré tout, la bande son fait preuve de dynamisme et de présence. Le champ sonore est déployé surtout à travers les ouvertures frontale et latérale. Les enceintes arrière appuient discrètement les ambiances. La profondeur du mixage est surtout sentie lors de séquences de foules ou lors de la séquence de la fête étudiante à la fin du film où quelques effets d’ambiophonie sont perceptibles. Les dialogues demeurent constamment et parfaitement intelligibles tandis que la trame sonore s’intègre efficacement au mixage. Les basses fréquences grondent à quelques occasions avec la profondeur appuyée tandis que l’emploi du canal d’extrêmes graves est négligeable.

Il y a option de sous-titrage en anglais et en espagnol.


Suppléments/menus
Nous retrouvons une piste de commentaires audio animée par le réalisateur Justin Simien et les acteurs Tessa Thompson, Tyler James Williams, Teyonah Paris et Brandon Bell. Malgré l’esprit de camaraderie évident, les interventions proposent un tout un peu « éparpillé ». Elles se concentrent surtout sur des anecdotes de tournage et sur le plaisir partagé lors du tournage.

Une autre piste de commentaires audio cette fois-ci animée uniquement par le réalisateur Justin Simien. Certainement plus intéressante que la piste précédente, le cinéaste offre plusieurs informations pertinentes et un regard analytique sur son œuvre.

Ensuite, est disponible le documentaire « The Making of Dear White People (20:09) ». Très typique dans sa structure, il offre néanmoins des entretiens intéressants et divertissants avec les artisans et les acteurs du film. Aussi, on retrouve le vidéoclip « Get a Life (5:14) » de Caught a Ghost, un montage de scènes supprimées (2:36) d’un intérêt assez moyen.

Une série de segments parodiques très amusants est aussi offerte : « The More You Know About Black People (5 :09) », « Racism Insurance (2 :57) », « Dvrs App : Black Friend When You Need Them (2:56) » et « Leaked : Banned Manchester U Diversity (2:21) ».



Conclusion
Drôle, irrévérencieux et avec juste assez de tendresse, Dear White People propose un propos fort pertinent en plus d’offrir un panorama riche et sensible de la jeunesse américaine. Le temps saura nous l’assurer, mais ce premier long métrage de Justin Simien s’inscrit comme étant un incontournable dans le genre.

L’édition est techniquement excellente. Les nombreuses parties sombres du film sont superbement reproduites par le transfert vidéo tandis que le mixage reproduit avec conviction l’univers sonore du film. Quant aux suppléments, ils sont nombreux et relativement intéressants et informatifs. La seule chose que l’on peut reprocher à cette édition est l’absence totale de francisation …


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
3,7/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2015-04-05

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Dear White People

Année de sortie:
2014

Pays:

Genre:

Durée:
108 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
E one Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Pistes de commentaires audio (2), scènes supprimées, documentaires, segments parodiques (4), vidéoclip

Date de parution:
2015-02-10

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