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DVDEF

Looking (The Complete First Season)

Critique
Synopsis/présentation
Créée par Michael Lannan et réalisée par Andrew Haigh, qui a remporté un retentissant succès public et critique avec son long métrage Weekend (2011), Looking est diffusée par HBO et relate les tribulations de trois amis homosexuels à San Francisco. Définie injustement comme un Sex and the City gai, la série propose de suivre Patrick (Jonathan Groff), Agustin (Frankie J. Alvarez) et Dom (Murray Bartlett) alors qu’ils cherchent à définir leur vie dans le monde d’aujourd’hui.

Ici, pas d’histoire de « coming-out », les trois héros de Looking sont parfaitement à l’aise avec leur sexualité. Les scénaristes explorent ainsi d’autres avenues. Si le personnage d’Agustin demeure dans des zones plutôt stéréotypées par sa remise en question de la monogamie – et deviens (volontairement) le protagoniste le plus antipathique de la saison - , celui de Dom trouve le meilleur arc narratif. À l’aube de la quarantaine, les questionnements qui le hantent sont loin des préoccupations amoureuses et sexuelles de ses deux amis plus jeunes. C’est pourquoi ce sont l’épanouissement professionnel et la maturité qui sont abordés avec lui.

Le cœur de la série demeure pourtant Patrick, un jeune concepteur de jeux vidéo maladroit, mais bien intentionné qui s’amourache du sensible Richie (Raul Castillo) alors que son patron (Russell Tovey) s’amuse à flirter avec lui. En dépit de ce traditionnel triangle amoureux, Looking aborde avec beaucoup de finesse ces relations. C’est en très grande partie grâce à la caméra d’Haigh qui réussit à capter une intimité rare lors de moments simples et de silences captés avec beaucoup d’empathie. Le cinquième épisode, le meilleur de cette courte saison, est à ce titre exemplaire en se concentrant sur une journée passée entre Patrick et Richie.

Alors qu’une deuxième saison a été commandée malgré des cotes d’écoute plutôt moyennes, Looking s’impose comme une série fort sympathique, drôle, lente et attachante. Si les premiers épisodes prennent un certain temps a imposé le récit, la deuxième moitié de la saison offre les meilleurs moments et laisse présager le meilleur. Surtout intéressée par ses personnages, leurs contradictions, leurs envies et leurs échecs, la série en propose un regard juste, tendre et parfois cruel.


Image
Les huit épisodes de cette première saison sont offerts au format d’image respectée de 1.78:1 à une résolution de 1080p.

La définition générale de l’image est d'un bon niveau. Détails et textures sont reproduits avec finesse. C’est dans le rendu des couleurs que le transfert rayonne véritablement. La photographie très chaude, aux effets «Instagram» est reproduite avec richesse et fidélité. Les couleurs présentes sont parfaitement saturées et ne présentent aucun problème de débordement. Les effets de surbrillance sont évités grâce à des contrastes bien contrôlés. Il arrive à quelques reprises que les dégradés bloquent légèrement lors des parties plus sombres, mais rien de bien désastreux. Autrement, ces dernières profitent de noirs purs et profonds.

La qualité du transfert demeure constante au fil des épisodes et aucun défaut majeur apparent ne vient perturber la partie numérique.


Son
Trois bandes sons sont disponibles sur cette édition : la première en version originale anglaise au format DTS-HD Master Audio 5.1, la deuxième en version française au format DTS Digital Surround 5.1. et la troisième en version espagnole au format DTS Digital Surround 2.0.

Axée principalement sur les dialogues, la série évolue en retrait et c’est sans grand étonnement que l’on remarque un mixage DTS-HD qui se déploie en toute subtilité. Ces dialogues demeurent constamment et parfaitement intelligibles grâce à des ouvertures frontale et latérale claires. Les enceintes arrière appuient discrètement les ambiances et quelques effets d’ambiophonie permettent une immersion certaine (particulièrement lors des bruits de foules ou les rumeurs des rues de San Francisco). Le mixage offre un bon dynamisme grâce à une trame sonore composée de morceaux de musique pop qui est brillamment supportée par les basses fréquences. Par contre, les extrêmes graves se font beaucoup plus discrètes.

Il y a option de sous-titrage en anglais, français, espagnol, danois, finlandais, norvégien et suédois.


Suppléments/menus
Nous retrouvons six pistes de commentaires audio. La première est offerte pour le premier épisode et regroupe les interventions du créateur Michael Lannan, du producteur et réalisateur Andrew Haigh et des acteurs Jonathan Groff, Murray Bartlett et Frankie J. Alvarez.

Sur le deuxième, on peut entendre Lannan, Haigh et Groff.

Pour le quatrième épisode, Lannan et Haigh sont accompagnés d’Alvarez, du scénariste J.C. Lee et du producteur John Hoffmann.

Le cinquième épisode réuni Lannan, Haigh, Groff, le directeur de la photographique Reed Morano, l’acteur Raul Castillo.

Lannan, Haigh, Bartlett et Hoffmann partagent les interventions du sixième épisode avec l’actrice Lauren Weedman.

Enfin, le huitième et dernier épisode de la saison profite des commentaires de Lannan, Haigh, Groff et de la scénariste Tanya Saracho.

La plupart des pistes demeurent très divertissantes et l’esprit de camaraderies transparaît dans les échanges et dans le nombre d’intervenants. Mais étonnamment, outre le plaisir vécu et des anecdotes de tournage, on en apprend que très peu sur les intentions du créateur et sur le travail de réalisation d’Andrew Haigh.



Conclusion
Annoncée injustement comme un Sex and the City pour le public homosexuel, Looking offre un portrait intime de trois jeunes gais évoluant dans le San Francisco d’aujourd’hui. Sans être dénuée d’humour, la série aborde avec justesse et sensibilité les vies amoureuses, sexuelles et professionnelles de ces trois personnages pour qui, nous l’espérons, la deuxième saison saura nous faire découvrir et apprécier davantage de leur vie.

L’édition est techniquement excellente. Le transfert vidéo fait preuve de fidélité et la qualité photographique de l’image est admirablement rendue. Le mixage DTS-HD est discret, mais adéquat. À noter qu’un doublage français est présent. Quant aux pistes de commentaires audio, elles sont agréables à écouter, mais laissent un peu sur notre faim quant aux informations fournies sur le travail créatif des réalisateurs et scénaristes.


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2015-01-11

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Looking

Année de sortie:
2014

Pays:

Genre:

Durée:
240 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
Blu-ray

Nombre de disque:
2 BD-50

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS HD Master Audio 5.1
Française DTS HD Master Audio 5.1
Espagnole DTS 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Pistes de commentaires audio pour six des épisodes

Date de parution:
2015-01-06

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