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DVDEF

Phantom of the Opera, The (2 -Disc Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
À Paris, en 1870, l’Opéra Populaire est racheté par de nouveaux hommes d’affaires, qui apprennent par la même occasion l'existence d'un légendaire fantôme (Gerard Butler) qui hanterait le bâtiment. Nul ne connaît son identité, mais il semble avoir pris sous son aile la jeune Christine Daaé (Emmy Rossum) dans le but de faire d’elle la tête d’affiche de tous les spectacles à venir. Malheureusement, les opposants sont féroces, surtout de la part de la Carlotta (Minnie Driver) qui perd sa place au dépend de Christine. Le fantôme a l’avantage du terrain et fait part de ses requêtes via des lettres marquées d’une tête de mort ou en causant quelques étranges accidents. Tout cela afin de conquérir le cœur de Christine, qui est partagée entre le fantôme et son amour d’enfance, Raoul (Patrick Wilson).

Basé sur le livre de Gaston Leroux, cette histoire a été de nombreuse fois adaptée au cinéma, entre autres par Andrew Lloyd Webber qui en a fait une comédie musicale. De cette adaptation, Webber travailla de pair avec le réalisateur Joel Schumacher afin de produire un scénario réalisable au grand écran. Le produit final est cette nouvelle adaptation du Fantôme de l’Opéra, qui semble partager les critiques et le public.

Trois éditions sont mises en marché. Deux éditions à un seul disque (panoramique et plein écran), ainsi que l’édition spéciale de deux disques critiquée ici.


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 2.35:1 d’après un magnifique transfert 16:9.

Comme toute récente parution, l’interpositif utilisé n’affiche strictement aucun parasite ou défaut dû au matériel source. La définition générale de l’image est tout simplement exceptionnelle. The Phantom of the Opera est une production qui nous ramène à la fin du 19e siècle et tous les efforts ont été mis pour reproduire cette époque aussi fidèlement que possible. Ainsi, les décors sont complexes, avec d’innombrables accessoires. Le niveau de détails permet de déceler toutes les subtilités de la direction artistique. De plus, les textures sont rendues avec précision et subtilité, ce qui fait de l’image un véritable festin visuel. Les couleurs représentent également un point fort de ce transfert. La palette, extrêmement riche et diversifiée, est vive et pleinement saturée, évitant tout débordement. Toutes les couleurs demeurent naturelles, incluant les tons de peau. Encore une fois, toute la beauté de la cinématographie est reproduite à merveille. Le niveau des noirs est correctement ajusté àet les contrastes demeurent bien gérés, ce qui devient primordial pour certaines scènes, comme celles tournées dans le refuge du fantôme. Les dégradés sont fluides et ne bloquent pratiquement jamais. Les noirs sont profonds et purs, sans trace d’effet fantôme.

Évidemment, ceci s’applique à la portion du film qui se déroule en 1870. L’autre époque racontée se déroule en noir et blanc, avec une quantité imposante de grain servant à donner un effet volontaire de «flash-back». Aussi, d’autres moments présentent des flous intentionnels qui servent à mettre l’accent sur un personnage par exemple.

Numériquement, cette édition est également une réussite. Les problèmes reliés au transfert ou à la compression sont maintenus à un minimum. Un certain halo est particulièrement visible au début du film, lors de l’apparition du logo de Warner Bros, mais ce problème causé par la suraccentuation des contours se dissipe rapidement et n’apparaît pratiquement jamais au cours du film.


Son
Le film peut être écouté dans sa version originale anglaise au format Dolby Digital 5.1 ou dans un doublage français complet (dialogues et chansons) au même format.

Ici, on a choisi d’offrir une bande-son très dynamique et un environnement sonore exploité à son maximum. Ainsi, ne soyez pas surpris si certaines scènes ou segments musicaux vous donnent littéralement des frissons dans le dos. Le dévoilement du chandelier au début du film est un excellent exemple de ceci: L’orgue se manifeste avec force et impact, soulignant à merveille l’importance de l'accesoire. Tous les canaux sont employés à leur maximum. Par exemple, les canaux d’ambiophonie ne servent pas exclusivement aux sons d’ambiance et aux effets localisés. La trame sonore en fait évidemment usage fréquemment aussi, mais ce qui surprend, c’est d’entendre certaines des répliques émaner de ces enceintes. Le meilleur exemple survient après la première prestation de Christine devant le public, dans sa loge, alors que la voix envoûtante du fantôme se fait entendre d’un canal à l’autre, circulant furtivement dans l’environnement sonore. Les dialogues sont bien reproduis, sans problème de captation. Il faut préciser que les segments musicaux ont été préenregistrés. Ceci cause certains problèmes de synchronisme entre les paroles et le mouvement des lèvres des acteurs. Par contre, ceci est dû au tournage en tant que tel du film, et non au mixage sonore. Les basses sont fidèlement reproduites et supportent généralement bien le mixage, en particulier la voix ténébreuse du fantôme. Dans le même ordre d’idées, les extrêmes graves (LFE, canal .1) se font sentir à plusieurs reprises, entre autres via les segments musicaux qui incluent de l’orgue, comme le dévoilement du lustre au début du film.

Des sous-titres anglais et français sons disponibles, ce qui aide grandement à la compréhension des dialogues de quelques personnages tant leurs accents est prononcés.


Suppléments/menus








Conclusion
L’œuvre théâtrale de Andrew Lloyd Webber a certainement reçu une appréciation unanime autant de la critique que du public en général. En ce qui concerne le film, les commentaires sont partagés. Cependant, tous s’entendent pour dire que ce long métrage représente un véritable festin pour les yeux grâce à sa magnifique direction artistique.

Tout cela est merveilleusement reproduit sur DVD grâce à un transfert vidéo de tout premier ordre. Le niveau de détails est élevé et les couleurs reproduites à la perfection. Le mixage sonore offre également une expérience surprenante, qui met l’emphase sur la musique et un environnement sonore pleinement développé. Ajouter à cela de nombreux suppléments qui nous plongent dans l’univers du fantôme, autant celui de Leroux que de Webber, et vous aurez une édition qui en vaut vraiment la peine.


Qualité vidéo:
4,5/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
4,4/5

Note finale:
4,4/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2005-05-25

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Hitachi 51F500, Récepteur/Lecteur DVD/Enceintes Panasonic SC-HT700

Le film

Titre original:
Phantom of the Opera, The

Année de sortie:
2004

Pays:

Genre:

Durée:
141 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaires sur la préproduction, la réalisation, la postproduction et sur l'histoire du fantôme de l'opéra, scènes inédites et bandes-annonce.

Date de parution:
2005-05-03

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