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DVDEF

Apollo 13 (Anniversary Edition - format d'image respecté)

Critique
Synopsis/présentation
Si Apollo 13 n'est pas, comme The Right Stuff, un film sur la conquête spatiale en général, il comporte tout de même un rappel historique en ouverture. Lors d'une courte séquence, il nous rappelle un drame peu connu, celui du 27 janvier 1967. Lors d'une répétition en vue du lancement d'Apollo 1, les astronautes, enfermés dans leur vaisseau spatial par une porte boulonnée, sont morts brûlés vifs, une étincelle ayant mis le feu à l'atmosphère d'oxygène pur contenu dans le vaisseau. Cette séquence, stylisée, est ici pour nous rappeler que la routine n'existe pas dans les vols spatiaux.

Le film enchaîne directement ensuite sur la nuit du 20 juillet 1969, où le succès de la mission Apollo 11, et les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune marquèrent le sommet de la conquête spatiale en ce qui concerne les vols habités. Le film décrit cette soirée vue par les astronautes qui devaient plus tard participper à la mission Apollo 13, réunis à une soirée chez Jim Lovell (Tom Hanks). Après cette rapide mise en contexte, le film passe à la préparation de la fameuse mission Apollo 13, titre et sujet du film.

Cette mission, considérée comme routinière par un public blasé (il s'agissait après tout de la troisième mission devant emmener des hommes sur la lune), se mit à passionner les foules dès lors qu'un accident, l'explosion d'une bouteille d'oxygène, la compromit et mit en danger la vie des astronautes. C'était la première fois que des américains risquaient de mourir dans l'espace (les astronautes d'Apollo 1 étaient morts sur Terre lors d'un test de routine). Alors que le vaisseau et son équipage semblaient perdus, la volonté, les compétences et le travail acharné combinés de l'équipage et des ingénieurs du contrôle de la mission permit, contre toute attente, de ramener les trois hommes sains et saufs sur Terre. L'échec de cette mission devint en fait un exploit, et apporta beaucoup d'enseignements utiles à la suite du programme spatial.

Réalisé par Ron Howard, un des réalisateurs les plus atypiques d'Hollywood, ce film reconstitue de manière à la fois réaliste et épique l'aventure incroyable vécue par ces hommes. Sa vision, son souci du détail, associés à une distribution excellente, font de ce film un grand spectacle assez réussi, qui n'oublie pas de s'intéresser avant tout aux hommes qui ont vécu ce sauvetage et l'ont rendu possible.
Tom Hanks est bien entendu très convaincant dans le rôle de Jim Lovell. Bill Paxton et Kevin Bacon, dans les rôles de ses coéquipiers fred Haise et Jack Swigert, livrent eux aussi des interprétations très solides. Mais c'est surtout Gary sinise, qui joue le rôle de Ken Mattingly, obligé de rester sur Terre à la suite de l'avis d'un médecin, qui force le respect. La déception énorme qu'il ressent d'être remplacé par un autre deux jours avant le départ, tout comme le professionnalisme et l'acharnement dont il fait preuve pour sauver ses camarades perdus dans l'espace, sont parfaitement rendus par son interprétation. On notera aussi la performance de Kathleen Quinlan, très convaincante dans le rôle de Marilyn Lovell.

L'ensemble dégage donc une impression de sérieux et de fidélité en ce qui concerne la reconstitution des événements, tout en n'oubliant pas les buts principaux d'un long-métrage de cinéma : émouvoir et divertir. Certes, le sujet s'y prêtait particulièrement bien (l'histoire d'Apollo 13 est tout de même assez incroyable), mais on ne peut qu'être ravi que le film soit à la hauteur, chose qui devient rare à Hollywood par les temps qui courent.

Cette édition, qui célèbre le dixième anniversaire du film, en propose deux versions. Sur le premier disque, on trouve le montage original, long de 2 heures 20 minutes. Le second disque propose la version IMAX, sortie en 2002, qui retire 24 minutes au montage original.


Image
Le film est proposé en deux versions dans cette édition anniversaire. Sur le premier disque, le montage du réalisateur est proposé au format respecté de 2.35:1 d'après un transfert 16:9. Le second disque propose la version IMAX du film, au format respecté 1.66:1 (si la plupart des films IMAX sont en 1.33:1, certains films "gonflés" en IMAX sont en 1.66:1), là encore optimisé pour téléviseurs et moniteurs 16:9. L'emballage nous apprend que l'image a été restaurée numériquement spécialement pour cette édition.

Aucun défaut lié à l'interpositif utilisé pour le télécinéma n'est à déplorer, et l'image est d'une propreté absolument exemplaire. La définition est d'un très bon niveau, avec des détails très fins et des textures subtiles et réalistes. On notera que le transfert de la version IMAX semble mieux défini, mais cela est principalement dû à la différence de cadrage, qui fait que les objets présents à l'écran occupent plus de place, et donc représentés par plus de lignes vidéo que sur la version 2.35:1. L'étalonnage des couleurs est impeccable. Celles-ci sont riches et subtiles, et jamais aucun débordement ne vient gâcher le visionnement, même dans les plans les plus saturés comme les gros plans extrêmes sur les flammes des réacteurs de l'énorme fusée Saturn V.

Pour un film de ce type, se déroulant principalement dans l'espace, un bon réglage du niveau des noirs (brillance) est absolument indispensable. C'est le cas de ce transfert, qui propose aussi un contraste parfaitement réglé, et aucune fluctuation de ces paramètres n'est a déplorer sur la durée du film. Les parties sombres de l'image sont impeccables, avec des noirs profonds et sans blocage, des dégradés fluides et un niveau de détail comparable au reste de l'image.

Du point de vue purement numérique, ce transfert présente quelques défauts habituels. La sur accentuation des contours est nettement visible, sans être catastrophique. Quelques artefacts de compression, notamment des fourmillements, sont visibles çà et lè, mais il s'agit là d'un défaut bien naturel pour un film de cette longueur, et cele ne s'avère nullement gênant pour un visionnement normal.


Son
La version originale du film proposée sur le premier disque est livrée avec trois bandes son, en plus des commentaires audio. Il s'agit des versions anglaise, française et espagnole du film, toutes offertes au format Dolby Digital 5.1. La version IMAX, présente sur le second disque, ne propose qu'une langue, l'anglais, mais en deux formats, Dolby Digital 5.1 et DTS.

Le mixage original, présenté sur le premier disque du film, offre une dynamique intéressante et une présence satisfaisante. La spatialité s'avère très satisfaisante, avec un champ sonore qui se déploie sur l'ensembl des enceintes. Les canaux d'ambiophonie sontr utiliséa à la foir pour des effets d'ambiance, et pour certains effets sonores. La séparation des canaux est bonne, et les effets de transition d'un canal à l'autre sont fluides et réalistes.

L'intégration des différents éléments composant cette bande sonore est tout à fait excellente. Les dialogues sont toujours parfaitement intelligibles. Les effets sonores, les ambiance et la musique se mélangent parfaitement bien, et cette dernière fait preuve de profondeur et d'une très bonne fidélité. Les basses, si elles sont présentes, sont parfois un peu décevantes, notamment la scène du décollage de la fusée, qu'on aurait aimé plus "physique".

La version DTS, quand à elle, offre une dynamique nettement plus élevée que son homologure en Dolby Digital. Cela ne s'explique pas uniquement par les différences de format, mais aussi par le fait que le mixage destiné aux cinémas IMAX se devait d'en offrir plus aui niveau des sensations au spectateur, le mixage original étant parfois un peu timide comparé aux standards actuels. C'est surtout au niveau des basses que la différence est criante. La scène du décollage de la fusée s'avère netteemnt plus impliquante dans la version DTS, grâce à une utilisation des basses, et notamment du canal d'infra-graves (LFE ou .1) nettement plus impressionnante que dans le mixage originel.


Suppléments/menus
Les suppléments proposés par cette édition sont répartis sur les deux disques.

Sur le premier, qui contient la version "longue" du film, on peut trouver deux pistes de commentaires audio. Le premier commentaire est celui du réalisateur, Ron Howard, qui nous parle du film, de sa production, du pourquoi et du comment de chaque scène. Intéressant, mais rien d'extraordinaire. Le second, dit par Jim Lowell et son épouse Marilyn, nous permet de profiter du point de vue du vrai héros de cette histoire, ce qui s'avère particulièrement intéressant pour un tel film reconstituant une histoire vraie.

Un documentaire making-of, Lost Moon : The Triumph of Apollo 13 (58:04), dont le titre s'inspire du livre écrit par Jim Lowell, est aussi proposé sur le premier disque. Particulièrement intéressant, bien que classique dans sa facture, ce documentaire nous en apprend énormément sur le soin apporté à la reconstitution précise et réaliste de tout ce qui compose cette épopée spatiale, de l'effet d'apesanteur jusqu'aux moindres détails.

Le premier disque propose aussi des notes de production, relativement complètes, ainsi que la bande-annonce du film.

Sur le second disque, on trouve deux documentaires portant sur la conquête spatiale. Le premier, Conquering Space : The Moon and Beyond (48:25), récapitule 45 ans de conquête spatiale, et notamment sur la rivalité USA-URSS qui en a marqué les débuts, la conquête de la lune, et le futur de la station spatiale internationale. Ce documentaire est plutôt superficiel (la conquête de l'espace ne peut se raconter en aussi peu de temps), et s'avère irritant par son américanocentrisme exacerbé.

Le second, Lucky 13 : The Astronauts Story (12:14) diffusé sur NBC en juillet 1995, soit à l'époque de la sortie du film, raconte plus particulièrement l'histoire des astronautes de vol Apollo 13. Ce documentaire s'avère très intéressant que le précédent, car mieux construit et ayant l'opportunité de creuser plus en profondeur, malgré sa relative brièveté, un sujet nettement moins vaste.

Un petit irritant, les bandes-annonces qui démarrent à l'insertion de chacun des deux disques. Cependant, cela s'avère nettement moins insupportable que su certains disques de la concurrence, une simple pression sur la touche Menu de la télécommande suffisant à abréger l'ensemble.



Conclusion
Ce très bon film nous est proposé dans une édition anniversaire qui s'avère d'un très bon niveau. L'idée d'offrir deux versions du film est excellente. Les cinéphiles intéressés par la vision du réalisateur se dirigeron vers le premier disque, au format et au montage respectés. Les amateurs de sensations fortes, quand à eux, se régaleront avec la version IMAX proposée sur le second disque, qui propose un montage plus court, une image qui prend un peu plus de place à l'écran et surtout une bande-son DTS explosive. Les suppléments sont nombreux et relativement intéressants.

Si cette édition ne sera pas indispensable pour ceux qui possèdent l'ancienne, il s'agit du choix évident pour ceux qui n'ont pas encore ce film dans leur collection.


Qualité vidéo:
4,4/5

Qualité audio:
4,4/5

Suppléments:
3,8/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
4,3/5
Auteur:

Date de publication: 2005-05-30

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Apollo 13

Année de sortie:
1995

Pays:

Genre:

Durée:
140, 116 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1 et 1.66:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1
Anglaise DTS

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Commentaires audio, documentaires sur le film et la conquête spatiale, Notes de production

Date de parution:
2005-03-29

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