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DVDEF

MacGyver (The Complete First Season)

Critique
Synopsis/présentation
MacGyver. Il est possible que vous ayez de la difficulté à associer un visage à ce nom, mais sans aucun doute vous est-il familier. Sorte de mini-phénomène culturel typique des années ’80, MacGyver a marqué son époque. Tant et si bien que ce nom est devenu une référence citée fréquemment dans The Simpsons par exemple, ou encore dans Family Guy pour ne nommer que ceux-là. Peut-être ce nom vous rappelle-t-il l’époque peu glorieuse où les coupes « longueuil » étaient à la mode. Vous êtes prêt du but, MacGyver a longtemps été le porte étendard de cette coupe de cheveux ridicule! Une chose est certaine, il est peu probable que vous vous souveniez d’une péripétie précise vécue par ce personnage fictif. Ses aventures, qui doit-on le rappeler ont fait le bonheur des téléspectateurs sept années durant, sont loin d’avoir autant marqué l’imaginaire que le personnage lui-même. Qui diable était MacGyver ? Certains vous diront : « c’était le gars qui faisait des bombes avec de la gomme ». Non loin de la vérité, cette citation fait référence à l’ultime trait de caractéristique de ce héros pas très légendaire. MacGyver, c’était l’agent secret américain au nom « cool » qui arrivait à se sortir des pires impasses avec de banals objets de la vie courante. Armé d’un couteau suisse (qui faisait l’envie de tous les petits pré-adolescents) comme seul outil, il faisait uniquement appel à sa débrouillardise infinie pour mener à bien ses missions. Non-violent, non-fumeur et acrophobe, MacGyver était le héros à qui tous les petits garçons voulaient ressembler et que bon nombre de femmes auraient souhaitées retrouver sous leur couette.

De nos jours, soit pratiquement vingt ans après la diffusion des premiers épisodes, MacGyver fait autant l’objet de sarcasmes que d’éloges. Dans le premier cas, il s’agit probablement des effets de l’âge sur la série. Produit avec des moyens techniques et financiers très modestes, MacGyver n’avait rien des séries à gros budgets à la 24 ou CSI qui nous sont offertes de nos jours. Pour cette première saison, les moyens financiers mis à la disposition des artisans de la série étaient tellement risibles qu’ils ont dû « emprunter » des images et même des scènes complètes à d’autres films pour boucher les trous. Dans le troisième épisode, la séquence de la poursuite dans sa totalité a été prise dans le Italian Job de 1969 ! Les visages des comédiens ont été rajoutés maladroitement en « chroma key » pour simuler leur présence derrière le volant, mais le résultat frise le ridicule !

Dans l’ensemble, la facture visuelle de la série était ordinaire au possible. Les mises en scènes de chaque épisode, du moins en ce qui concerne la première saison, utilisaient de façon excessive les zoom in ou zoom out pour donner un semblant de dynamisme mais dans l’ensemble le langage cinématographique et télévisuel était négligé. Voilà probablement pourquoi certains des épisodes de la première saison sont signés Alan Smithee, le pseudonyme officiel des réalisateurs qui refusent d’endosser leur ouvrage ! Les effets spéciaux frôlaient l’amateurisme, tandis que le jeu des comédiens, particulièrement les seconds rôles, avaient l’air d’une farce. À titre d’exemple, attardez-vous quelques secondes au jeu du méchant asiatique dans le deuxième épisode. Hilarant ! Quant aux intrigues des épisodes, elles étaient dans l’ensemble très superficielles et prétexte à exploiter les prouesses du héros (comme cet épisode où MacGyver est prisonnier d’une maison remplie de pièges…).

Si la série vieillit très mal lorsqu’on la compare aux productions plus modernes, il n’en demeure pas moins que MacGyver se mérite encore aujourd’hui des éloges bien méritées. Les intrigues n’avaient rien de bien excitantes dans les débuts de la série, mais il reste que les prouesses du héros ont encore aujourd’hui de quoi impressionner. La série faisait également la promotion de la débrouillardise et de la présence d’esprit, des valeurs beaucoup plus nobles et morales que la violence à laquelle nous a habitués la télévision en générale. Le héros était intelligent, sympathique et moral, des qualités auxquelles pouvaient s’identifier sans crainte le jeune public. Voilà justement à qui a plût cette série, le jeune public un peu naïf qui n’était nullement dérangé par la banalité de l’écriture et qui se laissait impressionner par l’agilité du héros. Ce public a aujourd’hui vieilli, au même titre que la série elle-même, et il y a peu de chance qu’il s’y intéresse pour autre chose que par nostalgie. Cette édition DVD réunissant la totalité de la première saison de MacGyver s’adresse justement à eux, les nostalgiques.


Image
La série est présentée dans le format d’image respecté de 1.33:1 (plein cadre), d’après un transfert 4:3.

Tout autant que la coupe longueuil du héros, ce transfert trahi l’âge de la série. Dans l’ensemble, le matériel source employé pour ce transfert étaient dans un état potable, mais sans plus. Les anomalies y sont nombreuses et évidentes, que ce soit des égratignures, des taches, des points blancs ou du grain. Dans les circonstances, la définition générale est tout au plus correcte. Les détails et textures sont présentés avec le maximum de précision possible considérant l’état du matériel source, mais il n’en demeure pas moins que la netteté fait souvent défaut. Il en résulte une image d’apparence douce (soft) et mal contrastée. Le rendu des couleurs est également loin d’être impeccable. Les couleurs sont d’une apparence terne et délavée. La saturation, en retrait, aurait dû être accentuée pour corriger en partie ce problème. La restitution est elle-aussi douteuse. On remarque de nombreux débordements dans le cercle chromatique, un défaut qui varie en intensité d’un épisode à l’autre. Évidemment, tout cela se traduit par un manque de naturalité général des couleurs. La brillance fluctue régulièrement, allant de noirs trop écrasés qui bloquent les parties sombres jusque dans un niveau beaucoup trop élevé qui confère aux noirs une apparence grisâtre et qui du même coup atténuent d’avantage les contrastes.

La plus grande qualité de ce transfert réside dans la partie numérique. Celle-ci est irréprochable, donc exempte de tout défaut de compression ou de numérisation. Un œil habitué remarquera sans doute une sur-accentuation des contours évidente mais rarement agaçante.


Son
Cette édition ne propose qu’une bande-son anglaise de format Dolby 2.0 Stéréo. Il s’agit en fait du mixage original monophonique qui, pour l’occasion, a été reproduit sur deux canaux plutôt qu’un seul. Aucun sous-titrage n’est offert.

Dans le meilleur des mondes, un re-mixage multi-canal aurait évidemment été apprécié, mais telle quelle cette bande-son monophonique est entièrement au service de la série. Aurait-il été raisonnable d’en demander plus dans le cas de MacGyver ? Pas vraiment… La dynamique de ce mixage est un peu faible, mais considérant le budget de la série et son âge on peut difficilement lui reprocher. La présence manque quelque peu d’ampleur mais la profondeur est tout a fait acceptable. Les effets sonores sont bien intégrés, leur niveau étant parfaitement adéquat. Certains effets souffrent d’une distorsion subtile mais évidente, résultant en une fidélité sonore générale un peu déficiente. Les dialogues manquent de naturalité et sonnent un peu sourd parfois, mais leur intelligibilité n’est jamais remise en question. La musique est nette et bien intégrée mais les basses trop molles ne lui rendent pas justice.

En résumé, un mixage fonctionnel sans plus.


Suppléments/menus
La Paramount n’a pas jugé pertinent d’inclure un quelconque supplément pour cette série. Dommage, quelques entrevues, même d’archive, auraient été plus que bienvenus. De toute façon, considérant le statut presque culte de la série, il serait étonnant qu’aucun document vidéo n’ait jamais été produit sur le phénomène. Un peu décevant…



Conclusion
Cette édition ne manifeste pas la prétention de conquérir de nouveaux fans et ne s’adresse en fait qu’à un public nostalgique. Ce produit un peu bâclé n’était destiné qu’à répondre à une certaine demande du marché, rien de plus. Ainsi, le transfert laisse grandement à désirer et le mixage sonore est tout juste fonctionnel. Qui plus est, il n’y a absolument aucun supplément. Mais au prix demandé (moins de 40$ CA), ce coffret de six disque représente un rapport qualité/prix intéressant pour les intéressés.


Qualité vidéo:
2,0/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
2,8/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2005-02-10

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
MacGyver

Année de sortie:
1985

Pays:

Genre:

Durée:
1043 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Aucun

Date de parution:
2005-01-25

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