Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Fringe (The Complete Fifth and Final Season)

Critique
Synopsis/présentation
Créée en 2008 par J.J.Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Occi, Fringe est une télésérie qui a su au fil des années se construire une base fidèle d’amateurs. Relatant au départ les déboires de la division Fringe au sein du F.B.I. où Olivia Dunham (Anna Torv), avec l’aide de Peter Bishop (Joshua Jackson) et son père Walter (John Noble), enquête sur des phénomènes inexpliqués, la série a lentement, mais sûrement pris une tournure définitive vers la science-fiction lorsque les personnages ont découvert l’existence d’un monde parallèle où leurs doubles vivaient. Le leitmotiv de la série qui consistait à présenter « le monstre de la semaine » empruntait beaucoup à The X-Files et les comparaisons avec la série culte ont obligé les créateurs à emprunter une voie originale afin de se distinguer. Lorsque la guerre entre notre monde et l’autre a été déclarée (saison 3), la série a clairement exposé tout son potentiel. Les réflexions sur la métaphysique, sur la question de point de vue et sur l’identité passionnaient et fascinaient en plus de donner le luxe aux acteurs d’incarner différentes versions de leur personnage.

Mais malheureusement, dans le monde de la télévision américaine, les cotes d’écoute doivent résonner. Faisant confiance aux chiffres plutôt qu’au talent des scénaristes, la chaîne Fox a, dès la finale de la troisième saison, menacé d’annuler la série. Puis, l’annonce d’une quatrième saison (sans un nombre d’épisodes fixé) a soulagé les admirateurs. Pourtant, lors de sa diffusion, les spectateurs pouvaient sentir les auteurs marcher sur des œufs. Fox laissait patienter les créateurs – et les fans – quant au destin de la série. C’est pourquoi malgré une saison 4 relativement intéressante, Fringe a toujours souffert de cette pesante menace d’annulation. Quelques semaines avant la finale, les studios ont annoncé que la série se mériterait une cinquième et ultime saison de treize épisodes.

Cette dernière saison est le produit direct de cette incertitude maudite qui aura hanté la série jusqu’à la toute fin. Relevant d’une intrigue qui se détache tout spécialement des épisodes précédents, les premiers épisodes n’ont de lien avec la série que les personnages. Et l’épisode « Letters of Transit » de la quatrième saison qui présentait Peter et Walter projetés 15 ans dans le futur aux côtés de Henrietta (Georgina Haig), la fille de Peter et Olivia maintenant jeune rebelle contre les Observers qui ont pris le contrôle du monde. Le premier épisode renoue directement après ces évènements alors que l’équipe tente de retrouver Olivia, toujours préservée dans l’ambre.

Malgré sa mythologie souvent fascinante, Fringe doit d’abord et avant tout son succès à ses personnages forts, attachants et complexes. La relation entre Olivia et Peter, celle entre Walter et Peter, et même celle de Walter et d’Astrid ont su attendrir les admirateurs et rendre les protagonistes le véritable cœur de la série. Walter en particulier, grâce au jeu impayable de l’acteur John Noble, se révèle, comme cela a toujours été le cas, le pivot de la série. La cinquième saison et certainement la finale permettent au personnage de livrer les moments les plus hilarants et les séquences les plus déchirantes.

Sans véritablement être ratée, cette cinquième saison possède simplement l’impression d’être « ajoutée ». L’intrigue est complètement autonome et indépendante du reste de la série (sauf peut-être pour la question des Observers et le retour de quelques personnages aimés des fans) et ses enjeux se montrent assurément moins engageants que les prémisses précédentes. Il s’agit néanmoins d’un dernier tour de piste qui devrait satisfaire les fans tout en les rendant nostalgiques des heures de gloire de ce qui aurait pu devenir une très grande série de science-fiction.


Image
Les épisodes sont tous offerts au format d’image respecté de 1.78:1 à une résolution de 1080p.

Il faut avouer que la qualité des transferts augmente de saison en saison. Ici, la définition générale de l’image est excellente. Les détails et les textures sont reproduits avec finesse et précision. L’image affiche ainsi une netteté impressionnante, les épisodes ayant été tournés en numérique (plutôt qu’en 35mm pour les trois premières). Les couleurs sont riches et précises rendant justice à la photographie froide et sombre développée au cours des épisodes de toute la série. Les contrastes sont très bien gérés évitant toute forme de surbrillance. Tandis que les dégradés sont fluides et précis, les noirs sont d’une pureté et d’une profondeur exemplaires.

La partie numérique se sauve, règle générale, de tout défaut majeur apparent.


Son
Une seule bande son en version originale anglaise et au format DTS-HD Master Audio 5.1 est disponible sur cette édition. Les fans francophones devront encore une fois se rabattre sur la future réédition pour pouvoir accéder à un doublage francophone et ce, en format DVD uniquement.

Tout comme le transfert vidéo, le mixage est nettement supérieur à celui présenté sur l’édition de la saison précédente. Série de science-fiction l’oblige, la bande son est extrêmement dynamique, tantôt agressive, tantôt plus douce épousant parfaitement le mariage entre les scènes d’action et les moments dramatiques de la série. Les transitions y sont irréprochables.

Le déploiement du champ sonore laisse entendre la majorité des éléments sonores à travers les ouvertures frontale et latérale. Les enceintes arrière jouent ici un rôle clés en appuyant les ambiances, mais en créant aussi une excitante immersion grâce à des effets d’ambiophonie à la fois subtils et saisissants. Les dialogues demeurent évidemment toujours intelligibles alors que la trame sonore signée Michael Giacchino s’intègre parfaitement au tout. Les basses fréquences sont appuyées grondant avec profondeur alors que le canal d’extrêmes graves se manifestent dans les moments d’action avec beaucoup d’efficacité.

Des sous-titres anglais, français et espagnols sont disponibles.


Suppléments/menus
Sur le premier disque se trouve d’abord une scène supprimée (« Walter’s Brain (0:48) ») mettant en scène Walter et Peter et qui apporte très peu au montage final.

Le deuxième disque offre une piste de commentaires audio pour le neuvième épisode de la saison, « Black Botter », qui regroupe les interventions des producteurs John H. Wyman et Jon Dudkowski. Pertinents et très intéressants, les deux profitent clairement de ce moment pour non pas seulement revenir sur l’épisode, mais sur la saison en entier et sur la série.

Le troisième et dernier disque propose « A Farewell to Fringe (21:06) » est un émouvant montage d’entretiens avec les créateurs et producteurs J.J. Abrams, John H. Wyman ainsi que les acteurs Anna Torv, Joshua Jackson, John Noble, Jasika Nicole et Lance Reddick. Ils reviennent notamment sur leur parcours depuis le début de la série ainsi que sur la dernière saison. Une autre scène supprimée d’un intérêt assez futile « Observer in the Closet (0:58) » est présentée. Nous retrouvons également le scénario du dernier épisode « An Enemy of Fate », un « questions/réponses (Q&A) avec « Fringe Season 5 2012 Comic-Con Panel (29:00) » où le journaliste Daniel Holbrook agit comme modérateur. Et enfin, un montage de prises ratées (2:12) complète cette section.



Conclusion
La cinquième et dernière saison de Fringe divisera à coup sûr les spectateurs. Sans être particulièrement inintéressante, ces épisodes n’arrivent pas à renouer avec l’esprit et surtout la mythologie installée par le passé. Il en demeure malgré tout une saison divertissante, émouvante et la finale demeure relativement satisfaisante. Le seul regret demeure évidemment que les créateurs se soient autant laissés empoisonnés par la menace constante de la chaîne Fox d’annuler la série.

Techniquement excellente, l’édition rivalise avec les saisons précédentes offertes en format Blu-ray en proposant un transfert vidéo solide et admirable ainsi qu’un mixage DTS-HD des plus excitants. Étant donné la fin du projet, on se serait attendu à un peu plus de suppléments, mais ceux présentés sont intéressants, pertinents et étonnamment très émouvants. Une superbe édition pour conclure la série.


Qualité vidéo:
4,4/5

Qualité audio:
4,6/5

Suppléments:
3,5/5

Rapport qualité/prix:
4,1/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2013-07-07

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Fringe

Année de sortie:
2012

Pays:

Genre:

Durée:
564 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
Blu-ray

Nombre de disque:
3 BD-50

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS HD Master Audio 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)
Français
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, scènes supprimées, entretiens, questions/réponses (Q&A), bêtisier

Date de parution:
2013-05-07

Si vous avez aimé...