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DVDEF

Entourage (The Complete Eighth Season)

Critique
Synopsis/présentation
Créée en 2004 par Doug Ellin et co-produite par l’acteur Mark Walhberg, Entourage est une série qui a été diffusée sur HBO jusqu’en 2011. Pendant huit saisons, nous avons suivi Vincent Chase acteur coqueluche en pleine ascension à Hollywood ainsi que trois de ses amis : son meilleur et fidèle ami Éric qui est aussi son gérant, Johnny « Drama » Chase un acteur has-been, mais aussi frère de Vince et enfin Turtle, le moins ambitieux et qui se cherche désespérément. Tous viennent de New York et ont emménagé dans la villa luxueuse de Vince qui tente (et réussira) sa chance à Los Angeles.

La principale force et caractéristique de cette série est certainement cette idée d’unité et de fraternité qui habite le quatuor et les soude ensemble. En effet, malgré le caractère à la base incompatible de ces quatre jeunes hommes, ils finissent néanmoins à donner une belle leçon d’amitié. Parce qu’ils sont toujours là les uns pour les autres, Vinnie, Éric, Drama et Turtle auront raison d’un style et d’un milieu de vie qui aurait pu détruire le meilleur d’eux-mêmes. Ce milieu il est précisément reproduit dans Entourage par différentes thématiques vraisemblables qui tournent autour du personnage de Vince et de ses amis. Peut-être est-ce dû au fait que la plupart des personnages sont inspirés du vrai Entourage des producteurs (Ari Gold serait inspiré de l’agent de Wahlberg Ari Emmanuel). Par exemple, la série abordera l’obstination profonde de Vince à choisir des projets plus auteuristes plutôt que des blockbusters prouvant à la fois des réussites, mais aussi des échecs d’une carrière qui semblait jusque-là prometteuse. La septième saison fera également confronter le groupe à la dépendance de Vince pour la drogue et l’alcool qui mettra en péril la carrière et la réputation du jeune acteur.

Sans jamais sombrer dans la morale facile, Entourage est néanmoins une série qui propose un portrait assez réaliste, mais surtout satirique du milieu hollywoodien. Si Drama assure une bonne partie de cette parodie (l’acteur Kevin Dillon est le frère de Matt Dillon !), le personnage culte d’Ari Gold, l’agent colérique, manipulateur, habile, intelligent, grossier et irrespectueux assure certainement les moments les plus savoureux de la série. Par exemple, la relation qu’il entretient avec son assistant homosexuel Lloyd se caractérise par le mépris et l’intimidation alors son mariage doit constamment se régler devant une thérapie de couple.

Entourage ne serait sûrement rien non plus sans ses innombrables cameos, ces apparitions éclairs ou plus périodiques d’acteurs ou célébrités bien connus qui participent à rendre plus concret et plus reconnaissable ce monde hollywoodien. À ce titre, Scarlett Johansson, Seth Green, Anna Faris, Stellan Skarsgard, Eminem, 50 Cent, Tom Brady, Jamie-Lynn Sigler, James Cameron, Matt Damon, Jessica Alba, Martin Scorsese, Gus Van Sant, Christina Aguilera et Kanye West ne sont que quelques-uns des noms à prendre part au monde de la série.

On a également reproché à Entourage à travers sa peinture du milieu frivole et urbain de la vie à Los Angeles le manque de nuance quant au traitement de la gente féminine. En effet, Vince et ses amis ne voient souvent les jeunes femmes que comme de la chair fraîche. Les petites soirées arrosées chez le jeune acteur sont souvent accompagnées de plusieurs jeunes femmes plantureuses, très peu vêtues qui sont prêtes à tout pour coucher avec Vince. Pourtant, la série offre quelques personnages féminins « plus forts », notamment Sloane, la petite amie d’Éric, Shauna la publiciste de Vince et surtout Melissa Gold, la femme d’Ari, qui malgré le caractère mâle alpha de son mari est une femme qui incarne à la fois l’indépendance, la réussite financière, la maternité et un certain épanouissement sexuel.

La saison qui intéresse ici, la huitième et la dernière, s’ouvre d’ailleurs sur la remise en question du couple Gold alors que les deux parties se séparent. Vince sort de sa cure de désintoxication alors que ses trois amis ne croient pas une seule seconde à la réussite de cette dernière. Éric vient de rompre avec Sloane tandis que Drama va débuter l’enregistrement de son dessin animé, Johnny’s Bananas. Quant à Turtle, il s’occupe toujours de vendre les produits alcoolisés pour Avion. Probablement parce que c’est la plus courte et assurément parce que la série a été annulée (selon les dires de Kevin Connolly, l’interprète d’Éric), il s’agit de la saison la plus décevante de toute la série. D’abord parce que malgré un départ réussi et prometteur (Vince qui veut retrouver un semblant de carrière, Éric qui se questionne sur ses sentiments pour Sloane, Drama qui doit vivre avec certains dilemmes face au succès, Turtle qui se cherche toujours et Ari qui veut reconquérir sa femme), les auteurs n’arrivent pas toujours à aller au bout de leur idée ou alors le tout est expédié lors du dernier épisode. Ensuite, parce que certains personnages font des choix absolument absurdes. On pensera ici évidemment à l’idylle entre Vince et la journaliste Sophia une brillante carriériste qui s’obstine pendant trois épisodes à ne pas flirter avec son principal intéressé pour finalement accepter une proposition folle et incroyable lors de la conclusion. Enfin, parce que lors de ce fameux dernier épisode, la magie a disparu. C’est ainsi que le côté expéditif de la conclusion se fait sentir. Malgré toutes les bonnes intentions de cette finale, nous avons beaucoup de mal à y croire. Mais heureusement, une séquence après la fin du dernier générique laisse la porte grande ouverte à une réelle fermeture et fera saliver tous les admirateurs. D’ailleurs, un projet de film est sur la table depuis plusieurs mois …


Image
Le film est offert au format d’image respectée de 1.78:1 à une résolution de 1080p.

Loin d’être une série reconnue pour sa photographie, Entourage est néanmoins une série à l’image « chargée » en détails et en textures et ceux-ci sont impeccablement reproduits. Alors qu’il s’agit seulement de la troisième saison (sur 8) à être disponible en format Blu-ray, le rendu HD offre une qualité d’image nettement supérieure à celle offerte sur DVD. Les couleurs sont reproduites avec richesse et précision offrant un panorama toujours optimal de la ville de Los Angeles alors que les tons de peaux demeurent naturels. Les effets de surbrillance sont évités grâce à des contrastes parafaitement gérés. Les parties sombres sont superbement reproduits grâce à des noirs purs et intenses mais aussi à des dégradés fluides et précis.

La partie numérique se sauve de tout défaut majeur apparent.


Son
Nous retrouvons sur cette édition trois bandes-sons dans trois format différents : DTS-HD Master Audio 5.1 en version originale anglaise dans le premier cas, DTS Digital Surround 5.1 en version française dans le deuxième cas et DTS Surround 2.0 en version espagnole dans le dernier cas.

Le mixage original DTS-HD est particulièrement efficace. Bien que la série ne se prête pas aux prouesses les plus épatantes et soit plutôt axée sur les dialogues, le mixage fait preuve d’un certain dynamisme. Ces derniers sont toujours à l’avant-plan demeurant constamment intelligibles alors que les ambiances (riches et importantes dans le cas présent) sont habilement appuyées par les enceintes arrière ainsi que par des effets d’ambiophonie subtils et réussis. La trame sonore (composée surtout de morceaux de musique populaire) sollicite le canal de basses fréquences qui gronde avec profondeur lors de ces quelques occasions. Le canal d’extrêmes graves y est aussi sollicité et fait preuve d’autant d’efficacité.

Des sous-titres anglais, français, espagnols, norvégiens, suédois et finlandais sont disponibles sur cette édition.


Suppléments/menus
Seul un documentaire « Hollywood Sunset : A Farewell to Entourage (28:33) » est disponible sur le dernier disque. Il s’agit d’une discussion entre les quatre acteurs principaux Kevin Connolly, Adrian Grenier, Kevin Dillon et Jerry Ferrara, le créateur Doug Ellin et la scénariste et co-productrice Ally Musika. Ils reviennent surtout sur les débuts de la série, leur audition, mais aussi sur les nombreux cameos en plus de défendre le caractère non-misgoyne de la série. Les interventions d’autres acteurs sont aussi présentées.



Conclusion
Après avoir remportée plusieurs prix (dont trois Golden Globes pour l’acteur Jeremy Piven en 2006, 2007 et 2008), Entourage est une série dont la réputation n’est plus à faire. Même si elle a ses défauts, la télésérie est absolument hilarante dans son portrait du monde hollywoodien en plus de présenter des personnages tantôt détestables, tantôt attachants, les rendant ainsi pour la plupart complètement mémorables. Cette huitième saison expédie regrettablement la fin de ses intrigues pour une conclusion décevante et bâclée. Cela dit, ce n’est pas suffisant pour condamner le plaisir de toute cette divertissante série.

L’édition Blu-ray est techniquement excellente. Le transfert HD reproduit fidèlement l’univers de la série de même que le mixage DTS-HD Master Audio qui immerge encore plus dans ce milieu. On ne regrettera que la présence d’un seul documentaire alors que HBO prépare probablement une bordée de suppléments pour le coffret de la série complète qui ne saurait trop tarder.


Qualité vidéo:
4,3/5

Qualité audio:
4,1/5

Suppléments:
2,0/5

Rapport qualité/prix:
3,2/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2012-07-12

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Entourage

Année de sortie:
2011

Pays:

Genre:

Durée:
240 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
Blu-ray

Nombre de disque:
2 BD-50

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS HD Master Audio 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole DTS 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Segment (Hollywood Sunset: Roundtable with Cast)

Date de parution:
2012-06-12

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