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DVDEF

Woman in Black, The

Critique
Synopsis/présentation
Succès surprise de ce début d’année tant en sol américain que dans ses terres natales où il est devenu le film d’horreur britannique le plus rentable depuis 20 ans, The Woman in Black est l’adaptation d’un roman à succès écrit par Susan Hill en 1983. Suivant un homme qui travaille pour une firme d’avocats et qui a perdu sa femme alors qu’elle donnait naissance à leur enfant, le film s’intéresse à un petit village reculé où cet homme, Arthur Kipps, est mandaté pour régler le cas d’une vieille et étrange demeure qui, selon les habitants du village, serait hanté par une force mystérieuse.

Réalisé par James Watkins, The Woman in Black profite de l’expérience du cinéaste en plus de son obsession pour certaines thématiques. Suivant Eden Lake, première œuvre ambitieuse et sauvage, The Woman in Black repose essentiellement sur une mise en scène classique. Film d’horreur campé dans un environnement « d’époque », la réalisation s’avère à la fois plus rigide et plus maîtrisée. Nous baignons dès les premiers instants du film dans un univers qui nous plonge au cœur de cette histoire de fantômes. Entre étrangeté et familiarité, l’œuvre du cinéaste britannique immerge instantanément parce qu’elle emprunte une formule bien connue par son public.

En effet, le classicisme de la mise en scène, presque imposée par le contexte de l’intrigue, confine le film à emprunter des effets du cinéma d’épouvante qui sont usés à la corde. C’est bien l’un des rares reproches que l’on puisse faire à cette œuvre, car à défaut de proposer une nouvelle vision, elle exploite avec une efficacité rarement égalée (du moins dans les dernières années et dans le genre) des codes qui pourraient sembler dépassés. Terreur, peur, sursauts et frissons seront ainsi au rendez-vous.

The Woman in Black confirme également ce qui semble obséder Watkins depuis sa première œuvre : la parentalité. Alors que dans Eden Lake, les parents étaient pointés du doigt pour la déchéance d’une génération de jeunes adolescents, la présente œuvre cristallise cette même idée à travers le personnage même de cette fameuse « Woman in Black ». En plus d’être une menace maléfique pour les habitants du petit village, la dame devient la métaphore évidente d’une irresponsabilité parentale. Elle agit en tant que juge sur une société qui éprouverait un mal, celui d’aimer ses enfants. La présence de Daniel Radcliffe dans le rôle du père veuf qui tentera de déjouer ce malheur ajoute d’ailleurs une valeur supplémentaire à cette idée, lui-même enfant-acteur désormais prêt à se détacher de son image de jeune sorcier héritier d’une malédiction de ses parents…

Alors qu’une suite est déjà en préparation, preuve de la réussite du film, The Woman in Black est assurément à voir pour les fans du genre. Terrifiant, effrayant et touchant, le film est certainement une surprise. Par son succès aux guichets, mais aussi par la confirmation d’un talent indéniable pour le genre, un réalisateur certainement à suivre : James Watkins.


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 2.35:1 à une résolution de 1080p.

Le transfert est absolument superbe. Baignant dans un univers où la direction artistique et la direction de la photographie contribuent à instaurer une atmosphère inconfortable, le transfert profite d’un parfait rendu des textures et des détails. L’image affiche aussi une netteté exemplaire. Évidemment, la reproduction des couleurs est époustouflante. Composées surtout de couleurs sombres et froides, la palette y est précise et nuancée. Le contraste est parfaitement géré évitant tout effet de surbrillance. Les parties sombres, constituant ici la majorité des séquences du film, sont impeccablement reproduites grâce à des dégradés d’une fluidité et d’une précision exemplaire ainsi qu’à des noirs qui sont d’une pureté et d’une intensité remarquables.

La partie numérique se sauve de tout défaut majeur apparent.


Son
Deux bandes sons au format DTS-HD Master Audio 5.1 sont disponibles en version originale anglaise et française.

Le mixage DTS-HD Master Audio original est particulièrement saisissant. Puisque nous sommes dans un contexte de film d’épouvante où les sursauts se veulent nombreux, le mixage se caractérise par son dynamisme et sa présence. Mais aussi, par son habile utilisation des effets d’ambiophonie qui réussissent à créer une immersion à la fois dans les moments où on tente de faire subtilement monter la tension que dans les séquences où les fantômes se manifestent. Sinon, la majorité des éléments sonores sont entendus grâce à d’élégantes ouvertures frontale et latérale. Les dialogues demeurent constamment et parfaitement audibles alors que la trame sonore s’intègre en subtilité au mixage. Les basses fréquences font preuve de profondeur et d’intensité lorsqu’elles sont sollicitées. Le canal d’extrêmes graves sera, quant à lui, se manifeste moins fréquemment (il le sera surtout lors d’une séquence sous la pluie où deux personnages vont déterrer une voiture), mais certainement pas sans une moindre efficacité.

Des sous-titres anglais et français sont disponibles.


Suppléments/menus
Nous retrouvons une pistes de commentaires audio partagée par le réalisateur James Watkins et la scénariste Jane Goldman. Détaillée, informative et pertinente, les interventions demeurent intéressantes et divertissantes alors que les deux artisans discutent d’à peu près tous les aspects de la production du film. Une piste de commentaires riche, complète et intéressante.

Ensuite, deux documentaires sont offerts. « Inside the Perfect Thriller : Making the Woman in Black (9:31)» est le typique « making of » où les interventions des acteurs et des créateurs demeurent assez superficielles de même que les intentions dans leur travail. « No Fear : Daniel Radcliffe as Arthur Kipps (4:04) » se concentre sur Radcliffe et son travail de composition pour le rôle du père veuf. Les interventions divergent rapidement sur une vantardise agaçante du travail d’action de Radcliffe.

Une galerie de photos complète cette section.



Conclusion
Après un premier film sauvage et brutal, The Woman in Black voit le cinéaste James Watkins confirmer à la fois son talent de metteur en scène pour le genre de l’horreur, mais aussi sa polyvalence. Proposant ici une approche plus classique et subtile qui installe une tension inquiétante avant de nous faire vivre de grands frissons, le long-métrage est certainement à découvrir pour les fans du genre.

L’édition est techniquement excellente. Le transfert vidéo reproduit avec élégance le travail de direction artistique et de direction photo mis en œuvre pour instaurer un climat de peur alors que le mixage DTS-HD vous fera sursauter grâce à son dynamisme. Si les documentaires présentés sur cette édition sont plutôt superficiels, la piste de commentaires audio saura satisfaire par son intérêt et sa pertinence.


Qualité vidéo:
4,6/5

Qualité audio:
4,4/5

Suppléments:
3,2/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2012-06-20

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Woman in Black, The

Année de sortie:
2012

Pays:

Genre:

Durée:
95 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Alliance Vivafilm

Produit:
Blu-ray + DVD

Nombre de disque:
1 BD-50

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS HD Master Audio 5.1
Française DTS HD Master Audio 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaires (2), galerie de photos

Date de parution:
2012-05-22

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