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DVDEF

Rise of the Planet of the Apes

Critique
Synopsis/présentation
Débutée en 1968 avec le film « Planet of the Apes », la franchise du même nom n’a jamais cessée d’enflammer l’imagination des spectateurs et l’appât du gain des producteurs Hollywoodiens. Pourtant cette franchise reste très moyenne dans ses résultats critiques. Malgré 7 films à ce jour, une série télévisée, une série animée et d’innombrables publications, la franchise n’est pas franchement reconnue pour l’intelligence et la qualité des produits qu’elle génère. Si les deux séries sont plutôt décentes il n’en est pas de même des films. Des 5 originalement tournés entre 1968 et 1973, seuls le premier « Planet of the Apes » et peut-être l’émotionnel « Escape from the Planet of the Apes » pourront être qualifié de bons. On essayera d’oublier les trois autres ainsi que la tentative malheureuse de Tim Burton en 2001, dont le seul intérêt aura été de démontrer que Helena Bonham Carter a plus de charme maquillée en chimpanzé qu’au naturel. Pourtant, malgré ce résultat plutôt maigre sur le plan artistique, la franchise reste un succès commercial. En effet, aucun des films n’aura perdu d’argent, pas même l’horrible « Battle for the Planet of the Apes », qui tout en étant sans conteste le pire de la franchise réussît tout de même à générer un très confortable bénéfice de 7 millions de dollars (on parle ici de 1973, donc l’équivalent d’à peu près 36 millions de dollars aujourd’hui).


À notre époque lourde en reprises, redémarrages de franchises et autre re-quelque chose, il était inévitable que l’attention d’Hollywood se porte à un moment ou un autre sur « Planet of The Apes ». Ce fût chose faite l’année dernière avec la sortie en fanfare de « Rise of the Planet of the Apes » dans les salles. Le film reprend vaguement, sinon dans la lettre du moins dans l’esprit, les événements de « Battle for the Planet of the Apes » avec une tournure définitivement moderne et un scénario tout aussi crédible… On y assiste aux toutes premières heures de la montée en puissance des singes et la raison de la chute de l’humanité. Le film reprend le thème de la destruction de l’humanité par sa propre cupidité et manque de perspective.


Pour être franc, c’est avec appréhension que nous avons accueilli la nouvelle du tournage du septième film mais après avoir lu les critiques, largement positives, et les réactions des spectateurs cette appréhension c’est vite transformée en anticipation. Malheureusement, le film ne livre décidément pas. L’excellente évaluation, plutôt consensuelle, de ce film reste un des plus gros mystères de l’année 2011 en ce qui nous concerne. Le film est loin d’être mauvais, il est même assez divertissant dans l’ensemble et la performance technique est extraordinaire, mais son scénario est plein de trous dignes des artères routières Montréalaises, le développement de l’histoire est prévisible dès les 15 premières minutes de la projection et l’émotion est pour l’essentiel très superficielle. C’est comme si le film avait été évalué seulement sur ses mérites techniques.


Présentée comme une nouvelle tentative de redémarrage de la franchise, l’œuvre est aussi la première à utiliser l’infographie à la place d’acteurs maquillés dans les différents rôles de singes et le résultat final est techniquement époustouflant. L’illusion est parfaite et donne ironiquement un réalisme au jeu des singes qu’aucun des films, à l’exception du premier mais pour des raisons différentes, n’avait jusqu’à ce jour réussir à leur impartir. Encore une fois le travail d’Andy Serkis, à qui on doit le Gollum de la récente adaptation par Peter Jackson de la trilogie du « Seigneur des Anneaux », est extraordinaire. Cet acteur est sans conteste un des piliers de l’art de la capture de performance, une discipline indispensable à la génération des personnages virtuels qui apparaissent de plus en plus dans les productions contemporaines. Le reste de la distribution est malheureusement assez oubliable essentiellement parce que le rôle des acteurs humains n’est rien qu’un support à l’histoire du singe Caesar, le véritable héros du film. On y retrouve le scientifique irresponsable et caricatural à souhait joué par James Franco, son oubliable petite amie (Freida Pinto ) ainsi que son père (John Lithgow) atteint d’Alzheimer et ultimement une des causes de la chute de l’humanité... Le méchant assistant qui torture les animaux et bien entendu l’homme d’affaire cupide et sans scrupules sont présents (David Oyelowo). Il va de soi que les conséquences de leurs actions seront cataclysmiques. On ne s'inquiétera cependant pas, le jugement divin sera rendu et ils seront ultimement châtiés par les mains même de ceux qu’ils ont blessés.


Le film sera nominé pour de nombreux prix mais ne réussira à gagner qu’une poignée de prix d’excellence technique plutôt mineurs. Au total c’est une belle œuvre, visuellement engageante et construite avec une relative compétence mais l’émotion n’est pas au rendez-vous. Un divertissement pour fin de semaine pluvieuse…


Image
Le film nous est présenté dans son format original de 2.35:1. L’encodage utilisé est à la norme AVC avec une résolution de 1080p et une cadence de 24 images/secondes.

Comme le film est récent et comporte une partie non négligeable d’image de synthèse, la source du Blu-ray est essentiellement parfaite et exempte de défauts. L’image est excellente, avec des couleurs réalistes et clairement saturée, des niveaux réglés avec soin et une foison de détails aussi bien dans les scènes très éclairées que dans celles se déroulant dans la pénombre. Le seul défaut que nous avons pu détecter, et nous avons du mal à l’expliquer, est un léger flou présent tout au long du visionnement qui baisse de façon notable la résolution des textures. Il est évident que ce n’est pas une erreur, le flou est constant et semble parfaitement maitrisé, mais sa présence dans ce type d’œuvre est étonnante. C’est probablement un artifice technique afin d’obtenir une meilleure intégration des éléments de synthèses avec le reste mais c’est suffisamment perceptible pour qu’une proportion notable des spectateurs ressente une légère gêne.

Mis à part ce problème le transfert est tout simplement impressionnant et on n’y retrouve aucun défaut de compression ou filtres malvenus et inutiles souvent constatés dans les Blu-ray.


Son
L’édition propose une bande sonore principal dans la langue originale anglaise encodé au format sans perte DTS-HD Master Audio 5.1 avec un échantillonnage classique de 48 Khz/16 bits (le même que pour les DVD).

Une fois encore la qualification d’audio HD est petit peu limite et les possibilités du format seront à peine effleurées. On y trouvera aussi une piste descriptive en anglais ainsi que les doublages français et espagnols du film, tous au format Dolby Digital 5.1. La sélection de sous-titre est extrêmement mince, anglais et anglais pour sourds et malentendants. On regrettera fortement l’absence incompréhensible de sous-titres français, qui condamne les cinéphiles Québécois qui ne maitrise pas la langue de Shakespeare à choisir entre visionner le film avec le doublage français, une hérésie pour la plupart d’entre eux, ou plus simplement ne pas faire l’acquisition du Blu-ray…

Ceci étant dit, la bande originale anglaise est tout simplement excellente. On ne trouvera rien à y redire. La dynamique est grande mais très bien maitrisé pour ne pas devenir dérangeante, la résolution sonore est aussi bonne qu’un échantillonnage 48/16 le permet avec des aigu perçant et des graves chaudes et enveloppantes. Les enceintes d’ambiances sont constamment sollicitées afin de créer les environnements luxuriants ou urbains du film. Le son de la bataille finale est tonitruant et engageant et les dialogue restent toujours clairs et parfaitement audibles.

La musique d’accompagnement se positionne plus frontalement que d’habitude et s’impose comme un acteur majeur dans la création du peu d’émotions que dégage le film.

Une très bonne bande son!


Suppléments/menus
L’édition se présente dans un boitier plastique bleu classique entouré d’un manchon de carton qui lui donne une allure plus « riche ». On y trouvera deux disques, un Blu-ray contenant le film et ses suppléments et un DVD comprenant la version DVD que vous pourrez donner à votre grand-mère et la copie digitale que vous n’utiliserez jamais faute de posséder la volonté de passer à travers le dédale de prérequis nécessaires à la joie de pouvoir visionner le film dans le train en basse résolution sur l’écran lilliputien de votre téléphone cellulaire…

Il est temps que les distributeurs, et studios, se rendent compte qu’il est vain d’espérer qu’un client prenne la peine de faire toutes ces acrobaties lorsqu’il a des options malheureusement plus rapides et plus simples… Bien que l’intention soit honorable, et qu’un début qu’acquiescement du changement majeur des profils de consommation des produits du divertissement soit perceptible dans l’industrie, il reste encore un grand chemin à parcourir à celle-ci pour que cette dernière rencontre ses clients sur un terrain acceptable pour ces derniers. Penser que la création de schémas de protections rédhibitoires ou de législation basés sur la peur et la répression est la solution aux problèmes actuels est à notre avis illusoire.

Les suppléments de cette édition sont tout ce qu’il y a de plus standards et se résument à des commentaires audio, une demi-douzaine de documentaires de production et les maintenant classiques scènes coupées au montage accompagnées de diverses bandes annonces et promotions pour d’autres produits.

Les deux commentaires sont très différents, le premier enregistré par le réalisateur Rupert Wyatt est très technique alors que le second, enregistré par les auteurs Rick Jaffa et Amanda Silver s’intéresse plus à l’histoire, aux personnages et à la mythologie de la franchise.

Les documentaires eux tournent essentiellement autour des innovations et prouesses techniques qui ont été nécessaire à la conception du film et sa place dans la mythologie déjà crée par les œuvres précédentes de la franchise. On notera cependant que pour une fois l’option « BD-Live » n’est pas un simple catalogue mais offre un court documentaire supplémentaire sur l’entrainement des acteurs pour la capture de mouvement
Sans que ceux-ci soient mauvais ni trop peu, au final, les suppléments de cette édition ne proposent cependant rien de vraiment notable.



Conclusion
Globalement le Blu-ray de « Rise of the Planet of the Apes » est un produit comme en trouve beaucoup ces derniers temps. La qualité globale est bonne, voir excellente, la valeur est correcte et on ne se trompe pas vraiment lorsqu’on en fait l’acquisition. Cependant, le manque d’inspiration est palpable et on ne peut s’empêcher de se dire qu’on aurait pu s’en passer. L’édition est à l’image du film, compétente mais un peu vaine.


Qualité vidéo:
4,3/5

Qualité audio:
4,8/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
4,5/5

Note finale:
4,5/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2012-02-05

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LED Samsung UN55D6420, Amplificateur Denon AVR-991, Enceintes Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), Caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC media portal et lecteur Samsung BD-D5500.

Le film

Titre original:
Rise of the Planet of the Apes

Année de sortie:
2011

Pays:

Genre:

Durée:
105 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
Blu-ray

Nombre de disque:
2 BD-50

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS HD Master Audio 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Anglais (CC)

Suppéments:
Commentaires audio, documentaires de production, scènes coupées, bandes annonces et vidéos promotionnelles, BD-Live

Date de parution:
2011-12-13

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