Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Green Lantern

Critique
Synopsis/présentation
L’univers DC Comics est de façon générale chaotique, pour être poli. Le récent redémarrage de la gamme en est un bel exemple. En septembre 2011, DC comics a annulé tous ses titres et redémarré la gamme entière de leurs produits avec 52 nouvelles publications histoire de faire un peu de ménage dans ce qui était devenu un fatras insurmontable d’univers parallèles, de chronologies altérées, de renaissances et autres résurrections.

Fan de Marvel, abstenez-vous de rire car y a vraiment pas de quoi. Essayez juste de compter le nombre de versions de Spiderman ou tout simplement combien de formations X-Men sont actuellement en service…

C’est dans cet environnement plutôt difficile que la première adaptation cinématographique du mythique gardien du secteur galactique 2814 voit le jour au début de l’année 2011.

Bien qu’une des publications les moins modifiées et les plus prometteuses des nouvelles séries lancées à la rentrée, « Green Lantern » n’en reste pas moins un univers compliqué où il est souvent difficile de retrouver ces petits. Pour bien comprendre la problématique d’une telle adaptation il faut tout d’abord se rendre compte que « Green Lantern » est une fonction et non le nom d’un super héros. De plus, l’historique des « Lanternes Vertes » en général et de notre secteur en particulier est loin d’être de tout repos. Le premier obstacle est donc de choisir si le film adresse une « Lanterne Verte » en particulier où l’ensemble de celles-ci. Cette question reste cependant rhétorique, n’importe qui un tant soit peu familier avec l’univers conviendra que même si théoriquement le choix existe ce dernier ne peut décemment se porter que sur Hal Jordan, la « Lanterne Verte » humaine la plus connue de l’histoire du comics et qui a marqué la genèse de la série moderne que nous connaissons.

Ce choix étant (im)posé, vient maintenant les nombreux écueils que celui-ci ne manque pas de mettre à jour. En effet, Hal Jordan est essentiellement inactif depuis des années, et se trouve avoir été l’instrument de la destruction d’une bonne partie du Corps des « Lanternes Vertes » lors du pétage de plomb de DC Comics au cours des années 90 (à ma connaissance aucun super-héros de l’éditeur n’a passé la décennie sans mourir au moins une fois…). Les créateurs du film ont fait le choix de revenir aux origines de Hal Jordan et de son intronisassions au sein du Corps des « Lanternes Vertes ». Un choix que nous qualifierons de judicieux. On sent un grand respect pour le Comics dans l’entreprise et une excellente connaissance de l’univers. Et c’est probablement ces deux points, à priori très positifs et manifestement manquant dans beaucoup d’adaptations **cough** X-Men 3 **cough**, qui bizarrement signeront l’arrêt de mort du film.

Nous ne nous le cacherons pas, « Green Lantern » est une des plus grosses déceptions de l’année pour ce qui est des films de superhéros. Les créateurs ont essayé de faire référence à tous les évènements et personnages importants de l’univers des « Lanternes Vertes ». On y retrouve entres autres Parallax, la demise de Sinestro, son coté dictatorial et violent, le super vilain Hector Hammond et le corps des « Lanternes Vertes ». Malheureusement, le résultat est brouillon, disjoint et n’arrive jamais à capturer notre intérêt malgré un scénario plutôt bien ficelé et des vilains qui auraient dû être des plus fascinants. Le film essaye de tout traiter sans réussir à se concentrer sur une partie de l’histoire ou développer décemment les personnages. Aucun d’entre eux ne ressort d’aucune façon dans le film si ce n’est peut-être Sinestro. Il faut aussi avouer que le jeu très moyen des acteurs, Ryan Reynolds et Blake Lively en tête, ne fait rien pour arranger les choses. La palette d’expression de cette dernière est aussi étendue que celle de Keanu Reeves (aux dernières nouvelles celle-ci contenait essentiellement « Huh ? » et « Whoa ! ») et il est très difficile de ne pas penser à un jeune chiot surexcité en regardant la performance navrante de M. Reynolds. Les vilains, réels ou artificiels, sont tous fondamentalement affligeant et n’impressionnent jamais. Une exception notable sera la performance de Mark Strong, dont le Sinestro intense et brutal est probablement la seule bonne raison d’aller voir le film.

Ce sera donc sans surprise que le film fût accueillit plus que fraichement par la critique et le public. Ça ne veut pas dire qu’on a ici un échec commercial, le film fera quelques dizaines de millions de dollars de profits, ni même qu’il est mauvais, il se regarde, une fois, sans être trop ennuyant. Ce que nous avons ici est juste une adaptation très moyenne qui aurait pu être tellement plus quand on pense à la richesse du matériel sur lequel elle est basée. Un état de fait qui devient malheureusement peu à peu habituel quand on parle des films hollywoodiens basés sur des super-héros.


Image
Comme nous évaluons ici l’édition 3D du Blu-ray, notre protocole habituel va se voir un peu bousculé. Nous évaluerons les mérites de l’image de la version 2D dans un premier temps pour ensuite nous plonger sur la qualité de la 3D associé à cette œuvre.

2D
Le film nous est présenté dans son format original de 2.35:1 dans un transfert 16:9. L’encodage utilisé est à la norme AVC avec une résolution de 1080p et une cadence de 24 images/secondes.
Comme souvent dans le cas des éditions Blu-ray, on ne trouvera pas grand-chose à redire à la qualité d’image offerte. Le film étant très récent, la source ne présente aucune dégradation ou bruit parasite distrayant, cependant quelques choix « artistiques » douteux peuvent être décelés, comme une palette de couleur qui penche franchement vers le bronzage et une réduction de bruit qui est réglée au maximum à des moments qui semblent aléatoire au cours du film. On notera aussi une résolution un peu moyenne et des noirs sensiblement écrasés. Il est difficile d’être définitif quant à l’origine de ces petits ratés mais nous parierons plutôt sur le matériel source que l’encodage. Il faudra cependant être très observateur pour que ça devienne vraiment distrayant. Pour ce qui est du reste on ne trouvera rien à redire. Les niveaux parfaitement réglés, et le niveau de détail des parties sombres de l’image est très bon. Les textures souffrent un peu du « manque » de résolution mais comme nous l’avons déjà précisé, ce ne sera un peu gênant que pour une frange extrêmement restreinte des spectateurs.

Aucune « amélioration » de l’image, filtre ou autre barbarie n’a pas être détectée. Dans l’ensemble, c’est un bon transfert.

3D
Le film n’est pas nativement 3D. La dimension supplémentaire a été ajoutée en post-production une fois l’œuvre complétée. Cependant, le nombre de scènes purement, ou essentiellement, constitué d’images calculées par ordinateur, fait de ce film un excellent candidat pour le traitement 3D et une planification soignée peut donner un résultat tout à fait décent. De plus la 3D est tout à fait pertinente pour le genre auquel appartient le film. Même lors du visionnement 2D ont remarquera plusieurs scènes qui ont manifestement créées avec une future conversion en tête. Pourtant là encore l’œuvre déçoit.

La 3D des scènes dans l’espace et sur Oa, la planète des « Lanternes Vertes » est excellente. La profondeur de champs est très bonne et les objets ont un relief satisfaisant. L’effet est utilisé à bon escient et donne une majesté incontestable à l’action. La partie plus terrestre du film reflète très bien le scénario lui-même et est essentiellement « plate ». La profondeur de champ est minimale, et les objets n’ont pas vraiment de relief. Cela donne l’impression de regarder des plans 2D superposés. Cet effet « silhouette en carton » tout droit sorti des livres «pop up» d’enfants est loin d’être convaincant et induit plutôt une distraction qui n’aide vraiment pas le film.

La 3D de basse qualité prend avantage de la capacité de notre cerveau à faire la conversion de lui-même et peut être facilement détectée par le fait que lorsque visionné sans les lunettes le film reste tout à fait regardable à l’opposé d’une 3D plus poussée qui elle présentera une image très floue et désagréable à regarder. Dans le cas de « Green Lantern », on constate malheureusement qu’une grosse partie du film présente une image peu distordue en l’absence de lunette, un signe que peu de moyens ont été mis dans la conversion.

Une autre caractéristique des films 3D, conversion ou pas, sont les objets qui sortent de l’écran et autres effets spéciaux construit pour obtenir une réaction, le plus souvent de recul, de l’assistance. Les « Gimmicks » comme on les appelle en bon français posent cependant un problème épineux lorsqu’on fait la transition entre le grand écran des salles de cinéma à celui, plus modeste, des salons et cinémas maison. L’impact de ces effets dépend en grande partie de l’angle du champ de vision occupé par l’image, et celui de la maison est bien plus restreint que celui du cinéma. Le résultat est que souvent ces effets sont totalement perdus dans le cadre d’un visionnement privé. « Green Lantern » base une proportion non négligeable de l’intérêt de sa 3D, quand elle est décente, sur de tels effets. Il va sans dire que l’exercice de conversion déçoit fortement une fois arrivé dans le salon.

Pour être honnête, même au cinéma, l’intérêt de ces effets à une certaine tendance à nous échapper. Dans 99% des cas ils n’apportent rien au film, sont souvent mal pensé et ne fonctionnent que dans nombre très restreint de situations. L’illusion est immédiatement détruite lorsqu’un objet atteint le bord de l’écran pour sortir de notre champ de vision. Par conséquent, les seules fois où ça fonctionne bien sont des situations où l’objet ne « disparait pas » du champ de vision, comme la balle au début de « Monsters vs Aliens », les lanternes de « Tangled » ou la pluie de cendres de « Avatar ». Pourtant les créateurs de film 3D s’entêtent à nous faire traverser des champs de météorites, à nous tirer dessus à coup de laser ou à nous lancer divers objets à la figure, effets qui ne seront rien de plus qu’un moyen de casser l’immersion. Les créateurs comptent sur le fait que le spectateur concentre sa vision seulement sur le centre de l’écran, un présupposé que nous trouvons très présomptueux et un tantinet désobligeant.

Le dernier point à traiter dans le cas d’une œuvre 3D est l’impact sur la luminosité. En effet, la technologie induit un obscurcissement important lors du visionnement 3D et la planification se doit de prendre ce fait en compte lors de la création. Ici, bien qu’assez sombre à la base, le film reste suffisamment lumineux pour être visionner sans déplaisir lors du passage à la 3D.

Comme pour la totalité des conversions que nous avons pu visionner pour le moment, la 3D n’apporte rien à « Green Lantern ». Nous irons même jusqu’à dire que dans ce cas la conversion est néfaste pour le film car elle introduit des effets rarement convaincants qui deviennent rapidement une distraction dont une œuvre peu passionnante au départ se passerait très bien.


Son
Le film est disponible dans sa version originale anglaise en DTS-HD Master Audio (48Khz/24Bit) et au format Dolby Digital 5.1 pour les doublages français, espagnol, portugais et thaïlandais. On notera que le doublage français a été fait au Québec et que la version étendue n’est disponible qu’en anglais. Une narration descriptive en anglais est aussi disponible. Les sous-titres sont disponibles en anglais pour sourds et malentendants, français, espagnol, portugais, japonais, indonésien, coréen, chinois (mandarin simplifié) et thaïlandais.

Une petite parenthèse avant de commencer : Bien que le format 48khz/24 soit considéré comme HD il ne faudrait pas s’attendre à une amélioration par rapport au classique DTS 48khz/16 des DVD. On constatera une différence de qualité purement sonore au mieux dérisoire, surtout avec les compressions dynamiques extrêmes que nous subissons actuellement. Le fait que l’encodage se fasse sans perte est un point sympathique mais la bande passante du format DTS classique est assez importante pour permettre une compression quasi transparente à cette fréquence d’échantillonnage.

Ceci étant dit la bande son DTS-HD fournie avec cette édition est un excellent spécimen. La dynamique tire très bien parti des 24 bits à sa disposition. Trop bien même par moment car certaines scènes subissent une montée en flèche du volume qui fera de vous l’ennemi public numéro un si vous avez l’idée saugrenue d’écouter ce film tard dans la nuit sans aucune compression dynamique. Au chapitre des reproches, on a pu constater une qualité plutôt moyenne au niveau des aigus qui sont un peu criards et nuisent sensiblement à la qualité sonore globale. Pour le reste c’est très bon. Le champ sonore prend bien ses aises et s’étend amplement, les graves sont précises et détaillées avec des fréquences extrêmes bien présentes aux points stratégiques du film pour faire trembler votre cinéma maison à l’unisson des déchainements cataclysmiques sur l’écran. Les enceintes arrières sont constamment sollicitées et façonnent une excellente immersion. Les dialogues sont aussi clairs et compréhensibles que la diction parfois déficiente des acteurs principaux le permet. Globalement on a ici une présentation sonore plus qu’adéquate qui aurait pu être parfaite sans des aigus un peu trop agressifs.


Suppléments/menus
L’édition 3D nous est offerte dans un boitier plastique bleu classique enveloppé d’un manchon cartonné sur lequel on trouvera une image lenticulaire 3D du plus bel effet. L’ensemble de l’offre est dispersée sur 2 disques Blu-ray et un DVD. Le premier propose la version cinéma convertie en 3D, le deuxième contient les versions 2D cinéma et étendues du film ainsi que le matériel supplémentaire. Le disque DVD inclue la version « standard » ainsi qu’une copie numérique qui n’est pas disponible sur le disque canadien à cause d’un problème de production. Ah, les joies de la fabrication délocalisée... Déjà que ces copies numériques sont une plaie à utiliser mais si en plus il faut faire des acrobaties pour l’obtenir…

Et pour ajouter à notre peine cette copie ne sera disponible que jusqu’à la fin de l’année 2012. Franchement, autant ne pas l’offrir, ce sera plus simple. Il semble que se procurer une copie légale du film pour les lecteurs mobiles ne sera comme d’habitude bien trop complexe et les plus nomades d’entre nous devront avoir recours à leur méthode habituelle. Pas vraiment le meilleur moyen de motiver la clientèle à ne pas utiliser des copies plus ou moins légales…

Au niveau des suppléments on retrouve le mélange habituel de saveurs avec cependant une omission de taille, celle d’un commentaire audio. En effet, on ne trouvera pas le moindre commentaire audio à l’intérieur de cette édition. Ce choix nous parait assez étrange car c’est un supplément qui en plus d’être un standard quasi absolu est aussi très appréciés par les spectateurs. Par contre l’inutile BD-Live est lui bien présent et pourra être ignoré sans aucun remord. On notera avec plaisir qu’en plus de proposer le doublage en français le Blu-ray comporte aussi une interface utilisateur francisée. Un ajout très appréciée pour l’édition québécoise.

On trouvera sur le deuxième disque Blu-ray un « Mode d’interactivité avancée » nommé La lumière de Green Lantern, qui mis à part un titre à pleurer et des problèmes de compatibilités assez sévères nous offre diverses additions interactives, entrevues, documentaires, informations sur les personnages etc. lors du visionnement du film. Ce supplément devient peu à peu un standard et nous ne nous en plaiderons pas. C’est une excellente addition à un film. Cependant ça ne remplace pas le commentaire audio qui est un tout autre type d’apport, plus intimiste et qui va souvent plus en profondeur dans la conception du film ou dans l’intention des créateurs.

Une série de documentaires de production regroupés sous le titre de Points Saillants. On y retrouve la direction artistique (L’art de Green Lantern - 6:03), les détails de la conception de la scène de chasse (Des superarmes : Le combat tournoyant entre les U.C.A.V. – 4:04), la conception du nouveau costume des Lanternes Vertes (Le costume de superhéros réinventé – 7:46), l’utilisation de l’ordinateur pour créer l’univers du film (Lancer d’anneau – 5:20), une présentation du corp des Lanternes Vertes (Nous formons le corp – 5:28), les difficultés à jouer sous une tonne de prothèses (Faire l’acteur sous 4½ kilos de silicone – 7:10), la conception et l’animation de la citadelle des gardiens (Les gardiens révélés – 6:10) et enfin sur le super vilain Parallax, l’idée sous-jacente, sa création et sa mise en image (Lorsque Parallax attaque – 4:42). La plupart des chapitres semblent un peu long et l’intérêt est très inégal. On y apprend tout de même que le combat tournoyant, une scène somme toute mineure du film, a pris 8 mois à faire…

Un documentaire sur l’univers du comics (L’univers selon Green Lantern – 20:12) fait un survol rapide des différentes époques, notamment celle avec « Green Arrow » et la plus récente « Rebirth ».

Bien entendu l’acteur principal a un documentaire à sa gloire (Ryan Reynolds devient Green Lantern – 8:48), où, comme d’habitude, on apprend qu’il est le plus gentil, le plus courageux et le plus beau du monde avant de passer à un survol plutôt intéressant du personnage Hal Jordan.

Un supplément dont l’intérêt dépendra beaucoup du spectateur est le 1er numéro du nouveau comics (nouveau après la relance de la gamme DC Comics) La Ligues des Justiciers sous forme digitale (9 :13).

Le tout est complété par un code pour un extra (un costume) destiné au jeu Arkham City sous PS3, un extrait de la série animé du même nom et une série de scènes supprimées très intéressantes dont certaines auraient avantageusement pu être incorporées dans le film à la place du matériel de l’édition étendue.
Globalement c’est bon sans être excellent. Comme le reste de l’édition, ça satisfait sans époustoufler.



Conclusion
Cette édition peut être résumée facilement en un seul mot : Moyen. Le film est moyen, la 3D est moyenne, l’édition Blu-ray est moyenne, les suppléments sont moyens et le plaisir qu’on retire du tout est à l’avenant.

Si vous souhaitez vraiment acquérir ce film, achetez l’édition standard la moins chère, vous ne manquerez rien.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
4,5/5

Suppléments:
3,8/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2011-11-16

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LED Samsung UN55D6420, Amplificateur Denon AVR-991, Enceintes Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), Caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC media portal et lecteur Samsung BD-D5500.

Le film

Titre original:
Green Lantern

Année de sortie:
2011

Pays:

Genre:

Durée:
114 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
Blu-ray (3D) + Blu-ray + DVD

Nombre de disque:
3 BD-50

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:

Bande(s)-son:
Anglaise DTS HD Master Audio 5.1
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby Digital 5.1
Portugaise Dolby Digital 5.1
Thailandais Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)
Français
Espagnol
Portugais
Japonais
Mandarin
Thailandais
Coréen

Suppéments:
Montage étendue, mode d’interactivité avancée, segments, documentaires, copie numérique (absente de l'édition canadienne)

Date de parution:
2011-10-14

Si vous avez aimé...