Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Quills

Critique
Synopsis/présentation
Beaucoup de films dit historiques ou se déroulant à des moments clés de l'histoire servent de véhicule pour critiquer les systèmes politiques, les courants sociaux de nos sociétés actuelles. A titre d'exemple qu'on se souvienne du Danton d'Andrzej Wajda réalisé en 1982 qui sous les traits d'un document historique était en fait une charge contre le gouvernement communiste polonais.
Paru au cours de l'année 2000, Quills est une critique de la censure, du pouvoir politique et questionne le spectateur sur les limites de la liberté d'expression. L'action se déroule quelques années après la révolution française à l'asile psychiatrique de Charenton où l'on a enfermé le Marquis de Sade (Geoffrey Rush). Malgré les dispositions de l'abbé Coulmier (Joaquin Phoenix), l'homme chargé de l'établissement de Charenton, des manuscrits sulfureux du Marquis se retrouvent publiés, ce qui enrage au plus haut point l'empereur Napoléon. Madeleine (Kate Winslet) une blanchisseuse de l'asile aide secrètement Sade. On dépèche à l'asile le Dr. Royer-Collard (Michael Caine) pour assister l'Abbé mais surtout surveiller le Marquis. Se dévoloppent entre les quatres personnages principaux des relations complexes et tumultueuses...
Réalisé par Philip Kaufman (THe Right Stuff, Henry & June, The Unbearable Lightness of Being) ce film a d'énormes qualités. La première étant sûrement de s'élever largement au dessus d'un certain cinéma hollywoodien pour qui le niveau de compréhension d'un adolescent est une limite à ne pas franchir. Quills compte un lot d'acteurs et d'actrices solides: Kate Winslet, Micheal Caine, Joaquin Phoenix et surtout Geoffrey Rush dont la performance est remarquable, celle-ci lui a d'ailleur valu une nomination au Oscars. Notons une mise en scène soignée, une direction artisitique impeccable et toujours juste. Malgré ces qualités Quills souffre parfois d'une structure narrative qui ,sans être lassante, ne provoque pas les climax espérés. Peut-être a t'on voulu embrasser trop de thèmes ou de questions à la fois, tant sur le fond que dans les relations complexes entre les acteurs principaux. Si Quills n'est pas toujours à la hauteur de ces ambitions ce film reste tout de même une des agréables surprises de l'année deux-mille.


Image
Cet oeuvre est ici présentée en format original de 1.85:1 d'après un transfert anamorphique et numérique. Il est important de préciser que l'ensemble du film à été tourné avec un léger filtre adoussicant. L'aspect doux de l'image est tout a fait normal et le transfert reproduit avec justesse cette technique sans aucun compromit sur la définition. La lumière et les couleurs de Quills sont tamisés, rien de franc et direct dans ce film, toutes les subtilités de la photographie sont pleinement rendues. La brillance et le contraste sont correctement balancés et constants, les noirs sont purs. Peut_être le seul problème de ce transfert se situe au niveau des parties sombres qui à l'occasion auraient gagné à être un peu plus détaillées.
Aucun parasites ou signes de compression ne sont perceptibles.


Son
Trois bandes sonores sont offertes: anglaises Dolby Digital 5.1/2.0 et française Dolby Digital 2.0.
La bande sonore anglaise Dolby Digital 5.1 se déploie essentiellement des canaux avants (gauche, central, droit). C'est un mixage de qualité mais surtout adapté au film; les éléments sonores ont bien été positionnés, les mouvements canaux à canaux fluides. On dénote un certain dynamisme mais sans jamais verser dans l'agressivité. Capital pour ce film les dialogues sont nettement rendus et paraîssent dans l'ensemble naturels. Les basses ont une certaine présence mais manquent de défintion et de subtilité. Les effets d'extrêmes graves sont utilisés parcimonieusement mais parfois avec force.
Les bandes sonores Dolby Digital 2.0 Surround (anglaise et française) ont bien sûr un peu moins d'impact que la bande principale, toutefois la différence n'est pas si marquée. Dommage que l'on ait pas prit la peine d'offrir des sous-titres français car l'anglais et la prononciation (dépendemment des acteurs) est parfois pointue demandant une écoute très attentive.


Suppléments/menus
Quelques suppléments sont offerts sur cette édition, d'une qualité inégales. Il y a d'abord la piste de commentaires audio de Doug Wright, le scénariste du film. Il aborde bien sûr la structure du scénario mais aussi les éléments entourant la production. Une piste plus ou moins intéressante; le ton est agréable mais on a plus l'impression d'entendre une succession de fait et d'anecdote que d'écouter un discours structuré et complet. Avoir fait intervenir deux ou trois intervenants aurait été sûrement plus juste et plus complet. Par exemple entendre les commentaires du directeur photo, savoir comment a été créé l'atmosphère lumineuse.
Marquis on the Marquee, Creating Charenton et Dressing the Part sont trois segments de plus ou moins six minutes chaque. Probablement réalisé en vue de faire la promotion du film lors de sa sortie en salle ces trois segments restent malheureusement superficiels. Marquis on the Marquee s'attarde au scénario et à la réalisation du film, on peut y voir des entrevues avec Michael Caine, Philip Kaufman, Joaquin Phoenix, Kate Winslet et Doug Wright entrecoupées d'extraits du film. Dans Creating Charenton Martin Childs nous explique la création des décors de l'asile de Charenton. Finalement Jacquline West élabore dans Dressing the Part sur la création des costumes. Bien que promotionnel les propos entendus dans ces trois segments sont loin d'être inintéressants mais laissent le spectateur sur son appétit tant tout est survolé trop rapidement. Avoir combiné ces trois segments en un seul et élaboré plus longuement avec plus de profondeur aurait été plus juste. Pourquoi ne pas avoir réalisé un unique et solide documentaire d'une heure?
Suivent un segment faisant la promotion de la trame-sonore du film, une galerie d'images (des reproductions des lettres que l'on peut apercevoir dans le film), une partie nommée Fact & Film (comparasion entre les personnages historiques et ceux du film) et finalement les bandes-annonces du film (cinéma et télévision).



Conclusion
Quills, sans être un chef d'oeuvre, a le mérite de poser certaines questions. Une chose rare dans le cinéma hollywoodien actuel. Si la bande son aurait gagné à etre plus ample, il y a peu à dire sur la qualité de l'image qui est tout simplement superbe. Les suppléments manquent définitivement de consistance mais offrent quelques bon moments.


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-05-12

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Quills

Année de sortie:
2000

Pays:

Genre:

Durée:
123 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, segments sur la réalisation (3), galerie d'images, notes, bandes-annonces

Date de parution:
2001-05-08

Si vous avez aimé...