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DVDEF

Queen Of The Damned

Critique
Synopsis/présentation
En 1994, lors de la sortie du film Interview With The Vampire, grand vent avait été fait de l'ingérence quasi-maladive de l'auteure Anne Rice dans la production du film de Neil Jordan. En fait, avant-même que le film n'entre en production, il semblerait qu'Anne Rice avait accepté de vendre les droits cinématographique de sa trilogie La Chronique des Vampires à la Warner seulement selon certaines conditions. Tout d'abord, les droits d'adaptation n'étaient valides que pour quelques années seulement. Ensuite, elle désirait rédiger elle-même les scénarios adaptés de ses œuvres. Et finalement, elle exigeait un droit de regard sur la production de chaque films. Incidemment, le parcours qui entoura la production d'Interview With The Vampire a été parsemé d'embûches, dont la plus connue fut certainement la réprobation de Mme Rice en ce qui concerne l'embauche de Tom Cruise pour interpréter le rôle de Lestat. Elle ne le croyait tout simplement pas à la hauteur du rôle… Heureusement, dans toute cette histoire, il reste que Neil Jordan est un réalisateur extrêmement doué qui a su faire de Interview With The Vampire une réussite en son genre, malgré toutes les complaintes que Mme Rice a pu manifester lors du tournage. Vu le succès critique et publique remporté par le film, et puisque les droits d'adaptation des romans n'étaient disponible que pour un temps limité, tous crurent que la Warner allait enclencher le processus de production des suites d'Interview With The Vampire le plus rapidement possible. Étrangement, la Chronique des Vampires sombra dans l'oubli... Ce n'est que sept années plus tard, alors que les droits d'adaptation des romans restants allaient bientôt expiré, que la Warner se décida à sortir le projet du placard. Mais comme il ne restait plus assez de temps au studio pour scénariser et réaliser deux films, l'un pour le roman The Vampire Lestat et l'autre pour The Queen Of The Damned, les producteurs décidèrent d'allier les intrigues des romans pour n'en produire qu'un seul long-métrage. Ils engagèrent un tâcheron pour réaliser le film, et une brochette d'acteurs plus ou moins connus furent embaucher pour combler les rôles principaux. Mais qu'est-il advenu du droit de regard d'Anne Rice sur l'adaptation de ses précieux romans ? Elle qui tenait tant à écrire elle-même le scénario adapté d'Interview With The Vampire, comment a-t-elle pu tolérer que deux scénaristes peu connus procèdent à une adaptation cumulée de ses deux romans ? Et pourquoi diable a-t-elle permis que le jeune et inexpérimenté Stuart Townsend incarne le rôle de Lestat alors qu'elle condamnait à l'époque le choix de Tom Cruise ? En soit, Anne Rice a toléré que la dernière adaptation de ses romans ne soit qu'un film d'horreur mineur de second ordre, tandis qu'il y a sept ans à peine, elle s'insurgeait presque contre le film autrement supérieur de Neil Jordan. À n'y rien comprendre… D'autant plus qu'à la sortie du film en salles, Anne Rice louangeait presque cette adaptation désastreuse !
Car désastre il y a. En faisant une adaptation condensée de deux romans, les scénaristes n'ont évidemment conservé que les revirements majeurs. Toute la subtilité qui enrichissait l'univers des romans a été abandonnée au profit d'une enfilade peu crédible de scènes d'action filmées maladroitement (les scènes où les vampires se mettent à voler sont particulièrement risibles). La genèse du vampire Lestat est évacuée en quelques minutes, et le personnage de la reine des damnées n'est qu'accessoire au récit. Aucun des éléments de l'intrigue n'est développé à fond. Qui plus est, la réalisation est froide et sans imagination. Nous sommes bien loin des ambiances subtilement créées par Neil Jordan dans Interview With The Vampire. Et dans cette galère de bas étage, les acteurs semblent laissés à eux-mêmes, condamnés à livrer sans grande conviction des dialogues d'une lourdeur désolante. Seul véritable aspect positif de ce film : une trame-sonore relativement inspirée, composée de quelques chansons originales qui se prêtent fort bien au contenu du film.


Image
Cette édition nous présente le film au format respecté de 2.35:1 d'après un transfert anamorphosé. À noter qu'une édition offrant l'image dans un format plein écran (pan & scan) est également offerte.
De façon générale, la qualité d'image de cette édition est tout à fait satisfaisante. L'image est nette et plutôt bien définie, les détails sont rendus avec suffisamment de précision pour pouvoir en apprécier la richesse et les textures. Seuls quelques plans affichent un léger manque de piqué. En considérant que les couleurs du film sont très stylisées, leur rendu est on ne peut plus honnête. La palette de couleur est tour à tour dé-saturée ou très vibrante, mais toujours présentée avec justesse, sans débordement et sans dé-balancement chromatique. Curieusement, la brillance trahie quelques légères fluctuations qui ne semblent pas reliés à la photographies même du film. Quant au contraste, ils est correctement ajusté.
Les parties sombres nous sont apparues plutôt bien dégradées et détaillées, les blocages sont rares. Les noirs sont relativement purs et profonds, mais laissent néanmoins transparaître un certain fourmillement à quelques reprises.
L'interpositif utilisé pour le transfert est exempt de toute anomalie, et la sur-définition des contours est réduite au minimum. Aucun défaut de compression majeur n'est à déplorer.


Son
Deux bandes-son Dolby Digital 5.1 nous sont offertes sur cette édition, soit une anglaise et l'autre française.
Ces deux mixages font montre d'un bon dynamisme et offrent un espace sonore sommes toute crédible. Le champ-sonore se déploie agréablement de toutes les enceintes, bien qu'il y ait surtout prépondérence de l'utilisation des canaux avants. Les canaux d'ambiophonies sont judicieusement mobilisés pour créer une ambiance immersive, mais également pour en mettre plein les oreilles avec quelques effets sonores prononcés lors des scènes d'action. La musique, particulièrement les chansons, profite d'une bonne intégration. Les dialogues sont toujours nets et parfaitement intelligibles. Les basses sont profondes et donnent tout le mordant voulu à l'ensemble, particulièrement aux chansons. Le canal .1 (LFE) se manifeste de façon sporadique mais efficace en temps voulu.
Des sous-titres optionels sont disponibles en français, anglais et espagnol.


Suppléments/menus
Pour un film qui n'est ni un succès commercial, ni un succès critique, cette édition de Queen of the Damned inclue un lot fort surprenant de suppléments.
Vous retrouverez tout d'abord une piste de commentaires audio animée par le réalisateur Michael Rymer, le producteur Jorge Saralegui et le compositeur Richard Gibbs. Les informations révélées au cours de cette piste sont étonnamment intéressantes et à propos. Les animateurs ne s'enlisent jamais dans les anecdotes insipides et se concentrent sur des données concises et articulées. Le problème, c'est que la discussion entre les trois hommes manque de rythme et d'entrain, ce qui résulte en de nombreux silences qui finissent par lasser.
Une section nommée The Vampire Annals propose trois documentaires traitant chacun de sujets bien précis. Le premier, intitulé Creating the Vampires (10 mins.), s'attarde aux aspects techniques du tournage : effets spéciaux, maquillages, costumes, etc. Le deuxième, intitulé The Music of Lestat (11 min), traite du processus de création de la trame-sonore. Le troisième et dernier s'intitule Aaliyah Remembered (3 min), un court segment rendant hommage à la comédienne et chanteuse Aaliyah, décédée le 25 août 2001 dans un accident d'avion. Simplement dédier le film à l'actrice était suffisant pour lui rendre hommage, ce court segment nous est apparu quelque peu superficiel et maladroit. Quant aux deux premiers documentaires, ils synthétisent plutôt bien les sujets abordés, le tout sans tomber dans le piège de l'aspect promotionnel et complaisant.
Pas moins de treize scènes inédites, dont la durée totale frôles les trente minutes, sont également offertes. Le principal intérêt de ces scènes provient du court texte présenté avant chacune d'elles expliquant le contexte de la scène en question et la raison entourant son retrait. Simple, mais efficace.
Gothic Melodies est une section se composant de quatre vidéoclips. Les trois premiers sont des vidéoclips tournés expressément pour être présentés au cours du film (interprétés par Lestat le vampire). Présentés seulement en partie au fil du long métrage, il est intéressant d'avoir la chance de les visionner dans leur intégralité et ainsi apprécier l'effort qui a été déployé pour en faire des vidéoclips crédibles. Le quatrième vidéoclip est interprété par le groupe Static X, pour la chanson Cold.
Dans la même veine, vous retrouverez ensuite deux chansons interprétés lors de la scène du concert dans le film. À nouveau, ces chansons n'étaient présentés qu'en partie seulement dans le film, et les voir dans leur totalité est plutôt divertissant. Finalement, la bande-annonce originale, des notes de production, une courte galerie d'images et un montage de prises ratées (bloopers) plus ou moins drôles sont également offerts



Conclusion
Si le film n'est pas toujours à la hauteur, il en va autrement de cette édition DVD. Tant pour la qualité d'image que pour les bandes-son ce produit ne déçoit pas. De plus, les suppléments sont plutôt généreux. Du très bon travail pour un film qui n'en méritait sans doute pas tant.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
3,4/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2002-08-07

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Queen Of The Damned

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
101 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, 3 documentaires, 13 scènes inédites, 4 vidéoclips, 2 chansons (concert), prises ratées, galerie d'images, notes de production et bande-annonce

Date de parution:
2002-08-27

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