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DVDEF

Insidious

Critique
Synopsis/présentation
Sept ans après Saw, film qui a lancé sa carrière ainsi qu’une nouvelle (et interminable) série de films d’horreur, James Wan s'affranchi complètement de l’œuvre qui a défini le sous-genre de « torture porn » en cinéma d’épouvante. Insidious, scénarisé par son fidèle acolyte Leigh Whannell, se rapproche davantage de l’œuvre que le cinéaste a pondu suite au succès de Saw, Dead Silence. En effet, depuis cette œuvre maladroite, mais néanmoins ambitieuse, il était possible de sentir le désir du cinéaste de réaliser un long-métrage s’éloignant de l’horreur violente et graphique qui caractérisait Saw pour se rapprocher vers quelque chose de plus « old school ».

Insidious offre donc une mise en scène qui concrétise ces hypothèses : aucune violence graphique, histoire de fantômes (ou est-ce plus compliqué que ça ?), possessions, bruits étranges, noirceur, sursauts et terreur absolue. Pour plusieurs, les effets sont souvent ratés, mais ici, tout est réussi. En fait, si Saw était une œuvre à proscrire aux gens qui sont susceptibles d’avoir des hauts le cœur, il serait interdit de recommander Insidious aux personnes cardiaques. La caméra de Wan réussit à installer dans les trente premières minutes une tension qui éclate lors de cette première partie plus classique en faisant apparaître revenants, portes qui s’ouvrent toutes seules et bruits étranges. Ces spectres ce sont ceux que croient rapidement voir Renai (Rose Byrne), la mère de Dalton qui est inexplicablement plongé dans le coma. Dès lors s’engendrent une multitude de questionnements (dont nous tairons l’explication ici) chez cette mère qui l’amèneront même à douter de son propre mari, Josh (Patrick Wilson), figure emblématique du père absent et évitant qui ne saurait trouver tôt ou tard trouver une façon d’être concerné par cette histoire.

Si cette première partie propose plusieurs habiles tours de mise en scène usés à la corde, mais vraisemblablement toujours efficaces, la deuxième partie explose. Explications en mains, il nous devient possible de pénétrer complètement dans l’univers cohérent et donc terrifiant que nous propose le film. Ce ne sont donc plus uniquement des sursauts qui fonctionnent ici, mais de purs moments de peur ou encore des plans qui nous prennent aux tripes au point de traumatiser (la découverte des photos de Josh-enfant, le sourire de pantin de la jeune fantôme ayant tuée toute sa famille, le fantôme de la vieille dame, etc.). C’est dans cette partie que la caméra de Wan plonge complètement dans son histoire épousant le sous-genre (si on peut appeler cela ainsi) du cinéma d’horreur qu’il tente de mettre en scène.

Il faut pas se le cacher, le film de Wan est loin de révolutionner le genre. Les trucs sont tous des bons vieux classiques et le film ne fait que les remettre au goût du jour. Et même s’il arrive que quelques uns des effets laissent à désirer (la principale créature démoniaque, notamment), nul ne peut nier le travail de maître (le film a coûté moins d’un millions de dollars à faire !) et le résultat hallucinant d’une œuvre comme Insidious. Loin de s’inscrire dans une quelconque mode du film d’horreur (le remake, le gore, le « torture porn » ou le slasher), l’œuvre donne ici une sacrée bonne frousse. Il est encore tôt (même si plusieurs y crient déjà) pour parler d’un classique en devenir ou d’un film culte, mais reste que Insidious possède tous les éléments pour parvenir à ce statut. Il n’y a plus qu’à voir si le public y sera (et on l’espère!).


Image
Le film est offert au format d’image respectée de 2.40:1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale de l’image est très bonne. Les détails et les textures sont bien définis et font preuve de précision et de finesse. La matériel source a été conservé dans un état impeccable puisque aucune anomalie n’est perceptible et la netteté de l’image n’en est que mieux servie. Le rendu des couleurs est également très bon. Jouant souvent dans des tons plutôt froids ou encore un peu gris (décision artistique, naturellement), les couleurs sont reproduites avec précision. Les tons de peaux demeurent naturels. Les effets de surbrillance sont généralement évités grâce à un des contrastes bien gérés. Les dégradés font preuve de fluidité livrant à de belles (et nombreuses) parties sombres. Des noirs purs et intenses complètent ce transfert.

La partie numérique affiche malheureusement quelques signes de compression perceptibles surtout dans les parties plus sombres (qui sont ici très nombreuses), mais rien de vraiment désastreux qui pourrait gâcher le visionnement.


Son
Deux bandes sons sont disponibles sur cette édition : toutes deux offertes au format Dolby Digital 5.1 et disponibles en versions originale anglaise et française.

Un mixage original qui livre la marchandise. Avec une présence et un dynamisme propre à ce genre de production, la bande-son remplie son plein potentiel. Le déploiement du champ sonore s’effectue de façon classique, mais efficace : les ouvertures frontale et latérale servent à la majorité des éléments sonores alors que les enceintes arrière servent prncipalement à appuyer l'ambiance. Mais lors des moments de tension, il arrive que quelques effets d’ambiophonie se laissent entendre. Les dialogues sont toujours et parfaitement intelligibles alors que la trame sonore s’intègre efficacement au mixage. Les basses fréquences grondent à plusieurs occasions tandis que le canal d’extrêmes graves fait preuve de profondeur durant les moments de tension.

Il y a option de sous-titrage en anglais et en français.


Suppléments/menus
Sur cette édition, on retrouve trois documentaires. Le premier, « Horror 101 : The Exclusive Seminar (10:27) » présente les interventions du scénariste Leigh Whannell et du réalisateur James Wan qui tournent autour de leurs intentions. Les deux font preuve d’un respect, d’un intérêt et d’une connaissance peu commune pour le genre de l’horreur. S’il n’y a qu’une chose à reprocher à ce segment c’est sa durée … trop courte !

Le deuxième, « On set with Insidious (8:15:) », est le typique documentaire « making-of » ou les différents artisans du film vantent leur travail et font quelques commentaires sur le tournage. Enfin, « Insidious Entities (6:32)» propose de faire le tour de la création des « créatures » du film. De type très promotionnel, ce documentaire est assurément dispensable puisqu’il nous apprend notamment (et avec déception) que le fantôme de la vieille dame est joué par … un homme !



Conclusion
Vous l’aurez compris, Insidious est assurément la surprise de l’année en ce qui à trait au cinéma d’épouvante. Le cinéaste James Wan et son scénariste Leigh Whannell nous ont pondu une bonne vieille histoire de fantômes comme on ne sait plus raconter aujourd’hui : avec une mise en scène classique où sang et meurtres laissent place à la terreur et la peur. Déjà un incontournable, seul le temps pourra décider du statut d’une œuvre comme celle-ci.

Une très bonne édition. Le transfert vidéo est bon, même si la partie numérique est perfectible tandis qu'un mixage sonore dynamique ajoute au tour de montagnes russes qu’est le film. Les suppléments sont divertissants, mais le seul documentaire pertinent est trop court. Malgré tout, il ne faut pas bouder son plaisir puisque l’œuvre en soi demeure une raison justifiant l’achat de cette édition.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,7/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2011-07-26

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Insidious

Année de sortie:
2010

Pays:

Genre:

Durée:
102 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Alliance Vivafilm

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Documentaires (3)

Date de parution:
2011-07-12

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