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DVDEF

Buffy The Vampire Slayer (The Complete Seventh Season)

Critique
Synopsis/présentation
Avertissement : cette critique contient des informations qui pourraient gâcher le plaisir de découvrir une fantastique série. Elle est déconseillée aux personnes ayant l'intention de visionner « Buffy the Vampire Slayer » pour la première fois.

Tout fan de films d'horreurs qui se respecte connaît la scène de la blonde stupide qui, après avoir fumé une cigarette ou eu une relation sexuelle, se fait découper en morceaux au fond d'une ruelle sombre, c'est un classique imparable. Déclinons cette scène avec une modification majeure : La blonde ne se liquéfie pas de terreur, ne se met pas à hurler pour qu'on vienne la sauver mais au contraire se défend et fait de la charpie du monstre. Elle en a les moyens car elle est la plus récente « élue », issue d'une longue lignée de « tueuses de vampires ». Cette jeune adolescente insouciante a hérité, bien malgré elle, des pouvoirs nécessaires à contrer l'influence du mal dans le monde.

Ce concept qui semble pour le moins ridicule est le présupposé de « Buffy The Vampire Slayer » qui après une première (mauvaise) incarnation sur le grand écran est devenue une série culte qui a achevée le 20 mai 2003 son étonnante course avec sa septième saison.

Créé par Joss Whedon le personnage de Buffy connaît sa genèse dans le film de 1992 où l'étrange Merrick (Donald Sutherland), éveille Buffy Summers (Christy Swanson) à sa destiné en lui révélant qu'elle est la dernière Tueuse de vampires en date. En sa capacité d'observateur Merrick donne l'entraînement nécessaire à Buffy pour accomplir sa mission avant d'être lui-même éliminé par le chef des vampires locaux Lothos. La volonté du studio de faire un film d'été à petit budget, la direction abyssale de R. Kuzui et la constante réécriture du matériel de J. Whedon par D. Sutherland donnera un film ridicule où tous les thèmes sous-jacents sont sacrifiés sur l'autel des mauvais dialogues. Malgré une distribution impressionnante pour ce type de film, l'interprétation est simplement exécrable et les effets et autres scènes d'action pour le moins risibles.

Cependant un phénomène étrange intervient lors de la sortie du film en vidéo : Il se créé une réputation et Warner Bros songe sérieusement à adapter le concept pour la télévision. J. Whedon accepte de se replonger dans cet univers en dépit de son bon sens et des conseils de ses proches. Après quelques mois de travail sur le scénario et un casting rocambolesque, où Sarah Michelle Gellar et Charisma Carpenter intervertissent leurs rôles et Alyson Hannigan qui ne plaît ni au studio ni à la production est sélectionnée et règle la bataille du casting du rôle de Willow, la série fait ses débuts le 10 mars 1997 sur le réseau Warner Bros. Placée comme un bouche-trou de mi-saison et malgré une programmation erratique, la création de Whedon arrive à rassembler un large nombre de téléspectateurs (pour la WB à l'époque) dans le peu réceptif segment des adolescents et jeunes adultes. Le réseau reconduit la série pour deux années supplémentaires, puis encore 2 autres par la suite.

La première saison présente les personnages et le « Buffyvers ». Les principaux personnages sont Buffy Summers (Sarah Michelle Gellar), la Tueuse de vampires, Joyce (Kristine Sutherland), sa mère, le scooby-gang : Xander/Alex (Nicholas Brendon) et Willow (Alyson Hannigan), Giles (Anthony Stewart Head – Frère de Murray...) le nouvel observateur de Buffy, Cordelia (Charisma Carpenter) la pimbêche classique et bien sur Angel (David Boreanaz) le vampire avec une âme. L'action se situe à Sunnydale, ville du sud de la Californie malencontreusement placée au dessus d'une « bouche de l'enfer » qui a la mauvaise habitude d'y attirer vampires et autres démons. Les relations entre les personnages et la mythologie de la série se mettent en place. Buffy meurt pour un bref instant, ce qui activera Kendra (Bianca Lawson), et sauve le monde (ça fait une).
La mythologie de la série subit une explosion créative dans sa deuxième saison avec les additions de Oz (Seth Green) le petit ami loup-garou de Willow et du couple infernal Spike/Drusilla, la métamorphose d'Angel suite à la consommation de sa relation avec Buffy et les meurtres de Jenny Calender (Robia la Morte) et de Kendra. Buffy sauve le monde (ça fait deux) et exile Angel dans une dimension infernale.
Les thèmes féministes et l'analyse des responsabilités découlant du pouvoir commencent à faire surface. C'est aussi la saison où on apprend à s'attendre à tout de la part des scénaristes qui prennent un malin plaisir à choquer et torturer leur public.
La troisième saison atteint encore un autre sommet. Les dialogues, toujours excellents, valent à la série une reconnaissance unanime parmi les critiques et le terme « Buffyspeak » commence à apparaître dans la littérature.
Les scénaristes vont encore plus loin avec l'introduction du Maire (Harry Groener), de Faith (Eliza Dushku) la Tueuse rebelle, activée à la mort de Kendra, et du principal Snyder (Armin Shimerman) et de Anya (Claudia Caulfield) l'ex démon de vengeance qui deviendra un personnage important du Buffyvers.
Buffy sauve le monde (ça fait trois) et fugue après une altercation avec sa mère. Angel revient et repart... Cordelia quitte, elle aussi, Sunnydale pour Los Angeles. Ces départs donneront naissance au spin-off « Angel ».
Les premières scissions au sein des fans apparaissent à la saison suivante. Pour beaucoup cette dernière sera considérée comme la plus faible. Le nouvel intérêt amoureux de Buffy, Riley (Marc Blucas) ne convainc pas et les cassures relationnelles de la saison précédente ont aliéné Whedon à certains des fans de la première heure (les adorateurs du couple Buffy-Angel). Cependant la série continue de gagner en reconnaissance et en spectateurs. Cette saison correspond à la transition du collège vers l'université. Les adolescents deviennent des adultes et les thèmes abordés par la série changent définitivement de registre, « Where the Wild Things Are » en est un bon exemple.
Le nombre d'épisodes « spéciaux » durant cette saison est le plus important. Ils comprennent, entre autres, « Hush » et « Restless » dirigés par Whedon lui-même qui sont à des années lumières des archétypes télévisuels. De plus, plusieurs « cross-over » s'opèrent avec la nouvelle série soeur : « Angel » continuant la saga de Faith. Spike fait son retour à Sunnydalle et s'intègre peu à peu au scooby, Giles fait sa crise de la quarantaine, Willow débute une relation homosexuelle avec un nouveau personnage : Tara (Amber Benson), Buffy sauve le monde (ça fait quatre) mais cette fois elle n'y parvient qu'en fusionnant avec l'ensemble des scooby.
Dès le début de la cinquième saison, Buffy gagne une petite soeur : Dawn (Michelle Trachtenberg). Jamais mentionné auparavant, l'apparition de ce personnage génère de nombreux grincements de dents chez les Buffymaniaques. Les cris et pleurs se tasseront rapidement avec l'apparition de Glory/Ben (Clare Kramer/Charlie Weber) qui explique les origines de Dawn. La relation de Buffy avec Riley est peu à peu effacée pour laisser place à une étonnante et bizarre cour amoureuse de la part de Spike. Cette saison voit aussi un renforcement de la présence d'Anya (Claudia Caulfield) et une confirmation de la relation entre Willow et Tara.
La mère de Buffy meurt dans le choquant « The Body », épisode qui restera certainement dans les anales de la télévision à cause de son traitement hyper-réaliste des émotions qui accompagnent la perte d'un proche. Les réactions des différents personnages (notamment Anya et Spike) resteront pour beaucoup des moments émotionnels très puissants. Les trois derniers épisodes, menant au sacrifice de Buffy pour sauver le monde (ça fait cinq), ne sont pas en reste.
A ce point la série et son créateur sont littéralement vénérés par les fans et la critique. Le succès dans le monde, spécialement en Angletterre et en France est énorme. La communauté Buffy est encore plus dynamique que celle de Star Trek et beaucoup plus vocale, une simple recherche sur Google le démontre. Cependant cela ne suffit pas à Warner Bros qui après son rachat par AOL a vu s'opérer un changement de politique en son sein. Buffy ne rassemble pas assez de téléspectateurs aux État-Unis et la promotion faites exclusivement auprès des adolescents provoque de plus en plus de heurts entre les responsables de Warner et l'équipe créative. Warner refuse de mettre plus d'argent dans la série et perd cette dernière qui à partir de sa sixième saison sera diffusée sur le réseau UPN.
La nouvelle saison débute avec la résurrection de Buffy par Willow et le reste des scooby, ce malgré les mises en garde d'Anya. Dans Buffy tout à un prix, et, celui à payer pour cette résurrection sera élevé. Buffy est loin d'avoir été sauvé par ses amis mais a plutôt été arrachée à la dimension paradisiaque que son sacrifice lui avait ouvert, elle sombrera dans une dépression comateuse et développera une relation vulgaire et purement (violemment même) sexuelle avec Spike. La dépendance de Willow aux pouvoirs magiques, dont les indices étaient déjà présent depuis longtemps, atteint un niveau inquiétant. Dawn se met à la kleptomanie en réponse à ce qu'elle perçoit comme un manque d'implication des scooby dans son éducation. Giles retourne en Angleterre afin de laisser Buffy suivre son propre chemin (huh ?). Xander quitte Anya le jour de leur mariage après une tromperie plutôt réussie d'une victime d'Anya alors qu'elle était encore démon de vengeance. Willow sombre dans le désespoir et la magie noire après le meurtre de Tara et manque de détruire le monde qui sera sauvé par... Xander ! La saison se termine avec Spike qui retrouve son âme.

Cette première saison sur UPN est sombre, dépressive et traite de la trivialité de la vie. Les vilains sont un trio de nerds pathétiques qui représente les extrêmes auxquels une vie de frustration peut mener. Cette thématique et la forte sérialisation de la saison partagera les spectateurs, les plus jeunes seront souvent pris de cours alors que les plus vieux applaudiront des thèmes quelques fois extrêmes qu'ils sont plus à même d'apprécier. Une mention particulière ira à l'épisode musical « Once More With Feeling » qui est une réussite absolue.

Le coffret de DVD présenté ici contient les 22 derniers épisodes de la série. La septième saison de Buffy n'atteindra pas les sommets précédents. Tout en restant bien au dessus du niveau général de ce qui est diffusé à la télévision, il faut avouer que le début de saison manque un peu de direction. J. Whedon se retrouve avec trois séries en ondes (du jamais vu) plus le comics « Fray » en cours d'écriture et ne semble incapable de gérer son emploi du temps. Marti Noxon qui a subit le plus gros du blâme pour la sixième saison prend, sagement, ces distances. L'équipe de scénaristes sont pratiquement laissés à eux-même.

Le début de saison effectuera un retour aux sources avec un ton plus léger. Le collège de Sunnydale a été reconstruit (toujours au dessus de la bouche de l'enfer) et ré ouvre ses portes, Dawn en sera l'une des étudiantes. Buffy semble remise de sa dépression. Willow commence sa rédemption en Angleterre avec Giles. Nous découvrons rapidement que Spike a élu domicile dans le sous-sol du collège et que la restauration de son âme à l'air de l'avoir sérieusement secoué, il est totalement incohérent. Xander découvre aussi que la bouche de l'enfer est directement au dessous du bureau du nouveau principal, ce poste à hauts risques a été comblé par Robin Wood (DB Woodside).
Le gros défaut de cette saison sont certains des personnages introduits, comme les Tueuses potentielles et Le Premier, qui ne bénéficieront pas de la légendaire qualité d'écriture et apparaîtront sans substance dans le meilleur des cas voir même ennuyeux comme c'est le cas de Kennedy (Iyari Limon). Elle ne convainc pas en tant que remplacement de Tara, c'était peut-être intentionnel de la part des écrivains mais ce n'est pas clair. Heureusement Robin Wood et Caleb (Nathan Fillion) profitent d'un traitement bien plus en accord avec ce que nous attendons de la série et s'intègre parfaitement avec le reste de la distribution.
Dès la fin du premier épisode le thème principal de la saison est énoncé, le personnage de Buffy le dit clairement : « c'est une question de pouvoir ». La relation des personnages avec leurs propres pouvoirs (ou leurs absences), le coût de ceux-ci et la relation qu'ils entretiennent avec celui de Buffy.

Les thèmes féministes, au coeur de la série, ne sont pas en reste. Caleb, personnage misogyne qui refuse la notion qu'une femme puisse avoir droit au pouvoir, ou quoi que se soit d'autre d'ailleurs, représente l'anti-thèse du message de la série et permet au créateur de faire passer son message très clairement (End of Days – Chosen). Il est d'ailleurs notable que Caleb soit toujours habillé en prêtre, ce n'est pas un hasard, la religion catholique a été une des premières religions misogynes de l'histoire. Buffy ne parviendra à vaincre l'armée du Premier que lorsqu'elle refusera les règles imposées aux tueuses par les hommes qui ont créé la lignée (Chosen).
Cette dernière année marque la fin d'une époque et le début d'une nouvelle -au moins dans le Buffyvers- et restera une des saisons finales les plus satisfaisantes qu'une série télévisée ai jamais faite.
La boucle est bouclée et le rideau tombe sur « Buffy the Vampire Slayer » qui ne s'est pas, comme beaucoup d'autres séries, simplement arrêtée mais a plutôt su finir.


Image
Le coffret présente les épisodes de cette dernière saison au format 1.33:1 dans un transfert 4:3. Ce format est le choix du producteur de la série malgré le fait que celle-ci soit tournée en 16:9. Savoir lequel de ces formats est préférable dans le cas de Buffy est une polémique continuelle dans laquelle nous n'entrerons pas ici. Il suffira de dire que le coffret anglais est lui offert au format 1.78:1 dans un transfert 16:9.

L'image souffre d'un léger manque de netteté général probablement dû à un filtrage trop poussé. Les textures et la définition générale de l'image en souffre un peu mais restent quand même excellents pour une télé série. Malgré une palette de couleurs qui tire beaucoup vers les tons chauds, ce qui est toujours un problème en NTSC, le rendu est très bon. Les couleurs sont bien saturées, ne présentent pas de débordements et demeurent bien constantes.
La brillance et le contraste de l'image sont malheureusement réglés un peu trop haut ce qui a pour effet de légèrement délaver les noirs et provoque une perte de détails dans les parties sombres des dégradés.
Si la compression est généralement bonne avec peu d'artefact de compressions visible, l'image présente cependant un grain prononcé tout au long de la saison et la présence de sur définition de contours est notable, ces défauts étant par moment assez distrayants.

Il est ici intéressant d'ouvrir une parenthèse et de comparer ce coffret avec son alter-ego anglais. L'image du coffret région 2 est bien meilleure que celle à laquelle nous avons le droit en Amérique du nord. Elle présente beaucoup moins de parasites et de sur définition de contours. De plus la brillance et le contraste sont correctement ajustés. La présentation anglaise possède une qualité cinématographique qui manque totalement à celle de la région 1. Il semble par moment que le transfert qui nous est offert est une version dont on aurait coupé les bord du transfert 16:9 et agrandit numériquement pour ajuster la résolution, c'est très frustrant.

Il est clair que le public nord américain ne bénéficie pas du même traitement qu'outre atlantique, il suffit de voir la différence d'emballage des coffrets. Cette situation n'est pas rare au niveau des séries et est très énervante pour les fans. Un changement de politique à ce sujet serait le bien venu chez la FOX.


Son
Trois bandes son Dolby 2.0 Surround sont offertes, anglaise, française et espagnol. Les sous-titres sont disponibles en anglais (close captioning) et en espagnol. L'absence de sous-titre en français est difficilement excusable quand on sait que ceux-ci sont présents sur le coffret région 2, démontrant là encore le manque de respect qui est donné au publique nord américain.

La bande son anglaise possède une dynamique et une spatialité très bonne si on considère que c'est une télé série, les canaux ambiophoniques sont bien utilisés. Les dialogues sont clairs et naturels. Les basses sont très présentes et bien utilisées pour souligner la trame sonore beaucoup plus dramatique de cette saison. C'est globalement un très bon mixe qui participe activement au plaisir du visionnement.
Le doublage français est au niveau de nos attentes, c'est à dire mauvais. Même si la synchronisation est meilleure que pour les saisons précédentes, ce qui n'est pas difficile, les acteurs qui font les voix apparaissent peu impliquées. C'est d'autant plus dommage que le reste de la trame sonore est écrasée par ces derniers. La traduction faite en France est déconcertante, on se demande par moment si on écoute les mêmes dialogues, ce qui dans le cas de Buffy est bien dommage.


Suppléments/menus
Un bon nombre de suppléments sont répartis sur les six disques de cette édition. Il est à remarquer que le résumé présent au début de chaque épisode a été coupé dans cette édition alors que l'édition anglaise conserve l'intégralité des épisodes. Cela souligne, encore, la place réservée au publique nord américain à la Twentieth Century Fox.

Disc 1 :
-Commentaire de « Lessons » par Joss Whedon (créateur, écrivain, producteur exécutif) et David Solomon (Réalisateur, co-producteur exécutif) – Les commentateurs semblent ici peu intéressés. Bien que contenant quelques informations intéressantes cela restera le plus mauvais des commentaires fait avec la participation de J. Whedon.
-Contenu DVD-ROM « Willow Demon Guide » pour Windows, Mac OS9 et OSX.

Disc 2 :
-Commentaire de « Selfless » par Drew Goddard (écrivain) et David Solomon ( Réalisateur, co-producteur exécutif) – Goddard apporte une intéressante vision lors du commentaire de cet épisode qui était le premier qu'il ai jamais écrit. De plus les commentateurs soulignent les détails qui ont fait la popularité de cette épisode. Il est à noter que ce commentaire confirme que Halfrek et Cecily ne font qu'une.
-Commentaire de « Conversation with dead people » par Nick Marck (réalisateur), Jane Espenson (écrivain, co-produtrice exécutif), Drew Goddard (écrivain) et les acteurs Danny Strong (Jonathan) et Tom Lenk (Andrew) – Ce commentaire très vivant, voir chaotique par moments, est rempli d'anecdotes et est très plaisant à écouter. Les commentateurs parlent du processus d'écriture de cet épisode et mentionnent l'absence d'Amber Benson tout en glissant sur l'explication.

Disc 3 : Ce disque contient une douzaine de trailers et un documentaire sur les fans de la série (Buffy : Its always been about the fans).

Disc 4 :
-Commentaire de « Killer in me » par Drew Z. Greenberg (écrivain) et David Solomon ( Réalisateur, co-producteur exécutif) – Ce commentaire plutôt moyen est modérément informatif.

Disc 5 :
-Commentaire de « Lies my parents told me » par David Fury (écrivain, réalisateur, co-producteur exécutif), Drew Goddard (écrivain) et les acteurs James Marsters (Spike) et DB Woodside (Robin Wood) – Ce commentaire est assez ennuyeux et n'apporte pas grand chose. Même le généralement bouillant James Marsters est ici très en retrait. Décevant.
-Commentaire de « Dirty Girls » par Drew Goddard (écrivain) et Nicholas Brendon (Xander) – Ce commentaire est certainement le meilleur du lot. Même si par moment un lourd silence s'installe, les commentateurs nous offrent de très intéressantes informations et passent visiblement un bon moment.

Disc 6 : Ce disque contient le plus gros du matériel supplémentaire.
-Commentaire de « Chosen » par Joss Whedon – Là encore J. Whedon semble fatigué et peu investi dans son commentaire. Les explications de l'épisode sont cependant intéressantes et mettent parfois à jour les raisons de certains manques dans la continuité. Le discours de J. Whedon reste toujours un bonheur à écouter.
-« Buffy : Full Circle » (36') : C'est l'habituelle vue d'ensemble de la saison. On y retrouve de nombreuses interviews avec les acteurs principaux (sauf comme toujours Sarah Michelle Gellar) et plusieurs personnes de l'équipe de production. Les thèmes et arcs de la saison y sont discutés et mis en relief.
-« Buffy 101 : Studying the slayer » (13'55'') : Ce documentaire rassemble plusieurs universitaires qui jettent un regard plus académique sur le phénomène Buffy. Il est passionnant de voir l'impact que Buffy a pu avoir au sein de la communauté universitaire.
-« Génération S » (8'23'') : C'est un tour d'horizon sur les Potentielles. Les personnages sont expliqués et les actrices racontent leurs expériences du tournage. Ce documentaire frise la tentative de justification par moment.
-« The last sundown » (8'44'') : Joss Whedon parle de la signification que la série a eu pour lui et commente rapidement ses 10 épisodes préférés.
-« Outtakes reel » (3'18'') : Montage de scènes ratées où S. M. Gellar brille toujours autant par son absence...
-« Buffy Wraps » (5') : Un montage de courtes interventions des acteurs (excepté S.M. Gellar...), Marty Noxon et un très fatigué Joss Whedon. Prisent lors de la fête de fin de série elles forment un ensemble étonnement poignant par moment. Note aux éditeurs : ne jamais laisser Michelle Trachtenberg parler librement.

Le matériel supplémentaire, bien qu'inégal, rend bien compte des émotions que la fin de cette série a suscité et renforce le sentiment de finalité que laisse cette dernière saison de Buffy.



Conclusion
Malgré une longue attente pour ce coffret, force est de constater que le résultat final est plutôt décevant surtout si on le compare au produit anglais. L'incompréhensible dégradation de qualité de l'image, l'emballage de l'édition et le tronquage des épisodes sont autant d'éléments qui ne peuvent que rebuter l'acheteur informé.
Il est frustrant de voir le pauvre traitement qui est réservé à une oeuvre majeure de la télévision. Buffy a certainement été une des meilleures séries de ces dernières années.

Pour une fois, il est a espérer que Buffy the Vampire Slayer bénéficiera d'une nouvelle édition de bien meilleure facture. Seul le prix raisonnable rendra envisageable l'achat de ce coffret bien décevant.


Qualité vidéo:
3,0/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
2,0/5

Note finale:
2,8/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2005-01-03

Système utilisé pour cette critique: TéléviseurToshiba 50HX70, Amplificateur Denon 3801, Enceinte Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC

Le film

Titre original:
Buffy The Vampire Slayer

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
990 minutes

Réalisateur (s):
-

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais (CC)
Espagnol

Suppéments:
Commentaires, 5 documentaires, 1 vue d'ensemble de la saison, Bloopers, DVD-ROM et publicités

Date de parution:
2004-11-16

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