Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Dragonfly

Critique
Synopsis/présentation
La carrière de Tom Shadyac en tant que réalisateur est plutôt étrange. Ce cinéaste a fait sa place à Hollywood avec des comédies aux recettes simplistes mais éprouvées (Ace Ventura : Pet Detective, The Nutty Professor et Liar Liar). Puis Shadyac s'est essayé dans un tout autre genre avec Patch Adams, un succès plus que mitigé. Le cinéaste tente sa chance cette fois-ci avec un suspence: Dragonfly.
Dragonfly met en scène Joe Darrow (Kevin Costner), un médecin affligé par le déces de son épouse (Susanna Thompson). Tout en tentant de se raccrocher à la vie, Darrow devra affronter quelque chose de beaucoup plus grand : l'inexplicable. Suite à la rencontre des anciens patients de sa femme, deux petits enfants atteints de cancer, le médecin commence à vivre des situations pour le moins étranges. Les enfants semblent lui envoyer des messages, semblant émaner de son épouse... De plus Joe Darrow voit de plus en plus de libellules, l'animal fétiche de sa regrettée femme. Bien que tous les amis de Darrow, dont sa voisine (Katy Bates) et son collègue (Ron Rifkin), sont persuadés que le médecin est tout simplement en train de perdre la tête, le principal intéressé croît fermement que sa femme désire entrer en contact avec lui de l'au-delà. Darrow se lancera alors à la recherche de la vérité et tentera par tous les moyens de comprendre ce que sa femme semble tente si désespérément de lui dire...
Littéralement démoli par la critique , Dragonfly est pourtant un suspence plutôt bien ficelé. Faisant quelque peu contraste avec les réalisations populaires à la M. Night Shyamalan, le film est aussi narrativement conséquent. Dragonfly se conclue de façon surprenante mais sans pour autant remettre en question la totalité de l'oeuvre, le tout dans un coda bien orchestrée.
C'est au niveau de la mise en scène que Dragonfly souffre; semble parfois connaître quelques ratées. La réalisation de Shadyac, bien que techniquement impecable, manque souvent de force, d'intensité. Un peu plus de saveur et de style n'aurait pas été superflu.
Heureusement pour Shadyac, Kevin Costner offre une performance honnête. Toutefois , la direction d'acteur, principalement les personnages secondaires, semble avoir été négligé. Le cas le plus évident est Katy Bates un peu perdue dans cette mise en scène et visiblement sous-utlisée.
Dragonfly s'inscrit dans une ligné de film (The Sixth Sense, Final Destination, The Others) oû l'on mise sur le surnaturel. Sans vouloir vendre la mêche disons simplement que Dragonfly est peut-être moins pessimiste que d'autres productions du même genre. Il est toutefois dommage que le dénouement du film soit appuyé d'une morale aussi grossière et peu subtil...



Image
Cette édition de Dragonfly est présentée au format respecté de 2.35:1 d'après un transfert vidéo anamorphosé. Notons qu'une édition plein écran (4:3) est également disponible.
Comme on peut s'y attendre d'un film aussi récent, l'interpositif utilisé est d'excellente qualité. On ne remarque aucune imperfection ou grain. Le transfert est de qualité satisfaisante. La définition générale est satisfaisante offrant un bon niveau de détail, l'image ne manque jamais de piqué. La photographie de Dean Semler (The Bone Collector, The Three Musketeers) fait usage d'un filtrage marqué. La colorimétrie est reproduite avec une belle justesse, sans débalancement apparent. Les tons de peau sont quant à eux toujours natuels. On ne dénote aucune fluctuation de la brillance et le contraste est de son côté correctement ajusté. Les noirs sont intenses et purs.
Principal défaut de ce transfert : un léger fourmillement dans les dégradés les plus denses. On dénote une quelques effets pixelleisation (minimes) et une sur-définition des contours réduite au minimum, mais non absente.


Son
Cette édition accompagnée de trois bandes-son, deux anglaises (Dolby Digital 5.1 et DTS) ainsi qu'une bande son française (Dolby Digital 5.1).
Les deux bandes-son anglaises sont de qualité impressionnante. Le mixage présenté est étonnamment puissant. Le travail de Paula Fairfield impressionne grandement. La bande sonore vient souvent appuyer les scènes éprouvantes du film en ajoutant à l'effet de susprise. L'image stéréophonique est bien articulée et et d'une profondeur surprenante. L'environnement sonore se déploie de tous les canaux. Les enceintes arrières sont quant à elles utilisées à profusion. Les dialogues sont de leur côté naturels (bien positionnés) et toujours intelligibles. On dénote peu d'écart entre la bande-son Dolby Digital 5.1 et DTS, cette dernière offrant des basses légèrement mieux étalées.
La bande-son française est, quant à elle, tout à fait à la hauteur. Les dialogues demeurent naturels et correctement intégrés, ni trop en avant ou en arrière du champ sonore. Ce doublage, correctement réalisé et mixé, n'écrase jamais les sons d'ambiance. Du beau travail! Des sous-titres sont finalement disponibles en anglais (cc) et en espagnol.



Suppléments/menus
Universal nous offre une édition dites régulière du film mais contenant tout de même un certain lot de supplément.
On retrouve tout d'abord une piste de commentaires audio animé par le réalisateur, Tom Shadyac. Celui-ci nous entretient principalement sur son travail de réalisation, de la direction d'acteurs comme à la mise en scène. Tom Shadyac suit l'action à l'écran et donc les propos du cinéaste tendent à se répéter.
Suit un segment portant sur la création du film. Se composamt majoritairement d'entrevues, les acteurs et artisans s'attardent surtout aux personnagex du film et leur motivation. Le ton demeure informatif et on ne tombe pas trop dans le piège d'un segment promotionnel.
On retrouve ensuite sept scènes inédites (prétentieusement nommées Thrilling Deleted Scenes) pouvant être visonnées individuellement ou en continu. Celles-ci ajoutent peu au fil narratif et ne sont que d'un intêret mitigé. Le retrait de ces scènes du montage final était pleinement justifié.
Il est également possible de visionner un court segment présentant l'auteur de livres sur l'expérience de vie après la mort, Betty Eadie. Cette dernière ne fait malheureusement que répéter ce que nous avons entendu des centaines de fois sur ce que les gens qui ont passé très près de la mort ont supposément vécu. On aurait préféré voir un document plus scientifique sur l'expérience.
On retrouve finalement des notes sur les artisans et la production du film ainsi que la bande-annonce du film (à éviter avant d'avoir visionner l'oeuvre considérant qu'elle contient un peu trop de matériel).



Conclusion
Dragonfly trop durement traité par la critique? Peu importe ette édition offerte par Universal est techniquement de qualité, tant pour l'image que pour le son. Les suppléments nous ont paru un peu faibles mais considérant le succès commercial du film il aurait été surprenant de s'attendre à plus.



Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: Steve Tremblay

Date de publication: 2002-07-07

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Samsung HCL5515W, Récepteur Harman/Kardon AVR310, Lecteur DVD Panasonic RP91, enceintes Cerwin Vega, câbles Accoustic Research

Le film

Titre original:
Dragonfly

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
103 min. (nouvelle version), 94 minutes (version originale) minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires, documentaire sur la création, scènes inédites, notes de production, bande-annonce

Date de parution:
2002-07-13

Si vous avez aimé...