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DVDEF

Gossip Girl (The Complete Third Season)

Critique
Synopsis/présentation
Ayant pris l'antenne sur les ondes de CW le 19 septembre 2007, Gossip Girl est la nouvelle série télévisuelle pour adolescents à avoir la cote autant chez nos voisins du Sud qu'ailleurs dans le monde. Créée par Josh Schwartz et Stephanie Savage, la série est d'abord une adaptation de la série de livres du même nom écrite par Cecily von Ziegesar et relate la vie d'un groupe d'adolescents. Mais Gossip Girl se distingue de tous les The O.C. et One Tree Hill par son contexte : elle se déroule dans le Upper East Side new-yorkais. De plus, son concept (tiré de son titre) est plutôt original et traduit remarquablement la nouvelle société de jeunes adolescents. La dite ''Gossip Girl'' est une mystérieuse inconnue qui possède un blog sur lequel tous et chacun peuvent poster des rumeurs sur les plus importants et surtout plus importantes jeunes femmes du Upper East Side. De quoi ruiner et salir les plus grandes réputations.

Mais ces réputations, à qui appartiennent-elles ? D'abord, nous avons Serena van der Woodsen, considérée comme la plus belle et la plus séduisante du lycée et sa meilleure amie Blair Waldorff, toute aussi belle et riche. Les deux, cependant, peuvent aussi être rivales. C'est que Serena est disparue dans l'ombre pendant tout l'été laissant ses amis et surtout Blair sans la moindre information à son sujet. C'est d'ailleurs ainsi que débute le premier épisode de Gossip Girl : le retour de Serena et le regard des autres sur sa mystérieuse disparition. Le moteur principal de la saison s'articulera autour de la découverte de ce qui a mené la belle Serena à disparaître. Secrets, trahisons et mensonges sont donc les principales occupations de ces personnages riches et célèbres dans leur monde élitiste. Tout ça, mais aussi tout ce qui préoccupe toute jeune adolescente : les histoires d'amour. C'est l'autre principale moteur de cette première saison, mais aussi de la série entière, les histoires d'amour entre les différents protagonistes. Ces hommes à tourner autour des deux demoiselles sont Nate Archibald dont le père très respecté connaît des déboires avec la justice, Chuck Bass tombeur de ces dames et Dan Humphrey modeste écrivain vivant à Brooklyn. Ce dernier est d'ailleurs secrètement amoureux de Serena. Viendront progressivement s'ajouter à cette bande, Jenny Humphrey l'ambitieuse jeune soeur de Dan et Vanessa Abrams, meilleure amie de Dan.

Gossip Girl a pour handicap principal de s'adresser à un public majoritairement féminin et adolescent. Cela permet à la série de posséder ses défauts, mais aussi ses qualités certaines. Nous noterons d'abord le plaisir coupable pleinement assumé que nous procure chacune des intrigues de la série. Fonctionnant énormément sur les ''cliffhanger'', la série comporte son lot de surprises et de revirements de situation. La manie hallucinante de chacun des personnages de ne pas être honnête envers les autres (mention spéciale ici à Lily van der Woodsen, la mère de Serena) fait le bonheur du spectateur. Devoir découvrir ces personnages ont a à cacher et surtout comment il s'en sortiront. La série comporte aussi son lot de références cinéphiliques qui, malheureusement auprès du public ciblé, passeront complètement inaperçues. On pensera évidemment ici à chacun des titres des épisodes qui reprennent un titre de film (par exemple, The Empire Strikes Jack, The Blair Bitch Project, Remains of the J, Inglourious Bassters, etc.) ou encore aux reprises de scènes de grands classiques du cinéma américain qui constituent les rêves du personnage de Blair. L'autre atout de cette série est assurément ses deux stars : Blake Lively et Leighton Meester. La première, à l'aube de la vingtaine, possède un charisme et une présence qui lui permettent de voler la vedette dans chacun des plans dans lesquels elle est présente. La deuxième, avec son côté charmant et pimpant, se permet d'insuffler une bouffée d'air frais et une insolence à cette Blair Waldoorff la rendant aisément le personnage le plus irrésistible et amenant ainsi une savoureuse dose d'humour à une série qui en a grandement besoin. Malheureusement, chez les hommes, c'est une toute aussi histoire. Hormis Ed Westwick dans le rôle de Chuck qui possède un magnétisme fascinant, tous les acteurs de Gossip Girl sont présents pour leur physique. De Penn Badgley qui mise tout sur son jeu de mâchoire à Chace Crawford qui est sans aucun doute la plus grosse arnaque de l'histoire télévisuelle, chacun de ces hommes a été choisi en fonction du nombre de jeunes filles qu'ils réussiront à rallier devant leur téléviseur et certainement pas pour leur qualité de jeu d'acteur.

Dans cette troisième saison qui nous intéresse ici les intrigues reprennent quelques mois après les évènements qui ont conclut la deuxième saison : Chuck et Blair sont finalement ensemble, Serena est toujours à la recherche de son père et décide de ne pas aller à l'université, Nate est encore une fois en train de butiner, Dan et Vanessa tentent de se réconcilier alors que Blair veut trouver son rang social à l'université. Certaines intrigues sont plus stimulantes (le retour du fils de Rufus et Lily, Blair et l'université, le retour de Georgina) et d'autres complètement ennuyantes (Dan, Vanessa et leur amitié, Nate et tout ce qui le concerne). Plusieurs surprises sont au rendez-vous de cette troisième saison (dont une apparition de Lady Gaga dans un épisode), mais surtout cette troisième saison marque les limites (trop) vites atteintes d'un concept pourtant prometteur. Ce qui passait pour des revirements dramatiques dans les premières saisons devient rapidement ici machinal et répétitif. La plupart des intrigues vraiment intéressantes sont réglées en quelques épisodes nous faisant passer à autre chose beaucoup trop rapidement. Alors que le rang social des personnages nous les éloignent beaucoup d'un point de vue émotif, il devient ainsi difficile d'accorder une quelconque crédibilité à des personnages qui peuvent se remettre aussi aisément d'un trauma. Le meilleur exemple est ici l'intrigue concernant le fils retrouvé de Rufus et Lily. Tout cela et encore bien plus concrétise l'idée que Gossip Girl commence à ressembler dangereusement à un soap pour adolescentes. En trois saisons, les personnages ont vécu des choses que bien des adolescents ne vivront même pas dans une vie, la plupart des personnages ont couché ensemble (Nate a la mention spéciale pour avoir au moins embrassé tous les personnages féminins de la série!) et les mensonges et secrets ne semblent jamais s'épuiser. Tout cela est sans compter l'ajout systématique de personnages afin d'amener une nouvelle intrigue (un nouveau secret). À ce titre, le retour de la mère de Chuck est scénaristiquement parlant complètement raté. Et son cas réglé en moins de cinq épisodes...

Gossip Girl malgré ses défauts n'est pas une série à proscrire. Ce qu'on peut lui reprocher est en lien direct avec le public visé, les jeunes adolescentes. Il s'agit néanmoins d'une série extrêmement divertissante qui illustre assez bien les préoccupations des jeunes femmes d'aujourd'hui : s'illustrer dans un monde de femmes sans pitié. À ce titre, la jeune Jenny Humphrey que plusieurs trouvent de plus en plus insupportable est peut-être la voie la plus proche de cette jeune génération d'adolescente. Cette troisième saison montre les rouages d'une série au concept original, mais limité, et qui a un grand besoin de se renouveler.


Image
Tourné en numérique, Gossip Girl est une série qui profite ici d'une excellent transfert. Si le rendu numérique se laisse voir de temps à autre (netteté de l'image, grain numérique, etc.), la définition générale est tout de même excellente. Les détails et les textures sont reproduits avec finesse et précision. Le rendu des couleurs est excellent. Ces dernières font preuve de richesse, de précision. Elles sont pleinement saturées et ne souffrent d'aucun problème de débordement. Les tons de peaux sont eux aussi naturels et constants. Alors que le niveau des noirs est judicieusement géré évitant tout effet de surbrillance. Les dégradés sont fluides et précis. Les parties sombres sont reproduites avec détail. Les noirs sont purs et profonds.

Nous observerons de légers artéfacts signalant un léger problème au niveau de la compression, mais sinon rien de majeur à signaler.


Son
Une seule bande son est offerte sur cette édition : Dolby Digital 5.1 en version originale anglaise. Il est important de mentionner que les deux saisons précédentes étaient offertes à l'origine avec des mixages exclusivement anglais. Depuis peu Warner a réédité Gossip Girl (saisons 1 et 2) en y intégrant une bande son française. Il faudra s'armer de patience pour entendre cette saison 3 dans la langue de Molière …

Le mixage 5,1 offert ici est néanmoins satisfaisant étant donné le genre de série proposé. Le dynamisme est bon et adéquat et la présence est solide. Le déploiement du champ sonore s'effectue de façon conventionnelle, c'est-à-dire que la majorité des éléments sonores (ici les dialogues et la trame sonore) s'articulent à travers les ouvertures frontale et latérale alors que les enceintes arrière servent presque exclusivement à des fins d'ambiance. De subtils effets d'ambiophonie sont à noter, mais rien de quoi s'exciter. Les dialogues, prédominant sur ce mixage, sont impeccablement rendus. Ils demeurent intelligibles constamment alors que la trame sonore s'intègre efficacement au mixage. Les basses fréquences voient d'ailleurs leur usage principal pour mieux appuyer cette trame sonore et elles le font avec profondeur. Le canal d'extrêmes graves se veut beaucoup moins sollicité et se fait donc très discret.

Il y a option de sous-titrage en anglais, français et espagnol.


Suppléments/menus
Sur cette édition, quelques suppléments à se mettre sous la dent. D'abord deux vidéoclips, Bad Romance de Lady Gaga et Bitch de Plasticines. La chanteuse et le groupe ont fait chacun une apparition durant la saison 3. Sont aussi présentes une poignée de scènes supprimées d'un intérêt très moyen et un montage de prises ratées assez amusant.

Nous retrouvons ensuite un segment permettant d'avoir quelques informations exclusives sur comment faire une fête digne de ''Gossip Girl'' sur ''A Gossip Girl Fabulous Affair : Throwing a Party Gossip Girl Style. Un segment qui porte bien son nom et qui doit être pris avec un minimum de sérieux puisqu'il s'adresse au même public que celui de la série.

Enfin, le supplément le plus intéressant est ''Gossip Girl Mode : Interactive Viewing Experience'' qui permet de visionner l'épisode The Empire Strikes Jack tout en étant capable d'accéder à des segments entourant l'épisode. Une pratique de plus en plus à la mode avec les séries télévisées!



Conclusion
Alors que la saison 2 se terminait avec les personnages passant du lycée à l'université, on s'en serait attendu autant de la série. Malheureusement, Gossip Girl n'a toujours pas atteint la maturité que connaissent d'autres séries similaires. En fait, la saison 3 nous a bien montré les limites de son concept et la redondance de sa mécanique. Malgré tout, il s'agit d'une série qui se laisse regarder avec un certain plaisir et qui réussit néanmoins à rejoindre des millions de spectateurs dans le monde.

Cette édition est somme toute très bien. Le transfert vidéo sert bien la facture numérique de l'image et est dans les normes de ce à quoi on a droit dans le télévisuel. Même chose pour le mixage 5.1 qui est à peine plus que fonctionnel, le type de série l'obligeant ainsi. Les suppléments se veulent divertissants, sans plus. Un peu à l'image de la série. Et il faut rappeler que les deux précédentes saisons de Gossip Girl sont maintenant offertes avec un doublage français, chose qui n'est pas le cas ici, mais qui ne saurait tarder. En attendant, il y a la présence de sous-titres français !


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2010-12-21

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Gossip Girl

Année de sortie:
2009

Pays:

Genre:

Durée:
930 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
5 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Segments interactifs, documentaire, vidéoclips, prises ratées, scènes supprimées

Date de parution:
2010-08-24

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