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DVDEF

Shrek 2 (WS)

Critique
Synopsis/présentation
Sorti trois ans après le premier du nom, Shrek 2 reprend l'histoire juste après la lune de miel de Shrek (Mike Myers) et de la Princesse Fiona (Cameron Diaz). En revenant de leur voyage de noces, ils sont surpris de retrouver l'Âne (Eddie Murphy) les attendant dans la maison de Shrek, au milieu de son marécage. C'est au moment où ils semblent arriver à s'en débarasser que leur parvient une invitation des parents de Fiona, qui veulent rencontrer leur gendre. Après un long voyage qui les mène jusqu'au royaume de Far Far Away (Fort Fort Éloigné), Shrek et Fiona sont reçus assez froidement lorsque la belle-famille se rend compte qu'ils sont des ogres. Le roi (John Cleese), très troublé par la situation, est en plus menacé par la Marraine Fée (Jennifer Saunders), qui se trouve être la mère du Prince Charmant (Rupert Everett) qui était destiné à Fiona. Il engage alors le plus habile des assassins pour se débarasser de Shrek : le Chat Botté (Antonio Banderas).

Comme on peut s'en rendre compte en lisant le paragraphe précédent, la distribution de ce deuxième opus est encore plus somtueuse que pour le premier. Les acteurs qui étaient déjà là lors du premier film (Mike Myers, Cameron Diaz et Eddie Murphy, entre autres), retrouvent leurs personnages avec plaisir et nous offrent des interprétations très solides. Les nouveaux arrivants ont été choisis avec grand soin. Les trois qui se détachent du lot sont : John Cleese (le Monty Python qui a repris récemment le rôle de Q dans James Bond), excellent dans le rôle du roi. Jennifer Saunders (actrice et co-créatrice de la cultissime série britannique Absolutely Fabulous) campe une Fairy Godmother (Marraine Fée) irascible et hilarante, et a elle-même interprété les chansons entonnées par son personnage dans le film. Enfin, et surtout, Antonio Banderas est absolument génial dans le rôle de Puss in Boots (le Chat Botté), le redoutable félin au fort accent Espagnol dont les yeux doux et le ronronnement sont aussi adorables que sa lame et ses griffes sont létales. Les autres acteurs sont eux aussi très convaincants et drôles, ce qui nous donne un ensemble très consistant et sans fausse note.

Si l'animation et le rendu des personnages principaux du premier film étaient au-delà de tout reproche, on ne pouvait en dire autant des seconds rôles et des figurants, parfois un peu raides et moins réalistes. Ce défaut est complètement absent de ce deuxième épisode, tous les personnages, même les figurants, bénéficiant d'une animation de tout premier ordre et d'un rendu magnifique. Tout comme le premier Shrek avait utilisé les techniques les plus avancées en matière de simulation de fluides et de rendu, le second est à la pointe de la technologie, offrant des images d'un niveau technique hors du commun. On pensera notamment à la séquence où Shrek, l'Âne et le Chat Botté se retrouvent pris dans un orage et trempés par la pluie, du jamais vu dans un film d'animation 3D.

Le scénario s'avère aussi décalé que celui du premier, offrant là encore une foule de référence plus ou moins parodiques à des films, séries télévisées et dessins animés plus ou moins anciens, ainsi qu'au monde réel. Le décor de Far Far Away est ainsi calqué sur Hollywood (notamment Beverly Hills et Rodeo Drive, ce qui a donné l'occasion à Dreamworks de faire un peu de placement produit en parodiant avec des jeux de mots approximatifs des enseignes connues), avec une entrée principale ressemblant à la porte des studios Paramount. Les films parodiés ou auquel sont faits des clins d'oeil sont trop nombreux pour être tous cités ici, on citera juste The Lord of the Rings, Indiana Jones and the Temple of Doom, Seinfeld, Beauty and the Beast (Katzenberg devait encore avoir des comptes à régler avec Disney), Godzilla et The Rocky Horror Picture Show. Evidemment, les films et séries ayant mis en vedette les acteurs ayant prêté leurs voix aux personnages de ce film sont de la partie, on pensera notament à Ab Fab (Jennifer Saunders) et The Mask of Zorro (Antonio Banderas). Loin d'être du à un manque d'imagination des scénaristes, ces références font partie de la règle du jeu d'un tel film d'animation (surtout étant la suite de Shrek, qui était basé sur la parodie), et, associées à d'excellents gags visuels originaux, nous donnent au final un film encore plus drôle que le premier.

Etant la suite très attendue, et réussie, d'un film à succès, Shrek 2 a battu des records au box-office, battant de très loin le premier du nom. Il a même dépassé le record établi un an auparavant par Finding Nemo, devenant ainsi le film d'animation ayant rapporté le plus d'argent aux Etats-Unis. Il fut nominé pour la Palme d'Or au festival de Cannes en 2004, mais ce fut Fahrenheit 9/11 de Michael Moore qui remporta le trophée.


Image
L'édition en DVD de Shrek est restée dans les mémoires comme étant une référence au niveau de la qualité d'image, celle-ci frisant la perfection. La barre était donc placée très haut pour Shrek 2. Disons-le tout de suite, nous n'avons pas été déçus. Il s'agit là encore d'un DVD de référence, avec une image au format respecté (1.85:1/transfert), d'une qualité s'approchant de ce qu'on peut voir en haute définition.

Le film ayant été entièrement créé en numérique, le transfert s'avère juste être un redimensionnement des images originelles et leur encodage en MPEG-2 (la compression utilisée pour le format DVD). La définition est donc impeccable, l'image offrant un niveau de détails et de textures rarement atteint sur un support vidéo standard. Le rendu exceptionnel des images de synthèse composant ce film est reproduit aussi parfaitement que le permet le support. Les amateurs d'images 3D remarqueront que les logiciels employés par PDI et Dreamworks ont nettement progressé depuis 2001, les rendus des peaux, des yeux ainsi que la dynamique des vêtements, des chevelures, fourrures et des effets spéciaux étant très nettement au-dessus du résultat pourtant loin d'être ridicule que nous avons pu admirer dans Shrek.

La colorimétrie est elle aussi impeccable, la riche palette de couleurs du film étant respectée sans qu'aucun débordement ne soit visible sur les couleurs les plus saturées. Les niveaux de noir (brillance) et de contraste sont impeccablement réglés, et restent évidemment constants sur toute la durée du film. Les parties sombres de l'image sont tout aussi détaillées et subtiles que les parties plus claires, avec des noirs profonds et des dégradés subtils.

Aucun défaut numérique majeur n'est à déplorer. La surdéfinition des contours semble absente de ce transfert. Au niveau de la compression, les seul défaut visible sont quelques rares fourmillements (absolument pas gênants pour le visionnement) et la présence de bandes de Mach (discontinuités) sur certains dégradés aux tons pastel (ce qui est tout simplement inévitable en MPEG-2 à moins d'utiliser des débits supérieurs à ce qu'autorise le format DVD-vidéo). Aucun effet de macrobloc ne vient déranger les textures extrêmement fouillées qui peuplent le film, ce qui est un petit exploit.


Son
Cette édition propose quatre bandes-son, sans compter les commentaires audio. La version originale en anglais est proposée au format Dolby Digital 5.1 et Dolby Surround 2.0, la version française en Dolby Digital 5.1 et la version espagnole en Dolby Surround 2.0. Des sous-titres français, anglais et espagnols sont aussi proposés. On notera de plus que les suppléments (et notamment les segments documentaires) sont eux aussi sous-titrées, ce qui est un bon point. C'est la version originale en 5.1 qui est le sujet de cette critique.

Cette bande-son fait preuve d'une dynamique et d'une présence tout à fait impressionnantes. L'espace sonore, généré par l'ensemble des enceintes, s'avère convaincant et immersif. Les canaux d'ambiophonie sont constamment mis à contribution, de façon parfois discrète, avec juste des effets d'ambiance et un peu de musique, et parfois moins, avec des effets sonores tout à fait impressionnants et réussis. La très bonne séparation des canaux concourt au réalisme de l'ensemble, et les effets de transition s'avèrent très réussis (notamment dans la scène se déroulant dans l'usine à potions de Fairy Godmother).

Les différents éléments composant cette bande-son sont superbement intégrés. La trame sonore, faite principalement de classiques de la soul et de la new-wave et de quelques chansons interprétées par les personnages (notamment Fairy Godmother, ce qui nous fait découvrir un nouveau volet du talent de Jennifer Saunders), fait preuve d'une profondeur et d'une fidélité exemplaires. Les effets sonores sont impressionnants à souhait, et les dialogues toujours parfaitement intelligibles.

Les basses fréquences sont évidemment de la partie, soutenues de façon judicieuse et parfois percutante par l'utilisation du canal d'extrême-graves (LFE ou .1). Cette bande-son s'avère donc impressionnante, mais sans les excès que l'on rencontre dans certains films d'action. Du très beau travail.


Suppléments/menus
Avant de parler des suppléments, il est obligatoire de mentionner une faute d'interactivité majeure sur ce DVD : à l'insertion, il nous oblige à regarder les bandes-annonces de Shark Tale (qui sort bientôt en DVD) et de Madagascar (le prochain film d'animation 3D de Dreamworks/PDI), le contrôle de la navigation interdisant les touches Menu et Chapitre suivant. Le seul moyen d'abréger ces envahissantes publicités est de presser la touche avance rapide. C'est d'autant plus énervant que la bande-annonce de Madagascar est particulièrement longue et pénible.

Les suppléments proposés sur ce disque sont assez nombreux. Le Menu principal, certes original et amusant, est un peu décevant graphiquement. Mais les autres sont tout à fait à la hauteur des images magnifiques du film.

Le premier supplément proposé, dès le menu principal, est Far Far Away Idol (5:13), que l'on peut aussi voir après le générique de fin du film (il s'agit autant d'un supplément que d'une nouvelle fin). Il s'agit d'une parodie de American Idol, avec le terrible Simon dans son propre rôle (il s'avère tout de même moins saignant que dans l'épouvantable télé-réalité originale), qui s'avère assez amusante, et à la fin de laquelle on peut choisir le personnage qui a le mieux chanté sur scène, ce qui donne accès à plusieurs fins différentes.

Le menu des suppléments (Special Features), offre quand à lui l'accès aux suppléments plus conventionnels qui intéresseront plus les cinéphiles.
The Tech of Shrek 2 (6:31) est un segment documentaire sur le travail technique, et les progrès effectués par PDI et Dreamworks en 3D depuis le premier du nom. Ce segment assez bien fait intéressera autant les techniciens que le public plus large.
Meet the Cast (10:03) est une succession d'entrevues avec les acteurs qui ont prêté leurs voix aux personnages du film. La plupart sont extrêmement complaisantes, ce qui en réduit l'intérêt.
Meet Puss in Boots (4:02) est un segment portant uniquement sur le personnage le plus attachant du film, le chat botté, et son interprète, Antonio Banderas. Ce petit segment s'avère un peu plus intéressant que le précédent, ne serait-ce que pour le plaisir de revoir certaines scènes mettant en vedette l'animal.
The Music of Shrek 2 (4:56) est l'obligatoire segment sur la musique du film, et notamment toutes les chansons créées spécialement pour celui-ci.
Technical Goofs (3:20) est un segment totalement inintéressant où l'on peut voir les résultats surprenants d'erreurs informatiques dans les logiciels 3D utilisés pour créer le film.
Previews nous permet de voir les bandes-annonces de Lemony Snickett's A Series of Unfortunate Events, Millenium Actress, Two Brothers et Thunderbirds, pour une durée totale de 5:36.
Far Far Away Times est une galerie d'images représentant un supposé journal local, avec notamment une série de publicités dissimulées derrière des jeux de mots douteux.
Cast et Filmmakers nous permettent d'accéder aux biographies des acteurs et artisans du film, et Production Notes à des notes de production.

La dernière option du menu est Filmmaker's Commentaries, qui nous permet d'accéder à deux pistes de commentaires audio. La première rassemble deux des réalisateurs, Kelly Asbury et Conrad Vernon. La seconde rassemble le producteur Aron Warner et le monteur Mike Andrews. Ces deux commentaires s'avèrent assez intéressants et vivants, et chacun d'eux nous apporte un point de vue différent sur la création de ce film.

Dans le menu principal, l'option New from Dreamworks Animation permet d'admirer encore une fois la bande-annonce de Madagascar (2:36), pour ceux à qui la vision obligatoire de celle-ci à l'insertion du disque n'aurait pas suffi.

Un autre menu de suppléments, Dreamworks Kids, s'adresse quand à lui principalement aux enfants. En plus d'offrir un accès à certains suppléments disponibles dans d'autres menus, il propose quelques suppléments musicaux (Shrek's Music Room, qui offre entre autres des raccourcis vers les chansons du film), des raccourcis vers certaines scènes du film (Favorite Scenes) et des jeux interactifs (Gingy's House of Games).

Les possesseurs de PC équipés de lecteurs de DVD-ROM ont droit à quelques images à imprimer et à des liens internet.



Conclusion
Cette édition de Shrek 2 est hautement recommandable pour trois raisons. Le film est excellent, il semble encore meilleur lorsqu'on le revoit, et la qualité technique est fabuleuse. Les suppléments proposés sur ce DVD sont d'un niveau très inégal, mais il y en a pour tous les goûts. Le défaut principal de ce disque est le fait que les bandes-annonces diffusées à l'insertion sont difficiles à abréger. Ce genre de publicité forcée nous semble issue d'un autre âge, et indigne d'une édition récente.


Qualité vidéo:
4,8/5

Qualité audio:
4,4/5

Suppléments:
3,6/5

Rapport qualité/prix:
4,6/5

Note finale:
4,6/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2004-11-30

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur 36'' NTSC 4:3 Panasonic CT-36D11E, Lecteurs DVD Panasonic S25 et LG DV7832NXC, Récepteur Denon AVR-1602, Enceintes Wharfedale Cinestar 30 (5 Vivendi Modus Cube + 1 PC-8), câbles Acoustic Research / PC avec GeForce et WinDVD, moniteur 21'' Compaq P110

Le film

Titre original:
Shrek 2

Année de sortie:
2004

Pays:

Genre:

Durée:
92 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Dreamworks

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby Digital 5.1
Espagnole Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Parodie de American Idol, Commentaires audio, Segments documentaires, Filmographies, Notes de production, Bandes-annonces

Date de parution:
2004-11-05

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