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DVDEF

Close Encounters of the Third Kind (Collector's Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Close Encounters of the Third Kind, deuxième production d'importance de Steven Spielberg, a littéralement créé un choc lors de sa sortie en salle (1977). Il faut dire que rarement au cinéma un regard plausible avait été jeté sur la vie extra-terrestre. Le cinéma Hollwoodien a toujours eu propension à stigmatiser toute forme de vie extra-terrestre de façon caricaturale, que l'on se rappelle les films de science-fiction des années cinquante...
Des phénomènes étranges se produisent un peu partout autour du globe; on retrouve un groupe d'avion perdu depuis la deuxième guerre mondiale, la carcasse d'un bateau marchand retrouvé en plein milieu du désert de Gobi, un avion commercial frôle un objet volant non identifié.
Des pannes électriques d'origines inconnues affectent diverses régions dont celles où travaille Roy Neary (Richard Dreyfuss ). Affecté à la réparation et l'évaluation des problèmes électriques Neary voit sa vie bouleversée lorqu'une présence se manifeste. L'homme reste troublé, quelque chose l'obsède. Les autorités, menées par Lacombe (François Truffaut) savent qu'une force extra terrestre se manifeste. On s'aperçoit vite qu'une rencontre homme/extra-terrestre est émminente. Cette rencontre sera également celle entre Neary et ces idées qui le hantent...
Close Encounters of the Third Kind raffermit le style du réalisateur dont les bases s'étaient établies avec Jaws. Certains traits communs marquent les deux films tant sur les plans formels que techniques; un homme fuyant sa famille pour poursuivre sa quête, une entité qui se révèle progressivement tout au long du film, des plans quasi identiques (ombre d'un vaisseau extra-terrestre survolant un champ/ombre du requin glissant sous la coque du bateau), plan moyen concentré sur les expressions des personnages, etc...
Nous avions déjà cité dans une de nos critiques ce que Truffaut avait dit à propos de Spielberg; " Le don de donner de la plausabilité à l'extraordinaire". Cela ne saurait mieux s'appliquer à Close Encounters of the Third Kind. Ce film fut présenté pour une première fois en salle au mois de novembre 1977 dans un montage qui après coup agaça le réalisateur. Il obtint du financement de Columbia/Tristar pour complèter le film tel que souhaité (l'édition speciale), par contre le réalisateur dû consentir à montrer l'intérieur du vaisseau extra-terrestre...Chose que Spielberg regrettera amèrement. Ainsi donc on supprima 16 minutes de l'édition 1977, on ajouta 7 minutes de matériel tourné en 1977 mais inutilisé jusq'alors et on inséra finalement 6 minutes de matériel filmé en vue de l'édition spéciale (dont la scène à l'intérieur du vaisseau).
En 1998 à l'occasion de sorties VHS et Laserdisc du film, Spielberg put remonter le film dans une version définitive. Ce montage est celui proposé sur cette édition DVD. On a gardé certains des éléments des montages 1977 et 1980 du film mais surtout le réalisateur a pu corriger l'erreur de l'édition spéciale en supprimant la séquence à l'intérieur du vaisseau.
Ce qui est peut-être dommage de cette édition est que l'on ne nous offre pas le montage original tel que vu au cinéma en 1977, sachant les possibilités du DVD (dont l'aiguillage automatique (seamless branching)) n'aurait-il pas été possible de nous offrir ce montage?


Image
Close Encounters of the Third Kind est présenté en format original (2.35:1) d'après un transfert anamorphique. Malgré tous les efforts déployés par Sony/Columbia ce transfert reste problématique, certains même jugeront l'image décevante.
Ce qui étonne le plus de cette édition est un grain pratiquement omniprésent, mais qui n'est pas sans s'expliquer. Beaucoup des séquences du film sont des images composites (superposition de pellicules) inévitablement cette technique ajoute du grain. Précisons qu'en 1976 alors qu'on produisait le film, les images de synthèse et les technologies numériques en étaient à leurs balbutiements, on utilisait à cette époque des techniques ayant fait leurs preuves (image composite, fond peint, etc.). De plus, les nombreuses séquences filmées en lumière sombre ont forcé l'usage de pellicule plus sensible, or plus une pellicule est sensible plus son grain est évident...
Ceci étant dit la définition générale va dans l'ensemble de passable à moyenne, le grain réduisant la finesse des détails. Les couleurs, malgré leur aspect quelques peu veillotes sont constantes et semblent justes. Les parties sombres n'ont pas toujours une qualité de dégradé satisfaisante. Les noirs n'ont pas toujours la profondeur souhaitée. Ce transfert est constant; on n'observe aucune fluctuation des couleurs, de la densité et du contraste. L'image est exempte d'artéfacts et de parasites. Aucun signe de compression n'est perceptible.
Pour ceux qui accordent une importance à cela ce transfert est certifié THX, on retrouve d'ailleurs une section THX Optimode sur le premier disque en vue d'une calibration sommaire de votre équipement cinéma maison. Un rappel: une calibration THX Optimode ne se compare nullement à des ajustements faits avec des disques spécialisés (Avia guide to Home Theater ou Video Essentials).


Son
De nombreuses bandes-sonores sur ce titre: anglaise (Dolby Digital 5.1/2.0/DTS) et française/espagnole/portugaise (Dolby Digital 2.0 Surround).
Les remixages multicanaux (Dolby Digital 5.1/DTS) sont tous les deux essentiellement balancés vers les enceintes avant (gauche, centre, droit). La force de ce mixage se situe à ce niveau, les éléments sonores sont habilement mixés et donnent un plan qui appuie justement l'action vue à l'écran. Globalement, ces bandes sonores tendent vers les aïgus, l'âge de l'enregistrement se fait clairement sentir. La trame sonore de John Williams est rendue avec une certaine énergie mais, faute de l'âge, n'a pas la puissance d'enregistrement récent. Les effets d'ambiophonies sont utilisés sproradiquement, et pour la plupart du temps sont monophoniques. A quelques rares occasions on perçoit une utlisation localisée des canaux d'ambiophonies (gauche ou droit). Les dialogues restent en tous temps intelligibles mais tendent vers le haut du spectre sonore. Les basses fréquences proviennent majoritairement du canal .1 (LFE), un canal dont ont fait une utlisation parfois très active (notamment lors de l'attérissage du vaisseau, chapître 22).
Malgré un remixage multicanal, le matériel source reste ce qu'il est. Les bandes-son soit tendent vers les hautes fréquences mais offrent en même temps des basses très appuyées provenant essentiellement du canal .1 (LFE); trop peu de fréquences intermédiaires...
La bande sonore DTS est sans contredit le meilleur des deux mixages multicanaux. Les basses ont une meilleure définition et semblent mieux appuyése. Les hautes et moyennes fréquences sont également mieux rendues, rendant moins stridents certains effets sonores et les dialogues.
Trois autres bandes-sonores sont offertes: anglais, français et espagnole toutes Dolby Digital 2.0 Surround. Nous ne suggérons pas l'écoute de la bande sonore française; n'ont pas pour la qualité de la bande qui malgré son format (Dolby Digital 2.0 Surround) reste acceptable. Le problème vient plutôt du film en lui-même. Le personnage de Lacombe (un français) est toujours accompagné d'un interprète (Bob Balaban) qui traduit en anglais ses propos. Cela a évidemment posé un problème lors du doublage en français; la solution trouvée fut de transformer les propos de l'interprète en lignes de dialogue complétant le discours de Lacombe. Le problème est que le personnage de l'interprète devient un intervenant actif et non un observateur passif, ce qui modifie les intentions du réalisateur. Nous suggérons plutôt une écoute du film avec sous-titrage français.



Suppléments/menus
C'est sur le deuxième disque de cette édition double que l'on retrouve tous les suppléments, le premier disque laissant tout l'espace à l'image et aux différentes bandes-sonores. Précisons en premier lieu que les suppléments sont une copie conforme (à quelques exceptions près) de ceux proposés en 1998 sur l'édition Laserdisc du film.
La pièce de résistance des suppléments est le documentaire The Making of Close Encounters of the Third Kind. Celui-ci a été réalisé par Laurent Bouzerau, documentaliste quasi attitré de Steven Spielberg. Ce supplément fait près d'une heure quarante-cinq minutes et couvre, sommes toutes, tous les aspects entourant la production du film; du choix des acteurs aux effets spéciaux. Ceux familiés aux documentaires de Laurent Bouzerau reconnaîtront le style...S'entrecoupent au fil de l'écoute des entrevues avec les acteurs, artisans et le réalisateur (alors sur le plateau de Saving Private Ryan), des extraits du film et des segments d'archives. Un des moments les plus intéressants est lorque Spielberg évoque la sortie de l'édition spéciale et exprime des regrets sur la scène finale de cette version du film (vue de l'intérieur du vaisseau). Le documentaire a été divisé en dix chapîtres chacun couvrant une thématique particulière.
Suit un segment de 1977 destiné à la promotion du film: Watch the Skies. D'une durée de près de six minutes ce segment propose des extraits d'entrevues, une explication des types de rencontre extra-terrestre et des séquences filmées lors de la production du film.
On retouve par la suite onze scènes (non anamorphiques) retranchées au montage et/ou disponibles dans les différents montages du film (seule une scène du montage de 1997 manque à l'appel). Oui la contreversée scène présentant l'intérieur du vaisseau est incluse. La durée de chacune de scènes varient de quarante secondes à plus de cinq minutes trentes secondes.
Finalement nous pouvons jeter un coup d'oeil à deux bandes-annonces du film (l'une de 1977 (original) et l'autres de 1980 (édition spéciale du film)) et des filmographies (Richard Dreyfuss, Steven Spielberg, Teri Garr, François Truffaut, Melinda Dillon).
On ne retrouve pas sur cette édition la galerie d'images (scénarimages, dessins, photographies) qui étaient précédemment offerte sur l'édition Laserdisc du film. Cela n'est pas sans rappeller le DVD d'Alien qui également n'offre pas l'intégralité des suppléments de l'édition Laserdisc. Dommage.



Conclusion
Cette édition sans redéfinir aucun standard reste acceptable mais sans plus. Le plus problématique reste d'évaluer si on a tiré le maximum du matériel source, et à cela très peu de gens peuvent répondre. Peut-être un jour verra t'on une édition complètement restaurée du film et un remixage entier de la bande sonore mais cela demanderait un investissement majeur.
Il reste toutefois que Close Encounters of the Third Kind est un des films important de Steven Spielberg et l'avènement de ce film en format DVD plaira à plusieurs. Heureusement le documentaire de Laurent Bouzereau est offert dans son intégralité, rien n'a été coupé comme on l'avait fait chez Universal lors de la sortie de Jaws. La qualité de ce documentaire vaut la peine pour quiquonque s'intéresse le moindrement au film.
Columbia/Tristar propose ce titre dans un nouveau type d'emballage. La pièce centrale retenant les disques en place se glisse des côtés gauche ou droit d'une jacquette cartonnée. Sans être difficile la manipulation générale de ce boîtier n'est pas la plus aisée. Pourquoi ne pas avoir continué sur la lancée des emballages de Lawrence of Arabia et The Bridge on The River Kwai que tous ont reconnus comme étant superbe?


Qualité vidéo:
3,2/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
3,4/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-05-29

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Close Encounters of the Third Kind

Année de sortie:
1977

Pays:

Genre:

Durée:
137 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Oui

Bande(s)-son:
Anglaise DTS
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français
Portugais
Espagnol
Chinois
Thailandais
Coréen

Suppéments:
Documentaires (2), filmographies, bandes-annonces

Date de parution:
2001-05-29

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