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DVDEF

Lord of the Rings, The: The Return of the King (édition canadienne)

Critique
Synopsis/présentation
Il aura fallu trois années, et deux succès majeurs pour enfin voir sur nos écrans le dernier volet de Lord Of The Ring, The Return Of The King (ROTK).
Conclusion de la quête qui vise à la destruction de l’anneau unique dans les profondeurs de Mount Doom, ROTK est la destination que les deux précédents Opus ont mit sur pied. Les histoires séparés depuis la fin de la Communauté de l’Anneau se rejoignent et les protagonistes terminent leurs quêtes personnelles (Frodo et Sam pour l’anneau, Aragorn dans l’acceptation du trône de Gondor, Arwen dans celui du renoncement à l'immortalité elfique, et plusieurs autres). ROTK est donc le climax de cette aventure, l’endroit où tout explose, réellement dans l’action et les batailles aux proportions épiques, mais aussi les sentiments des personnages et leurs personnalités.

Peter Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens ont ainsi voulu faire de ROTK la pièce maîtresse de cette trilogie, celle qui concluerait d’une façon définitive et magistrale l’œuvre de Tolkien portée au grand écran. Mais si pour les premiers opus, les choix scénaristiques semblaient tous à propos et justifiables, les amateurs du roman ont été un peu plus réservés quant au traitement mis en oeuvre pour obtenir ce dernier volet. Les choix, et surtout les coupes franches données semblent montrer comment, malgré toutes les coupures déjà effectuées, l’œuvre de Tolkien est encore trop imposante pour tenir complètement au cinéma.

Si à la fin du livre the Two Towers on a déjà rencontré Shelob l’arraignée, Jackson pour des raisons de temps a du repousser cet élément dans le troisième volet. Du coup, une bonne partie de ROTK (près d’un tiers) aborde des éléments de Two Towers, prenant ainsi du temps sur le dénouement de l’histoire. Et c’est ce précieux temps qui manque dans ce troisième volet, malgré une copie pour les salles qui était déjà anormalement (comprendre hors norme) longue de 3 heures 20. Les éléments repoussés toujours un peu plus loin afin de garantir les deux premiers épisodes dans des durées normales, sont maintenant nécessaires mais ne sont plus déplaçables. C’est à ce moment que les coupes les plus franches font leur apparition, et c’est là que ROTK, tout en réussissant le pari d’être un très bon film d’aventure aux proportions rarement atteintes, montre les limites de l’adaptation du roman.

Comment regarder ce volet sans jamais voir Saroumane ni Grima (qui semble t’il seront présent sur la future édition étendue), sans jamais voir les Rangers qui, en plus de donner un statut particulier et une culture ancienne à Aragorn (Dunedains) sont au centre de nombreuses aventures de cet opus (comme le passage des morts). Mais surtout, comment finir ce film sans le retour à la Comté, où les Hobbits que l’on a connu si dépendant se révèlent des chefs après avoir «grandi» en maturité durant l’aventure.
Si certains critiquaient la fin un peu trop longue du film, ce n’est rien comparé au roman; mais c’est certainement ce qui fait que l’on retourne le lire aussi souvent. En plus du travail du Professeur pour construire une proto-histoire crédible, terminer le roman avec des aventures qui sortent complètement du cadre de la destruction de l’Anneau Unique donne l’impression voulue de suivre un journal de bord qui dépasse là aussi cette quête, dépasse l’événement pur pour rejoindre les personnages et bien montrer qu’après toute ces aventures, la vie continue. Et elle continue, mais dans cet univers, et comme cette vie continue d’être elle-même, se prolonge dans l’imagination des lecteurs.
Peter Jackson en éludant cette partie du roman a certainement gagné en dynamisme ce qu’il a perdu en profondeur.

Le dynamisme est sembe-t’il la base volontaire de ce film. Tout est fait pour que le spectacle soit total et l’émotion omniprésente. On passe de la bataile des plaines de Pelannor (sans aucun doute la plus grande bataille filmée pour le cinéma tout autant dans son amplitude que pour son action ininterrompue) à l’intimisme de Frodo et Sam d’une manière telle que les contrastes sont plus révélés et ressentis: de la bataille aux portes de Mordor à la santé de Arwen, des sentiments d’Eowyn pour Aragorn à la relation entre Faramir et Denethor. Tout est en place pour que le spectateur se fasse amener d’une situation à son contraire et ainsi le maintenir en haleine.

On ne peut naturellement pas repprocher ce choix, et ROTK est au bout du compte un excellent film d’aventure, ou toutes les spécialités du cinéma sont poussées à leur maximum. Mais les amateurs les plus purs des romans ont pu se sentir un peu trahi, et quittent la saga sur une légère note de déception. Si le sacrifice de voir Arwen un peu trop, était acceptable pour la romance nécessaire d’un film, lui donner un lien « physique » avec la destruction de l’anneau semble inutile narrativement. On aurait largement préféré, et ce pour conserver la romance nécessaire voir la naissance de l’amour entre Eowyn et Faramir. Car par opposition à l’union entre Aragorn et Arwen, mariage de l’homme et de l’Elfe, mariage quasi divin ou mythique, Eown et Faramir sont la promesse de l’unification des peuples, du politique et de l’amour « simple » par opposition aux destinées les plus hautes et inaccessible en Elessar et la fille du plus vieil Elfe des terres du milieu.

Ces réserves, ressenties par les amateurs du roman ne sont par contre que de légères irritations que la soirée des Oscars 2003 a su complètement effacer. ROTK est reparti avec 11 statuettes, dont celles du meilleur film, meilleur réalisateur, et pour faire court, à peu près tous les prix les plus importants.
Avec le recul, il semble que ce déluge de prix soit plus la récompense de la trilogie au complet que celle de ce film prit isolemment. D’ailleurs ce film ne peut être pris seul, comme le dit Jackson, l’objectif des deux premiers films était de nous ammener à celui-ci. Mais ROTK, s’il brille par la mise en scène d’événements épiques ou intimistes, peut sembler moins impressionnant que Two Towers. Two Towers avait réussi le pari de tenir debout malgré une position intermédiaire, et des histoires très éloignées les unes des autres, démontrant une maestrïa dans les choix scénaristiques. De plus, la bataille de Helm’s Deep, si son échelle est beaucoup moins grande que celle des plaines de Pelannor aux portes de l’immense Minas Tirith, nous apparaît encore aujourd’hui comme un véritable choc visuel et sensoriel, que la bataile de Minas Tirith ne fait que reproduire à une nouvelle échelle.

ROTK est sans aucun doute le couronnement de WETA digital, et de la production d’un film épique en général. L’amplitude des événements est certainement jamais vue, et leur matérialisation à l’écran rarement atteinte avec autant de conviction. Si Gollum était impressionnant dans The Two Towers, sa performance finale est des plus subtile (voir son demi sourire lorsqu’il piège Sam), et la scène de la bataille de Pelannor est tout simplement un chef d’œuvre de rythme, de mouvements de caméras insensés (la chevauchée d’Eowyb entre les pattes des Oliphants avec 200 chevaux autours), de panoramas incroyable (la charge des Rohirims lorsque la pointe accélère) et tellement d’autres éléments qu’il s’agit là sans aucun doute d’une des scènes de bataille les plus compliqués qui ait jamais été faite pour le cinéma.

Bien que la comparaison puisse paraître hasardeuse, il semble que ce troisième volet de Lord Of The Ring soit la réalisation technique et filmique que les amateurs de cinéma d’action auraient attendu de la trilogie Matrix. L’impact visuel de The Matriix laissait présager un crescendo vers toujours plus de scènes impressionnantes. Malheureusement, Revolution quoi que visuellement réussi n’a pas réussi à donner cette ampleur, et ce sentiment de « jamais vu » qui avait été la pièce maitresse du premier Opus. Peter Jackson et son équipe, au contraire ont fini cette trilogie en exploitant des techniques jamais vues, et une bataille qui ferait passer Cecile B. Demille pour un adepte du Dogme de Von Trier.

Ce film se place dans la continuité parfaite des deux prermiers Opus, batissant sur un scénario solide des acteurs habités par leurs personnages dans un conte intemporel. Si on ne peut que se féliciter de l’absence relative de Legolas (et donc implicitement de son interprète), la légèreté de sa relation avec Gimli, la bonhommie et l’enthousiasme des Hobbits nous manquent. ROTK est un film noir, avec des éléments profonds et réussis. Peu de film sont capable de faire dire à un personnage « que la mort n’est qu’un énévement obligatoire avant d’autres » sans que cela ne sonne creux. Ce film et sa source, sont baséa sur l’acceptation de la notion de sacrifice, notion que l’on ne trouve plus hormis dans des situations tellement clichées qu’elles paraissent tout de suite suspectes. Mettre Tolkien dans les salles de cinéma a permis de remettre au gout du jour l’esprit chevaleresque dans sa plus pure expression, et l’amitié dans sa conception la plus absolue, et donc la plus simple.
Combien de films utiliseraient l’amour d’Eowyn pour Aragorn afin de construire une tension amoureuse? Fort probablement tous les films de cette ampleur, mais Jackson a su tenir bon, et malgré des choix de coupes qui peuvent paraître discutable, on ne peut que saluer cette clarté dans les valeurs véhiculées par ce film. Aragorn ne jouera pas de jeux, et Eowyn ne perdra pas de temps à tenter de « corrompre » l’amour d'Aragorn à son profit.

Si ce troisième volet a semblé un peu moins fluide (relativement à l’œuvre originale), on est néanmoins obligé de se pencher sur la trilogie au complet et de donner un regard sur une œuvre immense. Et là, les petits défauts de ROTK se trouvent complètement balayés par l’œuvre dans son ensemble. Ce sont quelques 10 heures (si on considère les versions longues) de film sans aucun compromis sur la qualité et les détails d’un univers cohérent. Et ROTK conclue sur la même note de sérieux et de spectacle de qualité qui avaient été la marque des deux premiers Opus.

En attendant la sortie en Novembre 2004 de la version étendue, qui saura peut-être dans ses 4 heures 5 minutes de programme prévus répondre et combler les points cités plus haut, Alliance Atlantis nous offre cette édition DVD du montage cinéma.
Avant d’aller plus loin, et sans savoir si c’est du à la qualité vraiment surprenante des deux premières éditions dans ce format de montage et de l’habitude créée, ou bien par difficulté de redire ce qui a déjà été dit, mais cette édition nous semble malheureusement en deça de ce qui nous avait été proposé pour les deux premiers volets, et cela, tant dans les suppléments que dans la qualité de l’image comme il l’est décrit ci après.
En attendant de voir si la version étendue comblera les plus exigeants et remédiera aux faiblesses de cette édition, veuillez noter que deux éditions sont disponibles, une version plein écran, et celle ici critiquée, au format respecté.



Image
ROTK nous est offert au format d’image respecté de 2.35 :1 dans un transfert 16:9. Néanmoins, quoique dans les normes de qualités constatés dans des films aussi récents, cette édition ne réussit pas à renouveler l’exploit des deux premiers opus. La longueur du programme ou la complexité de certaines scènes font peut-être que le résultat final ne pouvait être au niveau auquel nous étions habitués. Mais sans que cela soit problèmatique, on ne peut que constater que l’image présente un aspect plus « numérique », plus lisse. Cette impression est réellement ressentie par un manque de l’aspect organique des précédents films de la trilogie, qui sans grain apparent, avait cette qualité « vivante » que l’on retrouve sur les films argentiques.
Cette caractéristique numérique nous semble d’autant plus exacerbée dans des micros informations qui semblent ressortir de façon un peu trop évidente dans cette édition. Le Keying qui a été utilisé pour les deux premiers opus, toujours de façon très efficace mais aussi très discrète semble ici beaucoup plus apparent (l’augmentation de luminosité sur le triangle yeux/nez de Gandalf semble parfois réellement maladroite).

Malgré cela, l’image de cette édition de ROTK reste d’une belle qualité, offrant une fois encore des textures réellement convaincantes, et un florilège de détails qui savent rendre grâce à la production.
Les couleurs sont d’une justesse et d’un étalonnage constant. Néanmoins, tout comme le keying de couleur, certaines passes nous ont semblé un peu trop évidentes. Si l’augmentation des verts était très bien intégrée dans la vision de la Comté de la communauté de l’anneau, la narration de Smeagol et Deagol au début du film montre un tel contraste entre l’herbe très verte et l’eau très bleue/grise que l’effet, plutôt que de suggérer, devient visible. Aucun débordement n’a été constaté, et les saturations, même si altérées numériquement sont toujours d’un niveau très convaincant.
La brillance et les contrastes sont très bien équilibrés quel que soit l’environnement, sombre pour Mordor ou lumineux pour Minas Tirith. Si comme pour les autres épisodes, l’image semble quelque peu sombre, c’est très certainement là un choix de photographie. Les noirs sont profonds et riches de détails, ce qui n’est pas superflu pour certaines scènes comme Cirith Ungol ou les scènes avec Shelob.
Aucun problème relié au transfert n’a été constaté, l’image offerte étant vierge de tout artefact numérique.

D’un niveau très correct, cette édition de ROTK ne réussit néanmoins pas à reproduire la perfection de ses prédecesseurs. Les raisons ne sont pas claires, mais la complexité des scènes (intégrations d’éléments 3D; compositing etc…) ou la longueur du programme ont certainement du provoquer la chose. Respectant la tradition, le son quant à lui reprend les meilleurs éléments des éditions précédentes, et ajoute même un petit peu d’extension dans le bas du registre.



Son
Deux bandes sonores sont proposées sur cette édition, identiquement à celles trouvées sur les éditions précédentes, à savoir Dolby Digital 5.1 EX en Anglais, et une restrictive bande sonore Dolby Surround 2.0 en Français. Une fois de plus, Alliance décide de ne pas supporter d’un format multicanal la version Française. La bande son critiquée ici est la bande son anglaise multicanale.

Si l’image offre des variations par rapport aux éditions précédentes, cette bande sonore pourait être critiquée de manière similaire à celle de Two Towers. Même dynamisme, même ampleur et fidélité, même attente pour la version DTS de la futur version longue.
Cette bande son est d’un dynamisme encore une fois surprenant, capable dans un batement de cœur de Smeagol qui accélère et s’emplifie de faire trembler les murs, tout comme de suggérer des détails très fins. La spatialisation est excellente et une fois de plus l’immersion sonore est complète. La toujours magnifique trame sonore de Howard Shore utilise encore avec brio l’ensemble des canaux pour certains thèmes (comme les thèmes elfiques qui sont d’une nature éthérée qui convient très bien à ce mode de reproduction « sans source identifiable ») et sait se faire plus précise, plus organique quand les thèmes Orcs arrivent. Le champ sonore est déployé sur 360 vrais degrés offrant une immersion très convaincante grace a séparation précises des canaux. Cette séparation permet des transitions avant arrière, gauche droite très convaincantes, et un placement très précis des différents effets sonores.

Les dialogues sont nets et naturels, toujours placés adéquatement en avant de l’environnement sonore. L’intégration de ces dialogues est parfaite, capable de rendre tout aussi bien les échos du grand Hall de Minas Tirith que des discussions plus intimes entre deux personnages.
Cette bande son est d’une fidélité exemplaire, couvrant l’ensemble du spectre sonore sans coloration particulières. En ce sens les basses sont d’une rondeur et d’une profondeur réellement surprenante. Sans savoir si cette extension dans les basses provient d’un artifice des techniciens du Skylwaker Studio, ou s’il s’agit effectivement de la bande son originale, toujours est-il que les basses sont profondes et avec une belle extension, et ce dès les premiers instants du films (les bruits du cœur de Smeagol). Le canal d’infrabasse est utilisé avec justesse et dynamisme, mettant en avant les événements sonores les plus percutants, mais aussi sachant donner une « couche » de basse constante sur certains passages (comme lors de la montée des marche des Frodo, Sam et gollum) et instillé une bonne dose de malaise chez le spectateur. Le réglage optimal du système de son (et la coupure de filtre effective à 80hz) est encore une fois recommandée pour apprécier réellement l’ampleur du travail.

Naturellement, la bande sonore française fait figure de parent pauvre, et quoique d’un bon niveau ne peut rivaliser avec l’expérience de sa consoeur anglaise. Comme pour le deuxième Opus, on ne peut qu’espérer la rapide sortie de la version longue, et de sa bande son DTS qui a su à chaque fois nous montrer de nouvelles limites de qualités. La maitrise du mixage et de la gestion des basses sur cette bande son nous laisse espérer des merveilles pour la version longue, et nous permet de patienter les oreilles luxueusement sollcitées.

Des sous titres en Anglais et en francais sont disponibles.



Suppléments/menus
Cette édition se compose de deux disques, le premier contenant le programme principal, le second présente l’ensemble des suppléments disponibles.
En attendant le déluge de suppléments habituels de la version longue voici une édition dont les segments ne sont pas à la hauteur de ce que nous attendions. Notons qu'il y option de sous-titrage en français pour les suppléemtns.

Il semble, et ceci est plutôt normal, que tout ce qui touche à la production « globale » de cette série ait été dit, que les acteurs aient déjà raconté, que les artisans aient déjà parlé. Du coup les éléments qui ne sont pas spécifiques à ce film ont un arrière gout de déjà vu, et sont même parfois d’un goût un peu douteux.

Les trois principaux segments sont ainsi plutôt léger, tant en terme de contenu qu’en terme d’homogénéité. Seul le dernier, National Geographic Special :The Lord Of The Ring - The Return Of The King tire un peu son épingle du jeu. En effet, ce documentaire nous présente en 45 minutes une vision plutôt historique des événements de l’aventure, et les relations entre ces événements et l’Histoire durant la vie de Tolkien, tentant de raccorder l’un avec l’autre. C’est exercice même s’il nous semble parfois tenir du raccourci sémantique est assez original pour susciter de l’intérêt, ce qui n’est pas vraiment le cas des deux autres segments.
A filmmaker’s journey : Making the Return of the King présente en 28 minutes un genre de résumé du chemin parcouru, de la conception du projet, sa vente à new line à l’impact des deux premiers films… Tout ceci a déjà été exploré dans les suppléments précédents, c’est seulement la finalité de tout cela, ce film, qui est le moteur explicatif. Les acteurs ont visiblement terminés le tournage, et s’auto-félicitent (certainement de manière méritée, mais néanmoins omniprésente) de ce succès.
The Quest Fulfilled : A director’s vision est certainement le supplément qui nous a le plus agacé. On retrouve dans ce segment une très large portion d’image et d’interview (montage identique) au segment précédent. Si comme pour les versions précédentes vous souhaitez dévorer ces suppléments l’un après l’autre, ce second échantillon vous offrira 22 minutes de programme, dont au moins la moitié ont été vu dans le segment précédent. Décevant surtout considérant que ces reprises portent sur des éléments explorés dans la version longue de Fellowship Of The Ring.
Ces trois segments promotionnels sont d’un niveau très moyen, surtout pour ceux qui ont eu la joie de découvrir les version longues et leur collection de suppléments réellement instructifs. Mais loin d’excuser cette faiblesse, les versions courtes des deux premiers opus avaient réussis a nous proposer des segments originaux et très instructifs, on ne peut que se dire que les meilleurs moments sont maintenant derrière nous.

Preuve d'un possible laisser aller, ces trois segments sont proposés au format 1.78:1 sans toutefois avoir été optimisés 16:9. Cette négligence nous apparait surprenante, mais semble confirmée par le même problème avec l'édition américaine distribuée par New Line.

Tout comme pour les deux premières éditions, des segments courts qui avaient été réalisés pour theonering.net sont proposés. Au nombre de 6 (Aragorn’s Destiny; Minas Tirith Capital of Gondor; Battle of Pelennor Fields; Samwise the Brave; Eowyn White Lady of Rohan; Digital Horse Doubles) et variant entre deux et trois minutes, ils nous exposent très superficiellement quelques thèmes malheureusement là encore exploités pour certains dans les segments précédents. Ces petits segments sont intéressants, mais ressemblent plus à des mises en bouche pour de futurs segments que de réels éléments finis.

En plus de deux bandes annonces originales (présentée en 2.35:1), une bande annonce couvrant les trois films offre en sept minutes un cours accéléré de la trilogie. Ce montage est très dynamique et nous a réellement laissé sous le charme. Pour terminer et accompagnant la maintenant traditionnelle bande annonce pour le jeux vidéo associé au titre, 14 courts segments publicitaires pour la télévision sont offerts.
Tout comme les deux premières éditions "courtes" ces suppléments sont disponibles avec un sous titrage Français.

Dire que ces suppléments sont une déception est une évidence pour tous ceux qui ont vu les suppléments des version longues, mais pour les autres ces derniers sauront apporter certains éléments qui manquaient aux suppléments des deux versions cinéma précédentes. Segment promotionnel ne signifie pas forcemment que ces segments doivent être une redite.
Si nous avions suggéré que d’avoir les deux éditions de chaque film permettait une complémentarité intéressante pour les suppléments, et en attendant de voir les contenus de la futur version longue, il semble que les suppléments ne soient pas un motivateur d’achat pour cette édition.
Si nous étions prêt à faire quelques concessions au vue des attentes énormes que ce titre a pu engendrer, il convient néanmoins de constater la faiblesse (et c’est certainement la première depuis que cette trilogie existe et est distribuée) de cette édition au sens strict. Elle n’est pas à la hauteur des précédentes.




Conclusion
Mélé à l’excitation de pouvoir enfin revoir ce film, retrouver ses personnages et se faire surprendre par des scènes spectaculaires, une petite déception vient de naître, et c’est réellement le premier faux pas que l’on constate dans l’excellence de cette série (si l’on exclue naturellement Liv Tyler et Orlando Bloom dans le générique).

ROTK reste un film d’une grande importance, et qui procure un spectacle de qualité, néanmoins sa version DVD ne réussi pas le double succès qui avait récompensé les éditions précédentes.
Mais toutes ces critiques ne savent minimiser deux points, le premier étant que son visionnement est jubilatoire et extrêmement divertissant, le second, que nous sommes prêt à rétracter (avec plaisir) tous nos points négatifs lors de la future sortie de la version étendue si cela est justifié.



Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
3,2/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,8/5
Auteur: Thomas Geffroyd

Date de publication: 2004-05-23

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony KV34XBR910; Préampli Audio Refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Denon DVD-1600; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Lord of the Rings, The: The Return of the King

Année de sortie:
2003

Pays:

Genre:

Durée:
200 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Alliance Atlantis

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX*
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Deux segments sur la production des films, segment sur Tolkien (National Geographic), six courts segments, bandes-annonces

Date de parution:
2004-05-25

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