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DVDEF

Atlantic City

Critique
Synopsis/présentation
Atlantic City met en vedette un vieil homme, une jeune femme et une ville entre deux époques. Lou (Burt Lancaster) est l'ancien garde du corps d'une actrice, Sally (Susan Sarandon) est une jeune femme un peu paumée qui erre de boulot en boulot dans les casinos. Elle est envahie par son ancien mari, un jeune truand qui débarque chez elle avec sa nouvelle copine, une femme-enfant hippie enceinte jusqu'aux dents. Ayant réussi à voler une quantité de cocaîne à Philadelphie, il tente d'écouler sa marchandise à Atlantic City avec la complicité de Lou. Le vieux routier viendra en aide à toute la petite famille en y trouvant son profit dans les bras de Susan Sarandon.
Atlantic City est en grande partie une métaphore sur la vie qui se renouvelle, sur les changements à apporter pour avancer. Comment faire table rase du passé en conservant l'expérience accumulée au fil des ans sans qu'elle n'en devienne un poid. Les images de la ville sont très bien choisit pour démontrer cette décrépitude : on nous emmène dans des quartiers frôlant le Boardwalk où les gens seront expropriés pour pouvoir construire de nouveaux casinos.
Louis Malle voguait encore sur le succès créé par le scandale de Pretty Baby lors de la réalisation de ce film. Un bon scénario, une bonne photographie (traaillée justesse et talent par Richard Ciupka) mais surtout de très bon acteurs font d'Atlantic City une oeuvre toujours marquante. La chimie entre Susan Sarandon et Burt Lancaster crève littéralement l'écran. Par contre, dire que cette coproduction Canada-Franco-Américaine produite par Denis Héroux est un film d'exception serait peut-être surestimer cet oeuvre. Atlantic City ne surpasse pas les meilleurs réalisations de Louis Malle comme Au revoir les enfants ou Zazie dans le métro. Atlantic City est surtout une solide mise en scène, réalisé avec justesse par un réalisateur de talent, qui a su s'adapter aux Etats-Unis d'Amérique sans y être engouffré. On pense beaucoup à Robert Altman en regardant Atlantic City, particulièrement pour Nashville, un autre métaphore sur la cité comme miroir de l'humain.


Image
Le film est présenté en format d'image original de 1.85:1 d'après un transfert anamorphosé.
Le qualité d'image est douteuse, on a réalisé ce transfert à partit d'un interpositif de qualité médiocre où les taches et les égratignures sur la pellicule sont plus qu'apparentes.
L'image est nette mais sans plus et on sent que le problème vient plus de la source que du transfert. Selon la rumeur, le photographie d'origine semblait éclater de couleurs mettant en relief les lumières des casinos. Avec ce tranfert, les couleurs manquant franchement d'éclat et de contraste. Les questions de débordement ne se posent même pas puisque les couleurs sont probablement loin en dessous du rendu original. Si le niveau des noirs (la brillance) n'est marqué d'aucun fluctuation l'ajustement n'est pas optimal; les noirs manquent de profondeur et d'intensité. Bref, une déception totale au niveau de l'image.
La qualité de la compression est, par contre très bonne : on ne sent aucun fourmillement, il n'y a pas de trâce de compression et la sur-définition des contours a été réduite au minimum.



Son
A l'instar de l'image aucune restauration, ou au mieux un remixage, de la bande-son n'a été fait. L'unique bande sonore est anglaise Dolby 2.0 stéréo. Que dire: un son correct, sans plus. L'image stéréophonique est sans grande nuance et manque de profondeur. Notons toutefois que beaucoup de séquences furent enregistrées on location avec un minimum de post-production, une influence de la Nouvelle Vague. Les voix sont cependant nets et toujours intelligibles. La trame-sonore du film aurait indéniablement profité d'un remixage 5.1, les compositions de Michel Legrand manquent d'impact. Signalons finalement que cette bande-son pointe parfois trop souvent dans les aïgus, surtout lors des extraits de la Norma (Vincenzo Bellini).
Il y a option de sous-titrage en anglais uniquement.


Suppléments/menus
Le seule supplément de cette édition; la bande-annonce du film...



Conclusion
Les qualités du scénario, des interprétations sans failles, une mise en scène très proche des acteurs (quoique un peu classique) font d'Atlantic City une oeuvre encore forte et pertinente. Malheureusement ce film est mal désservit par une édition quelque un peu baclée, notammenent au niveau de l'image et des suppléments. Nous vous suggérons vivement une location avant tout achat de cette édition.


Qualité vidéo:
2,0/5

Qualité audio:
2,0/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
2,5/5

Note finale:
2,0/5
Auteur: Pierre-Mathieu Fortin

Date de publication: 2002-10-03

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Atlantic City

Année de sortie:
1980

Pays:

Genre:

Durée:
140 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Bande-annonce

Date de parution:
2002-05-14

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