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DVDEF

Firefly (The Complete Series)

Critique
Synopsis/présentation
2517, l’humanité c’est étendue dans toute les directions de l’espace et sort tout juste d’une guerre civile des plus meurtrière. Appartenant au camp vaincu, Mal Reynolds (Nathan Fillion), un vétéran désabusé par le nouvel « ordre » acquiert un vaisseau spatial, un vieux et petit classe Firefly baptisé Serenity, afin de préserver un peu de la liberté que l’Alliance, le régime totalitaire vainqueur, lui a volé.

Tous les moyens, légaux ou non, sont bons pour protéger son vaisseau et son équipage. Il est accompagné de Zoé (Gina Torres) une combattante expérimentée qui s’est battu au coté de Mal, de son improbable mari, Wash qui est aussi le pilote. Ils sont accompagnés par un mercenaire mal dégrossi, Jayne et la pétulante et très libérée mécanicienne Kaylee, sans qui le vaisseau ne volerait probablement plus depuis bien longtemps. Le tout est complété par Inara Serra, une très honorable « companion », sorte de fusion futuriste de la Geisha japonaise avec l’escorte occidentale. Le pilote commence au moment où le petit monde du Firefly embarquent les trois derniers passagers permanents de la petite famille, ainsi qu’un quatrième qui se révélera beaucoup plus éphémère. Ces derniers sont Shepherd Book, un prêtre d’une religion non déterminé au passé nébuleux, et Simon Tam un médecin à l’intelligence supérieure accompagné de River Tam, sa sœur surdouée mais aussi profondément perturbée dont les « liens » avec l’Alliance se trouvent au cœur de l’arc que constitue la série et le film.

Il est peu probable que lorsque Josh Whedon eu l’idée de présenter Firefly à la FOX celui-ci avait en tête le destin un peu particulier que rencontrerait sa nouvelle série. Même s’il n’est pas rare de voir des séries annulées sans réelles raisons, surtout sur la FOX, il est cependant plus étrange de ne lui laisser aucune chance comme on l’a fait ici. Diffusée le vendredi soir, dans le désordre et remplacée plusieurs fois par du sport, les quelques épisodes que le réseau a daigné montrer aux téléspectateurs ont eu bien du mal à soulever les foules. Après avoir démarrée avec ce qui est probablement l’épisode le plus faible de la série tout se terminait par la diffusion de l’épisode pilote... La série avait été annulée au bout de 11 épisodes et 3 épisodes déjà tournés ne seront jamais diffusés. Un grand moment de la gestion des programmes chez FOX…

Malgré ce sabotage, l’écriture intelligente de Firefly et les scénarios passionnants réussirent tout de même à se créer un impressionnant cheptel de fans. Très vocaux et hyper actifs sur l’Internet, ces derniers, activement appuyés par les acteurs et J. Whedon, enchaineront les pétitions et actions d’éclats afin de faire revenir leur série préférée au petit écran. Étonnamment ce ne sera pas au petit mais sur le grand écran que la série se verra ressuscitée. Intrigués par les bruits généré par les fans et intéressés par le concept de la série, les studios Universal acquiert les droit sur la série et procède avec le tournage et la sortie au cinéma de Serenity, premier film de ce qui aurait du être une trilogie. Malheureusement le public ne sera pas au rendez-vous, enfin suivant les calculs hollywoodiens. Malgré quelques millions de dollars de bénéfices enregistrés, le film sera considéré un échec et clôturera les aventures des héros de la série, définitivement pour certains. Cela n’en restera pas moins une fin beaucoup plus satisfaisante que celle, plutôt abrupte, de la série.

L’ensemble des 14 épisodes, dont trois sont seulement disponibles en DVD ou Blu-ray, et du film présente un arc complet et passionnant que l’on pourra voir et revoir avec plaisir.


Image
Les 14 épisodes de Firefly nous sont présentés dans un transfert 1080p encodé avec le codec AVC.

De façon générale le transfert est tout à fait correct, les problèmes se situant essentiellement du coté de l’image source. Bien que relativement récente Firefly n’a pas bénéficié du budget des séries fantastiques les plus récentes, ce qui est perceptible pendant le visionnement. L’aspect purement technique de l’encodage est très bien réalisé, les niveaux des blancs et des noirs sont bien calibrés, les couleurs sont parfaitement fidèles à la palette un peu compressée de la série. Tout comme pour le DVD, là où le bas blesse c’est au niveau de la constance de la qualité de l’image. En effet, les effets spéciaux n’ont pas, et de loin, la qualité cinématographique des scènes filmées « pour de vrai » et ce défaut déjà évident sur le DVD l’est toujours autant sur la version haute-définition.
Il faut cependant être honnête, tout a été fait pour minimiser le désagrément et mis à part recalculer complètement les scènes générées par ordinateur, il n’existe pas vraiment d’autre méthode que le redimensionnement. Celui-ci à été fait avec soin et l’ensemble reste très agréable à visionner même si quelques moments distrayant s’intercalent inopinément. Un autre problème intermittent est la présence de fourmillements importants dans certaines scènes alors que l’ensemble de la série a une image très claire.

On se rend rapidement compte que les, somme toute petits, désagréments de l’édition sont dus à la source et aucunement au travail fait pour le Blu-ray. Firefly est ici probablement aussi belle qu’il nous sera donné de la voir.


Son
L’édition nous propose plusieurs options au niveau des bandes sonores et des sous-titres.

L’audio haute définition n’est cependant disponible qu’en anglais avec une piste au format DTS-HD, les doublages espagnols et français sont eux disponibles en Dolby Surround et, étonnement pour une édition québécoise, la piste allemande bénéficie d’un encodage DTS 5.1… Des sous-titres sont disponibles en anglais, en espagnol et… en néerlandais… Il était inutile de chercher une quelconque logique dans le choix des options linguistiques pour le format DVD et il semble que la « tradition » a été passée à son successeur.

Globalement on n’aura pas grand-chose à en dire, Firefly n’a jamais été un très bon démonstrateur des capacités audio d’un format ou d’un autre, l’édition HD ne fait pas exception. La trame sonore de la série est assez peu démonstrative avec un champ moyen, une dynamique classique et assez peu d’effets ambiophoniques. Les dialogues sont dans l'ensemble très clairs et les scènes d’action sont accompagnées d’un niveau de décibels décemment élevé pour souligner la détresse des personnages. Le résultat reste tout de même de très bonne facture et joue parfaitement son rôle sans jamais induire la moindre distraction pendant le visionnement.


Suppléments/menus
L’édition Blu-Ray de Firefly nous présente les 11 épisodes que le réseau FOX a daigné diffuser ainsi que 3 épisodes inédit sur le petit écran. Le tout peut être enfin visionné dans le bon ordre chronologique, un petit détail que les gens à FOX avaient jugé secondaire à l'époque… Le coffret de couleur bleu est de type Amaray mince et contient les trois disques, deux étant montés sur le classique support rotatif utile pour faire des économies de boitier mais qui nous semble des plus fragile (le notre est d’ailleurs arrivé cassé). Un livret dépliant des plus succincts complète l’ensemble. On ne se roulera pas par terre de délice mais c’est une présentation tout à fait décente.

Au niveau des suppléments par contre c’est la déception. On retrouve essentiellement les commentaires et documentaires qui étaient déjà disponibles sur le DVD, et même si ceux-ci sont globalement intéressant et assez nombreux on ne peut que regretter leur définition standard qui fait toujours tache dans une édition HD. Le Blu-ray n’ajoute qu’un commentaire et une « réunion de retrouvailles » filmée en HD, tout deux très moyens.



Conclusion
Pour ceux qui ne possèdent pas encore la série et veulent en faire l’acquisition, l’édition Blu-ray ici présentée est probablement le meilleur choix. Elle va plus loin que l’édition précédente au niveau visuel et sonore et offre tous les suppléments de son « ancêtre ». Le choix sera plus complexe pour les fans qui ont déjà acquis l’édition DVD. En effet, on ne note aucun progrès au niveau du son, on pourra vivre facilement sans les suppléments additionnels. Seul le nouveau transfert haute-définition sera une nette amélioration et ce malgré les limitations de l’image originale.

Il reste cependant étonnant de voir que cette série très mal traitée par le réseau FOX bénéficie encore d’un traitement commercial, 5 ans après l'échec initial. Comme quoi il aurait peut-être été intéressant de lui donner une chance au départ…


Qualité vidéo:
3,5/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2009-07-14

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 50HX70, Amplificateur Denon 3801, Enceintes Energy XL-26(x2), XL-C, XL-R (x4), Caisson d'extrêmes graves Klipsch KSW 12, HTPC media portal et PS3.

Le film

Titre original:
Firefly

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
665 minutes

Réalisateur (s):
-

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
Blu-ray

Nombre de disque:
3 BD-50

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:

Bande(s)-son:
Anglaise DTS HD Master Audio 5.1
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby 2.0 Surround
Allemand DTS

Sous-titres:
Allemand
Espagnol
Néerlandais

Suppéments:
Firefly cast rountable (HD), commentaires audios, trois documentaires de production, scènes coupées et prises ratées, auditions et clip audio de la chanson du générique chantée par J. Whedon

Date de parution:
2008-11-11

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