Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

America's Sweethearts

Critique
Synopsis/présentation
Malgré les quelques 100 Millions de dollars US engendrés au guichet à l'été 2001, America's Sweethearts ne fut pas le succès escompté par la Columbia/Tristar. Pourtant, avec une distribution aussi impressionnante le succès semblait assuré. À elle-seule, Julia Roberts représente une valeur sûre au box-office, tandis que le nom de Billy Crystal, comme acteur et scénariste, nous assurait certainement un humour sarcastique et savoureux s'élevant bien au-dessus de la moyenne. Le reste de la distribution comprends le toujours excellent John Cusack, Catherine Zeta-Jones ainsi que l'imprévisible Christopher Walken. Seules explications logiques au succès mitigé du film : des critiques un peu tièdes ainsi qu'une présence un peu effacée de sa vedette principale, Julia Roberts. Malgré les apparences de la campagne publicitaire entourant la sortie du film, America's Sweethearts n'est pas strictement qu'une comédie romantique. Au fait, la romance tient un rôle plutôt secondaire dans le film. La trame principale est d'avantage occupée par les tribulations d'un célèbre couple d'acteurs américains, Gwen et Eddie (Zeta-Jones et Cusack). Autant appréciés pour leur relation au grand-écran (ils ont tournés sept films ensemble) que dans la vie de tous les jours, leur popularité est sérieusement mise en péril le jour où le couple se sépare. Le public ne tolère tout simplement pas cette rupture, ce qui met sérieusement en péril l'avenir du dernier film qu'ils ont tourné ensemble, film qui doit prendre l'affiche sous peu. Le producteur (Stanley Tucci) appel à la rescousse un agent de presse (Billy Crystal) pour leurrer les médias et faire croire à la population que les deux amants se sont retrouvés… Et Julia Roberts dans tout cela ? Et bien cette dernière incarne le rôle plutôt secondaire de la sœur et assistante de Gwen, qui finira par s'avouer amoureuse d'Eddie, son ex-mari.

America's Sweethearts s'avère être une satire souvent mordante du milieu dhollywoodien. Les auteurs semblent prendre un malin plaisir à se moquer du star-système. Les campagne marketings entourant la mise en marché des productions sont dépeinte avec sarcasme. Les gags sont souvent incisifs et irrévérencieux, deux traits typiques de l'humour de Billy Crystal.

Malheureusement, il semblerait que Crystal et son co-scénariste Peter Tolan n'aient pas su résister à la tentation d'affubler au récit une intrigue romantique classique et hautement prévisible, probablement dans le seul but d'étendre l'auditoire potentiel. Le résultat est un peu déplorable et décevant. En plus de paraître légèrement confus, surtout en deuxième partie, le film se tire également dans le pied en tirant profit du classicisme et de la mièvrerie qu'il dénonce. Le résultat en est donc un film hétérogène, souvent très drôle mais tombant également à plat dans ses pires moments, surtout porté par la présence savoureuse d'une brochette de comédiens talentueux et enjoués.


Image
L'image est ici présentée en format original (2.40:1) et ce d'après un transfert anamorphique. Pourtant habitué de nous offrir des produits d'excellente qualité, Columbia/Tristar déçoit avec ce transfert d'un niveau moyen. La définition générale n'est qu'adéquate, sans plus. Nous remarquons un certain manque de piqué à plusieurs reprises, les détails et textures semblent manquer de précision. Les couleurs nous ont parues riches et correctement saturées du début à la fin, cependant quelques scènes détonnent par un léger débalancement chromatique tendant vers le jaune. Étrange. Les teintes de peau, du moins, conservent une apparence naturelle en tout temps. La brillance est correctement balancée, aucune fluctuation n'est à déplorer. Une certaine fluctuation du contrastes est parfois observable, sans par contre qu'il y ait d'excès. Les parties denses, quant à elles, manquent régulièrement de subtilité dans les dégradées, qui ont une apparence parfois grossière. Seul véritable point fort de ce transfert : des noirs d'une grande profondeur et pureté.
Comme il s'agit d'un film récent, il allait de soit que l'interpositif utilisé pour ce transfert soit exempt de tout défaut ou parasite. Quelques macroblocs sonr parfois visibles mais on ne remarque aucune trace de fourmillement. Une sur-définition des contours pour le moins évidentes par moment agace quelque peu. À noter qu'une version plein écran (4:3) est également offerte sur la même face du disque.


Son
Trois bandes-son sont offertes sur cette édition : deux anglaises (Dolby Digital 5.1 et 2.0 Surround) ainsi qu'une française (Dolby Surround 2.0). Le mixage Dolby Digital 5.1 offert sur cette édition en est un strictement fonctionnel. L'espace sonore manque singulièrement d'amplitude et de profondeur, tandis que la présence d'un quelconque dynamisme se limite à deux ou trois courtes scènes plus mouvementées. Les effets d'ambiophonies ne font guère sentir leur présence, seuls quelques effets subtils ont été incorporés à des fins d'ambiance. Les effets directionnels sont pratiquement absents, on à peine à remarquer leur présence. Cependant, la musique nous est apparue fort bien intégrée, avec fidélité et dynamisme. Les dialogues sont toujours parfaitement nets et intelligible, par contre leur enregistrement donne régulièrement une désagréable impression de manquer de naturalité probablement due à l'Automatic Dialogue Replacement (ADR). La présence des basses est minime, seules la trame-sonore ainsi que quelques scènes manifestent plus de profondeur. Le canal .1 (LFE) n'est pratiquement jamais mis à contribution.
Les bandes-son Dolby Surround 2.0 anglaise et française proposent des mixages qui se rapprochent beaucoup du mixage Dolby Digital 5.1. Des sous-titres anglais et français sont également disponibles.


Suppléments/menus
Très peu de suppléments sont offerts sur cette édition, seules quelques bandes-annonces, filmographies et scènes inédites sont disponibles. De ce nombre peu élevé, ce sont évidemment les scènes coupées, présentes au nombre de cinq, qui retiennent le plus notre attention. Comme toute bonne scène retranchée au montage, leur intérêt est plutôt limité et leur retrait est pleinement justifié. Elles n'apportent rien au déroulement de l'histoire, par contre certaines présentent quelques bons gags. À noter qu'une présentation vidéo du réalisateur, dans laquelle il explique les raisons entourant le retrait de ces scènes, est également offert. Fait à remarquer, la bande-annonce du film montre quelques plans de scènes qui n'apparaissent ni dans le film, ni dans l'une ou l'autre de ces scènes retranchées. Étrange…



Conclusion
C'est une édition bien décevante que nous offre Columbia/Tristar. La qualité d'image n'atteint certes pas les standards du marché actuel (standards auquels ce studio nous a pourtant habitués), et les bandes-son sont de qualité honnête, sans plus. Même au niveau des suppléments, la Columbia/Tristar nous propose généralement des éditions beaucoup plus étoffées pour des films souvent de moindre envergure. Le film n'est pas pour autant dénué d'intérêt, il saura certainement procurer un agréable moment aux spectateurs à la recherche d'une comédie s'élevant au dessus de la moyenne.


Qualité vidéo:
3,2/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
2,5/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-11-16

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
America's Sweethearts

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
103 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Scènes coupées et bandes-annonces

Date de parution:
2001-11-13

Si vous avez aimé...