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DVDEF

Along Came a Spider

Critique
Synopsis/présentation
En 1994, le réalisateur Néo-Zélandais Lee Tamahori prenait d'assaut les festivals de cinéma avec un film d'une puissance et d'une intensité rare, le remarquable Once Were Warriors. Cet intelligent film récolta des honneurs partout à travers le monde et dévoila du même coup un nouveau cinéaste au talent plus que prometteur en la personne de Tamahori. Comme bon nombre de réalisateurs étrangers, ce dernier ne put résister à l'appel d'Hollywood très longtemps. Il succomba dès 1996 alors qu'il réalisait le très moyen Mullholand Falls, un drame policier sombre à la distribution éclatante mais au scénario déficient. Tamahori signait une mise en scène d'une grande justesse, mais ce film mineur n'allait certes pas le promulger au rang des réalisateur les plus en vus. Les choses n'allèrent certainement pas en s'améliorant avec le succès mitigé de The Edge, film dont on reconnu la mise en scène minutieuse et assurée mais à l'intrigue grossière. Avec son dernier projet cinématographique d'envergure, Along Came A Spider, le verdict devient indéniable. Lee Tamahori est le dernier réalisateur étranger à avoir été englouti, voir aliéné par la machine commerciale hollywoodienne. Along Came A Spider se veut en quelque sorte la suite du thriller à succès Kiss The Girls. Morgan Freeman y reprends le rôle du psychologue et enquêteur Alex Cross, personnage fictif rendu célèbre par l'écrivain James Patterson au gré d'une demi-douzaine de best-sellers. Alex Cross devra consacrer ses énergie à retrouver la fille d'un sénateur américain, kidnappé par un criminel brillant et fanatique (excellent Michael Wincott). Il sera aidé dans son enquête par une jeune agente des services secrets (Monica Potter, peu crédible), qui était chargée de protéger la fillette…

On vous épargne les détails de l'intrigue, car ce serait-là vous gâcher le seul intérêt de ce thriller à moitié-réussis. À moitié réussis parce que bien que les rebondissements soient surprenants et bien amenés, ceux-ci ne sont pas toujours crédibles. Or, le succès d'un tel thriller dépend presque entièrement de l'efficacité de l'intrigue, et lorsque la réaction suscitée par certains revirements est le rire plutôt que la surprise, toute la tension établie depuis le début du film se désamorce en quelques secondes. Deux scènes illustrant ces revirements viennent à l'esprit. La première est une équence d'évasion particulièrement ridicule dans laquelle un jeune garçon s'enfuie de sa maison, qui par ailleurs est protégée par des gardes du corps, des alarmes et des caméras de surveillance… Il y a par la suite la conclusion du film. Alex Cross est sûrement un homme très perspicace, mais il y a des limites ! Néanmoins, le film demeure agréable à écouter du à l'extrême minutie de sa mise en scène. Celle-ci est attentive aux moindres détails et le climat de tension est instaurée avec une justesse indéniable. La présence de Morgan Freeman au groupe d'acteurs est également digne de mention, alors que l'homme nous livre à nouveau une performance intense et nuancée. Dommage seulement que deux talents de la trempe de Freeman et Tamahori ne mettent pas leur service à contribution d'œuvres qui en valent réellement la peine.


Image
Ce transfert anamorphique de Along Came A Spider nous offre le film en format original de 2.35:1. La définition générale de ce transfert est excellente, même les détails les plus minutieux de la composition d'image y sont finement représentés. L'image conserve un piqué surprenant du début à la fin. La saturation des couleurs est irréprochable, celles-ci ont une apparence riche et naturelle tandis que la naturalité des teintes de peau est respectée. Le contraste est correctement ajusté, aucun excès n'est à déploré. La brillance est également constante et bien balancée, aucune fluctuation n'est visible. Les noirs sont généralement purs et profonds, seuls quelques plans laissent entrevoir une très légère trace de fourmillement. Les parties sombres présentent des dégradés précis et constants, quoiqu'une scène en particulier semble avoir été plus problématique. Cette scène nocturne se déroulant sous la pluie laisse en effet entrevoir des dégradés plus grossiers, moins bien définies. Ce défaut s'avère néanmoins mineurs.
Ce transfert est pratiquement exempt de tout défauts reliés compression. Toutefois les contours semblent sur-définis, particulièrement visibles lors d'une séquence de poursuite au centre-ville de Washington.


Son
Deux bandes-son anglaises (Dolby Digital 5.1 / 2.0 Surround) ainsi qu'une française (Dolby Surround 2.0) sont disponibles sur cette édition.
Le mixage Dolby Digital 5.1 présente une belle spatialité ainsi qu'un dynamisme des plus adéquat. Le champ-sonore est correctement déployé et équilibré de tous les canaux, les éléments sonores y sont adéquatement intégrés, à commencer par la trame-sonore de Jerry Goldsmith. Celle-ci y est rendue tantôt avec subtilité, tantôt avec impact. Les dialogues sont également reproduits avec naturalité et fidélité. Les effets d'ambiophonies sont judicieusement employés pour créer un climat de tension. Les basses sont correctement définies mais sans plus. L'utilisation du canal .1 (LFE) est sporadique et ne se limite qu'uaux scènes d'action.
Les mixages Dolby Digital 2.0 (anglais et français) ont sensiblement les mêmes caractérisitiques que le mixage 5.1, mais la spatialité et le dynamisme sont de beaucoup réduit. À quand une piste-sonore française en Dolby Digital 5.1 chez Paramount ?
Il y a option de sous-titrage en anglais (cc).


Suppléments/menus
Malgré les apparences, c'est en réalité deux bandes-annonces qui sont offertes sur cette édition. La première est la bande-annonce originale présentée en salles, et l'autre en est une version allongée (un segment promotionel) de 14 minutes dans laquelle a été inséré quelques entrevues avec les principaux artisans du film. Sans trop se creuser les méninges, les différents intervenants ne font essentiellement que raconter l'histoire du film.




Conclusion
Que voici une édition honnête, sans plus. Le film à lui seul ne propose guère plus qu'un quelconque divertissement, tandis que les aspects purement techniques du son et de l'image répondent adéquatement aux standards du marché actuel. Les suppléments sont par contre vraiment mince et offrent très peu à se mettre sous la dent. Une piste de commentaires audio du réalisateur aurait été la bienvenue. De toute évidence, à un prix pouvant excéder les 30$ CA, une réflexion s'impose.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,4/5

Suppléments:
1,5/5

Rapport qualité/prix:
2,5/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2001-10-24

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Along Came a Spider

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
103 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Documentaire promotionnel et bande-annonce

Date de parution:
2001-09-25

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