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DVDEF

Beyond Borders

Critique
Synopsis/présentation
Lors d'une soirée organisée en vue d'une collecte de fond, une américaine mariée et naïve est bouleversée par le discours enflammé d'un médecin sans frontière. Dès lors, elle décide d'abandonner sa vie douillette et sécurisante pour se consacrer à l’aide humanitaire. Au gré de trois grandes crises humanitaires, elle prêtera main forte au charismatique médecin de qui elle tombera amoureux.

Si la prémisse de ce film est intéressante et stimulante au point de pousser à la réflexion, les auteurs abandonnent rapidement les éléments de critique sociale au profit d’une romance mièvre et peu crédible. Dommage, puisque les trente premières minutes laissaient croire à un film engagé et porteur d’un message humanitaire des plus pertinent. Mais malheureusement, malgré une interprétation intense et une réalisation efficace, le film s’enlise rapidement dans la confusion et l'anecdote...


Image
Ce film est offert au format respecté de 2.35:1 et ce, d'après un transfert 16:9. Dans l’ensemble, la qualité de ce transfert est plutôt bonne et rend généralement justice aux somptueux décors et à la très belle photographie. Cependant, un défaut majeur marque cette édition, ce qui est bien dommage.

Tout d’abord, la définition du transfert est excellente. L’image est toujours nette et précise, tandis que les moindres détails ou textures sont finement représentés. Les séquences dans le désert d’Éthiopie en sont un bel exemple. La restitution des couleurs est impeccable, et ce malgré les nombreux artifices photographiques employés dans le film. En effet, le directeur photo Phil Meheux a eu recours à de multiples techniques pour définir et distinguer chaque lieux et chaque époque. Par exemple, pour les séquences du désert il a eu recours à des filtres polarisant et pro-myst, pour à la fois accentuer la saturation et atténuer les contrastes. Pour la séquence finale se déroulant en Tchétchénie (et tournée au nord de Montréal !), a eu recours au procédé exploité par Janusz Kaminski sur Minority Report, soit le « bleach bypass » (littéralement, contournement de blanchiment). Il en résulte des couleurs très ternes, quasi-monochromatiques. Au développement de la pellicule, les contrastes ont à cette occasion été accentués. Tout cela pour dire qu’il est impossible de juger de la naturalité ou de la constance des couleurs tellement celles-ci sont stylisées. À tout le moins pouvons-nous affirmer que la saturation semble adéquate et que la balance des couleurs respecte le spectre chromatique. On ne remarque aucun débordement ni de fourmillement (chroma noise) dans les teintes très saturées. Comme nous l’avons mentionné plus haut le contraste fluctue d’une séquence à une autre. Il s’agit donc d’un effet recherché (et très réussi d’ailleurs) et non pas d’un défaut imputable au transfert. Le niveau des noirs représente l’aspect le plus problématique du transfert. En fait, il est responsable du terrible défaut dont nous faisions allusion au paragraphe ci-dessus. Si dans l’ensemble le niveau des noirs est correctement ajusté, il y a une seule et unique scène à la toute fin du film qui présente un niveau beaucoup trop élevé qui doit pratiquement frôler les 20 IRE ! Les noirs en ressortent pratiquement gris, ce qui vous fera sursauter à coup sur. Les parties denses proposent des dégradés précis et subtils qui ne bloquent jamais. Les noirs sont profonds (sauf évidemment dans le cas mentionné précédemment) et très nets, ne souffrant d’aucune trace de fourmillement.

La partie numérique du transfert est quasiment irréprochable. La numérisation ne souffre d’aucune perte (drop) ni de défaut de compression. La sur-accentuation des contours est visible mais demeure minime du début à la fin.


Son
Cette édition nous propose deux bandes-son anglaises (Dolby Digital 5.1 et 2.0 Surround) ainsi qu’un doublage français (Dolby Surround 2.0). Et non… la présence de mixages multi-canaux français n’est pas toujours la norme chez Paramount…

Le mixage anglais n’est certes pas digne de référence, mais a néanmoins quelques belles qualités dignes de mention. La dynamique n’est pas exceptionnelle mais elle est certainement convaincante. Seule la séquence finale, pourtant très agressive, nous fait regretter une plus grande dynamique. Le champ-sonore tire profit de tous les canaux disponibles, avec prépondérance des enceintes avants. Les éléments sonores y sont positionnés avec précision, sans aucune bavure ni débordement. L’environnement est naturel et profond, mais nous aurions apprécié un usage plus appuyé des canaux d’ambiophonies. Les effets d’ambiances y sont parfois trop subtils pour faire une réelle différence. Par contre, les effets sonores localisés sont nets et positionnés avec une efficacité redoutable. À nouveau, la séquence finale dans laquelle un petit campement se fait attaquer apparaît d’une vigueur peu commune. Les transitions de canaux y sont d’ailleurs très précises et s’opèrent avec une fluidité irréprochable.

Les dialogues sont toujours nets et naturels, ce qui mérite d’être souligné considérant l’état sauvage des lieux de tournage. Un effet ADR le moindrement évident aurait nettement gâché l’ambiance. La musique assez quelconque de James Horner ne manque pas de profondeur et la fidélité est certes au rendez-vous, mais un peu plus de subtilité aurait été souhaitable. Les basses sont très profondes et leur usage soutenu livre la marchandise, par contre on ne peut en dire autant du canal .1 (LFE). Les fréquences d’extrême grave sont trop en retrait et ne confèrent pas tout le vrombissement voulu aux scènes d’action, comme en témoigne l’explosion au Cambodge.

Il est à noter que seuls des sous-titres anglais sont offerts.


Suppléments/menus








Conclusion
Malgré les meilleures intentions du monde, Beyond Borders n’arrive pas à la hauteur de ses aspirations, ce qui est bien dommage. Vu la richesse de la prémisse, on lui aurait souhaité un bien meilleur sort. Techniquement, cette édition DVD ne s’élève certainement pas au-dessus des normes du marchés mais les atteints toutefois sans problème. La qualité d’image est très honnête, malgré un défaut qui nous laisse encore pantois. Le mixage sonore anglais propose quelques bons moments, particulièrement en fin de parcours quand, ironiquement, le film atteint le comble de la bêtise. Ceux qui serait intéresser par les suppléments de ce film seront rassasiées par la qualité des quatre documentaires, qui sont tous très informatifs.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,9/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,7/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2004-04-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Beyond Borders

Année de sortie:
2003

Pays:

Genre:

Durée:
126 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Piste de commentaires audio et 4 documentaires.

Date de parution:
2004-03-23

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