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DVDEF

Smart People

Critique
Synopsis/présentation
Les Wetherhold ont tout d'une famille américaine dite dysfonctionnelle. Lawrence (Dennis Quaid), le père veuf, est un professeur blasé dans un collège qui ne sait plus comment parler aux femmes depuis le décès de son épouse. Cette expérience le rend froid et distant, au point de s’aliéner tous les gens qui l’entourent. Sa fille Vanessa (Ellen Page) brille par ses résultats scolaires et son implication avec les jeunes républicains. Les études passant avant tout, elle passe le reste de son temps à s’occuper de son père et de la maisonnée. À l’opposé, James (Ashton Holmes), le fils de Lawrence, vit sur le campus du collège pour fuir les tensions de la demeure familiale. Ses résultats scolaires découragent son père, qui s’interroge sur l’avenir de son fils. La vie monotone de cette famille est bouleversée par deux évènements inattendus: Premièrement, le frère adoptif sans le sous de Lawrence, Chuck (Thomas Haden Church), vient lui rendre visite pour finalement résider de façon régulière. Son attitude de laisser-aller et son entregent déteignent sur Lawrence et Vanessa, ce qui a pour effet de leur faire réaliser l’importance de la vie. Autre évènement perturbateur, la rencontre entre Lawrence et la docteure Janet Hartigan (Sarah Jessica Parker), de qui il tombe amoureux, sans réaliser qu’elle est son ancienne élève.

Nouveaux venus à Hollywood, le réalisateur Noam Murro et le scénariste Mark Poirier signent ici une critique sévère. Malheureusement, les personnages sont distants entre eux, les rendant antipathiques, mais également distants face aux spectateurs, nous empêchant de s’identifier à eux. Voilà peut-être pourquoi ce film n’a pas profité d’une grande popularité auprès des critiques et du public en général.


Image
Le film est présenté au format d’image respecté de 2.40:1 dans sa résolution native de 1080p (codage AVC).

Le matériel source est impeccable, n’affichant aucun défaut majeur. La définition générale de l’image est généralement excellente, à l’exception de quelques plans qui paraissent trop doux et démontrent un étrange grain. Heureusement, ceux-ci demeurent rares. Le niveau de détails demeure élevé et permet de percevoir les moindres nuances de l’image. Bien qu’il s’agisse d’un avantage pour les spectateurs, ceci devient un défaut pour les acteurs vieillissants, pour qui la haute définition révèle aisément chaque petite ride. Les textures sont également reproduites avec justesse et précision. L’aspect monotone et distant de la famille Wetherhold est parfaitement transposé par la palette terne utilisée. Les couleurs, légèrement désaturées, sont rendues avec justes et favorisent les couleurs froides. Les tons de peau manquent parfois de saturation, donnant un teint pâle au visage des acteurs. Le niveau des noirs est adéquat, alors que les contrastes demeurent bien gérés, évitant toute surbrillance. Les dégradés sont fluides et ne bloquent jamais prématurément. Les noirs sont profonds et purs.

Aucun défaut imputable à la numérisation ou à la compression du matériel source n’est visible. Les effets fantôme, le crénelage et les halos sont tous absents.


Son
La version originale anglaise est offerte aux formats Dolby Digital 5.1 et PCM 5.1 non compressé. Aucun doublage n’est disponible. Le film peut également être accompagné d’une piste de commentaires audio en compagnie du réalisateur Noam Murro et du scénariste Mark Poirier.

Le mixage sonore en soit est fonctionnel, limitant la majorité de l’action au champ sonore avant. Puisque le film repose principalement sur ses dialogues, c’est le canal central qui fait tout le travail. La stéréophonie est correcte, sans plus. Les canaux d’ambiophonie reproduisent quelques sons d’ambiance, mais rien de véritablement notable, même si certaines scènes auraient pu le justifier. Forces de ce mixage, les dialogues sont nets et toujours intelligibles. Les paroles demeurent parfaitement intelligibles, dans la mesure où vous êtes familiers avec le vocabulaire de certaines discussions. Certains chuchotements ressortent moins bien, mais ne causent pas de problèmes majeurs. La trame sonore est relativement bien intégrée, exploitant occasionnellement les canaux arrière. Les basses supportent bien le mixage en générale et c’est sans grande surprise qu’on constate que les extrêmes graves (LFE, canal .1) sont quasi absentes.

Des sous-titres anglais, français et espagnols sont disponibles.


Suppléments/menus
-



Conclusion
Avec des commentaires partagés de la part des critiques et des spectateurs, Smart People ne semble pas avoir trouvé son public. Ceci est peut-être causé par le fait que le message du film parait nébuleux: Souhait-il nous dire que le véritable bonheur est dans l’ignorance et la superficialité ? Dit-il qu’il est impossible d’être seul et heureux ? Bref, pour Murro et Poirier, c’est une entrée hollywoodienne un peu maladroite, mais nous demeurerons attentifs à leurs prochaines collaborations.

Cette édition, généralement de bonne facture, offre un excellent transfert vidéo, avec très peu de problèmes. Le mixage sonore est minimaliste, mais cela convient au film. Les suppléments sont relativement peu nombreux, mais intéressants.


Qualité vidéo:
4,1/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Martin Roy

Date de publication: 2008-09-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Hitachi 51F500, Récepteur Denon AVR-487, Enceintes Denon SYS-57HT, Lecteur Blu ray Playstation3

Le film

Titre original:
Smart People

Année de sortie:
2008

Pays:

Genre:

Durée:
95 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Buena Vista

Produit:
Blu-ray

Nombre de disque:
1 BD-50

Format d'image:
2.40:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise PCM 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires audio, documentaire avec entrevues, scènes inédites, bêtisier, bandes-annonces

Date de parution:
2008-08-12

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