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DVDEF

Bright Lights, Big City (20th Anniversary Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Adapté du roman éponyme de Jay McInerney et adapté au pour le grand écran par l'auteur lui-même, ce film brille parmi les grands classiques des années 80. L'histoire tourne autour de Jamie Conway (Michael J. Fox), un aspirant écrivain chargé de la vérification factuelle pour Gotham Magazine, un magazine New-Yorkais dont la réputation de sérieux n'est plus à faire et repose entre autres sur l'exactitude la plus parfaite de chacun des articles d'actualités qui y est publié. L'ouverture du film commence assez rapidement par un monologue de Jamie, accoudé au bar du Palladium (boîte mythique des années 80) à 6 heures du matin après une soirée arrosée d'une certaine quantité de vodka et de poudre miracle Bolivienne (traduction maladroite de l'expression en vogue à cette époque, Bolivian marching powder). On comprend bien vite que celui-ci est dans un mauvais moment de sa vie, que sa femme Amanda (Phoebe Cates) l'a quitté deux mois auparavant et qu'il est tombé dans une spirale d'addictions diverses par la suite ... ou du moins c'est ce qu'on croit au début.

Le scénario de très grande qualité, comportant des dialogues ciselés avec soin, est soutenu par une fort belle réalisation et une distribution au sommet de sa forme. Michael J. Fox nous livre là la plus belle prestation de sa carrière. Kiefer Sutherland est excellent aussi dans le rôle de Tad Allagash, l'ami fêtard superficiel et dangereux de Jamie dont le comportement ne serait certainement pas approuvé par Jack Bauer.

Le film, découpé chapitres, chacun correspondant aux journées d'une semaine, commence par nous dépeindre la situation dans laquelle se trouve notre anti-héros. Passant de soirées de beuverie avec son peu recommandable ami Tad Allagash qui ne fait rien pour arranger son problème de drogues à une vaine poursuite de sa femme Amanda, une mannequin qui vient de revenir de défilés a Paris, en passant par des journées de travail particulièrement désastreuses, une consommation constante de cocaïne est la seule raison qui fait qu'il ne s'effondre pas d'épuisement. On comprend peu à peu que Jamie est en train de fuir quelque chose, ce qui est représenté par son frère qui essaie vainement de le rencontrer, mais on ne sait pas quoi exactement. Au fur et à mesure qu'on en apprend plus sur les démons qui hantent Jamie, l'écart entre les scènes dramatiques et comiques ne fait qu'augmenter.

Si certains aspects du film rappellent quelque peu le plus récent American Psycho (l'époque, la ville, la musique, et les soirées insouciantes partagées entre mannequins, vodka et autres psychoactifs plus ou moins légaux; les meurtres sanglants et les fusions-acquisitions en moins), la fin en est nettement moins sombre et désespérée. Au contraire de Patrick Bateman, Jamie va finir par rencontrer sa rédemption de façon plutôt inattendue, et finalement faire face à ses démons dans le dernier quart du film, qui se termine par une séquence tragi-comique rien moins que brillante.


Image
L'image est proposée au format respecté de 1.85:1 d'après un transfert 16:9.

Cette édition spéciale sortie pour célébrer les 20 ans du film bénéficie d'un nouveau transfert particulièrement propre. Aucune rayure ou poussière sur l'interpositif utilisé ne vient gâcher la propreté de l'image. La définition est très bonne, offrant un niveau de textures et de détails très bon pour un film de cette époque.

Les niveaux vidéo sont impeccablement réglés, aussi bien au niveau des noirs (luminance) que des blancs (contraste), offrent des noirs profonds et sans blocage, ce qui est prouvé dès les premières secondes du générique. Les blancs sont eux aussi dépourvus de toute saturation du signal, et les niveaux vidéo sont d'une constance parfaite tout le long du film. Les couleurs sont elles aussi bien étalonnées, offrant une palette riche et naturelle, sans saturation exagérée ou débordement d'aucune sorte.

L'ensemble fait honneur au très beau travail de photographie de Gordon Willis, qui a notamment fort bien réussi à rendre les ambiances de boites de nuit, évitant le piège consistant à trop éclairer ce genre de scènes. Le grain cinématographique est assez présent dans l'ensemble du film, et est très bien rendu par ce transfert, ce qui ajoute au côté naturel de l'image.

Au niveau numérique, la sur accentuation des contours n'est réellement visible que sur les titres, et les seuls artefacts de compression que l'on puisse remarquer sont des fourmillements qui pour la plupart se perdent dans le grain de l'image. Il n'y a donc rien qui vienne gêner un visionnement normal du film.


Son
Le son est proposé en version originale Anglaise en Dolby 2.0 surround, en Français dans le même format et en Espagnol en mono. Des sous-titres Anglais pour malentendants et Espagnols sont proposés. On regrette seulement l'absence de sous-titres Français pour les amateurs de VO non bilingues.

Le doublage Français international a fait appel au même acteur pour doubler Michael J. Fox que pour les Back To The Future, qui sonne un peu trop juvénile pour le rôle de Jamie Conway. Le reste de cette analyse se base sur la version originale, qui sonne bien mieux que la version doublée.
Cette bande-son offre une belle présence et une spatialité très correcte étant donné les limites du format employé. La dynamique est bonne, offrant un assez bon contraste entre les scènes tranquilles et les soirées mouvementées de Jamie Conway et Tad Allagash.

Les différents éléments composant le mix sont très bien intégrés. La trame sonore, principalement composée de Jazz et de tubes de l'époque, offre profondeur et haute fidélité. Les dialogues sont dans l'ensemble clairs et intelligibles, et toujours réalistes. Les effets sonores et ambiances viennent compléter le tout de manière convaincante.

Les effets d'ambiophonie se cantonnent surtout aux ambiances, et viennent ajouter juste ce qu'il faut à l'immersion du spectateur dans l'histoire. Les basses fréquences sont utilisées avec parcimonie, ce qui correspond bien au genre et à la narration, qui se passe fort bien d'explosions sonores tonitruantes.


Suppléments/menus
Cette édition spéciale vingtième anniversaire propose une belle quantité de suppléments fort intéressants.

Deux trames de commentaires audio sont proposées; la première avec l'auteur du roman et scénariste du film Jay McIverney, et la seconde avec le directeur photo Gordon Willlis. La première vient compléter de très belle façon le segment documentaire d'entretien avec le même auteur. On apprend assez vite que l'histoire est autobiographique, et que certaines des conversations les plus étranges du film ont réellement eu lieu dans la vie de McIverney.
La seconde est elle aussi assez intéressante, et on y apprend son secret en ce qui concerne les sc;enes de discothèques dès la scène d'ouverture au Palladium. D'autres astuces d'éclairage et de cadrage sont révélées tout au long du film, ce qui fait de l'écoute de ce commentaire un très bon investissement pour tout cinéphile ou cinéaste amateur.

Le segment Jay McIverney's The Light Within (12:10) est une très intéressante entrevue avec l'auteur et scénariste. Il y explique de façon plus synthétique, ais moins détaillée que dans le commentaire audio, comment il en est parvenu à écrire ce roman autobiographique et ce film qui en est l'adaptation.

Big City Life (14:55) est une série d'interventions d'auteurs modernes et autres spécialistes de la culturte populaire, qui analysent l'influence de Bright Lights Big City sur leurs vies et sur la culture en général.

Une galerie de photos vient compléter l'offre de suppléments de cette édition, qui brille plus par la qualité d'ensemble que par une quantité délirante d'items dans les menus, ce qui est loin d'être un défaut.



Conclusion
Cet excellent film, véritable icône des années 80, trouve ici une édition à sa mesure. La qualité technique est très bonne, et les suppléments qui accompagnent le film sur ce disque sont dans l'ensemble très intéressants. Une édition qui fait aisément oublier la précédente, qui n'offrait l'image qu'en 4:3 "pan and scan" et quasiment aucun supplément.


Qualité vidéo:
4,1/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2009-03-26

Système utilisé pour cette critique: Lecteur Blu-ray PlayStation 3, Xbox 360 avec lecteur HD DVD, projecteur Panasonic PT-AE500U, écran Stewart Grayhawk, récepteur Denon AVR-789, enceintes Onkyo HT-S670, caisson de graves JBL PSW 1000, cables Acoustic Research.

Le film

Titre original:
Bright Lights, Big City

Année de sortie:
1988

Pays:

Genre:

Durée:
108 mn minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Commentaires audio de l'auteur/scénariste et du directeur photo, segments documentaires d'entrevues, galerie.

Date de parution:
2008-09-02

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