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DVDEF

One Flew Over the Cuckoo's Nest

Critique
Synopsis/présentation
En 1975 la sortie de « One Flew Over the Cuckoo's Nest » a été un évènement considérable. Après une carrière européenne, Milos Forman (1932 - ) faisait une entrée fracassante dans l’industrie cinématographique hollywoodienne. Encore aujourd’hui ce film n’a rien perdu de son impact en plus d’être un symbole d’Hollywood.

Milos Forman est un réalisateur originaire de l’ancienne Tchécoslovaquie. Après le Printemps de Prague, il s’est réfugié en France. En 1975, il est naturalisé américain et obtient sa première commande d’Hollywood avec « One Flew Over the Cuckoo's Nest ». Le scénario est l’adaptation du roman éponyme de Ken Kesey. Ce dernier a été très impliqué dans le mouvement psychédélique des années 60. Les droits étaient détenus par Kirk Douglas qui recherchait depuis un certain temps un réalisateur pour réaliser l'adaptation du scénario de Lawrence Hauben et Bo Goldman.

« One Flew Over the Cuckoo's Nest » raconte l’histoire de Murphy un prédateur sexuel incarcéré pour un viol. Il est transféré dans un établissement psychiatrique pour évaluer son état mental. Il devient rapidement un trouble-fête propageant l’anarchie parmi les autres patients du département.

Dans le documentaire dédié au film, Forman déclare quelque chose de fondamental : « One Flew Over the Cuckoo's est un film tchèque ! ». D’une certaine manière, il a parfaitement raison. Les parallèles avec le système des instituts psychiatriques dans les anciens pays satellites de la Russie sont évidents. Il ne manque pas de récits d’ancien dissident sur les traitements spéciaux qu’ils ont eux dans ce genre d’établissement. En bref, pour Forman « One Flew Over the Cuckoo's « montre l’individu épris de liberté contre un système qui recherche à le reprogrammer pour le rendre conforme à la société. S’il résiste au traitement, la répression devient obligatoire. Cette préoccupation était à cette époque tout à fait légitime pour un transfuge du bloc soviétique.

Cependant, Forman va plus loin, il pousse le thème de la liberté jusqu’à la provocation. Si l’on ramène le film à sa plus simple expression, il s’agit d’un groupe d’homme blanc sous le contrôle d’une femme qui utilise des drogues et une milice d’homme de race noire pour les maintenir sous son influence. Toute dissidence est réprimée. Seul l’homme affranchi de cette société pourra se libérer, c’est ce que fait le personnage de l’amérindien à la fin. Forman pousse l’audace jusqu’à l’identification du spectateur avec un violeur. Cela mérite réflexion.


Image
L’image de cette dernière édition Blu-Ray est tirée d’un interpositif bien restauré. L’encodage HD fut fait avec le codec VC-1. Il offre une résolution de 1080p. Le transfert HD a été bien fait, il ne montre aucun signe de compression. Hormis le début du film, interpositif est très propre. Pour ceux qui connaissent les premières éditions DVD, ce transfert en haute définition tranche radicalement. Il est nettement plus beau restituant l’aspect d’origine de la photographie originale de Haskell Wexler et du tirage Deluxe de l’époque.

Ce film n’a pas une image flamboyante. Elle a un aspect automnal qui diminue l’impact visuel de cette édition en haute définition. Ce parti pris esthétique est logique avec les lieux de tournage, une institution psychiatrique terne et déshumanisante. En revanche les noirs sont très acceptables.

Donc une image qui ne demandera pas de grands exploits à votre téléviseur HD. Par contre, la résolution est plus que satisfaisante offrant un niveau de détail appréciable, en particulier avec les textures et les visages. Cela dit l’image est nettement au-dessus de la première édition DVD qui date des débuts du DVD.


Son
Cette édition propose plusieurs bandes sonores : Dolby Digital 5.1 anglaise et Dolby mono française, Dolby mono allemande, Dolby mono espagnol, Dolby mono italienne. Les sous-titres sont disponibles en Anglais, français, espagnol, danois, néerlandais, finnois, allemand, japonais, coréen, norvégien, portugais, italien et suédois.

Il n’y a pas grand-chose à dire sur la bande sonore 5.1. Ce long métrage est à l’opposer des films d’action avec leur bande sonore tonitruante. Bien que la Warner nous offre un remixage Dolby Digital 5.1, il n’y a pas beaucoup de différence entre les bandes sonores mono et 5.1. La profondeur du registre des graves n’est pas abyssale, vous ne risquez pas de faire trembler les murs de votre salon avec cette bande sonore. La seule qualité de la bande sonore 5.1, c’est d’être la bande sonore en langue originale. Donc, les autres bandes sonores monophoniques comme celle française sont tout à fait très convenables et écoutables. Dans ce film l’essentiel est dans les dialogues, ils sont très intelligibles dans toutes les bandes sonores.


Suppléments/menus
Pour débuter, le coffret est un supplément, il est sous la forme d’un livret contenant des textes biographiques sur les principaux artisans du film et des photos du plateau. Ce genre de coffret est maintenant la norme pour les éditions spéciales de la Warner.
Sans offrir une orgie de suppléments, ils sont tous d’assez bonnes qualités. Il faut souligner que les sous-titres français sont disponibles pour tous les suppléments à l’exception des commentaires qui ne peuvent être sous-titrés qu’en coréen. Allez savoir pourquoi. L’image est au format 4:3 standard.

Les commentaires audio de Forman, Douglas et le producteur Saul Zaentz sont un incontournable de cette édition. Le fait que Forman soit européen apporte un point de vue différent sur ce film. Ensuite il y a un documentaire sur le film et pour terminer, il y a huit scènes qui furent retirées au montage. Le documentaire et les scènes sont en résolution standard.

Le Documentaire est traditionnel, mais très intéressant. Il se compose des entrevues des artisans de la production. D’une durée d’une heure, il est un vrai making of dans la mesure où il est moins un centré sur la vedette que sur le contexte et les différentes étapes de la production. Forman est un bon communicateur.

Il y a huit scènes supprimées qui totalisent 19 minutes de visionnements. Il ne faut pas être trop regardant sur la qualité de l’image qui est plus que moyenne, mais ces quelques scènes sont très intéressantes à visionner.



Conclusion
Ce n’est pas une édition Blu-Ray pour collectionneur, alors si vous recherchez une édition ayant des suppléments inédits, il faudra patienter. Pour ce qui est de l’image et du son, il sera difficile de faire mieux. Mais, avec les progrès de la numérisation, tous les espoirs sont permis. Si vous êtes un cinéphile, vous ne serez pas déçu par cette édition Blu-Ray, elle comblera largement vos attentes.


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Sylvain Lafrenière

Date de publication: 2010-02-02

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Toshiba 32 pouces, Récepteur Sony STR-DE945, Lecteur DVD Sony DVP-S360, enceintes Energy, câbles Cable Accoustic Research

Le film

Titre original:
One Flew Over the Cuckoo's Nest

Année de sortie:
1975

Pays:

Genre:

Durée:
133 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
Blu-ray

Nombre de disque:
1 BD-50

Format d'image:
1.85:1 et 1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby mono
Allemand Dolby mono
Espagnole Dolby mono
Italien Dolby Mono

Sous-titres:
Français
Espagnol
Coréen
Allemand
Espagnol
Néerlandais
Italien

Suppéments:
Documentaire, scène supprimées, commentaires audio

Date de parution:
2008-07-15

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