Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Those Magnificent Men In Their Flying Machines

Critique
Synopsis/présentation
Those Magnificent Men In Their Flying Machines, or How I Flew From London To Paris In 25 Hours 11 Minutes (appelé en Français Ces Merveilleux Fous Volants dans leurs drôles de Machines) a été réalisé en 1965 par Ken Annakin, un réalisateur dont la carrière, commencée en 1946, continue encore de nos jours. Ce film, dont le titre est sans doute l'un des plus longs de l'histoire du cinéma, raconte l'histoire d'une course aérienne organisée en 1910 entre Londres et Paris par un directeur de journal Anglais désireux d'augmenter le tirage de son quotidien.

L'ouverture du film nous raconte les peu concluants premiers essais de l'homme pour s'élever dans les airs, en imaginant que ces tentatives ont commencé à l'époque de l'homme de Néanderthal. Après que l'image se soit élargie (le film commence sur une portion centrale de l'écran au format 1.33:1 et en noir et blanc) et soit passée en couleurs, et après un générique animé fort réussi, nous entrons dans le vif du sujet. Richard Mays (James Fox), jeune pionnier de l'aviation britannique, constatant que l'Angleterre a du retard dans cette nouvelle science qu'est l'aviation, suggère à son futur beau-père, Lord Rawnsley (Robert Morley), d'organiser une course internationale en invitant des aviateurs du monde entier. Lorsque l'idée et les invitations sont lancées (avec à la clé un prix de 10 000 livres sterling, une somme pour l'époque), nous avons droit à une série de séquences nous introduisant chacun des principaux protagonistes de la course alors qu'il vient de se crasher et apprend l'existence de celle-ci. C'est à partir de ce moment que les clichés se succèdent. L'aviateur Français, Pierre Dubois (Jean-Pierre Cassel), se crashe parce qu'il a vu une femme nue sur une plage (elle était en train de poser pour un peintre), et se met en devoir de la séduire avant même d'être descendu de la carcasse de son avion. L'officier Allemand (Gert Fröbe, le Goldfinger du James Bond du même nom), porteur de casque à pointe, suggère que le pilotage s'apprend comme tout ce qu'apprend un officier Allemand: dans le manuel. Les Japonais dessinnent leur avion en copiant les éléments d'avios étranger d'après les maquettes, etc...

La suite du film est faite de sabotages et autres coups fourrés, d'une rivalité amoureuse entre les jeunes premiers Anglais et Américain, ce dernier (Stuart Whitman) cherchant à séduire la jeune Patricia Rawnsley (Sarah Miles), promise au premier, et d'une multitude de gags pas toujours très fins mais efficaces. Il est vrai que les machines volantes de l'époque se prêtent particulièrement bien à ce type d'humour (slap stick comedy), avec leur aspect fragile et leur fiabilité plus qu'aléatoire.

Ce film mettant en scène une compétition internationale, la distribution l'est elle aussi, en plus d'être nombreuse et de qualité. On retrouve ainsi de grands noms comme Red Skelton dans le rôle de l'homme de Néanderthal, Benny Hill, hilarant dans un rôle qui lui va à ravir, celui du chef des pompiers, et Jean-Pierre Cassel en dragueur impénitent qui va séduire six femmes identiques (jouées par la même actrice) au cours du film.

S'il fut considéré à une époque comme un classique du genre, ce film a en fait assez mal vieilli. L'humour, basé principalement sur des stéréoptypes nationaux pas franchement flatteurs, n'est décidément plus au goût du jour. Les amateurs de comédies d'aventures burlesques et de machines volantes de l'époque des pionniers de l'aviation seront tout de même ravis par ce film.


Image
Filmé en Todd-AO (un ancien format panoramique utilisant du film 65 ou 70mm 5-perf sans anamorphose), le film est ici proposé au format respecté de 2.20:1 d'après un transfert optimisé 16:9.

Le film 70mm offrant une définition extrêmement intéressante, l'image offerte par cette édition est elle aussi fort bien définie et d'une belle netteté, même si on peut douter que le télécinéma ait été fait à partir d'un interpositif 70mm. L'interpositif utilisé était manifestement de grande qualité, aucune poussière ou parasite n'est à déplorer sur ce transfert d'un film pourtant ancien.

Si les couleurs ont un aspect un peu passé qui trahit l'âge du film, elle restent assez naturelles malgré un aspect légèrement bleuté qui aurait pu être corrigé lors du télécinéma, riches et saturées, sans qu'aucun débordement ne soit à déplorer. Le contraste et la brillance (niveau des noirs) sont parfaitement ajustés, et aucune fluctuation notable n'est a déplorer sur la durée du film. Les dégradés sont tout à fait satisfaisants, et les parties so;bres sont bien rendues, avec des noirs purs et profonds.

Ce sont les effets visuels qui trahissent le plus l'âge du film. En effet, certains composites montrent clairement leur origine optique, les séparations entre avant-plans et arrière-plans étant parfois totalement évidente. Certaines erreurs dans le choix des prespectives sur ce type de plan entraînent aussi parfois des faux-raccords flagrants (notamment lors de la scène finale).

La partie numérique du transfert ne souffre quasiment aucun reproche, les artefacts de compression étant trop rares pour être notés, et la surdéfinition des contours étant visible tout en se situant dans les limites du raisonnable.

Ce film a gagné en 1966 le BAFTA pour les meilleurs costumes pour un film Anglais en couleurs.


Son
La bande-son originale (qui utilisait les six pistes magnétiques offertes par le format Todd-AO) a été remixée pour cette édition en Dolby Digital 5.0. Les versions Française et Espagnole sont proposées en Dolby Mono 1.0 (ce qui n'est pas étonnant pour un film de cette époque), et des sous-titres sont proposés an Anglais et en Espagnol.

Même si le mixage original était effectivement multicanaux, il date d'avant l'époque des bandes-son démonstratives profitant à outrance des possibilités des différents systèmes ambiophoniques. La scène sonore se déploie donc principalement sur les enceintes avant, les voies d'ambiophonie étant utilisées sporadiquement pour quelques effets ponctuels et pour certaines ambiances. Les effets de transition, que ce soit gauche-droite ou avant-arrière, sont toujours fluides et réalistes. La dynamique est limitée comparativement à ce qui se fait actuellement, mais la présence reste satisfaisante.

Les dialogues sont toujours parfaitement intelligibles et parfaitement intégrés à ce mixage, tout comme la trame sonore, qui fait preuve de profondeur et de fidélité (les formats multicanaux d'époque avaient beau être analogiques, leur qualité était tout à fait excellente).

Les basses fréquences sont présentes mais sans aucune exagération, le type de film ne se prêtant pas réellement aux débordements dans ce sens. On notera que la Fox n'a pas cherché à ajouter arftificiellement de l'impact à ce niveau pour cette édition, et s'est abstenue d'utiliser le canal LFE (.1), pas vraiment nécessaire pour ce film.


Suppléments/menus
Le menu des suppléemts offre la possibilité de regarder le film avec un commentaire audio du réalisateur. Ce commentaire, manifestement monté à partir de plusieurs prises, est plutôt intéressant si on arrive à faire abstraction du ton monocorde de Ken Annakin.

Un documentaire, Conversations with Ken Annakin (16:55), est proposé. Il s'agit en fait d'une entrevue avec le réalisateur, illustrée d'images d'époque, et d'images du film, où il parle notamment des machines volantes utilisées dans le film.

Le menu offre aussi deux bandes-annonces du film, Teaser Trailer (1:08) et Theatrical Trailer (3:09).

Tous les autres suppléments livrés sur le disque sont en fait des galeries, au nombre de quatre: Behind the Scenes Gallery sur le tournage, Visual Effects Gallery sur les effets spéciaux et visuels (maquillage, etc), Historical Aircraft sur les machines volantes d'époque et leurs reproductions, et enfin Storyboards qui contient des cases de scénarimages. Presque chaque photo de chaque galerie est précédée d'un petit texte explicatif.

Si on est loin de la pléthore de suppléments qu'on retrouve trop souvent sur des films plus récents, la quantité proposée ici est largement suffisante et la qualité tout à fait correcte pour ce genre de film.



Conclusion
Si cette comédie date un peu, il s'agit d'un film divertissant qui plaira autant aux amateurs d'aviation que de slap-stick comedy. Cette édition nous le propose avec une qualité technique d'un très bon niveau, qui parvient presque à tirer la quintessence du matériel d'origine. Ajoutons à cela des suppléments d'un niveau général tout à fait correct, et nous obtenons une édition qui conviendra parfaitement aux amateurs.


Qualité vidéo:
3,6/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,4/5

Note finale:
3,2/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2004-03-31

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Panasonic CT-36D11E / Moniteur ViewSonic P95f, Lecteur DVD Panasonic S25 / PC avec GeForce FX et WinDVD, Récepteur Denon AVR-1602, Enceintes Wharfedale Cinestar 30 (5 Vivendi Modus Cube + 1 PC-8).

Le film

Titre original:
Those Magnificent Men In Their Flying Machines, or How I Flew From London To Paris In 25 Hours 11 Minutes

Année de sortie:
1965

Pays:

Genre:

Durée:
137 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Twentieth Century Fox

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.20:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.0
Espagnole Dolby mono
Française Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Commentaire du réalisateur, Entrevue et aleries

Date de parution:
2004-03-16

Si vous avez aimé...