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DVDEF

Pink Panther Film Collection

Critique
Synopsis/présentation
Blake Edwards et Peter Sellers ont su, grâce à leurs talents respectifs, rendre cette série de films réellement légendaires et par la même occasion créer une franchise rentable et diversifiée (films, dessins animés et gadgets), dont la qualité globale laisse rêveur en ces temps de marketing sauvage capable de faire passer les pires baudruches pour des lanternes.

L'aventure de la Panthère Rose commença en 1964 avec The Pink Panther, une comédie relativement classique, profitant de la classe naturelle de l'excellent David Niven dans le rôle du grand voleur le Fantôme, de la beauté de Capucine et Claudia Cardinale et du génie comique de Peter Sellers dans le second rôle de l'Inspecteur gaffeur Jacques Clouseau.
Il s'agit d'une comédie tout ce qu'il y a de plus classique, dont l'intrigue policière peine malheureusement à captiver réellement l'attention, et malgré le talent certain de Blake Edwards à la mise en scène et la classe folle de la musique de Mancini, le film provoque rapidement un ennui poli. On y suit un voleur génial tenter de dérober le plus précieux diamant du monde, la Panthère Rose, et être traqué par l'Inspecteur Clouseau. Heureusement, les prémisses du personnage de Clouseau sont là pour remonter le niveau sans pour autant jamais parvenir à transcender le film comme il le fera dans les suites, du fait qu'il est un simple personnage secondaire. De façon logique et étant donné l'aspect un peu quelconque et banal des autres ingrédients du film, le public réagira de façon très positive à ce personnage burlesque et totalement décalé incarné par un comédien qui a la carrure et le talent pour incarner un tel gaffeur, sans se retrouver coincé dans ce rôle jusqu'à la fin de sa carrière.

Ainsi, ce premier film paraît maintenant anecdotique et surtout (et c'est un comble) très peu représentatif de la série et de son humour ravageur, qui prendra une tournure assez différente avec le film suivant et pour nous le meilleur de la série : A Shot in the Dark (1965 et en Français, Quand l'inspecteur s'emmêle!). Cette fois-ci Clouseau est chargé de l'enquête concernant un meurtre perpétré au domicile des Ballon, éminente famille de millionaires, dont la véritable histoire va se révéler plus complexe que prévu. Dans ce film, Edwards met en place toute la mécanique comique de la série ainsi que les traits de caractère de chaque personnage récurrent. Il y pose également les bases du style de comédie qu'il créera avec ce film (combinant le slapstick le plus débridé avec une classe et une élégance folles de la mise en scène), et sur lequel il avait déja travaillé dans certaines scènes de ses oeuvres précédentes (par exemple la scène de la fête dans Breakfast at Tiffany's, 1961). Le public ayant plébiscité l'Inspecteur Clouseau dans le film précédent, ce dernier devient donc le personnage principal de cette "suite". De façon logique, ce personnage unique va contaminer tout le film de sa bêtise auto-satisfaite, élevant la gaffe maladive au rang d'art à part entière. Edwards a eu également l'intelligence de faire en sorte que, malgré l'illogisme total des réflexions et déductions de son héros, qu'il finisse toujours par avoir raison. Cela rend le film passionnant car il est impossible de déterminer à l'avance quelle sera la prochaine maladresse ou déduction fumeuse de notre détective sans doutes et sans peur.
Une autre idée géniale d'Edwards, dans la même optique que la précédente, est d'avoir accompagné l'Inspecteur Clouseau d'un "sidekick" absolument hilarant en la personne de son serviteur Kato, qu'il a de plus chargé de l'attaquer dès qu'il le peut afin de maintenir ses aptitudes défensives à leur maximum. Ce concept donne lieu à de nombreuses scènes absolument hilarantes où les deux compères détruisent copieusement l'appartement de l'Inspecteur à l'aide d'armes les plus diverses.
Tous les acteurs s'en donnent à coeur joie et offrent à Peter Sellers l'occasion d'être à son meilleur, comme en témoigne cette scène tordante où il joue au billard avec un George Sanders goguenard en diable qui profite de façon éhontée de la suffisance du personnage de Sellers.
La science du rythme d'Edwards arrive ici à son apogée et les gags s'enchainent avec une précision millimétrée, d'autant plus étonnante qu'elle a paradoaxalement l'air parfaitement naturelle.

L'autre meilleur film de la série, Return of the Pink Panther (1975 et en Français, Le retour de la panthère rose) est malheureusement absent de ce coffret, mais nous vous conseillons vivement l'achat du DVD déja existant, qui vous permettra d'avoir enfin la collection complète des Panthère Rose interprétées par Sellers. Le dernier de la série intitulé Curse of the Pink Panther (en Français, L'Héritier de la Panthère Rose), interprété par Benigni, est un tel ratage que nous préférons mettre cela sur le compte d'une erreur d'Edwards et vous conseiller de l'éviter à tout prix.

Suite au succès de Return of the Pink Panther, malgré les dix années qui séparent ce film de la précédente aventure de l'Inspecteur Clouseau, Edwards réalisera donc un autre épisode dès l'année suivante avec The Pink Panther Strikes Again (1976), de loin l'épisode le plus délirant de la série. Edwards pousse ici les réactions des personnages et le délire des situations à leur paroxysme. Ainsi, le supérieur hiérarchique de Clouseau, le Commissaire Dreyffus incarné à la perfection par un Herbert Lom en pleine forme, a été interné pour raisons mentales suite aux exactions de son subordonné. Presque guéri, il retombera dans la folie la plus totale suite à un bref contact avec Clouseau, et deviendra un tyran machiavélique qui montera une organisation criminelle dont le seul but est d'obliger les gouvernements du monde entier à procéder à la mise à mort de Clouseau à l'aide de leurs meilleurs agents. Ici le principe de la surenchère fonctionne à merveille et si le film ne retrouve jamais la finesse et la classe de A Shot in the Dark, il compense en encadrant les acteurs en roue libre grâce à une mise en scène toujours aussi précise qui évite au film de sombrer dans le "n'importe quoi" comme c'est souvent le cas avec ce type de comédies extravagantes.

A ce stade, il est nécessaire de préciser que si l'humour de la série ne vous a pas fait fonctionner les zygomatiques avec A Shot in the Dark, il n'y a nul doute que ce film comme les suivants n'y parviendront pas plus. La série exploite un humour à mi-chemin entre celui de Laurel et Hardy et un comique de situations qui demande une adhésion totale du spectateur afin de fonctionner efficacement.

Fort du succès prolongé de sa série, le tandem Edwards/Sellers reviendra deux ans plus tard avec Revenge of the Pink Panther (1978), dans lequel Clouseau se trouve confronté à la pègre française qui cherche à tout prix à l'éliminer pour prouver son efficacité à ses divers associés à travers le monde. Edwards va ici s'appuyer sur la mode des films de mafia initiée par The Godfather, et reprendra une fois de plus tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série au fur et à mesure des films. Le rythme est toujours aussi efficace et bien que certaines situations soient devenues des classiques (l'attaque de Clouseau par Kato dans son appartement), il sait suffisamment les renouveler pour qu'elles fonctionnent toujours aussi bien. L'élégance, la distinction et la finesse des années 60 laisse place à une certaine vulgarité très typique de la fin des années 70, et si le film y perd, il n'en reste pas moins une comédie fort efficace qui réussit un équilibre entre situations classiques et nouveaux délires de l'Inspecteur Clouseau.

Le dernier film présent dans ce coffret est Trail of the Pink Panther (1982, et A la recherche de la Panthère Rose en Français), qui ressemble plus à une tentative de réutiliser le succès de la série qu'à un véritable nouvel épisode. Cette fois-ci, l'Inspecteur Clouseau a disparu et il va être recherché, mais sa disparition arrangeant beaucoup de monde, l'efficacité de l'enquête ne sera pas optimale et une journaliste tentera de percer le mystère. Le film combine de façon fluide des extraits des précédents épisodes avec de nouvelles scènes, et cette intégration d'anciens extraits donne un ton nostalgique au film qui retombe inévitablement sur le spectateur qui se retrouve alors embarqué une nouvelle fois en compagnie du policier français gaffeur le plus célèbre de la planète. Il est évident que la qualité de l'oeuvre est en baisse par rapport à celle de ses prédécesseurs, mais le capital sympathie dégagé par le personnage de Clouseau et la science comique d'Edwards sont tels que malgré le côté mercantile évident de l'entreprise, le film reste une comédie agréable même si nettement plus vulgaire et décousue que les autres de la série.

Edwards et Sellers ont donc créé un personnage et un concept absolument inoubliables, dont le succès fut très intelligemment relayé sur d'autres supports grâce au dessin animé et à ses produits dérivés, tous prévus par Edwards dès le The Pink Panther. Cette panthère rose a sans doute été vue par un nombre de spectateurs incroyable et malgré (ou peut-être grâce à) sa simplicité, elle a réussi à populariser l'humour Edwards et à faire une publicité non négligeable aux films de la série.

Blake Edwards est de façon assez évidente l'un des grands maîtres de la comédie (genre qu'il n'a jamais abandonné) et Peter Sellers est lui aussi assurément l'un des acteurs les plus facinants du genre. A Shot in the Dark est pour nous un véritable chef-d'oeuvre et les films suivants des comédies fort efficaces ayant su adapter les mêmes recettes à leurs époques respectives, sans jamais altérer le plaisir du spectateur par une sensation de répétition exacerbée. Les deux hommes offrirent également une géniale digression sur le personnage de Clouseau avec The Party (1968), dans lequel Sellers joue un acteur indien gaffeur et Edwards pousse à leur paroxysme toutes les expérimentations et hommages au splapstick qu'il avait tentés avec A Shot in the Dark, accouchant à nouveau d'un chef d'oeuvre du genre impérativement recommandé à tous ceux d'entre vous qui apprécient ce type d'humour.


Image
L'image des cinq films est à chaque fois présentée en format respecté 2.35:1 d'après des transferts 16:9.
La définition générale de chaque film est surprenante de qualité mais il faut garder à l'esprit que la plupart des différences de netteté entre chaque film dépend du budget et surtout de la pellicule utilisée en fonction de l'âge du film. Paradoxalement, ce sont les deux premiers qui sont les plus définis et les plus stables dans ce domaine, les autres n'évitant parfois pas quelques fluctuations de définition, jamais gênantes pour autant.

Les interpositifs sont tous d'une propreté surprenante et agréable même si l'on est loin de la perfection dans l'ensemble. Des points et débris sont présents sur chacun des films mais en quantité négligeable sur chacun. Le grain est aussi assez présent mais s'intègre toujours parfaitement à l'image et il est sans doute plus du aux pellicules utilisées qu'à des transferts mal nettoyés.

La finesse des détails est surprenante sur les deux premiers films étant donné qu'ils sont les plus anciens. Les autres films se défendent pas mal dans ce domaine mais marquent un retrait par rapport aux autres.

Le rendu des couleurs toujours châtoyantes de la série de films est globalement d'excellent niveau. Sur A Shot in the Dark les tons de chair ont parfois tendance à être exagérés mais ce défaut n'est jamais gênant et était déja présent sur l'ancienne édition. Les couleurs sont quasiment toujours naturelles, sans débordements notables et d'une constance et d'une saturation qui rendent ces transferts très agréables à regarder.

Le contraste est également étonnamment bien géré sur l'ensemble des cinq films, même si des différences notables entre le rendu de chaque film met en évidence la fluctuation dans la qualité des pellicules utilisées. Les brillances sont évitées sur tous les films.

Le rendu des scènes sombres est toujours de qualité et ce grâce à des noirs qui s'avèrent toujours suffisamment profonds et purs pour le permettre. Dans ce domaine à nouveau les deux premiers films sont de meilleure qualité que les trois autres et cela de façon clairement visible, surtout si on enchaine les visionnages.

La qualité des dégradés est tout à fait acceptable sur les cinq films sans pour autant être d'un niveau remarquable, mais amplement suffisant pour assurer un visionnage très agréable. A nouveau The Pink Panther et A Shot in the Dark sont de meilleure qualité.

La partie numérique de ces transferts peine à être prise en défaut et seules quelques traces sporadiques de surdéfinition et de fourmillements sont visibles et ce majoritairement sur les trois transferts les plus récents. Quoi qu'il en soit, ce ne sont pas ces très légers défauts qui viendront ternir l'excellente qualité de cet ensemble, surtout si l'on a l'occasion de pouvoir faire une comparaison avec les anciennes éditions, comparaison qui devient vite édifiante.

Un grand merci à la MGM d'avoir enfin offert à ses nombreux admirateurs des transferts enfin dignes des ces monuments de la comédie, venant par là même réparer l'affront que représentaient les anciennes éditions.


Son
Pour chaque film est disponible quatre bandes-son, en Anglais (Dolby Digital 5.1) et Anglais (Dolby Digital 1.0 mono) mais aussi en Français (Dolby Digital 1.0 mono) et Espagnol (Dobly Digital 1.0 mono).

La dynamique des bandes-son multicanal est d'un niveau correct permattant une écoute plaisante mais n'atteignant jamais un niveau remarquable. Sur tous les films cela s'avère amplement suffisant pour ce type d'oeuvres, surtout si l'on prend l'âge respectif de chaque film en compte. Leur présence et leur spatialité sont par contre plus disparates. Si les deux premiers films ont clairement été enregistrés en mono, les trois derniers films prennent ce coup-ci l'avantage en offrant une ouverture stéréo des enceintes avant beaucoup plus large. Les performances des cinq bandes-son dans ces domaines là est satisfaisante mais s'avère globalement faible dans l'absolu. Malgré l'aspect positif de notre commentaire, il ne faut pas vous attendre à un déferlement de décibels avec ces disques.
La sublime et inoubliable musique d'Henry Mancini est heureusement impeccablement rendue sur les 5 disques, avec les limitations respectives à l'âge de chacun mais ne présentant pas de défauts majeurs dans le haut du spectre. Elle est enfin parfaitement intégrée au reste des bandes-son et ce sur les cinq disques avec la même réussite.
Le deploiement du champ sonore ne vous surpendra jamais par son ampleur mais malgré leur limitation, il est fort agréable de pouvoir profiter de remixages intelligents. Les enceintes arrières sont dans l'ensemble peu utilisées et en tout cas majoritairement pour venir appuyer le rendu musical et ce de fort belle façon. Seuls les trois derniers films offrent de vrais effets surround, mais encore limités par la faiblesse du budget des films et le style des oeuvres.
Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles et seules quelques très légères traces de parasites et quelques légères distortions sont présentes dans le haut du spectre à fort volume. Il est donc enfin possible de se délécter sans gêne du fabuleux et inimitable accent de l'Inspecteur Clouseau.
Les basses fréquences sont présentes mais ne font jamais vraiment "parler la poudre", faute de passages le nécessitant et grâce à un remixage intelligent qui a su éviter les excès inutiles de ce côté-là. Les trois derniers films sont de façon logique un peu plus performants dans ce domaine, sans non plus atteindre des niveaux remarquables.

Les trois autres bandes-son monophoniques disponibles sur chaque disque ne présentent que très peu d'intérêt étant donné que les remixages sont de qualité. De plus, regarder les films de cette série avec une piste son doublée est fort dommage, car faisant perdre toutes les subtilités du jeu de Peter Sellers et gâchant la plupart des jeux de mots et l'excellent travail sur les accents effectué par l'ensemble du casting.

Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol.

La MGM nous offre donc enfin des bandes-son de qualité, à la hauteur de la remasterisation des images et surtout ayant été remixée de façon respectueuse. Il y a ainsi tout lieu d'être parfaitement satisfait du rendu sonore des cinq films, même si comme dans le cas de l'image, le resultat final n'a rien de spécialement notable dans l'absolu. A nouveau, la comparaison avec les anciennes éditions est indéniablement en faveur de ce coffret et cela est bien la moindre des choses.


Suppléments/menus
Un ensemble un peu décevant qu'on aurait aimé plus complet et sur chaque film. Cependant, la partie sur le dessin animé est réellement un bonus de choix.
Sur le disque de The Pink Panther sont disponibles un commentaire audio, un commentaire écrit, une galerie de photos et une bande-annonce de bonne qualité. Le commentaire audio de Blake Edwards s'avère plutôt décevant du fait qu'il parle assez peu, ménageant ainsi des longues plages de silence total et que les informations qu'ils nous délivrent au compte goutte ne sont pas toujours spécialement intéressantes. A sa décharge nous mentionnerons qu'il est maintenant âgé de 80 ans et que par conséquent, ce type d'exercice devient rapidement ardu, mais c'est tout à son honneur d'avoir fourni cet effort afin de préciser certains détails sur ce film.
La piste d'anecdotes écrites est elle beaucoup plus fournie, voire même trop pour tout assimiler en un seul visionnage, mais elle apprend beaucoup de détails sur tous les points de la fabrication du film.

Sur les autres disques ne sont disponibles sur chacun qu'une galerie de photos et une bande-annonce de qualité.

Sur le disque de suppléments sont offerts deux documentaires et six dessins animés de la série télévisée derivée des films.
Le premier documentaire intitulé "The Pink Panther Story" dure 28 minutes et retrace l'histoire de la série de films. Le documentaire est bien construit et rempli d'informations passionnantes mais s'avère malheureusement beaucoup trop court pour être vraiment appréciable. En effet, parler d'une série de 5 films en moins d'une demi-heure relève de la mission impossible. Cette courte durée procure du coup un sentiment de frustration chez le spectateur, d'autant plus qu'il est présent sur un disque spécialement dédié aux suppléments ce qui rajoute d'autant plus à la déception, rien ne venant techniquement expliquer cette durée ridiculement faible.
La deuxième partie des suppléments est exclusivement consacrée à la série animée, qui s'avère encore plus célébre que son homologue cinématographique de par le language universel que permet le dessin.
Le documentaire intitulé "Behind the Feline" dure 10 minutes et rend hommage de bien belle façon aux créateurs du dessin animé, dont on apprend qu'ils se sont mis au travail à la demande de Blake Edwards qui est donc l'instigateur du projet. Cela explique la qualité générale de ce dessin animé en comparaison avec tous les essais mercantiles tentés depuis et sur lesquels le créateur du produit original est rarement consulté.
Sont également offerts 6 dessins animés d'une qualité audio et vidéo fort correctes, d'une durée totale de 39 minutes.

Voila donc un ensemble intéressant mais assez frustrant car il faut bien reconnaître qu'il aurait été possible de faire beaucoup plus long, ne serait-ce qu'en parlant des influences qui ont mené à la création du personnage de l'Inspecteur Clouseau et du formidable impact qu'il connut.

Néanmoins, la MGM se rattrape en proposant un superbe coffret du plus bel effet dont le seul défaut est de n'être ni pratique ni solide. A ce titre le système d'attache des disques obligeant à défaire celui du dessus afin de pouvoir utiliser celui du dessous est d'une bétise rare et va faire que sans aucun doute ce joli coffret va malheureusement rapidement s'abimer.



Conclusion
Un coffret totalement indispensable ne serait-ce que par sa qualité audio et vidéo qui sans atteindre les plus hauts sommets, propose une réelle amélioration par rapport aux anciennes éditions et un niveau général supérieur à ce à quoi on aurait pu s'attendre. Les bonus sont peu nombreux mais intéressants et le packaging est absolument superbe à défaut d'être pratique ou solide. La qualité des oeuvres, de cette édition et le prix de vente du coffret font que nous recommandons cet achat à tous les amateurs de comédie débridée et de l'hilarant tandem Blake Edwards/Peter Sellers.

The Pink Panther, le film qui initia la série est bien différent de ses suites en ce sens qu'il est plus proche d'une comédie traditionnelle, alors qu'avec A Shot in the Dark l'année suivante Edwards et Sellers créeront réellement le mythe de l'Inspecteur Clouseau dans ce film débridé.
Il faudra attendre 1975 pour que Blake Edwards reprenne le personnage de l'Inspecteur Clouseau pour ensuite ne plus le lâcher jusqu'à la mort de Peter Sellers. Il est très regrettable que ce film, Return of the Pink Panther, manque à l'appel dans ce coffret pour d'obscures raisons, d'autant plus qu'il s'agit avec A Shot in the Dark du meilleur épisode de la série. Le plus génant est surtout que la MGM n'en fasse aucunement mention sur le coffret, induisant ainsi en erreur les consommateurs croyant acheter avec ce coffret l'intégralité des films de la série avec Peter Sellers.


Qualité vidéo:
3,5/5

Qualité audio:
3,3/5

Suppléments:
3,2/5

Rapport qualité/prix:
3,7/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2004-04-13

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Pink Panther Film Collection

Année de sortie:
2004

Pays:

Genre:

Durée:
- minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby mono
Française Dolby mono
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaire (The Pink Panther Story), animations (Pink Panther Cartoon Theatre)

Date de parution:
2004-04-06

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